Deux jours dans le Loir-et-Cher

Les pérégrinations estivales à travers la France se poursuivent avec la région Centre-Val-de-Loire. On a jeté notre dévolu sur le Loir-et-Cher, peut-être en hommage à feu Michel Delpech, qui sait. Le zoo de Beauval se situe dans ce département et quand on écrit sous le pseudonyme de Panda, l’endroit devient un passage obligé, encore plus quand on a des entrées à utiliser ! Des Yvelines, il faut compter un peu moins de trois heures de route pour s’y rendre. Il est un peu plus de onze heures quand nous franchissons les portes du parc. Le prix du billet s’élève, pour un adulte, à 31 euros, ce qui n’est pas donné mais, ne visitant que rarement des zoos, je n’ai pas vraiment d’éléments de comparaison. En ce dernier samedi d’août, l’affluence est au rendez-vous mais le parc n’est pas non plus blindé comme il peut sans doute l’être les jours de pic de fréquentation. Le temps est assez maussade mais tant qu’il ne pleut pas, tout va !

Loin de moi l’idée de vous faire ici l’inventaire des espèces représentées mais, une chose est sûre, elles sont nombreuses ! A cause des grillages et du positionnement parfois lointain des animaux dans leurs espaces, mes photos n’ont rien d’exceptionnel.

Girafes, tigres blancs, tortues géantes et j’en passe défilent devant nous. On déjeune au Tropical, sorte de MacDo à la sauce Beauval. A la caisse, on nous propose de faire un don à la fondation Beauval Nature. Je ne sais pas si tous les employés procèdent de la même manière mais la proposition nous a été faite de manière assez abrupte sans que l’on comprenne le montant du don. Panda 2 ayant accepté le marché, on peut vous dire avec certitude que nous avons donné cinquante centimes à Beauval Nature. Je n’aime en tout cas pas trop le procédé. Un ami, qui a visité le zoo par le passé et qui a été confronté à la même méthode de démarchage, en a la même vision que moi. Critique gastronomique : on a connu meilleure salade César mais le burger au poulet se défend.

Nos déambulations à travers le parc se poursuivent en compagnie des otaries, des rhinocéros et des koalas sans oublier les pandas qui semblent être, à la fois pour les visiteurs et les propriétaires du zoo, le clou du spectacle. Si papa panda se promène gaiement dans son enclos tout en prenant la pause pour les nombreux photographes, fiston Yuan Meng se montre un peu moins coopératif. On l’a vu monter sur une structure en bois pour ne plus en redescendre pour la simple et bonne raison qu’il s’est endormi dessus ! Une demi-heure après notre premier passage, la position de l’animal était inchangée.

Nous avons passé 6 heures 20 au zoo de Beauval, ce qui est déjà pas mal. Il existe des tickets deux jours mais il me semble que la visite peut se faire sans problème sur une seule journée. Ce parc zoologique est, sans doute à juste titre, considéré comme un des plus beaux de France. J’ai apprécié ce temps passé à Beauval cependant je trouve que certains animaux évoluent dans des espaces très réduits. Celui qui m’a fait le plus de peine, c’est ce vieux tigre blanc qui fait toujours la même promenade dans son enclos. Il faisait pitié et nous n’étions pas les seuls à le penser… Même si ces animaux, dans leur immense majorité, ont toujours vécu en captivité et seraient donc vulnérables dans la nature, le sort de certains me fait de la peine.

Laissant derrière nous le zoo de Beauval (non sans avoir craqué pour un panda en peluche…), nous prenons le chemin du domaine du Moulin du Port où nous allons passer la nuit. Situé à une demi-heure de voiture du zoo, il propose des gîtes et des chambres d’hôte. Son nom n’est pas usurpé car on peut y admirer un ancien moulin à farine dont les roues étaient actionnées grâce aux eaux du Cher. Visible depuis la véranda, il est assez impressionnant. Avec la très belle vue sur le Cher en sus, l’endroit a beaucoup de charme. La chambre, qui comprend toilettes et salle de bain, est très agréable. Seul bémol, la peinture du radiateur qui s’écaille inexorablement.

On dîne au Mercy, succulent restaurant situé sur la commune de Saint-Georges-sur-Cher. Je vous recommande chaleureusement cette adresse : les plats sont délicieux et le service adorable. Niveau prix, vous aurez le choix entre un menu à 24 euros et un autre à 32. Après cette étape gastronomique, on rentre à pied au Moulin du Port en guise de promenade digestive. La nuit se passe très paisiblement tellement le domaine est calme, c’est donc bien reposés qu’on prend le petit-déjeuner. Mention spéciale pour le fromage de chèvre frais accompagné de son coulis de cassis, une combinaison parfaite ! La nuit avec le petit-déjeuner compris nous a coûté 100 euros. On n’avait pas trouvé beaucoup moins cher sur Booking dans les environs. Ce prix explique peut-être le fait que nous étions de loin les plus jeunes clients.

Sur les conseils de notre hôtesse, on fait quelques minutes de voiture puis on continue à pied jusqu’au splendide château de Chenonceau. Je l’ai visité il y a de cela de nombreuses années, visite qui mériterait amplement d’être renouvelée (mais ce trésor architectural ne fait pas partie de nos plans pour cette fois).

Que les bords de Cher sont agréables ! Le chemin que nous empruntons fait partie du GR 41, ce qui donne bien des idées de randonnées…

Le domaine de Chaumont-sur-Loire est un de ces lieux que j’ai visités enfant et qui est resté gravé dans ma mémoire. Impatiente d’y retourner, j’ai même acheté les billets sur Internet (18 euros pour un adulte) une semaine à l’avance ! On passe les portes du magnifique château (cf. photo en une de l’article), dont les fondations remontent au Xe siècle. La chapelle, formidablement mise en valeur par un artiste, m’a particulièrement impressionnée.

Certaines pièces du château accueillent des expositions temporaires, plus ou moins intéressantes selon moi. Les écuries ne laissent pas indifférent. Elles étaient ouvertes 24 heures sur 24 au XIX siècle, époque où le château a sans doute connu son âge d’or avec les fêtes grandioses données par sa riche propriétaire Marie-Charlotte-Constance Say, princesse de Broglie.

On déjeune au Comptoir méditerranéen, restaurant proposant un buffet à 18 euros. Différentes entrées, plats de pâtes et risottos s’offrent à vous. Ils sont très réussis, tout comme les sorbets.

Le domaine de Chaumont-sut-Loire est célèbre pour accueillir le festival international des jardins. Le thème change tous les ans et en 2018 ce sont « les jardins de la pensée » qui sont à l’honneur. Les jardins se suivent mais ne se ressemblent pas. Certains, tels le japonais et le coréen, sont répertoriés comme pérennes et ne font donc pas, à proprement parler, partie du festival.

J’avais gardé un souvenir quasi magique de ma première visite du festival des jardins. Ce retour à Chaumont aura comblé mes attentes même si je n’ai pas été emballée par toutes les créations. Il est vrai que j’ai vu depuis mes dix ans des jardins de toute beauté, notamment au Japon et en Andalousie. Deviendrais-je plus difficile avec le temps ? Une chose est sûre, j’espère pouvoir revenir un jour à Chaumont !

Un petit tour au château d’eau, au potager puis au cimetière des chiens (où repose également l’éléphante offerte à la princesse de Broglie) et il est temps de remettre le cap sur l’Ile-de-France. A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

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