Après avoir englouti un pancake au chocolat (qui ne vaut pas un bon produit maison) au bar de l’auberge, nous marchons vers la gare et, un peu avant 9 heures, nous sommes dans le train pour Shin-Osaka où nous devons faire un changement pour continuer vers Hiroshima.

Vers 11 heures, nous arrivons à destination. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il pleut des cordes. La bonne, c’est que l’auberge n’est pas trop loin de la gare. Il s’agit, pour ne rien changer, de la K’s House (il en existe plusieurs réparties dans tout le pays). L’accueil est des plus chaleureux. Il pleut tellement fort qu’on patiente dans le salon guettant l’accalmie.

On finit par franchir le pas de la porte armés de parapluies transparents (le modèle standard au Japon) mis à disposition par la K’s House. Nos estomacs se creusant, on se pose dans un Doutor, sorte de Subway local, où les sandwichs sont étonnamment bons. Rassasiés, on marche vers le tristement célèbre Dôme de la bombe A. Le bâtiment (ou plutôt ce qu’il en reste) était le palais préfectoral de la promotion industrielle.

Très endommagé, il est néanmoins un des seuls édifices, situés à l’épicentre de l’explosion, à avoir survécu à la mal nommée Little Boy.

On se promène ensuite dans le parc du mémorial de la paix jalonné par plusieurs monuments commémoratifs.

La flamme de la paix (première image) restera allumée tant qu’il y aura des armes nucléaires de par le monde (je crains qu’elle puisse continuer à se consumer pendant de très longues années). Le monument de la paix des enfants (troisième photo) a été érigé en hommage à Sadako Sasaki et aux milliers d’enfants victimes du bombardement atomique. Née en 1943 à Hiroshima, Sadako a été emportée à l’âge de douze ans par une leucémie, conséquence de son exposition aux radiations. A l’hôpital, elle commença à confectionner des grues en origami. Selon une légende japonaise, quiconque en fabrique mille voit un vœu exaucé. Sadako espérait ainsi pouvoir guérir et reprendre la course à pied. Malheureusement, elle mourut avant d’atteindre les mille grues (elle en plia 644). Les élèves de sa classe achevèrent la tâche et lancèrent un appel pour construire un monument en hommage aux enfants victimes de la bombe. Aujourd’hui encore, des écoliers du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima.

On visite le musée du mémorial de paix d’Hiroshima. Très bien construit, ce musée est particulièrement émouvant. Ses vitrines renferment notamment des vêtements portés le 6 août 1945 par des victimes de l’explosion ainsi que divers objets personnels récupérés parmi les décombres. Le musée s’intéresse également aux conséquences des radiations sur les organismes. Cette visite est assez bouleversante mais est, je crois, nécessaire pour comprendre les heures tragiques endurées par les habitants d’Hiroshima. Elle pose aussi la légitime question du contrôle et de la prolifération des armes nucléaires.

On passe ensuite par le mémorial national de la paix pour les victimes de la bombe atomique d’Hiroshima. La petite fontaine entourée d’un panorama photographique d’Hiroshima symbolise l’impact de la bombe.

On marche vers les jardins de Shukkei-en, censés fermer à 17 heures. On arrive à 16 heures 30 et on nous annonce que l’accès aux jardins n’est néanmoins plus possible. On se dirige alors vers le château, qui a été reconstruit en 1958.

Pour terminer la journée, on fait un tour dans la grande galerie commerçante du centre-ville. On entre dans une salle de jeux vidéo (attention au volume sonore !) et dans quelques boutiques. On dîne au Okonomi-mura (5-13 Shintenchi), restau dans lequel sont servis des okonomiyaki, sortes de crêpes japonaises dont la pâte est à base de chou. Pour tout dire, c’est loin d’être le plat que j’ai préféré au Japon.

On rentre à la K’s House pour faire une lessive. Nous nous joignons aux gens qui discutent dans le salon, l’ambiance est bien sympa.

Pour finir, un petit comparatif s’impose entre la K’s House de Kyoto et celle d’Hiroshima :

  • chambres plus spacieuses à Kyoto ;
  • espaces communs plus grands à Kyoto ;
  • « vraie » salle de bain à Kyoto (à Hiroshima, les lavabos sont dans les couloirs) ;
  • cadre et accueil plus chaleureux à Hiroshima ;
  • point commun entre Kyoto et Hiroshima : trop peu de douches.

Quoi qu’il en soit, les K’s House restent des solutions d’hébergement bon marché et conviviales.

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