• Est-ce difficile ?

Évidemment, pour se lancer dans une randonnée itinérante, il vaut mieux aimer marcher ! Certains cols (je pense à la Croix du Bonhomme, à Balme et au Ferret) sont assez physiques. La chaleur ou la pluie peuvent venir compliquer un peu plus les choses. A mon sens, le TMB est accessible à toute personne plutôt sportive ayant un petit faible pour la marche à pied (quel que soit son âge) même sans avoir une grande expérience de la randonnée itinérante, ce qui était notre cas.

  • A quoi ressemble le parcours ?

Dans sa version classique (c’est-à-dire sans prendre en compte les variantes), le parcours du TMB s’étend sur 170 kilomètres en France, en Italie et en Suisse pour 10 000 mètres de dénivelé positif. Si la dominante est clairement montagnarde, le TMB emmène également le randonneur en plaine et en forêt.

  • Où dort-on ?

Dans des refuges (ou hôtels dans les villes) ou bien sous la tente en mode bivouac pour les plus courageux. Les refuges, incontournables en montagne parce qu’il n’y a pas grand chose d’autre autour, n’offrent pas tous le même niveau de confort (température dans les dortoirs, état des installations, qualité des repas…). Forcément, il ne faut pas s’attendre à des prestations comparables à celles des hôtels classiques. Tu dormiras dans des lits superposés et ton temps de douche sera souvent limité. Par ailleurs, les prises électriques dans les dortoirs étant une denrée rare, c’est généralement du côté de la salle de restauration qu’il faut recharger son téléphone. Les refuges fonctionnent sur le système de la demi-pension, ce qui signifie que le dîner est inclus dans le prix, tout comme le petit-déjeuner. Moyennant une dizaine d’euros, un pique-nique pour le lendemain peut être acheté. Là aussi la qualité et la quantité sont variables selon les établissements. Pour une nuit en refuge avec demi-pension, il faut débourser entre 45 et 65 euros.

  • Quel matériel emporter ?

Comme pour toute randonnée itinérante, il faut être correctement équipé. Pour ma part, j’ai emmené les choses suivantes :

– un sac à dos de 60 litres = mon bon vieux Décathlon qui est de bonne facture même si les lanières du haut ont la fâcheuse habitude de grincer et que, par moment, il me fait mal aux épaules. Ce sac est équipé d’une housse de pluie, toutefois elle ne fait plus vraiment le taf après une heure de précipitations. On trouve dans certains magasins de sport des housses de pluie renforcées, peut-être cet investissement est-il pertinent. Si on dort en refuge, un sac de 40 litres peut, à mon sens, s’avérer suffisant.

– deux sacs de rangement imperméables (un de 15 litres, l’autre de 7) pour compenser la faible efficacité de la housse de pluie et mieux ranger le sac à dos

– des bâtons de randonnée Décathlon

– une paire de chaussures de randonnée = des Asolo montantes que j’ai depuis sept ans. Dotées d’un revêtement dit Goretex, elles ne prennent pas facilement l’eau. Les garçons ont opté pour des chaussures basses.

– une paire de tongs pour faire reposer les pieds après une longue journée de randonnée

– cinq paires de chaussettes de randonnée, ce qui est trop, je pense que trois suffisent

– cinq culottes

– deux polaires légères = une Décathlon et une Patagonia

– quatre t-shirts de randonnée = un Patagonia, un Marmot, deux Décathlon, ce qui est trop, trois doivent suffire

– un sous-pull mérinos à manches longues Décathlon (porté les jours de pluie)

– un collant de course à pied Nike (je suis plus à l’aise dans des collants qu’en pantalon de randonnée ; quand il pleut, je suis certes mouillée mais les collants sèchent vite)

– deux jupes de trail = une Craft et une Décathlon

– une veste imperméable Décathlon

– un poncho Décathlon (non utilisé, la veste imperméable a suffi à me garder au sec)

– une paire de gants (portée une journée)

– un pyjama

– deux gourdes en inox = une petite et une plus grande (pas d’inquiétude, les points d’eau potable sont nombreux sur le parcours)

– une trousse de toilette = shampoing et savon solides, brosse à dents, crème solide pour le corps, baume pour les lèvres, crème pour le visage, déodorant, coton-tige réutilisable, brosse à cheveux

– un équipement spécial COVID-19 = masques jetables (j’utilise d’ordinaire des lavables ; pour le TMB, c’est la question du poids qui a pesé dans la balance), gel hydroalcoolique, duvet et oreiller gonflable (je ne sais pas si ces deux derniers articles sont nécessaires en temps normal mais en raison du COVID la plupart des refuges ne mettaient pas à disposition des clients des couvertures et des oreillers)

– trois tours de cou, ce qui est trop mais je voulais être en mesure de les assortir à mes vêtements

– deux bandeaux pour que mes cheveux ressemblent à quelque chose

– quelques médicaments et des pansements

– un livre (que j’ai peu lu)

– ma carte bancaire et du liquide

– mes papiers d’identité

– un carnet et un crayon

– mon chargeur de téléphone

– de la crème solaire

– une couverture de survie (non utilisée, heureusement)

– un couteau suisse (non utilisé)

– des barres de céréales faites maison

– des bouchons d’oreilles, très utiles dans les refuges quand sévissent des tronçonneuses (comprendre des ronfleurs)

– une serviette microfibre Décathlon

– mes lunettes de soleil

– le topo-guide de la fédération française de randonnée consacré au TMB

Les refuges de montagne ne mettent pas de machines à laver à disposition de leurs clients. S’il est possible de laver quelques affaires à la main dans l’eau souvent glacée des lavabos, la question qui se pose est celle du séchage. Certes, la plupart des refuges sont dotés de fils à linge mais la vitesse de séchage dépendra en grande partie des conditions météo…

  • Comment se rendre sur le tracé du TMB ?

En train en s’arrêtant à la gare des Houches, départ officiel du TMB. En voiture, en se garant au parc de stationnement gratuit longue durée spécial TMB, celui du Prarion. En ce qui nous concerne, nous étions censés partir en train. Je dis censés car tout ne s’est pas passé comme prévu étant donné que le RER qui devait nous emmener à la gare de Lyon n’est jamais parti, la faute à une fin tardive de chantier. En ce qu’il devenait évident que nous allions louper notre TGV, nous avons profité de la possibilité (spéciale COVID-19) d’annulation des billets de train sans frais avant le départ. Les billets annulés, cela signifiait que nous allions devoir gagner les Houches en voiture. Nous sommes donc repassés chez nous chercher les clés du char. Dans la foulée, nous avons également annulé les billets de retour sachant que nous allions rentrer par la route.

  • A quelle période de l’année se lancer ?

La haute saison du TMB s’étale entre les mois de juillet et août, période durant laquelle le sentier est parfois qualifié d’autoroute. Les refuges sont ouverts de mi-juin à mi-septembre, ce qui laisse la possibilité de se lancer en début ou en fin de saison. Si l’on souhaite entreprendre le TMB durant l’été, il faut réserver les hébergements plusieurs mois à l’avance. On a entendu dire que les réservations ouvraient dès septembre – octobre pour l’été suivant et que certaines dates étaient rapidement prises d’assaut.

  • Seul ou à plusieurs ?

Cela dépend du tempérament de chacun ! Marcher à plusieurs, c’est passer de bons moment entre amis ou en famille et cela permet aussi de mutualiser certaines affaires (je pense par exemple au dentifrice ou à la crème solaire). Néanmoins, randonner en solo va de pair avec de belles rencontres car, sur les sentiers comme dans les refuges, l’ambiance est généralement chaleureuse. Pour notre part, nous étions un groupe de trois, un copain du badminton, Panda 3, a accompagné (et supporté) les traditionnels Panda 1 et Panda 2.

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