On dort plutôt bien sur nos futons à la Matsumoto No Yado même si la couverture-couette ne respire pas la propreté. Heureusement, un drap supplémentaire était posé sur ma « pile futon », ce qui m’a permis de le placer entre la couverture et moi. A y regarder de plus près, la chambre est vraiment sale : une bonne couche de poussière recouvre les crochets auxquels sont suspendus les cintres à la disposition des clients.

Vers 7 heures 45, nous sommes à la gare pour acheter les billets pour Kamikochi, une des localités les plus typiques des Alpes japonaises. Nous en avons pour un peu moins de 10 000 yens aller-retour par tête (ce qui est quand même assez cher) car ce parcours n’est pas compris dans le JR Pass. Le train part à 8 heures. Il nous mène jusqu’à Shin-Shimashima, la suite du voyage s’effectuant en bus. En tout, il faut compter une bonne heure et demi de trajet.

Arrivés à Kamikochi, nous achetons une carte des randonnées. Celles indiquées sur la carte ne sont pas très difficiles (je suppose qu’il est possible de se lancer dans des randos plus musclées, ce que nous n’avons malheureusement pas le temps de faire) mais permettent de sillonner différents sentiers.

Les paysages sont absolument splendides, les occasions de prendre de belles photos ne manquent pas ! Au hasard des rencontres, on croise des singes, notamment une femelle et son petit particulièrement craquant quand il est monté sur le dos de sa mère (« kawaii ! » se sont exclamés les Japonais qui marchaient devant nous).

Ayant fait le tour des chemins partant du terminal des bus de Kamikochi, on décide de prendre le bus de 16 heures 45. Pris dans les bouchons, le car perd du temps, du coup, on doit prendre le train suivant. Dans le petit salon d’attente, de sympathiques Japonais nous proposent des biscuits salés au wasabi que nous acceptons volontiers ! On discute et ils nous offrent d’autres biscuits salés dans le train.

De retour à Matsumoto, on passe par la case supermarché pour acheter quelques provisions. On a tellement aimé le restau d’hier soir qu’on décide de remettre ça ! Le plus drôle, c’est que nous sommes les derniers servis (le serveur explique aux gens placés derrière nous dans la file d’attente qu’ils sont en rupture de stock). J’ai envie d’essayer un plat différent de celui d’hier mais l’automate indique que mon premier choix n’est plus disponible. Résultat des courses : je prends la même chose qu’hier et c’est toujours aussi bon !

Avant de rentrer à la maison d’hôte, on prend quelques photos du château qui est magnifiquement éclairé la nuit.

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