Pour ce dernier jour sur le sol taïwanais, nous décidons de mettre le cap sur Beitou, célèbre ville d’eau située au Nord de Taipei. L’endroit est facilement accessible en métro, ce qui en fait une destination privilégiée des touristes. Arrivés sur place, on visite le très intéressant musée des sources chaudes qui est de surcroît gratuit. L’exposition retrace l’histoire du lieu qui a commencé en 1896 sous l’occupation japonaise. L’interdiction de la prostitution en 1979 a porté un coup sérieux à l’industrie des bains. Il faudra attendre la fin des années 1990 pour que les bâtiments soient réhabilités. Pour entrer dans le musée, il faut ôter ses chaussures et les déposer dans un petit casier dans lequel reposent des chaussons (qu’il faut enfiler à la place).

On suit ensuite le petit chemin pavé menant à l’impressionnante source chaude dont la température oscille entre 60 et 100 degrés. Les vapeurs dégagées sont bien visibles et réchauffent considérablement l’atmosphère (la température extérieure avoisine aujourd’hui les 27 degrés). L’odeur de souffre est palpable mais pas au point d’être désagréable.

On achète deux timbres au 7 Eleven (décidément, ce commerçant vend de tout !) pour des cartes postales avant de se poser dans un restaurant qui semble répondre au nom de « To Go ». Les currys, spécialités maison, sont bons, néanmoins les portions ne sont pas très grosses par rapport au prix (540 dollars pour deux). L’établissement, visiblement influencé par la culture occidentale (on y mange avec fourchette et cuillère) est très fréquenté.

Évidemment, à Beitou, la principale attraction, ce sont les bains publics où les baigneurs profitent d’une eau (très) chaude qui aurait pour vertu d’apaiser les corps et les esprits. Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps d’y faire trempette car c’est dans quelques heures seulement que nous prenons l’avion. On fait un dernier petit tour dans Taipei avant de récupérer nos sacs à l’auberge. Nous en profiter pour nous changer car il ne devrait pas faire un temps à se promener en short en Ile-de-France.

Pour nous rendre à l’aéroport, on reprend le même train express qu’à l’aller en payant au moyen de nos Easy Cards. C’est en enregistrant les sacs qu’on apprend qu’il nous faudra les récupérer et les réenregistrer car, contrairement à d’autres aéroports chinois, celui de Chengdu ne dispose pas de transfert automatique… Les témoignages lus sur internet soulignent la durée incompressible de ces opérations, ce qui n’est pas pour nous rassurer car nous n’avons que deux heures entre les deux vols.

Nous vidons nos Easy Cards au Mac Do (toutes les filiales taïwanaises les acceptent) puis nous filons vers la porte d’embarquement. A noter qu’entre quelques boutiques de luxe, l’aéroport de Taipei abrite une sympathique bibliothèque avec plein de livres et, en plus, des ordinateurs, où il fait bon lire ou travailler.

Le vol entre Taipei et Chengdu est loin d’afficher complet. Ni écran ni musique à bord de cet Airbus A321. S’il a le mérite d’exister (car nombreuses sont désormais les compagnies qui ne servent plus de repas sur les vols de moins de quatre heures), le dîner n’est pas extraordinaire. Finalement, tout se passe bien à Chengdu. Une employée d’Air China nous attend et nous aide dans les formalités, ce qui nous permet d’embarquer en temps et en heure pour Paris. Seul point noir, je n’ai pas pu remplir ma gourde car la fontaine ne distribuait que de l’eau chaude. Le repas du soir n’est pas terrible et la collection de films n’a guère évolué depuis le vol aller. La nuit ne fut pas des plus agréables. Ne me sentant pas très bien, j’ai demandé à une hôtesse si je pouvais changer de siège car j’avais souvent besoin d’aller au petit coin, action rendue compliquée par mon positionnement entre deux passagers endormis… Dans un premier temps, on a accepté ma requête avant de me faire ensuite savoir que les sièges libres étaient des sièges payés. Des sièges payés alors que personne n’est assis dessus ? Faudra qu’ils m’expliquent Air China… On peut plutôt penser qu’il s’agit de sièges dits « économie plus » pour lesquels il faut payer un supplément lors de la réservation car ils offrent plus de place pour les jambes. Enfin, là, visiblement personne ne l’avait payé, leur supplément, mais leur politique semble être « on ne va pas offrir un service payant ». Bref, Air China n’est pas remonté dans mon estime !

Tout ça pour dire, que c’est la fin du voyage et qu’il est venu le temps d’en tirer un bilan !

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