Où l’on admire un Bouddha géant

La ville de Leshan est célèbre pour son grand Bouddha taillé dans la roche à flanc de colline. Pour s’y rendre en partant de Chnegdu, il faut prendre un train ou un bus. Tôt le matin, on prend donc le chemin de la gare où on retire au guichet les billets de train achetés grâce à l’application Ctrip. On en profite pour échanger nos billets pour le trajet Emeishan/Panzhihua car, en raison de la journée passé à Abou Dabi, nous devons le décaler de 24 heures si nous voulons suivre notre programme. Ces deux opérations (surtout la seconde) ne sont pas de tout repos car la guichetière ne parle que très peu anglais. Heureusement, des jeunes femmes derrière nous dans la queue viennent à la rescousse. Nous apprenons qu’il n’est pas possible de changer le billet ; il faut en fait l’annuler puis en racheter un. L’employée annule le billet pour nous (Ctrip nous a remboursé une partie du prix), nous en achetons immédiatement un nouveau. Le départ aura lieu à 19 heures et non 21 heures comme prévu initialement car il n’y a plus de couchettes disponibles dans le train de 21 heures.

Nous montons dans le train grande vitesse qui est aussi moderne que propre. Une heure dix plus tard, nous arrivons à Leshan. Le bus numéro 3 nous amène sur le site du grand Bouddha. Nous sommes loin d’être les seuls à avoir fait le déplacement pour admirer cette statue monumentale (71 mètres de haut tout de même ; construction débutée en 713) et les temples qui l’entourent.

La grande attraction est de descendre jusqu’aux pieds du Bouddha par le petit escalier (cf. photo de gauche) qui offre une vue plongeante sur la statue. Le seul souci, c’est que ledit escalier est particulièrement fréquenté. Déjà, pour l’emprunter, on s’est tapé une bonne heure de queue. La descente en elle-même nous a pris au moins une demi-heure.

Le bus numéro 13 nous ramène à la gare routière où nous achetons un billet pour Emeishan que nous atteignons en une heure. Sur place, on se renseigne sur les horaires des bus pour monter au mont Emei. Le problème, c’est que le dernier car part à 17 heures et il est tout juste 17 heures passées de cinq minutes… Il n’y aura donc pas de lever de soleil en haut du mont Emei (le premier plan était de faire une partie de l’ascension en bus, de dormir dans un monastère et de monter à pied jusqu’au sommet tôt le matin pour y admirer le lever de soleil).

Nous nous mettons en quête d’un hôtel. L’heureux élu s’appelle le Teddy Bear, situé tout près de la gare routière. On atterrit dans un dortoir de six lits (compter 40 yuans par personne), dont l’un est occupé par un Suisse avec qui nous discutons. Suivant ses conseils, on dîne sur place. Les plats ne sont pas très chers et loin d’être mauvais. J’opte, pour ma part, pour du riz cuisiné avec des tomates et des œufs.

 

Chine

Pandi panda, petit ourson de Chine

La nuit au Mrs Panda Hostel fut plutôt agréable même si les lits grincent un peu (je dis les car la chambre est équipée de deux lits simples). Nous nous levons aux aurores car il paraît qu’il faut se rendre le plus tôt possible au centre de recherche sur le panda géant, et ce pour deux raisons : c’est le matin que les pandas sont les plus actifs et le parc est moins fréquenté.

146 pandas géants sont pensionnaires du centre. Pour aller leur rendre visite, il faut emprunter deux bus, le 49 puis le 87. Pour quelqu’un qui écrit son blog sous le nom de « Panda », le passage par le centre de recherche sur le panda géant était évidemment incontournable ! En bons touristes, nous photographions les pandas qui montent aux arbres, dégustent du bambou à une cadence impressionnante et dorment (cette dernière activité a l’air particulièrement en vogue chez ces animaux).

Les plus jeunes d’entre eux, pourtant réputés plus dynamiques, dorment sur leurs deux oreilles. Les plus petits (cf. photo de droite), qui ne quittent pas la pouponnière à pandas, sont visibles à travers la vitre. Pour les apercevoir, il faut faire la queue et, selon l’horaire, ça peut être long. Les visiteurs n’ont pas le droit de contempler longtemps les petites merveilles et ne doivent pas faire de bruit (paradoxe à la chinoise, des ouvriers creusent au marteau-piqueur juste à côté de la chambre des oursons !).

Les pandas roux ne sont pas en reste. Très agiles dans les arbres, ils sont surtout plus actifs.

Les boutiques de souvenirs ne manquent pas, tout comme les vendeurs ambulants à l’extérieur du parc. Il vous faudra débourser 58 yuans pour admirer le trésor national de Chine. J’ai appris qu’il existait d’autres réserves de pandas dans le Sichuan. Si celle de Chengdu est facilement accessible et accueille de nombreux spécimens, elle est aussi sans doute la plus touristique.

On revient en centre ville pour déjeuner au Chen Mapo Doufu, sur les conseils du Lonely Planet. Nous demandons à la serveuse quels sont les plats les moins épicés, elle nous en montre plusieurs sur la carte illustrée. Sur les deux plats que nous avons commandés, un ne nous plaît pas vraiment (beaucoup de graisse de viande, c’est un peu bizarre). Heureusement, nous avons aussi choisi des dumplings.

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Que serait l’Asie sans ses temples bouddhiques ? Situé au cœur de Chengdu, le temple Wenshu vaut bien une petite visite d’autant que l’entrée est gratuite.

Le centre de Chengdu abrite d’agréables espaces verts, dont le parc du peuple et le Baihuatan.

Il est 18 heures passées et l’estomac se creuse, alors on entre dans un excellent petit restau de nouilles (un peu moins rustique celui de hier soir). On a un peu de mal à se faire comprendre mais heureusement deux lycéennes en uniforme viennent à notre secours !

Au niveau du mercure, il fait maximum 20 degrés mais il ne pleut pas alors que Chendgu est réputée être une ville très humide.

Chine

Premiers pas sur le sol chinois

A six heures du matin, nous avons rendez-vous dans le hall de l’hôtel pour partir à l’aéroport. Nous sommes une petite dizaine à prendre place à bord de deux voitures. Comme beaucoup de gens à Abou Dabi, notre chauffeur n’est pas Emirati mais Pakistanais. Il est charmant et me parle d’Abou Dabi (j’occupe le siège passager). Nous enregistrons nos sacs avant de nous diriger vers la porte d’embarquement. Nous embarquons ! Force est de constater que les passagers sont dans leur immense majorité des Chinois. Poussé par les vents, l’Airbus A330 met 40 minutes de moins que prévu pour atteindre sa destination.

Dès l’arrivée à l’aéroport de Chengdu, on tombe nez à nez avec une grande affiche de panda, l’ursidé étant sans doute le meilleur ambassadeur de la ville. Le passage devant les services de l’immigration ne traîne pas, vingt minutes d’attente tout au plus. Direction le métro pour rallier le Mrs Panda Hostel ! On veut acheter des titres de transport au distributeur mais le plus gros billet accepté est celui de 20 yuans. Problème : nous n’avons en poche que des billets de 100… On marche vers le kiosque d’informations pour demander où on peut faire du change, c’est alors qu’un couple de Chinois et leur petite fille viennent vers nous et nous payent les billets ! On est un peu gênés mais on nous dit que c’est pour nous souhaiter la bienvenue en Chine ! Le Monsieur parle anglais et a en fait voyagé sur le même vol que nous.

Pour atteindre l’hôtel, nous devons faire trois changements mais le trajet ne dure en tout qu’une demi-heure. Pour trouver le Mrs Panda, on se sert de la carte du Lonely Planet. On s’assure auprès d’une passante que nous sommes dans la bonne direction et, en effet, nous le sommes ! Arrivés à l’hôtel, on paye notre dû (138 yuans par nuit), on pose les affaires dans la chambre (pas très chaleureuse, un peu spartiate) avant de sortir dîner. On entre au hasard dans un tout petit restau. Les deux dames ne parlent pas anglais mais, grâce à l’aide d’un client, elles comprennent qu’on ne souhaite pas quelque chose de trop épicé. On se retrouve avec deux bols de nouilles au bouillon avec des légumes et des cacahuètes pour la modique somme de 16 yuans (en tout !). Et en plus, c’est bon !

On achète ensuite de l’eau, des yaourts et des gâteaux dans deux supérettes afin d’avoir un truc à se mettre sous la dent demain matin avant d’aller rendre visite à ces chers pandas !

Chine

L’aventure commence dans la tourmente : Abou Dabi, la halte inattendue

Pour rallier Chengdu, première étape du périple dans l’Empire du Milieu, nous avons choisi la compagnie Etihad Airways, ce qui implique une escale à Abou Dabi. Le problème, c’est que la veille du départ, nous apprenons qu’en raison, d’une part, d’un mouvement de grève des contrôleurs aériens et, d’autre part, des accords liant Air France à Etihad, notre vol pour Abou Dabi décollera avec deux heures de retard sur l’horaire prévu (00:05 en lieu et place de 21:50). Cette nouvelle ne nous enchante guère car nous sommes à peu près certains de louper la correspondance pour Chengdu. Or, il n’y a qu’un seul vol quotidien entre Abou Dabi et la capitale du Sichuan…

Le vol pour Abou Dabi se déroule paisiblement mais je trouve que par rapport à l’an dernier (nous avions emprunté la même ligne) la qualité du service a un peu baissé : un seul repas en un peu plus de six heures de vol (les passagers de la classe affaires ont eu droit, eux, à un pain au chocolat avant l’atterrissage), un dessert (une sorte de cheesecake vanille myrtille) au goût particulièrement chimique, un personnel de bord un peu moins sympathique. Cependant, Etihad reste selon moi une valeur sûre du secteur aérien.

Arrivés dans la capitale des Emirats Arabes Unis, nous sommes accueillis par un employé d’Etihad. Il explique aux passagers pour Chengdu (essentiellement des Chinois) que la seule option est de prendre le vol du lendemain. En contrepartie, la compagnie nous paye l’hôtel et les repas. Un minibus nous embarque donc vers le Radisson Blu, situé à quinze minutes de l’aéroport. Nous y prenons directement le petit-déjeuner (très complet, beaucoup de choix) avant de nous poser dans la chambre pour dormir un peu et réfléchir à la suite des événements car nous avons deux nuits d’hôtel de réservées à Chengdu. Nous écrivons donc au Mrs Panda Hotel (le nom ne s’invente pas !) pour modifier la réservation. Nous avions également acheté deux billets de train via l’application Ctrip. Nous faisons en sorte d’en échanger un mais nous ne sommes pas certains que l’action ait été prise en compte par l’appli. Nous déjeunons à l’hôtel. Comme pour le petit-déjeuner, il s’agit d’un buffet avec entrées, plats et desserts d’inspiration orientale, indienne et occidentale (il y en a donc pour tous les goûts).

Bien ravitaillés, nous partons faire un tour dans notre destination d’un jour. Pour ce faire, nous retirons 200 dirhams au distributeur de l’hôtel. Nous montons ensuite dans un taxi qui nous mène vers la mosquée Sheikh Zayed. Achevée en 2007 et réalisée dans le style traditionnel de l’architecture islamique, elle est dominée par quatre minarets et peut accueillir jusqu’à 40 000 personnes.

L’entrée est gratuite alors allez-y, cette mosquée vaut le détour ! Les femmes doivent porter un voile sur leurs cheveux et des vêtements couvrants. Pas de panique, la mosquée met gratuitement à disposition des tenues homologuées (une sorte de longue tunique à manches longues avec capuche intégrée). J’en ai revêtue une et il faut bien reconnaître qu’entre la chaleur (le mercure frôle les 37 degrés) et la robe d’un jour par dessus mes vêtements, je me sens toute moite. La visite achevée, on reprend un taxi qui nous dépose au Breakwater, célèbre point de vue donnant sur la mer et les gratte-ciels. Nous marchons ensuite vers Corniche Beach et Abu Dhabi Beach (compter une demi-heure de promenade) avant de remonter dans un taxi qui nous ramène à l’hôtel.

Des bus circulent dans Abou Dabi mais le personnel de l’hôtel nous a expliqué qu’il fallait acheter une carte à la gare routière centrale pour pouvoir emprunter le réseau et qu’il était plus simple de prendre le taxi. Nous n’avons pas cherché à en savoir plus et vu que nous n’avions qu’une après-midi devant nous, nous avons, en effet, fait ce qui nous semblait le plus simple. Après ces trois courses, il nous reste 20 dirhams (nous avons laissé des pourboires aux trois chauffeurs). Nous dînons à l’hôtel où, en plus du buffet, on peut choisir du poisson ou de la viande cuits sous nos yeux. Les morceaux sont délicieux.

Abou Dabi

Chine : les dix commandements

  1. Un VPN sur ton téléphone, tu installeras

Utilisateur acharné des réseaux sociaux, la Chine n’est, à première vue, pas un pays pour toi ! En effet, Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram et consorts sont bloqués, sans oublier l’incontournable Google. Ton salut viendra de l’installation d’un VPN sur ton téléphone portable afin de contourner les restrictions géographiques. Prévoyant tu seras car ledit VPN doit être installé avant ton arrivée sur le sol chinois. Il en existe des gratuits comme des payants (l’abonnement peut être limité à un mois) et globalement, ça fonctionne plutôt bien.

2.  Un rouleau de papier toilette dans ton sac, tu glisseras

Les toilettes chinoises resteront gravées dans ma mémoire de voyageuse. La faute à l’hygiène qui n’est pas toujours au rendez-vous. Si dans les grandes villes, l’inconfort se limite à la mauvaise odeur, il n’en va pas de même dans les régions rurales où il n’y a ni chasses d’eau ni portes (de simples cloisons séparent les trônes) et où ton odorat risque d’être soumis à rude épreuve… Une constante cependant : les toilettes sont le plus souvent à la turque et le papier est rarement mis à la disposition des usagers. Alors, quand tu fais ton sac, pense à embarquer un rouleau, ça ne prend pas trop de place.

3. A communiquer par les gestes, tu apprendras

Ce n’est pas une légende urbaine, les Chinois ne parlent, pour la plupart, pas très bien anglais. Si tu ne parles pas chinois, tu feras donc en sorte de te débrouiller avec les autres canaux de communication, à savoir l’écrit (mieux vaut montrer les caractères chinois que le pinyin [système de romanisation du mandarin]) et parfois les gestes. Si tu demandes quelque chose à quelqu’un en anglais, évite de faire de longues phrases et concentre-toi sur les mots importants car il y a de fortes chances que ton interlocuteur soit vite noyé. Si tu cherches l’adresse d’un hôtel ou d’un restaurant, il est préférable de la présenter écrite en caractères chinois.

4. Des regards interrogateurs des jeunes enfants, tu t’amuseras

Les petits Chinois restent souvent sans voix lorsqu’ils se retrouvent face à des Occidentaux. Ils te dévisagent et c’est plutôt mignon.

5. Devant les portraits du camarade Mao, les marteaux et faucilles, dubitatif tu seras

En Chine, le parti communiste est tout puissant. Les affiches ornées de marteaux et faucilles sont là pour te le rappeler. Elles font tellement partie du décor que tu finiras par ne plus les remarquer.

6. Aux bousculades et à la promiscuité dans les lieux publics, tu t’habitueras

« Sept cent millions de Chinois et moi, et moi, et moi » chantait Jacques Dutronc en 1966. Si le nombre d’habitants de l’Empire du Milieu a depuis largement franchi la barre du milliard, l’ami Jacques avait cependant raison : les Chinois sont plus nombreux que les citoyens de n’importe quelle autre nation. Evidemment, cela a pour conséquence une forte promiscuité, nettement plus importante que ce que l’on connaît en Europe. Tu auras l’impression que les gens sont toujours les uns sur les autres (surtout dans les grandes villes) et que cela n’est pas sans entraîner quelques désagréments, type poussettes ou bousculades, auxquels les Chinois, contrairement aux étrangers, ne prêtent pas attention tellement ils font partie de leur quotidien. De même, les dépassements dans les files d’attente sont monnaie courante.

7.  Des rabatteurs, tu te méfieras

Aux abords des gares, restaurants et lieux touristiques, tu seras démarché par des rabatteurs désireux de te voir monter dans leur faux taxi, t’attabler dans leur établissement ou acheter leur marchandise diverse et variée. En bon voyageur, tu passeras ton chemin.

8. Dans tes rames de métro et des trains grande vitesse flambant neufs, tu monteras

Dans les grandes villes chinoises, les lignes de métro poussent comme des champignons. Elles se construisent si rapidement qu’il faut régulièrement se mettre à jour (le Lonely Planet ne l’est pas toujours). Tu seras en admiration devant les belles rames toutes neuves (dans lesquelles les noms des arrêts sont aussi écrits en caractères latins). Si tu as l’occasion de prendre le train, sache que le réseau ferroviaire à grande vitesse a connu un développement impressionnant ces dix dernières années et que là aussi le matériel roulant est très récent.

9. Devant des panneaux écrits dans un anglais hésitant, tu t’esclafferas

Globalement, les Chinois parlent assez peu l’anglais. Cela s’entend et se voit, comme en témoignent les panneaux rédigés dans une langue qui ferait se retourner Shakespeare dans sa tombe.

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10. Du riz, tu mangeras

Alors, oui, on mange beaucoup de riz en Chine. Pour ma part, j’ai adoré ces plats tout simples de riz sauté aux légumes. Tu constateras cependant que la gastronomie chinoise ne se limite pas à cette céréale, loin de là ! Les nouilles, sautées ou dans des soupes, sont également de la partie, tout comme les dumplings que j’adore. Et je ne te parle même pas des spécialités de chaque province !

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