Séoul : jour 2

Confirmation : les lits de la « Hi Guesthouse » grincent bel et bien… Je suis réveillée de bon matin par la musique du jeu vidéo du gars de l’accueil (horrible, cette musique !). Heureusement, notre ami finit par s’écrouler sur le canapé de la pièce où trônent la télé et la fameuse console. Le problème, c’est qu’il se met à ronfler (après la tronçonneuse malaisienne, voici son homologue coréenne !). Allez, j’arrête de me plaindre, c’est parti pour les visites du jour !

Avant d’arpenter les rues de Séoul, nous profitons du petit-déjeuner de l’auberge composé de tartines et d’oeufs à faire cuire soi-même. C’est un peu sommaire mais ça permet de ne pas partir le ventre vide.

Nous prenons le métro afin de nous rendre au palais de Changdeokgung.

 

Cet ancien palais royal est splendide mais, à mon sens, ce sont ses magnifiques jardins qui valent le plus le coup. Pour parcourir leurs allées, il faut impérativement passer par une visite guidée.

 

Nous déjeunons dans un restaurant, situé rue Insa-dong 8-gil, réputé pour ses ravioles. Après ça, on va faire un tour dans le quartier de Dongdaemun, notamment du côté du Dongdaemun Design Plaza. Le bâtiment est futuriste, impossible de le louper. Nous entrons dans le mémorial du stade de Dongdaemun. Mémorial parce qu’avant la construction du Design Plaza, il y avait, à sa place, un stade, qui a accueilli nombre d’événements sportifs (matchs de football, de baseball mais pas les Jeux Olympiques de 1988) et extra-sportifs (notamment des élections de Miss Corée dans les années soixante et des funérailles). Le mémorial retrace l’histoire du stade.

Pour poursuivre dans cette veine sportive, nous nous rendons en pèlerinage au stade olympique (je me dois de préciser que nous sommes tous deux passionnés de sport). Les cinq anneaux  y siègent toujours tout comme divers vestiges de 1988.

 

On passe devant un ensemble de monuments dédiés aux Jeux de Séoul, aux champions olympiques et aux performances nationales aux JO d’été (d’ailleurs, le mur spécial Jeux de Rio est déjà prêt).

Nous reprenons le métro pour atteindre le parc olympique. Là aussi, il y a tout un mémorial consacré aux Jeux séoulites. Le parc est des plus agréables. La nuit commençant à tomber, nous revenons vers Hongdae pour dîner. Après quelques emplettes dans ce quartier, qui en plus d’être festif, est très commerçant, nous rentrons à l’auberge.

Séoul : jour 1

Après une courte nuit à Jeju-si, nous nous rendons à l’aéroport, situé à dix minutes en bus de notre hôtel. Le vol de Jeju Air (compagnie coréenne à bas coûts, service minimal) a une dizaine de minutes de retard.

Une heure plus tard, nous voici à l’aéroport de Séoul Gimpo. On prend le métro pour aller à notre auberge (la « Hi Guesthouse »), il n’y a qu’un seul changement. On pose nos sacs dans la chambre et on discute avec le gars de l’accueil, qui nous offre des cartes rechargeables pour les transports.

Premiers pas à Séoul ! Histoire d’avoir le ventre plein avant de passer aux choses sérieuses (à savoir, les premières visites), on déjeune au « Joseon Gimbap », un tout petit restaurant situé derrière le musée d’art contemporain. Nous y mangeons deux délicieux gimbaps.

IMG_0431

A côté de nous était assise une Française, arrivée le matin même pour passer trois semaines en Corée du Sud. On commence à discuter et c’est ensemble que nous explorons Séoul l’après-midi.

Nous prenons, tout d’abord, la direction du magnifique palais de Gyeongbokgung. Nous tombons pile-poil sur la traditionnelle relève de la garde avant d’approcher les différents bâtiments composant le site.

 

 

Nous poursuivons avec la visite du musée national folklorique où on apprend une foule de choses sur l’histoire du peuple coréen (en plus, l’entrée est gratuite). Nous arpentons ensuite les allées du parc Samcheong. L’endroit est calme et reposant, idéal pour un moment de détente dans la trépidante Séoul ! Nous empruntons un chemin menant aux hauteurs du parc, qui offrent une belle vue sur la ville.

Après ça, nous passons par le village de « hanok », quartier dans lequel se concentrent de belles maisons traditionnelles coréennes. Certaines font, d’ailleurs, chambre d’hôte et j’avoue, ça donne bien envie de s’y arrêter pour une nuit.

L’heure du dîner approchant, nous décidons de rallier le quartier de Hongdae. L’ambiance y est festive, bars et restaurant sont légion. Après avoir fait le tour des forces en présence, nous optons pour un petit restaurant plutôt branché (malheureusement, je ne me souviens plus du nom). Nous commandons des gimbaps (oui, on aime bien ça !) ainsi qu’une soupe légumes-nouilles et un plat composé de riz et de boeuf. Les mets nous ont régalés et ce pour la modique somme de 16 100 wons.

Fatigués par cette première journée séoulite, nous rentrons nous poser à l’auberge. Nous sommes seuls dans une chambre de six, qui est assez petite. Les lits ont l’air de grincer mais le prix est tout à fait convenable (22 000 wons par personne et par nuit).

Jeju-do

Ca y est, nous voici sur l’île de Jeju ! A la sortie de l’aéroport, nous montons directement dans le bus limousine qui traverse l’île du Nord au Sud. Nous descendons à un des arrêts de Seogwipo, le plus proche de l’hôtel que nous avions réservé la veille. Après y avoir déposé nos sacs, nous partons visiter les environs.

Nous commençons par les cascades, à savoir Cheonjiyeon Pokpo (photo en haut de l’article) et Jeongbang Pokpo.

Pour pouvoir approcher chaque chute d’eau, il faut payer 2 000 wons. Nous déjeunons ensuite dans un restaurant qui propose exclusivement des plats à base de poisson. C’est pas mauvais mais un peu cher (il n’y a, au final, que très peu de poisson dans la soupe) par rapport aux standards coréens.

L’après-midi, nous suivons un chemin qui longe notamment la côte et qui nous fait découvrir de paisibles jardins. On peut aussi y voir le haut de la cascade de Jeongbang Pokpo.

 

Pour le dîner, nous faisons confiance au Lonely Planet et optons pour le « Meokbo Bunsik », où les ravioles et les gimbaps sont délicieux.

Nous passons donc la nuit à l’hôtel « Minjoonggak ». Les chambres sont un peu vétustes mais le patron, qui parle anglais, est très sympa et donne volontiers des infos sur Jeju.

On se lève à l’aube pour se rendre au parc national d’Hallasan. De Seogwipo, il faut prendre le bus n° 780 qui dépose les randonneurs juste devant la piste Seongpanak. C’est celle-ci que nous avons suivie et elle est tout simplement géniale !

Pour monter au sommet et en redescendre, il faut compter sept heures de marche. Avec ses 1950 mètres d’altitude, le mont Hallasan, volcan endormi, est le point culminant de Corée du Sud. Quand on arrive en haut, le ciel est très brumeux et on ne voit, pour ainsi dire, rien. On était sur le point de repartir quand, tout à coup, le ciel s’est dégagé ! Tout le monde s’est rapproché de la barrière en courant et en poussant de grands cris.

 

Cela valait le coup de se bouger, d’une part, parce que le phénomène n’a pas duré plus deux minutes, d’autre part, parce que la vue était absolument splendide. NB : penser à emporter la petite laine car le vent souffle très fort en haut du mont Hallasan. Lors de la descente, nous prenons l’embranchement menant à l’observatoire du Sara-oreum, qui est, en fait, un lac volcanique.

 

Après avoir marché pas loin de 20 kilomètres, nous rentrons à l’hôtel récupérer nos affaires. Nous prenons ensuite le même bus que pour aller à Hallasan mais pour remonter, cette fois-ci, à Jeju-si.

Nous y avions réservé un hôtel quelques jours plus tôt, établissement sélectionné en raison de sa proximité avec l’aéroport. Pour une nuit en dortoir (qu’une fois de plus, nous occupions seuls), le prix est de 15 000 wons par personne.

Busan

Nous restons deux jours à Busan. C’est une très grosse ville (la deuxième de Corée du Sud), ça change de ce qu’on a vu jusqu’à présent !

Le premier jour, nous nous promenons du côté des plages de Gwangalli et Haeundae, beaucoup trop bétonnées à mon goût. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le dire mais il y partout en Corée des appareils de musculation à disposition de tous. On les trouve principalement dans les parcs ou le long d’esplanades (à Busan, on en a vu le long des plages).

Nous faisons un tour dans ce qui est présenté comme le plus grand centre commercial d’Asie, à savoir le « Shinsegae Centum City » (nous n’y avons rien acheté pour éviter d’alourdir les sacs à dos avant la fin du voyage). A l’heure du déjeuner, nous goûtons une sorte de burger de riz. A nous deux, nous en avons pour 3 euros, ce qui en fait un repas particulièrement bon marché (à défaut d’être gastronomique).

Notre venue à Busan coïncide avec le festival international du film, principal événement culturel de la ville.

 

Pour la deuxième nuit à Busan, nous migrons dans un dortoir que nous partageons avec un Malaisien (surnommé la tronçonneuse malaisienne en raison de son ronflement assourdissant). Nous débutons notre deuxième journée par une promenade dans le quartier chinois (dans lequel sont implantés nombre de magasins russes) avant de prendre la direction du musée historique de la ville (qui est assez intéressant).

 

Le midi, nous  voulons innover et essayer le Mac Do coréen, qui répond au doux nom de Lotteria (impossible de passer à côté, il y en a plein le pays). Nous optons pour ce qui nous semble être l’équivalent du Big Mac. Ce n’est pas qu’on s’attendait à quelque chose d’extraordinaire mais nous étions tous les deux d’accord pour dire que ce n’était pas spécialement goûtu (je suppose que la sauce n’est pas vraiment du goût des Européens).

Nous poursuivons notre déambulation dans les rues de la ville en passant notamment par la tour de Busan et par les étals du célèbre marché au poisson (on peut d’ailleurs s’y restaurer, ce qui nous a fait encore plus regretter notre expérience Lotteria car l’odeur de poisson grillé n’en finissait pas de nous chatouiller les narines…).

 

En ce qui me concerne, je n’ai pas trop aimé Busan. Je trouve que cette ville, très moderne et très étendue, n’a pas beaucoup de charme. D’après ce que j’ai entendu dire, les environs valent largement le détour. Si c’était à refaire, nous nous serions donc davantage éloignés du centre-ville. J’ajoute que, pour Busan, les informations données par le Lonely Planet sont assez sporadiques (et je ne suis pas la seule à avoir cette impression).

En fin d’après-midi, nous retournons à l’Hojo Café pour chercher les sacs puis nous nous mettons en route pour un hôtel situé plus près de l’aéroport, que nous avons réservé la veille dans l’optique du départ pour Jeju, notre avion décollant à 07 heures 30. Le « May Hotel », c’est l’établissement le moins cher que nous avons trouvé sur Booking. En fait, je pense qu’il s’agit plutôt d’un « love motel », c’est à dire un hôtel, que l’on peut réserver à l’heure ou à la nuit, censé offrir aux couples (légitimes ou non) à la fois intimité et discrétion. A notre arrivée, on nous remet la fameuse trousse contenant notamment des préservatifs (ce qui me laisse penser que notre premier hôtel coréen était également un « love motel »). La télé de la chambre est branchée sur la chaîne Playboy ;). La chambre est petite mais très propre. L’inconvénient de l’hôtel, c’est qu’il est implanté juste au-dessus d’une route très passante de jour comme de nuit (malgré tout, nous dormons plutôt bien).

Tôt le matin, nous nous faisons donc violence pour rallier l’aéroport de Busan. La ligne de métro y menant fait l’objet d’une tarification spéciale (les premières rames partent sur le coup de 5 heures). Le vol est complet (nombreux sont les Coréens qui viennent passer le week-end à Jeju) et surtout très court (moins de 55 minutes).

Gyeongju

Avec son statut de capitale de l’ancien royaume de Silla, Gyeongju est une des villes les plus célèbres de Corée du Sud. La cité abrite de nombreux tombeaux royaux (notamment dans le parc des Tumuli), devant lesquels se pressent des écoliers venus de toute la Corée (qui saluent les touristes occidentaux de « hello! », peut-être pour pratiquer leur anglais). A Gyeongju, les sépultures royales sont en fait des monticules recouverts d’herbe, comme sur la photo.

Le musée national de Gyeongju est remarquable et… gratuit ! Il rassemble des collections d’armes, bijoux et autres objets de la dynastie Silla.

Nous nous promenons dans plusieurs parcs, notamment celui-ci, dont je ne parviens pas à retrouver le nom.

 

L’après-midi, nous prenons le bus pour Bulguk-Sa (les bus 10 et 11 y mènent, compter vint minutes de trajet), un célèbre temple bouddhique (un des plus renommés de Corée). L’architecture et le cadre sont magnifiques. Cette pagode, située juste à côté du temple principal, est très célèbre.

 

Nous faisons la visite avec un Biélorusse rencontré dans le bus. Ayant vécu tous les deux en Allemagne, la langue de Goethe devient notre langue officielle .

 

Nous repassons ensuite par l’auberge pour y récupérer les sacs à dos avant de rallier Busan. Rallier Gyeongju à Busan ne prend qu’une heure, il y a des bus tous les quinze minutes.

Nous n’avions pas réservé d’hôtel à Busan mais, sur les conseils d’un Américain recontré à « Homo Nomad », nous passons la porte d’une auberge appelée « Hojo Café ». Verdict : accueil chaleureux, chambres propres et bien équipées (restés deux nuits, nous avons testé deux chambres car la première, chambre de deux personnes, était ensuite réservée). Le petit-déjeuner, composé d’oeufs (il faut les cuire soi-même), de tartines et de jus d’orange, est inclus dans le prix. L’auberge n’est située qu’à une station de métro de la gare routière mais est éloignée du centre-ville (ceci dit, à Busan, ce n’est pas trop embêtant car les points à voir sont assez éloignés les uns des autres). Pour le dîner, le gars de l’auberge nous accompagne jusqu’à un restaurant de nouilles à deux pas de la « guest house » où nous mangeons super bien pour 14 000 wons.

Hahoe

Après un excellent petit-déjeuner (avec notamment des céréales et des morceaux de pommes, le plus complet de notre aventure coréenne), nous quittons notre auberge (oups, j’ai oublié de vous dire son nom dans le précédent article, il s’agit de la « Guest House Andong Poong Gyeong & Book Cafe ») pour nous rendre au village de Hahoe. Je ne l’ai pas dit non plus mais, si nous avions décidé de faire étape à Andong, c’était pour visiter ce village classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour accéder au village, il faut prendre le bus 46 qui part de la gare routière de Andong mais qui dessert apparemment aussi le centre-ville. Le bus a, certes, pas mal de retard mais mais n’a pas besoin des 50 minutes annoncées par le Lonely Planet pour atteindre le site.

Le village est magnifique et paisible. S’y succèdent maisons traditionnelles et petits jardins. Il est toujours habité, certains résidents proposent, d’ailleurs, des chambres.

 

Comme beaucoup d’autres visiteurs, nous montons sur le petit bateau à moteur pour traverser la rivière et monter sur la petite colline qui offre une belle vue sur le village. Pour faciliter la vie des touristes, les gens de l’accueil offrent des plans du site sur lesquels les principaux points sont numérotés.

 

Après trois heures passées à Hahoe, nous reprenons le bus pour la gare routière d’Andong. Nous y achetons des billets pour Gyeongju (12 000 wons par personne), notre étape suivante. Le trajet durant un peu moins de deux heures, nous y arrivons en fin d’après-midi.

Nous avions repéré deux auberges dans le Lonely Planet. Malheureusement, nous n’avons pas eu de chance :

  • la première, la « Nahbi Guest House » n’existe plus bien que l’enseigne soit toujours perchée sur l’immeuble (c’est le centre dentaire situé au premier étage du bâtiment qui nous informe de sa disparition) ;
  • à la deuxième « Sarangchae », il y a un « problème » selon les dires de la gérante si bien qu’ils ne reçoivent personne. On lui demande si elle ne connaît pas une autre adresse. Elle appelle une jeune femme qui est justement propriétaire d’une guest house (à coup sûr, nous avons débarqué en pleine réunion du cartel des propriétaires d’auberges ;)) où il y a de la place.

La jeune femme nous amène donc à « Homo Nomad », auberge située à cinq minutes de marche de « Sarangchae ». L’endroit est à la fois chaleureux (pièce commune avec table basse et fauteuils, livres, cuisine) et rustique (toilettes et salles de bain à l’extérieur, la bonne vieille cabane au fond du jardin). Le prix est très abordable : nous payons 15 000 wons par tête. Nous sommes dans une chambre de quatre mais seuls nos deux lits sont occupés.

Nous sortons marcher dans les environs, puis nous dînons dans un restaurant où on nous sert une multitude de petits plats (c’était même beaucoup trop, on a laissé plein de mets sur la table…) pour 20 000 wons.

P1030007

Le jour où on loupe le bus pour Andong, du coup, on visite Sokcho

Nous nous levons assez tôt pour nous rendre à la gare routière de Sokcho, notre objectif étant de rallier Andong. Il faut dire que, sur Internet, les informations sur le trajet Sokcho/Andong divergent. Renseignements pris, nous sommes en mesure de vous confirmer l’existence d’un bus direct entre les deux villes, l’ennui, c’est que le trajet dure cinq heures et qu’il n’y a que deux bus par jour (à 08 heures 20 et 15 heures 35) ! Malheureusement, nous arrivons trop tard pour prendre le premier bus, du coup, on tue le temps à Sokcho ! Nous nous promenons sur la côte et autour de la zone portuaire, c’est plutôt joli.

On mange dans un délicieux restaurant avec, au menu, une excellente soupe de poisson et, en prime, un savoureux petit sushi.

 

Lentement mais sûrement arrive l’heure du bus. Un peu avant 20 heures, on débarque à Andong où nous n’avions pas réservé d’hôtel. Il a donc fallu en trouver un et ce ne fut pas une mince affaire ! Il faut dire que la toute nouvelle gare routière d’Andong n’est pas située en centre ville et qu’il n’y a pas grand chose autour… Nous avions repéré un hôtel tout près mais là, surprise, pas moyen d’y entrer. Nous marchons une demi-heure dans les environs de la gare urbaine sans rien trouver. En rebroussant chemin pour poursuivre nos recherches dans une autre direction (en fait, nous pensions prendre un bus pour le centre ville), nous tombons nez à nez sur un panneau indiquant « guest house ». Environ 700 mètres plus loin, délivrance, l’hôtel apparaît devant nous. Heureusement, il y a de la place ! Nous payons 50 000 wons pour deux lits dans un dortoir en contenant six (nous sommes les seuls dans la chambre). L’auberge est toute récente et des plus accueillantes avec, en prime, le petit-déjeuner inclus ! C’est justement en allant demander si celui-ci est compris dans le prix que nous rencontrons un jeune couple coréen fort sympathique avec lequel nous échangeons longuement sur la Corée et notamment sur l’île de Jeju où nous prévoyons de nous rendre quelques jours plus tard. Amusé de nous voir ainsi discuter, le maître d’hôtel nous apporte un superbe plateau de fruits (NB : il a aussi pris des photos de nous quatre, photos visibles sur le site de l’hôtel !) !

De retour dans la chambre, nous réservons, suivant les conseils du couple coréen, un vol Busan/Jeju-Si. En France, nous avions déjà acheté, via Skyscanner, des billets pour rallier Jeju-Si à Séoul (prix : 50 euros par personne) mais nous comptions rejoindre Jeju en ferry. Cependant, nous avions, entre temps, appris que la liaison maritime entre Busan et Jeju n’existait plus et que pour prendre le bateau, il fallait embarquer dans une autre ville de la côte. Au final, les vols Busan/Jeju-Si n’étant pas si chers, nous achetons, directement sur le site de Korean Air, deux allers simples pour une soixantaine d’euros par tête.

Seoraksan

Après une bonne nuit de sommeil réparateur, nous sommes frais et dispos pour notre deuxième journée coréenne. Notre hôtel ne proposant pas de petit-déjeuner, nous mangeons les victuailles (je déconseille les espèces de tartine de pains de mie fourrées à la fraise et celles au beurre d’arachide, c’est écoeurant) achetées la veille dans une supérette.

Nous marchons jusqu’à la gare routière où nous achetons des billets pour Sokcho (quand les gens ne parlent pas anglais, on leur montre la page du Lonely Planet avec le nom de la ville écrit en coréen ; NB : ça marche !). Comme la veille, le car est très confortable pour ce trajet de deux heures (prix d’un billet : 13 400 wons ). Arrivés à Sokcho, nous prenons le bus n° 7 pour le parc national de Seoraksan (en tournant à droite à la sortie de la gare routière, on tombe sur l’arrêt). Pour payer le bus, il faut mettre les pièces et/ou les billets dans une grande boîte transparente à côté du conducteur. Le trajet jusqu’au parc dure une vingtaine de minutes.

Pour ne pas être pris au dépourvu, nous avions réservé deux nuits d’hôtel à Seoraksan car nous avions lu que le parc était très fréquenté le samedi et le dimanche en septembre. Nous ne savons pas trop où descendre pour le rallier car le bus marque plusieurs arrêts dans le parc. Il s’avère en fait que notre hôtel (le « Hangang Park Motel ») est assez éloigné du parc et qu’il faut marcher pas loin de deux kilomètres pour rejoindre les sentiers de randonnée.

Après avoir déposé nos affaires, nous nous mettons en marche, à 15 heures, pour l’Ulsan Bawi, spectaculaire falaise de granit. L’entrée du parc se fait par une grande porte d’influence chinoise.

Dès nos premiers pas dans le parc, on admire le temple boudhiste Sinheungsa. Difficile de passer à côté du magnifique boudha géant !

Sur le sentier, on s’arrête pour admirer le Heundeul Bawi, un rocher en équilibre (si plusieurs personnes le poussent de leurs bras, il se met à trembler, ce qui me fait dire qu’un jour, il va peut-être finir par tomber).

P1020884

Les points de vue sont magnifiques tout au long du sentier, le relatif effort en vaut largement la peine ! Sur le chemin du retour, la nuit commence à tomber (en moins d’une demi-heure, il fait déjà presque nuit noire).

 

Nous dînons dans un restaurant (Seoraksan étant un haut-lieu du tourisme, les prix sont un peu plus élevés que la moyenne coréenne) situé à proximité du centre d’accueil des visiteurs (il y a aussi une supérette, bien utile pour acheter de l’eau et quelques vivres avant de partir en rando).

Les Coréens prennent la marche à pied très au sérieux : ils sont particulièrement bien équipés, cheminent à toute vitesse (à croire que certains se chronomètrent), se lèvent à l’aube pour arpenter les sentiers (c’est la raison pour laquelle nous avons entendu pas mal de bruit dans l’hôtel sur le coup de 4 heures du matin…) et adorent ça (cet engouement pour la randonnée ne va pas sans créer quelques embouteillages). Nous, on avait choisi de nous mettre en route vers 7 heures, du coup, on n’a pas pu faire la boucle de 13 heures (car, passée une certaine heure, les accès aux sentiers sont bloqués par les gardes du parc). On a quand même fait une partie de cette boucle (mieux vaut prévoir de bonnes chaussures de rando car ce n’est pas une promenade de santé) et c’était génial ! Sur les chemins, on croise surtout des locaux qui, pour beaucoup, étaient amusés par notre présence (c’est d’ailleurs marrant de passer pour « exotique » quand on est de type européen).

Après notre demi-boucle, nous terminons la journée par le sentier des cascades, pour lequel il faut compter un peu moins de deux heures de marche aller-retour. On y rencontre un groupe de touristes allemands que nous allons recroiser quelques jours plus tard.

Je ne peux pas finir cet article sans préciser que, durant ces deux nuits à Seoraksan, nous dormons à la coréenne, c’est à dire à même le sol sur le ondol. Verdict : impossible d’avoir froid avec le sol chauffant ! Pour ma part, j’ai bien aimé cette expérience et je n’ai pas eu mal au dos.

Premiers pas sur le sol coréen et découverte de Chuncheon

Sitôt sortis de l’aéroport (le passage à la douane fut des plus rapides), nous nous dirigeons vers le terminal des bus qui jouxte l’aéroport d’Incheon. On y achète deux billets pour Chuncheon (hourra, la dame du guichet parle anglais !), notre première étape, et on dépense du coup nos premiers wons (le trajet a dû nous coûter dans les 13 000 wons par tête).

Le bus arrive pile à l’heure. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est particulièrement confortable. Les sièges sont super larges, inclinables et il y a énormément de places pour les jambes (quand tu as passé plus de douze heures dans l’avion en classe économique, ça fait rêver !), idéal pour dormir !

P1020837

La Corée du Sud est peut-être le pays du matin calme mais, au volant, c’est plutôt le pays du matin nerveux. L’usage du klaxon est, en effet, intempestif et le respect des règles de priorité intermittent. Quoi qu’il en soit, nous arrivons à destination après deux heures de trajet.

Notre premier objectif est de trouver l’hôtel (le « Goodstay Grand Motel Chuncheon ») que nous avons réservé via Internet il y a de cela quelques semaines. Le truc, c’est que le plan du Lonely Planet n’est pas des plus clairs… On demande notre chemin à des passants qui ne nous comprennent pas. Il faut savoir qu’en Corée l’anglais est assez peu pratiqué, sauf à Séoul, donc il faut s’attendre à être très peu compris voire pas du tout ! En désespoir de cause, on monte dans un taxi et c’est sans doute mieux ainsi car l’hôtel est, au final, assez éloigné de la gare routière.

A l’hôtel, le personnel, qui ne parle pas anglais, semble un peu perdu. Alors, la dame de l’accueil sort son téléphone (un Samsung évidemment), appelle le patron puis nous passe le portable. Le gars parle un peu anglais, tout se règle, on peut récupérer la clé de la chambre. Celle-ci est certes petite mais très fonctionnelle avec télévision, PC, réfrigérateur, bouilloire, sèche-cheveux (le plus drôle restant la petite trousse contenant notamment du gel de massage, du nettoyant intime et des préservatifs !).

Dès son retour, le patron nous appelle sur le téléphone de la chambre et nous donne des renseignements sur la ville. Sur ses conseils, on part à pied vers le mémorial de la guerre de Corée. On passe notamment devant la statue de la sirène de la rivière Soyang. Nous longeons une agréable piste cyclable mais il fait malheureusement un peu sombre pour louer des vélos (il faut dire qu’en octobre la nuit tombe genre à 17 heures 30…).

On finit par entrer dans un restau car la faim commence à se faire sentir. Dans l’établissement en question, il faut se déchausser à l’entrée (comme dans beaucoup de restaurants en Corée). Les clients mangent à même le sol chauffé (le fameux ondol) sur des coussins plats. Le restau propose essentiellement du barbecue. Le hic, c’est que le menu n’est disponible qu’en coréen et que la serveuse, qui ne s’attendait visiblement pas à recevoir des étrangers, ne s’exprime que dans cette langue. Du coup, elle appelle sa fille, qui parle un peu anglais, et nous passe le téléphone ! J’arrive à lui faire comprendre qu’on voudrait du boeuf ou du poulet plutôt que du porc. On nous sert (et c’est du boeuf !) et on essaie, tant bien que mal, de se familiariser avec le barbecue coréen. Le fait de devoir découper la viande avec un ciseau et d’avoir plein de petits plats qu’on ne sait pas trop comment manger est un peu déroutant mais c’est super bon et vraiment pas cher pour en tout un kilo de viande (11 euros par personne). C’est avec la peau du ventre bien tendue que nous rentrons à l’hôtel pour notre première nuit coréenne.

En route !

Pour nos quinze jours en Corée du Sud, nous sommes partis avec deux sacs à dos, respectivement de 60 et 70 litres. Nous avions réservé nos billets deux mois à l’avance et payé environ 500 euros par tête pour l’aller-retour. Nous avions opté pour le tarif le plus avantageux, qui était, à l’époque, celui proposé par Air China, ce qui impliquait donc un transit par Pékin.

Avant de partir, je m’étais interrogée sur la protection des sacs à dos en soute, question visiblement à la mode sur les forums de voyageurs. Les housses de protection étant, à mon sens, encombrantes, nous nous sommes contentés de bien resserrer les lanières et de faire en sorte pour que rien ou presque ne dépasse afin d’éviter qu’un élément du sac se coince dans les tapis des aéroports. Résultat positif : nos sacs étaient toujours en parfait état à la fin du voyage. J’ajoute qu’à Roissy, les sacs à dos sont placés dans un chariot et non directement sur les tapis sur lesquels glissent les bagages juste après l’enregistrement. A l’arrivée à Séoul, nos sacs avaient été déposés dans de grands bacs sur le tourniquet.

Notre vol décollait de Roissy en début d’après-midi, horaire qui nous convenait tout à fait. Pour rallier Pékin par les airs, il faut compter dix heures. C’était la première fois que nous voyagions avec Air China et ce sera sans doute la dernière. Si certains d’entre vous ont de bons souvenirs de voyages avec cette compagnie, j’en suis ravie mais ce n’est malheureusement pas notre cas. Air China est classée 93ème au classement Skytrax et, après l’avoir testée, je comprends mieux pourquoi : plateaux repas peu garnis (gros mangeurs, prévoyez un encas), écran tactile pas des plus fonctionnels (au retour, la manipulation se faisait via un vieux joystick, celui de mon ami était cassé), offre de divertissement limitée, personnel parlant peu ou mal anglais. Mon plus grand grief envers Air China concerne l’eau. En effet, la compagnie ne donne pas de bouteilles d’eau aux voyageurs pour la nuit. Les hôtesses passent, certes, de temps en temps dans les rangées mais les verres d’eau proposés sont minuscules. Il n’y a pas non plus de bouteilles et de verres à disposition des passagers au fond de l’avion, il faut demander (je me suis, d’ailleurs, fait engueuler pour avoir demandé de l’eau alors qu’il y avait soi-disant des turbulences). De plus, les lumières de la cabine ont été rallumées deux heures avant le petit-dej, ce qui fait quand même un peu tôt !

Nous avions environ deux heures de transit à Pékin (aéroport de Pékin = paradis du panda en peluche, et ça, Panda [avatar de l’auteur de ce blog], il kiffe !).

Le premier avion n’ayant pas eu de retard nous avons pu tranquillement prendre notre correspondance pour Séoul où nous sommes arrivés deux heures plus tard. C’était là-bas le début de l’après-midi, il faisait beau et l’aventure pouvait commencer !