Chine : bilan

Voyager dans l’Empire du Milieu est inoubliable à bien des égards. Je dois avouer que faire du tourisme dans ce pays n’a pas toujours été pour moi chose facile. Déjà, la barrière de la langue est plus handicapante que ce que j’avais imaginé. Même si la plupart des gens sont charmants, communiquer avec eux est une autre paire de manches ! Cela étant dit, il est tout à fait possible de voyager en Chine sans parler un mot de mandarin ou de cantonnais (et nous en sommes la preuve vivante !).

Avant de partir, nous avions dessiné une ébauche de programme mais je crois qu’en Chine, sans doute un peu plus qu’ailleurs, il faut être pragmatique. Il est vrai que notre parcours a dès le départ été chamboulé en raison du changement d’horaire du vol Paris / Abou Dabi (et ce même si l’escale forcée à Abou Dabi n’a pas été désagréable) et de la correspondance manquée pour Chengdu qui s’en est suivie. Avec un jour de moins en Chine, nous avons dû modifier certains de nos plans. La relative mésaventure du taxi à Kunming nous a également conduit à adapter l’itinéraire prévu. Bref, n’ayez pas peur des plans B.

Le début du séjour a été marqué par des conditions météo un peu difficiles (froid, pluie). Ajoutez à cela les différences culturelles entre l’Europe et la Chine et vous obtenez un début de séjour en demi-teinte. En fait, j’ai l’impression que les vacances ont vraiment commencé avec le trek des gorges du saut du tigre, que je ne pourrais que vivement recommander malgré le fait que le point de départ de celui-ci ne soit pas si aisément accessible.

Justement, au niveau des transports, nous avons choisi de privilégier le train et le bus au détriment de l’avion et du taxi (que nous avons quand même parfois pris). En plus de l’économie d’argent, prendre le bus et le train permet de rencontrer des locaux.

La Chine est un pays bon marché pour les Occidentaux. Si vous vous contentez de nourriture locale (qui est, de surcroît, délicieuse), vous n’exploserez pas le budget. A l’exception des établissements de luxe, l’hôtellerie est très abordable.

Je ne vous apprends rien, la Chine est un pays immense. Pour avoir un aperçu de toutes ses provinces, il faudrait pouvoir y voyager plusieurs mois durant. Si vous ne disposez, comme nous, que de quinze jours, l’idéal est peut-être de se limiter à une province ou à quelques grandes villes afin de limiter les aléas liés aux transports.

Entre ses paysages, ses monuments et sa culture, la Chine a assurément beaucoup à offrir. J’espère donc y retourner un jour !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Shenzhen et Hong Kong : dernières heures

Nous prenons notre dernier petit-déjeuner sur le sol chinois au Starbucks de l’Oct Loft en compagnie de Cousine avant de repasser la frontière pour fouler de nouveau le sol hongkongais. Nous déposons nos sacs au comptoir « city check in » situé à la station de métro Hong Kong. Ce système est très pratique car il permet de se délester de ses bagages en centre-ville, bagages qui prendront directement le chemin de l’aéroport. C’est donc allégés que nous nous rendons au musée d’histoire de Hong Kong, qui est des plus intéressants. Il retrace l’histoire du territoire, de la préhistoire à la rétrocession. C’est très bien fait et plutôt interactif avec des reconstitutions de magasins et de maisons. L’accès à l’exposition permanente est gratuit.

Nous déjeunons dans une restaurant chinois (qui se veut de Shanghai) implanté dans un centre commercial. Après un (gros) achat de cookies dans une des nombreuses franchises Mrs. Fields établies dans les couloirs du métro hongkongais, il est temps d’embarquer dans le train spécial pour l’aéroport. Le trajet dure 25 minutes.

L’avion décolle pile à l’heure. Après une escale de 2 heures 45 à Abou Dabi, nous avons le « privilège » de monter à bord de l’A380. Verdict : c’est très grand, confortable (sièges un peu plus larges et plus de place pour les jambes) et moins bruyant que la plupart des avions.

La Chine et Hong Kong, c’est fini ! Il est temps de tirer le bilan…

 

Hong Kong, entre temples et parcs

Le Travelodge propose un petit-déjeuner pour 20 dollars hongkongais par personne. On a le choix entre cinq formules d’inspiration britannique et c’est plutôt pas mal pour le prix. On entame la journée avec la visite du temple de Man Mo qui est un des plus anciens de Hong Kong. Je crois que je n’avais jamais encore pénétré dans un temple si enfumé (il faut dire aussi que sa taille est très réduite).

On marche ensuite en direction des deux tours du International Finance Centre dont les deux premiers étages sont des centres commerciaux. Une de ces deux tours est la plus haute de l’île de Hong Kong.

Hong Kong étant une ville portuaire, cela vaut le coup de se promener aux alentours du port, particulièrement celui de Victoria.

On marche jusqu’au Hong Kong Arts Centre

puis on s’arrête déjeuner dans un restau de nouilles près de Causeway Bay. Il faut cocher sur un papier les ingrédients, le type de bouillon et l’assaisonnement.

Malgré ses gratte-ciel et sa forte densité de population, Hong Kong renferme de nombreux jardins, dont le Victoria Park. Cet agréable espace vert regroupe terrains de football, de basketball ainsi que des courts de tennis.

Situé non loin du jardin, le temple Tin Hau est un lieu de quiétude enfumé d’encens.

On prend le métro jusqu’à la station Tsim Sha Tsui pour rallier le parc Kowloon, un des plus célèbres de Hong Kong. Les visiteurs s’attroupent devant la grande volière dans laquelle les oiseaux font un bruit parfois assourdissant.

Il est encore assez tôt mais ayant prévu de passer la dernière nuit du séjour à Shenzhen chez Cousine, nous mangeons au Mac Do, ce qui n’était pas arrivé depuis un bout de temps. Les burgers Signature ne sont pas mauvais. A noter que les gastronomiques américains sont un peu moins chers à Hong Kong qu’en France. Après cette pause assez salutaire, nous reprenons le métro pour franchir de nouveau la frontière chinoise (il faut pour cela être titulaire d’un visa à double entrée).

Shenzhen kitsch, bonjour Hong Kong

Avant de mettre le cap sur Hong Kong, il y a une dernière chose que nous voulions visiter à Shenzhen. Vous allez rire car l’endroit, qui porte le doux nom de Window of the world, est kitschissime. Il s’agit d’un parc d’attractions rassemblant des répliques des monuments les plus célèbres du monde. Exemple : Paris = la tour Eiffel, l’Arc de Triomphe. On y côtoie des groupes d’enfants chinois surexcités par la sortie. Il est possible de louer des costumes pour se faire tirer le portrait devant les différents monuments.

Certaines répliques ne sont pas vraiment une réussite, comme New York qui conserve ses deux tours jumelles et dont certains gratte-ciel sont très détériorés. Bref, après une telle visite, plus besoin de s’embêter à voyager ! L’entrée coûte la bagatelle de 200 yuans, ce qui est clairement cher pour ce que c’est, d’autant que certaines attractions n’ont pas l’air de fonctionner. Si vous souhaitez tenter l’aventure, allez-y plutôt de nuit, c’est moins cher (80 yuans).

On passe chercher nos sacs chez Cousine avant de prendre le métro direction Hong Kong (car il est possible d’y aller en métro). A Futian Checkpoint, il faut passer les services chinois de l’immigration. Le gars, à qui j’ai eu affaire, a eu l’air de douter que la personne en photo sur mon passeport était bien moi car il m’a demandé mon nom, mes quatre prénoms et ma date de naissance (avant ça, il a voulu que je lève ma frange). On arrive ensuite devant les services de l’immigration de Hong Kong où, là aussi, il faut présenter  son passeport.

Ces formalités effectuées, il nous faut une heure pour rejoindre l’hôtel, le Travelodge Kowloon. Il est plutôt bien situé mais nous coûte l’équivalent de 103 euros pour une nuit (il faisait partie des moins chers !).

L’exploration de Hong Kong peut commencer ! On prend le métro jusque Central. Sur les conseils d’un des amis de Cousine, on déjeune (j’emploie ce mot bien que l’après-midi soit déjà bien avancé) à la Maison Libanaise. La carte n’est pas pléthorique (ce qui est généralement un gage de qualité) et nous ne sommes absolument pas déçus par les plats. L’addition monte à 485 dollars hongkongais (au niveau des prix, Hong Kong égale largement les capitales occidentales).

Le Hong Kong Park est l’endroit parfait pour quiconque cherche un peu de quiétude dans cette ville des plus animées. Un monument y est dédié aux personnels de santé décédés des suites du SRAS.

On peut monter dans la tourelle blanche pour profiter d’une belle vue sur les environs du parc.

Comme beaucoup de grandes villes, Hong Kong a sa dose de centres commerciaux. On passe rapidement dans l’un d’entre eux, le Pacific Palace, qui accueille de nombreuses boutiques de luxe (mais aussi des plus abordables).

Le Chater Garden n’est pas bien grand mais donne sur la tour HSBC, une des plus emblématiques de Hong Kong. La nuit, elle se pare de rouge.

On envisage d’emprunter le funiculaire menant au pic Victoria mais, devant la foule impressionnante se massant aux abords du guichet, on décide de monter à pied. Je ne sais pas si nous avons pris le chemin le plus court mais l’ascension nous a pris environ une heure trente. De là-haut, la vue sur Hong Kong est saisissante, encore plus de nuit.

Des bars, restaurants ainsi qu’un centre commercial agrémentent le pic Victoria. On redescend grâce au bus qui nous ramène à Central. Nous tombons sur un supermarché au Pacific Palace, supermarché qui fait bien plus occidental que ses homologues chinois. Nous y achetons deux très bonnes salades que nous mangeons à l’hôtel en guise de dîner.

 

Shenzhen, ville industrielle

La journée commence par un muffin et un chocolat chaud au Starbucks situé en face de l’Oct Loft. Le mercure frôle les trente degrés, la journée promet donc d’être belle. Quoi de mieux que d’aller faire un tour sur la baie de Shenzhen ? L’endroit est fort agréable, particulièrement pour les cyclistes et les coureurs.

Nous prenons le métro pour nous rendre dans un centre commercial indiqué par Cousine. On espérait y trouver des vêtements de badminton de la marque chinoise Li Ning mais il s’avère que les modèles disponibles sont très peu nombreux. Au rayon femme, j’essaie des fringues de marques locales. Entre le fait que les tailles sont beaucoup plus petites qu’en Europe et la particularité du style, je ne trouve pas mon bonheur.

Comme de nombreuses métropoles asiatiques, Shenzhen a son immeuble dédié exclusivement à l’informatique. Celui-ci est immense mais étonnamment moins bruyant que son homologue tokyoïte (où la musique résonne à un volume difficilement supportable). On y trouve aussi bien des LED que des composants, des enceintes, des téléphones. Bref, le paradis du « geek ».

Près de la station de métro Exhibition Center est implanté un grand centre commercial. Fortement climatisé (gros contraste avec l’extérieur…), il regroupe aussi bien des boutiques de vêtements chinoises et internationales que des concessions automobiles.

Avec près ses presque dix millions d’habitants, Shenzhen est une ville immense. Son statut de « zone économique spéciale » lui a permis d’attirer les investissements étrangers et de connaître une croissance économique impressionnante. Cette ville industrielle, qui accueille de nombreux expatriés, n’est cependant pas très touristique. Inutile donc d’y rester trop longtemps même si, comme partout, certains coins sont pluôt sympas.

La journée s’achève par un barbecue dans le quartier de Baishizhou avec des amis de Cousine. On y mange de bonnes choses (certes un peu grasses) pour une somme dérisoire.

En route pour Shenzhen

Le train pour Shenzhen part à 07 heures 53 donc on quitte de bon matin le JI Hotel (on y dort d’ailleurs bien). A la gare, nous obtenons facilement nos billets au guichet grâce aux numéros de réservation de Ctrip. C’est parti pour un voyage de sept heures à bord du TGV chinois ! Dans le train, les gens parlent fort, encore plus quand ils sont au téléphone. Des employées en uniforme passent dans les voitures vendre de la nourriture, des boissons ou encore des répliques en miniature du train. Pour compléter le tableau, des écrans diffusent sans interruption des films promotionnels du pays.

Peu après 15 heures, on arrive à destination. Si on passe par Shenzhen, c’est pour aller rende visite à ma cousine qui y travaille depuis presque cinq ans. Elle nous a donné l’adresse de son appartement, indiqué comment nous y rendre et laissé les clés (car elle ne sera pas encore sortie du bureau à notre arrivée).

On fait un tour dans son quartier, notamment du côté de l’Oct Loft, espace dédié aux expositions d’art et truffé de boutiques branchées.

On rejoint Cousine à son travail. Elle nous propose une petite rando nocturne sur les hauteurs de Shenzhen avec des amis français à elle. Il faut compter une heure pour gravir toutes les marches (décidément, les Chinois aiment beaucoup les marches). Apparemment, les serpents sont souvent de sortie mais heureusement on n’en a pas vu ce soir !

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On dîne ensuite dans un petit restaurant chinois hallal. Les nouilles aux légumes et aux œufs sont délicieuses. On discute un bon bout de temps et c’est la première fois qu’on se couche à deux heures du matin en Chine !

Kunming, entre temples et collines

Pour ce deuxième jour dans la capitale du Yunnan, nous décidons de nous concentrer sur les alentours de la ville. Après avoir pris le petit-déjeuner à l’auberge, on monte dans le bus 54 jusqu’à son terminus puis dans le 6, également jusqu’à la fin de la ligne, qui nous emmène en bas des collines de Xishan. Malheureusement, il pleut des cordes…

On visite, tout d’abord, le temple de Huating

avant de pénétrer dans celui de Taihua.

Nous continuons l’ascension et déjeunons dans un petit restaurant. Le prix du repas (60 yuans) nous semble un peu élevé. Il n’y avait pas de carte, on a eu l’impression que c’était un peu à la tête du client. On redescend directement après le repas. Pour revenir à Kunming, on prend le métro (en fait, pas besoin de monter dans un bus pour aller faire un tour dans les collines, le métro y va).

On se prend un petit goûter à l’auberge avant se récupérer nos sacs et de mettre la barre en direction de la partie Sud de la ville. En effet, nous y avons réservé via Booking un hôtel situé un peu plus près de la gare des trains à grande vitesse où nous devons prendre le train pour Shenzhen (billets achetés sur Ctrip). Nous avons quelques difficultés pour localiser l’établissement car le plan proposé par Booking ne le situe pas correctement. Grâce aux informations données par un passant, on finit par le trouver ! Le prix d’une chambre standard au JI Hotel est d’environ 35 euros. La nôtre est spacieuse et confortable. On dîne dans un restau tout proche de l’hôtel. Je choisis un plat qui m’était jusqu’alors inconnu : des espèces de longues pâtes très épaisses dans un bol de bouillon avec du chou. Le personnel du restau m’incite à tremper les pâtes dans une sauce rouge mais celle-ci s’avère beaucoup trop épicée à mon goût !

A Kunming, capitale du Yunnan

On se lève aujourd’hui un peu plus tard que d’habitude. Le petit-déjeuner est pris à l’auberge où sont proposées plusieurs formules dites internationales. Avant de partir à la découverte de Kunming, on réserve la chambre à la Kunming Upland Youth Hostel pour une nuit supplémentaire.

On se promène dans le parc du lac vert dans lequel le calme règne en ce début de matinée. On achète deux petits pains dans une échoppe située dans le parc. Les pains sont faits devant nous et fourrés avec une pâte à base de cacahuète.

Dans les environs du parc, on trouve des boutiques qui vendent des tenues inspirées de vêtements traditionnels que je trouve splendide.

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On se dirige ensuite vers le temple Yuantong, qui offre lui aussi une douce quiétude.

On passe l’après-midi à se promener dans les rues de Kunming. Les boutiques de vêtements bon marché ne manquent pas. On boit un excellent chocolat chaud dans un café flambant neuf, le Flower with you. L’endroit est branché. Ils diffusent même de la musique française !

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Pour une part de gâteau et deux chocolats chauds, on page un peu moins de 100 yuans, ce qui est assez cher pour la Chine.

Les grandes avenues commerçantes de Kunming sont très animées. On entre dans un centre commercial plutôt chic, probablement réservé à une minorité d’habitants au vu des prix affichés par les boutiques et restaurants. Même à l’entrée des magasins haut de gamme, des vendeurs sont positionnés en rabatteurs pour attirer le chaland. On met à peine le pied dans une boutique de vêtements pour hommes que la vendeuse postée à la porte, qui ne parle vraisemblablement pas anglais, appelle une de ses collègues. Celle-ci arrive malheureusement trop tard (nous sommes déjà partis) et se fait vertement réprimander.

Comme hier, on dîne à l’auberge. Il faut dire que, depuis quelques jours, on a une vieille envie de nourriture occidentale (comme en Corée du Sud, je rêve d’un bon morceau de Saint-Nectaire…) et ils en proposent ! On craque donc pour un burger avocat poulet qui n’est cependant pas à la hauteur de nos espérances. On se console avec les fruits qu’on a achetés dans la journée.

On était parti pour aller à Guilin sauf que…

On dort très bien à l’hôtel Jade Emu. Le soir, il y a pas mal d’ambiance grâce notamment au billard. La salle de bain a cependant le même problème que rencontré précédemment, à savoir une mauvaise évacuation de l’eau de la douche (conséquence : la salle de bain prend une forte odeur d’humidité).

Vers 07 heures 20, on descend au bar dans l’idée d’y prendre le petit-déjeuner mais le personnel n’est visiblement pas encore arrivé. On mange donc quelques biscuits dans la chambre avant de monter dans le bus en direction de la gare. Là-bas, nous achetons les billets pour Guilin. En fait, suivant les conseils du guichetier, on prend seulement celui pour Kunming où nous devrons changer de gare pour poursuivre notre périple ferroviaire et acheter le billet pour Guilin. Dans le train pour Kunming, il n’y a malheureusement plus de couchettes. Nous nous demandons à quelle sauce nous allons être mangés pour ce trajet de plus de cinq heures. Réponse : bloc de six couchettes, les huit passagers s’assoient sur celles du bas le dos contre le mur. Ce n’est certes guère très confortable pour le dos mais c’est moins pire que les sièges dont nous avaient parlé les Belges dans le bus pour les gorges du saut du tigre. Comme hier, la musique résonne dans la voiture (il existe, au milieu de la voiture, un bouton pour la couper ; je l’ai actionné mais j’ai l’impression que les gens m’ont regardée bizarre donc j’ai aussitôt fait machine arrière).

Nous ne sommes pas au bout de nos peines après ces presque six heures de trajet ! Arrivés à Kunming, nous décidons de prendre le métro pour rejoindre la gare du Sud. La bouche de métro n’est cependant pas située dans la gare, comme c’est souvent le cas en Europe ou au Japon. Il faut sortir de la gare pour prendre le métro. Nous explorons les environs et demandons le chemin à des passants qui ne nous comprennent pas. Nous galérons et finissons par monter dans un taxi. Problème : la dame ne parle pas du tout anglais et ne semble pas saisir où nous voulons aller, bien que nous lui montrons l’endroit sur Google Map. Malheureusement, malgré un appel à une de ses collègues qui a quelques notions d’anglais, elle nous ramène à notre gare de départ… Le souci, c’est que le temps passe et qu’il faut se rendre à l’évidence, nous n’aurons pas assez de temps pour atteindre la gare du Sud et acheter les billets. Conséquence fâcheuse, nous allons perdre une deuxième journée après celle passée à Abou Dabi. Nous préférons modifier notre programme et abandonner l’idée de visiter Guilin et ses environs si c’est pour y passer un temps très réduit (il faut dire aussi que les trains pour Guilin ne sont guère nombreux). A la place, nous resterons deux jours dans la capitale du Yunnan.

C’est un peu dépités que nous nous dirigeons vers la Kunming Upland Youth Hostel qui est néanmoins des plus agréables.

On paye 228 yuans pour une chambre privative de deux lits simples (nous avions réservé un hôtel à Guilin via Booking car le train devait arriver en fin de soirée, réservation qu’il était cependant trop tard pour annuler), ce qui est relativement cher pour la Chine. Fatigués par cette journée assez stressante, nous dînons à l’auberge.

Dali, l’enchanteresse

La nuit de sommeil à la Mama Naxi’s Guesthouse s’avère réparatrice. La chambre est confortable, petit bémol cependant pour la salle de bain particulièrement mal conçue (l’eau s’évacue très mal si bien qu’il y en a partout sur le sol). On se lève assez tôt pour manger un morceau à la maison d’hôte avant de larguer les amarres. Nous optons pour le (désormais traditionnel) pancake au chocolat et un bol de céréales banane-miel-yaourt, le tout pour 30 yuans. Nous mangeons en compagnie d’un Irlandais (du Nord) qui avait pris le départ du trek avec nous. Le pauvre, il n’est pas dans la forme des grands jours ! Il s’est en fait trompé de chemin… Parti seul sur un rythme d’enfer, il a gravi une montagne pour rien avant de faire une insolation (il ne dort plus depuis deux nuits). Le problème, c’est que ses affaires ont été déposées par le bus à la Tina’s Guesthouse, du coup, il va bien falloir qu’il les récupère. Il hésite à prendre le chemin du treck ce matin (ce que la grand-mère de la maison d’hôte lui déconseille formellement, à coups de « Listen to Mamma ») ou se laisser conduire par le bus jusqu’à chez Tina et se contenter de la descente dans les gorges.

Nous filons à la gare en taxi (nous ne savons comment rejoindre la gare et le Lonely Planet ne nous aide pas beaucoup ; la course coûte 30 yuans) où nous achetons deux billets pour Dali (155 yuans pour deux). Le train de 09 heures 18, dans lequel nous montons, est un train de nuit. Contrairement à la première fois, nous sommes dans un bloc de quatre couchettes.

De la musique résonne dans les voitures. J’essaye de sortir au jeune Chinois assis à côté de nous les quelques phrases basiques du Lonely Planet et ça marche ! Nous discutons avec notre voisin grâce à une appli de son téléphone qui traduit des phrases anglaises en chinois.

On débarque à Dali sur le coup de 11 heures. Les dames du point d’informations touristiques de la gare nous indiquent comment nous rendre à l’hôtel. On nous écrit le nom du bus sur un papier, bus que nous trouvons grâce à l’aide d’un gentil monsieur. Il nous faut pas loin d’une heure pour rejoindre le Jade Emu (hôtel réservé la veille via Booking) car la gare est assez éloignée de la vieille ville. L’hôtel, doté d’un bar et d’une belle cour, est très agréable. Vous y trouverez un billard, un baby-foot ainsi qu’une table de ping-pong (le défi serait d’y affronter des Chinois !). La chambre privative avec salle de bain est spacieuse (prix : 120 yuans).

On part à la découverte de la vieille ville de Dali mais avant d’attaquer les choses sérieuses on s’arrête déjeuner au Good Panda. Je vous conseille les épinards à l’ail.

Dali est une très jolie ville, c’est sans doute la raison pour laquelle elle est particulièrement touristique. La cité est célèbre pour ses portes qui ne manquent pas d’impressionner les visiteurs.

La vieille ville regorge de cafés, restaurants (où les légumes semblent être à l’honneur si on en croit les étals installés devant de nombreux établissements) et boutiques de bijoux, vêtements, artisanat. L’église catholique vaut le détour pour son architecture.

Se promener dans Dali est un régal pour les yeux, tout du moins quand la foule n’est pas très dense (ce qui doit être le cas lors des vacances chinoises).

L’après-midi se poursuit avec la visite du site le plus célèbre de Dali, j’ai nommé les trois pagodes. L’endroit est immense : en plus des trois pagodes, on peut y admirer toute une série de temples, tous plus beaux les uns que les autres.

L’entrée coûte 99 yuans. Nous n’avons pas pu rester très longtemps car le site ferme ses portes à 19 heures mais le visiter en fin de journée va de pair avec une plus faible affluence.

Nous dînons dans un petit restau dont la carte est essentiellement composée de dumplings. Nous nous en enfilons trois paniers pour 30 yuans.

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