GR 34 : de Bréhec à l’Arcouest

Trois jours de vacances en Bretagne, voilà une occasion trop belle de poursuivre notre périple GR 34 ! Le départ est donné à 8 heures mais encore faut-il rouler 35 minutes pour atteindre le point où nous nous étions arrêtés la fois dernière. On retrouve facilement ce fameux endroit à la sortie de Bréhec. Il fait un temps absolument magnifique en ce jour de fête nationale et de veille de finale de coupe du monde. On ne croise pas grand monde sur le sentier mis à part quelques coureurs.

On arrive assez vite à la pointe de Minard et les vues sur la mer sont splendides; il faut dire que les rayons du soleil magnifient la couleur de l’eau. On fait une petite pause à Port Lazo, havre de paix pourvu de toilettes, très propres de surcroît.

Le sentier est très bien balisé mais, à un moment donné, on a dû visiblement louper les bandes blanches et rouges car on se retrouve en pleine forêt (heureusement que je porte un collant de rando car les ronces et les orties, ça pique !).

Pas de panique, on retrouve rapidement le chemin sacré. On déjeune entre Kervor et Sainte-Barbe sur une table de pique-nique intelligemment posée face à la mer avec une petite plage en contrebas. Que demander de plus ?

Après cette pauses salutaire, cap sur la très belle abbaye de Beauport. Fondée en 1202, cette bâtisse est un témoin majeur de l’architecture religieuse du nord de la Bretagne. Il est possible de la visiter moyennant six euros mais, si vous n’en avez ni le temps ni l’envie, la vue depuis le sentier associée à un tour de l’extérieur du bâtiment donne déjà un bel aperçu. Je l’ai déjà visitée par le passé, il faudrait que j’y retourne car je n’ai plus qu’un vague souvenir des espaces intérieurs. L’abbaye est célèbre pour être le point de départ d’un chemin menant à Saint-Jacques de Compostelle (une idée pour un futur trek ?).

On longe ensuite des endroits assez marécageux. La mer est basse, ce qui donne parfois un aspect lunaire aux paysages.

Paimpol et son port se profilent. Beaucoup de monde en ce 14 juillet sur les terrasses des bars et restaurants.

Le sentier se poursuit entre forêt et côte. La mer est vraiment loin, elle ne devrait pas être pleine avant 21 heures. 34e nous emmène ensuite à Ploubazlanec puis à Porz Even. Finalement, on met un peu moins de temps pour y arriver qu’indiqué sur le guide. Notre bible est un petit livre édité par la fédération française de randonnée qui suit, étape après étape, une partie du GR 34 entre les Côtes d’Armor et le Finistère. Ce livre est très bien fait et donne de nombreux conseils pour l’hébergement et les transports.

Les amateurs d’hortensias seront servis car ces belles fleurs parsèment les chemins.

Lentement mais sûrement on arrive à l’Arcouest, notre objectif du jour. Il est 17 heures et nous touchons au but après 32,4 kilomètres parcourus. L’Arcouest est célèbre dans le département pour être l’embarcadère pour l’île de Bréhat dont je vous recommande chaudement la visite. Les parents de Panda 2 viennent nous chercher et nous déposent à Bréhec où nous récupérons la voiture.

Que retenir de cette étape du GR 34 ? Le parcours est assez roulant et donc pas des plus ardus. Les 32,4 kilomètres se sont faits sans encombre. En comparaison, notre première étape Pordic / Plouha était plus difficile. Les points de vue sont certes superbes mais le parcours est un peu moins agréable que lors de nos première et deuxième étapes car les portions sur le bitume sont plus nombreuses. Nous avons été gratifiés par un temps optimal : aucun nuage dans le ciel, on ne pouvait rêver mieux ! Question équipement, j’ai remisé au placard les chaussures portées la dernières fois qui m’avaient fait très mal aux pieds et opté pour une antique paire de moyenne montagne (qui a connu ses heures de gloire en Alsace). Pari gagnant, aucune gêne à signaler. Pour le sac à dos, j’ai sorti le bon vieux Millet de 30 litres des familles qui m’a une nouvelle fois apporté entière satisfaction. Vivement la suite de l’aventure sur le GR !

Jeu : à vous de repérer les balises !

Bretagne

Turin : du musée du cinéma au Parco del Valentino

Le cinéma italien à son musée et c’est à Turin que ça se passe ! Le bâtiment en lui-même, à savoir le Mole Antonelliana, vaut le détour. Un ascenseur de verre permet de monter au sommet de l’édifice et de profiter d’une belle vue sur la ville.

Après avoir pris de la hauteur, on attaque la visite du musée à proprement parler et force est de reconnaître que l’exposition est captivante. On contemple toutes sortes d’appareils photo, de stroboscopes, de projecteurs. L’histoire du septième art est évidemment à l’honneur. On y retrouve ainsi des extraits de films, des visages d’acteurs et réalisateurs bien connus. Tout au long du grand escalier, on passe devant de nombreux écrans sur lesquels défilent des extraits de films autour des thèmes du son et de la musique. Ce qui est un peu dommage, c’est que pour profiter pleinement de ces images et du son qui va avec, il faut un casque qui n’est disponible qu’en bas de l’escalier alors que le sens de la visite va de haut en bas.

Il est un peu plus de midi quand nous sortons du musée, l’heure d’aller déjeuner chez Da Michele (piazza Vittorio Veneto, 4). L’adresse s’avère un bon choix.  Les spaghettis aux palourdes sont délicieuses.

Le plus grand parc de Turin répond au doux nom de Parco del Valentino. Ne voulant pas quitter la ville sans être allé y faire un tour, on s’y rend à pied et on passe par de jolis endroits.

Le Parco del Valentino est l’endroit idéal pour se relaxer ou pique-niquer. Les étudiants semblent privilégier le lieu pour réviser. La vue sur le fleuve est des plus agréables.

On fait une pause à l’appart avant de prendre le chemin de l’aéroport. On prend le bus qui part de la gare de Porta Susa (également possible de monter à Porta Nuova). Le ticket coûte 6,50 euros, nous l’achetons dans un petit kiosque dédié situé en face de la gare. Le trajet dure 45 minutes.

L’aéroport de Turin n’est guère très grand. Il n’y a pas grand chose à y faire, or nous sommes un peu en avance. Nous mangeons à Iamm, sandwicherie où la mozza est reine mais rien d’extraordinaire cependant.

Le vol pour Paris est assuré par un Embraer 170 et je crois bien que c’est la première fois que je monte dans ce type d’appareil. Le survol des Alpes offre une très belle vue sur les montagnes.

Turin

Turin : de la Venaria Reale au musée de l’automobile

La Venaria Reale est un des châteaux les plus célèbres du Piémont. Pour s’y rendre, plusieurs solutions s’offrent à vous : train, bus Venaria Express, bus 11. C’est sur cette dernière alternative que se porte notre choix car le bus 11 passe pas très loin de l’appartement. On monte dans ledit bus, on veut acheter des tickets sauf que le chauffeur nous explique qu’il n’en vend pas. Nous comprenons que certains bars et kiosques aux alentours en vendent mais ils sont fermés en ce dimanche matin… Le chauffeur nous laisse malgré tout monter (fort aimable de sa part) et c’est donc en bons fraudeurs que nous arrivons une bonne demi-heure plus tard à la Venaria Reale.

Plusieurs types de billets coexistent et, il faut bien le dire, nous ne saisissons pas très bien les subtilités entre les différentes options. Nous optons pour la formule dite intégrale qui a cependant un coût (25 euros). Notre visite débute par les magnifiques jardins dans lesquels semble se dérouler une compétition d’attelages de chevaux. Les gens sur les calèches sont habillés en costumes d’époque.

Pour se mettre au frais (car le soleil tape fort), on entre dans le château. Au programme : tapisseries, peintures, pièces immenses. Notre billet nous ouvre l’accès aux expositions temporaires. L’une est consacrée à la fragilité des œuvres d’art et l’autre présente une collection de meubles anciens. Ces expositions n’ont, à mon sens, pas d’intérêt majeur.

On déjeune dans l’un des cafés que compte le site. Les paninis tomate mozza sont très réussis. On poursuit la visite et après un dernier tour dans le jardin, on hisse les voiles. Les tabacs et bars auxquels on s’adresse pour acheter des tickets de bus n’en vendent pas si bien qu’on s’en procure via le distributeur de la gare. Il n’est guère aisé de s’y retrouver parmi les différentes options proposées par l’écran, ce qui fait qu’on se retrouve avec un seul ticket à 6,50 euros alors qu’on pensait obtenir plusieurs billets individuels pour ce prix. Le bus arrivant, on monte quand même dedans, conscients que ce ticket est certes valable pour plusieurs voyages mais pour une seule personne.

Après un bref passage par l’appart, on prend la direction du musée automobile de Turin. Il est situé assez loin du contre-ville, du coup on y va en métro. Turin est traversée par une seule et unique ligne de métro, pas trop compliqué donc de s’y retrouver. Le musée automobile est bien conçu et très intéressant. Des modèles de toutes marques et de toutes époques y sont exposés. Évidemment, la production nationale est à l’honneur mais pas seulement car la DS (cocorico !) et les voitures américaines y sont également célébrées. Je ne sais pas s’il est là constamment mais un écran géant diffuse la rencontre opposant l’Allemagne au Mexique. Au vu du résultat final, j’imagine une ambiance assez tendue dans les Biergarten de Munich à Berlin…

La faim se faisant ressentir, on marche jusqu’à Eataly (compter dix minutes d’effort en partant du musée). Si vous ne connaissez pas cette chaîne de magasins, sachez qu’il s’agit presque d’un incontournable pour les amateurs de gastronomie italienne. On y trouve toutes sortes de produits, essentiellement alimentaires, fabriqués dans la péninsule. Fromages, pâtes, charcuterie, biscuits…, vous y trouverez forcément votre bonheur. On peut aussi y manger ce que nous faisons et, comme à Milan, c’est délicieux. Je vous recommande vivement les spaghettis aux tomates et à la mozzarella, elles sont divinement bonnes. On achète trois paquets de pâtes, un saucisson et du chocolat (en guise de dessert) avant de rentrer dans notre logis.

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Turin : entre pavillon de chasse et palais royal

Le Palazzina di Caccia di Stupinigi est un des châteaux les plus célèbres du Piémont. Pour s’y rendre, il faut prendre le tram 4, qui dessert notamment la gare de Porta Nuova, jusqu’à son terminus, puis le bus 41. Attention, les distributeurs de billets à proximité immédiate des arrêts de tram ne sont pas légion (apparemment, les tickets peuvent s’acheter dans certains kiosques ou bureaux de tabac). On achète les nôtres dans la bouche de métro. Nous guettons le bus 41 mais au bout de vingt minutes d’attente, nos jambes nous démangent et nous décidons de rejoindre le château à pied. Arrive cependant ce qui devait arriver, le bus finit par nous passer devant. Durant ces 25 minutes de marche, on croise un certain nombre de prostituées qui attendent le client au bord de la route.

Le Palazzina di Caccia di Stupinigi est particulièrement imposant. Pour le visiter, il faut débourser 12 euros.

La bâtisse est inaugurée en 1731 et sera par la suite agrandie. On raconte qu’y furent données des fêtes somptueuses. Toutes les pièces sont ornées d’impressionnants lustres et des peintures, représentant des scènes de chasse, sont accrochées aux murs.

Je pensais qu’on pourrait accéder au parc derrière le château mais malheureusement nous avons dû nous contenter du petit jardin à la française.

Les estomacs se creusant, on se pose dans un restaurant à quelques encablures du pavillon de chasse. L’établissement répond au doux nom de Sabaudia. Les poutres du plafond donnent un effet vieille auberge. Nous commandons deux plats de pâtes. Les portions, comment souvent en Italie, ne sont pas gigantesques car les pâtes constituent le premier plat (le deuxième, c’est la viande). C’est bon mais sans doute pas le meilleur rapport qualité-prix des environs. C’est dans ce restaurant que nous suivons le match de l’équipe de France face à l’Australie grâce à l’application Flashscore. Au vu du caractère poussif de la prestation du onze national, nous ne sommes pas particulièrement sereins pendant le repas.

Comme à l’aller, on ne prend pas le bus, convaincus qu’une promenade digestive s’impose. De retour dans le centre-ville, on visite le Palazzo Reale, résidence des souverains piémontais jusqu’en 1865. Les salles sont chargées de dorures, de gros lustres et de peintures. Les amateurs d’armures trouveront une galerie dédiée aux armes médiévales. L’entrée coûte 12 euros.

On se pose ensuite au Caffé Regio (Via Po, 3) qui propose glaces et gâteaux avant de pénétrer dans l’église San Lorenzo.

Turin compte de nombreux restaurants, les amateurs de cuisine italienne auront donc l’embarras du choix. On se décide pour La Monachella (Via Santa Croce, 2), pizzeria qui donne sur la place Carlo Emanuele II.

Verdict : les pizzas sont délicieuses ! Il a fait très chaud toute la journée et le temps est toujours aussi agréable ce soir, ce qui explique que le carton plein des terrasses des bars et restaurants.

 

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Turin : le musée égyptien

Si proche Italie ! Parmi les pays d’Europe, tu es assurément un de ceux dans lesquels j’apprécie le plus me rendre, d’où cette nouvelle virée transalpine ! A la base, nous souhaitions mettre le cap sur Venise avant que les prix prohibitifs des hébergements nous en dissuadent (j’aimerais, ceci dit, beaucoup aller faire un tour de gondole mais peut-être faudrait-il mieux privilégier la basse saison pour éviter la foule et bénéficier de tarifs plus attractifs). Après quelques recherches, nous élisions Turin prochaine ville de villégiature. Il faut dire que de Paris, Turin est facilement accessible par le train : un TGV vous y amène en moins de six heures. Les billets nous sont revenus à 64 euros par personne et, une fois n’est pas coutume, nous voyageons en première (c’était à peine plus cher). Le retour s’effectuera lui en avion, Air France proposant des tarifs intéressants et les horaires des vols retour étant plus flexibles que ceux des trains.

Deux jours avant le départ, la SNCF nous fait une petite frayeur en nous annonçant par SMS qu’en raison des conditions météorologiques, un retard est anticipé sur notre train. Nous apprenons, en effet, sur Internet que des voies ont été endommagées par des coulées de boue et que les trains sont, par conséquent, détournés. Plus de peur que de mal, le trafic sur la ligne Paris-Milan (parce qu’on peut poursuivre le voyage jusqu’à la capitale lombarde) n’est pas interrompu.

A 06 heures 29, nous prenons place à bord du TGV 9241. A quelques arrêts en pleine voie près, le trajet se passe bien. A partir de Lyon (même si en occurrence, notre train ne s’y arrête pas), le TGV roule de plus en plus lentement, surtout à partir du moment où les Alpes se dressent à l’horizon. A Modane (gare particulièrement vieillotte), notre train accuse une bonne demi-heure de retard. Le trajet est donc un peu long mais on tien bon et à 13 heures 15 nous arrivons à destination.

Premier objectif : trouver l’appartement loué via Airbnb. Nous nous y rendons à pied car il n’est situé qu’à une vingtaine de minutes de marche de la gare de Porta Susa. On prend possession des lieux guidés par le Signore Rocco chargé par la propriétaire de nous accueillir. L’appart est tout en longueur, le lit est installé sur la mezzanine. Au grand soulagement de Panda 2, un écran de télévision trône dans le salon ; coupe du monde de football, quand tu nous tiens !

Sur les conseils de la bible du voyageur francophone (vous aurez reconnu le guide du Routard), on déjeune au Rondini, restaurant situé Piazza della Repubblica. Vu qu’on débarque assez tard, le four à pizza n’est plus opérationnel donc on se rabat sur des pâtes et des ravioles qui sont excellentes.

Le Museo Egizio fait partie des incontournables de Turin, à raison car la collection est aussi riche que splendide. Sarcophages, momies, statues, poteries, vous trouverez de quoi satisfaire votre curiosité sur la fascinante ancienne Egypte. L’entrée coûte 15 euros, je vous recommande vivement la visite.

Turin est traversée par de longues artères commerçantes avec lesquelles cohabitent des ruelles beaucoup plus intimistes.

Je suis impressionnée par le nombre de glaciers, tout porte à croire que les Turinois sont de grands amateurs de glaces ! On achète quelques victuailles pour le petit-déjeuner avant de rentrer nous poser à l’appart. On dîne chez Taglio (Via IV Marzo), petite pizzeria qui donne sur une jolie place (cf. image à la une). Les pizzas s’y achètent à la part et se dégustent en terrasse. Elles sont délicieuses, la pâte est à la fois légère et craquante. Les employés sont en plus super sympas. Pizzas et bières terminées, on rentre à l’appart car la fatigue commence à se faire sentir. On regarde la deuxième mi-temps de la rencontre opposant le Portugal à l’Espagne, sans doute une des plus belles de ce début de coupe du monde. Les commentateurs italiens s’enflamment, il faut bien se donner une raison de suivre ce mondial après la non-qualification de la Squadra Azzurra.

 

Turin