Sitôt sortis de l’aéroport (le passage à la douane fut des plus rapides), nous nous dirigeons vers le terminal des bus qui jouxte l’aéroport d’Incheon. On y achète deux billets pour Chuncheon (hourra, la dame du guichet parle anglais !), notre première étape, et on dépense du coup nos premiers wons (le trajet a dû nous coûter dans les 13 000 wons par tête).

Le bus arrive pile à l’heure. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est particulièrement confortable. Les sièges sont super larges, inclinables et il y a énormément de places pour les jambes (quand tu as passé plus de douze heures dans l’avion en classe économique, ça fait rêver !), idéal pour dormir !

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La Corée du Sud est peut-être le pays du matin calme mais, au volant, c’est plutôt le pays du matin nerveux. L’usage du klaxon est, en effet, intempestif et le respect des règles de priorité intermittent. Quoi qu’il en soit, nous arrivons à destination après deux heures de trajet.

Notre premier objectif est de trouver l’hôtel (le « Goodstay Grand Motel Chuncheon ») que nous avons réservé via Internet il y a de cela quelques semaines. Le truc, c’est que le plan du Lonely Planet n’est pas des plus clairs… On demande notre chemin à des passants qui ne nous comprennent pas. Il faut savoir qu’en Corée l’anglais est assez peu pratiqué, sauf à Séoul, donc il faut s’attendre à être très peu compris voire pas du tout ! En désespoir de cause, on monte dans un taxi et c’est sans doute mieux ainsi car l’hôtel est, au final, assez éloigné de la gare routière.

A l’hôtel, le personnel, qui ne parle pas anglais, semble un peu perdu. Alors, la dame de l’accueil sort son téléphone (un Samsung évidemment), appelle le patron puis nous passe le portable. Le gars parle un peu anglais, tout se règle, on peut récupérer la clé de la chambre. Celle-ci est certes petite mais très fonctionnelle avec télévision, PC, réfrigérateur, bouilloire, sèche-cheveux (le plus drôle restant la petite trousse contenant notamment du gel de massage, du nettoyant intime et des préservatifs !).

Dès son retour, le patron nous appelle sur le téléphone de la chambre et nous donne des renseignements sur la ville. Sur ses conseils, on part à pied vers le mémorial de la guerre de Corée. On passe notamment devant la statue de la sirène de la rivière Soyang. Nous longeons une agréable piste cyclable mais il fait malheureusement un peu sombre pour louer des vélos (il faut dire qu’en octobre la nuit tombe genre à 17 heures 30…).

On finit par entrer dans un restau car la faim commence à se faire sentir. Dans l’établissement en question, il faut se déchausser à l’entrée (comme dans beaucoup de restaurants en Corée). Les clients mangent à même le sol chauffé (le fameux ondol) sur des coussins plats. Le restau propose essentiellement du barbecue. Le hic, c’est que le menu n’est disponible qu’en coréen et que la serveuse, qui ne s’attendait visiblement pas à recevoir des étrangers, ne s’exprime que dans cette langue. Du coup, elle appelle sa fille, qui parle un peu anglais, et nous passe le téléphone ! J’arrive à lui faire comprendre qu’on voudrait du boeuf ou du poulet plutôt que du porc. On nous sert (et c’est du boeuf !) et on essaie, tant bien que mal, de se familiariser avec le barbecue coréen. Le fait de devoir découper la viande avec un ciseau et d’avoir plein de petits plats qu’on ne sait pas trop comment manger est un peu déroutant mais c’est super bon et vraiment pas cher pour en tout un kilo de viande (11 euros par personne). C’est avec la peau du ventre bien tendue que nous rentrons à l’hôtel pour notre première nuit coréenne.

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