L’aventure commence dans la tourmente : Abou Dabi, la halte inattendue

Pour rallier Chengdu, première étape du périple dans l’Empire du Milieu, nous avons choisi la compagnie Etihad Airways, ce qui implique une escale à Abou Dabi. Le problème, c’est que la veille du départ, nous apprenons qu’en raison, d’une part, d’un mouvement de grève des contrôleurs aériens et, d’autre part, des accords liant Air France à Etihad, notre vol pour Abou Dabi décollera avec deux heures de retard sur l’horaire prévu (00:05 en lieu et place de 21:50). Cette nouvelle ne nous enchante guère car nous sommes à peu près certains de louper la correspondance pour Chengdu. Or, il n’y a qu’un seul vol quotidien entre Abou Dabi et la capitale du Sichuan…

Le vol pour Abou Dabi se déroule paisiblement mais je trouve que par rapport à l’an dernier (nous avions emprunté la même ligne) la qualité du service a un peu baissé : un seul repas en un peu plus de six heures de vol (les passagers de la classe affaires ont eu droit, eux, à un pain au chocolat avant l’atterrissage), un dessert (une sorte de cheesecake vanille myrtille) au goût particulièrement chimique, un personnel de bord un peu moins sympathique. Cependant, Etihad reste selon moi une valeur sûre du secteur aérien.

Arrivés dans la capitale des Emirats Arabes Unis, nous sommes accueillis par un employé d’Etihad. Il explique aux passagers pour Chengdu (essentiellement des Chinois) que la seule option est de prendre le vol du lendemain. En contrepartie, la compagnie nous paye l’hôtel et les repas. Un minibus nous embarque donc vers le Radisson Blu, situé à quinze minutes de l’aéroport. Nous y prenons directement le petit-déjeuner (très complet, beaucoup de choix) avant de nous poser dans la chambre pour dormir un peu et réfléchir à la suite des événements car nous avons deux nuits d’hôtel de réservées à Chengdu. Nous écrivons donc au Mrs Panda Hotel (le nom ne s’invente pas !) pour modifier la réservation. Nous avions également acheté deux billets de train via l’application Ctrip. Nous faisons en sorte d’en échanger un mais nous ne sommes pas certains que l’action ait été prise en compte par l’appli. Nous déjeunons à l’hôtel. Comme pour le petit-déjeuner, il s’agit d’un buffet avec entrées, plats et desserts d’inspiration orientale, indienne et occidentale (il y en a donc pour tous les goûts).

Bien ravitaillés, nous partons faire un tour dans notre destination d’un jour. Pour ce faire, nous retirons 200 dirhams au distributeur de l’hôtel. Nous montons ensuite dans un taxi qui nous mène vers la mosquée Sheikh Zayed. Achevée en 2007 et réalisée dans le style traditionnel de l’architecture islamique, elle est dominée par quatre minarets et peut accueillir jusqu’à 40 000 personnes.

L’entrée est gratuite alors allez-y, cette mosquée vaut le détour ! Les femmes doivent porter un voile sur leurs cheveux et des vêtements couvrants. Pas de panique, la mosquée met gratuitement à disposition des tenues homologuées (une sorte de longue tunique à manches longues avec capuche intégrée). J’en ai revêtue une et il faut bien reconnaître qu’entre la chaleur (le mercure frôle les 37 degrés) et la robe d’un jour par dessus mes vêtements, je me sens toute moite. La visite achevée, on reprend un taxi qui nous dépose au Breakwater, célèbre point de vue donnant sur la mer et les gratte-ciels. Nous marchons ensuite vers Corniche Beach et Abu Dhabi Beach (compter une demi-heure de promenade) avant de remonter dans un taxi qui nous ramène à l’hôtel.

Des bus circulent dans Abou Dabi mais le personnel de l’hôtel nous a expliqué qu’il fallait acheter une carte à la gare routière centrale pour pouvoir emprunter le réseau et qu’il était plus simple de prendre le taxi. Nous n’avons pas cherché à en savoir plus et vu que nous n’avions qu’une après-midi devant nous, nous avons, en effet, fait ce qui nous semblait le plus simple. Après ces trois courses, il nous reste 20 dirhams (nous avons laissé des pourboires aux trois chauffeurs). Nous dînons à l’hôtel où, en plus du buffet, on peut choisir du poisson ou de la viande cuits sous nos yeux. Les morceaux sont délicieux.

Abou Dabi