GR 34 : de la pointe de l’Arcouest à Tréguier

L’heure de la pêche aux balises blanches et rouges a de nouveau sonné ! C’est avec une joie non dissimulée que nous fêtons nos retrouvailles avec ce bon vieux GR 34. C’est du côté Ouest par rapport à Saint-Brieuc que l’action se passe aujourd’hui et demain. Une fois n’est pas coutume, nous sommes quatre courageux marcheurs (Panda 1, Panda 2, Frère de Panda 2, une amie) mais seulement trois d’entre nous se sont engagés pour les deux jours d’efforts. Il faut donc que notre amie soit en mesure de faire demi-tour, d’où sa voiture laissée au rando-gîte de Lanmodez où nous allons passer la nuit. Le père de Panda 2 embarque ensuite toute la troupe pour nous déposer à la pointe de l’Arcouest (juste devant l’embarcadère pour l’île de Bréhat, cf. l’épisode précédent) où démarre notre étape. Il est presque 11 heures et c’est partiii !!! Le soleil est au rendez-vous, ce qui promet une journée parfaite pour randonner.

Au bout d’un peu plus d’une heure de marche, on atteint Loguivy-de-la-Mer, localité située sur la commune de Ploubazlanec. Si tu n’es pas Costarmoricain, ce nom ne te dit sans doute rien, néanmoins, pour parfaire ta culture musicale, sache que Loguivy-de-la-Mer a inspiré une célèbre (enfin, dans les Côtes d’Armor, j’entends) chanson d’un certain François Budet (dont la fille Yelle chantait « Je veux te voir dans une film pornographique). Personnellement, j’ai toujours trouvé cette chanson particulièrement déprimante (Loguivy-de-la-Mer Loguivy-de-la-Mer, tu regardes mourir les derniers vrais marins / Loguivy-de-la-Mer, au fond de ton vieux port s’entassent les carcasses des bateaux déjà morts) mais je te laisse juge et te laisse libre de cliquer sur ce lien si j’ai réussi à piquer ta curiosité ! Ce n’est pas que cette chanson, que j’ai dû apprendre en CM2 et chanter lors de la fête de l’école, m’ait tant à ce point traumatisée, cependant, comme beaucoup d’autres élèves, je me souviens, acte de rébellion suprême, avoir beuglé Loguivy-de-la-Meeerde. Juste une petite photo du port de Loguivy avant de refermer cette digression !

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Le sentier oscille entre bords de mer et sous-bois avec de magnifiques vues plongeantes sur l’eau. On s’arrête pour pique-niquer à la Roche aux Oiseaux d’où on peut admirer l’estuaire (l’embouchure du Trieux) et l’archipel de Bréhat.

On poursuit notre route entre chemins côtiers et sous-bois. Ces derniers nous protègent des rayons du soleil car, mine de rien, ça tape. En Bretagne, le soleil est souvent traitre dans le sens où, même s’il ne fait pas très chaud et que le ciel est parsemé de nuages, la crème solaire est de rigueur.

On passe Lézardrieux, son église, son monument aux morts (orné d’une statue de soldat, une main sur le fusil, l’autre sur le cœur) avant d’atteindre son petit port de plaisance. A Lézardrieux, nous tombons nez à nez sur la maison d’hôtes Lan Caradec et son impressionnante collection de plaques du guide du Routard. Elle est située directement sur le sentier (sur une portion routière), ce qui en fait sans aucun doute un lieu idéal de villégiature pour les randonneurs qui cherchent un endroit où dormir.

Comme souvent sur le GR 34, le terrain monte et descend, ce qui rend certaines portions assez cardios. Cet après-midi, la marée est basse et je trouve que c’est un peu moins joli que lorsqu’elle est haute.

Entre le Moulin à Mer et Lanmodez, le sentier nous fait passer un certain nombre de fois par la route (pas très passante certes), ce qui est moins agréable que quand il nous fait longer la côte. On fait une pause ravitaillement à la Cambuse de Kermouster, petite crêperie établie sur la commune de Lézardrieux. Les crêpes sont chères (4,20 euros pour celle au Nutella ; eh, les gars, on n’est pas non plus devant la tour Eiffel !) néanmoins elles sont bonnes. C’est donc requinqués que nous mettons le cap sur le rando-gîte de Lanmodez situé à un peu moins de quatre kilomètres. Comme convenu, nous appelons la responsable de ce gîte communal à la vue du premier panneau en indiquant la direction. Le gîte n’est pas situé pile-poil sur le GR 34, il faut marcher deux kilomètres hors du sentier pour l’entrevoir.

Dix-neuf minutes plus tard, nous atteignons notre but. L’accueil est sympathique, tout comme le gîte en lui-même dont les voyageurs apprécieront la cuisine très bien équipée. La nuitée coûte 22 euros auxquels il faut en rajouter 5 si vous souhaitez prendre le petit-déjeuner. Les draps sont fournis mais pas les serviettes de bain. Douches et toilettes sont communes. On se fait cuire des pâtes dans la vaste cuisine tout en discutant avec un couple venu de Lyon. Une chose est sûre, on ne devrait pas être dérangé cette nuit tellement le coin est paisible.

En effet, c’est le silence total, on entend seulement les oiseaux et quelques chiens qui aboient au petit matin. A la question de savoir à quelle heure nous souhaitions prendre le petit-déjeuner, nous avions répondu 07 heures 30. Comme par magie, tout est en place à l’heure convenue. Il y a sur la table du lait, du thé, du pain, des croissants, de la confiture ainsi que du jus d’orange.

Rassasiés, on boucle les sacs et c’est reparti ! On fait un saut au bar-épicerie de Lanmodez pour acheter une baguette et des abricots. Il fait aujourd’hui un temps admirable, visiblement un peu plus chaud qu’hier. Les premières vues sur la mer nous enchantent.

On arrive sur Pors Guyon, tranquille petit port de pêche dont rien ne semble pouvoir troubler la quiétude.

Laneros, localité dotée d’un hôtel de plein air (avis aux randonneurs campeurs), s’offre à nous. Les chemins, la plupart côtiers, sont charmants. On admire le sillon noir, moins connu et moins grand que son confrère du Talbert.

On arrive à Pleubian, d’où le point de vue sur le sillon de Talbert est superbe surtout quand le ciel est dégagé comme aujourd’hui. Curiosité géologique, le sillon de Talbert s’avance de trois kilomètres dans une mer parsemée de rochers. L’étroite langue de 35 mètres, faite de sable et de galets, est façonnée par les courants opposés du Trieux et du Jaudy.

Non loin de là se trouve la maison du sillon, le lieu de référence pour obtenir des informations sur ce site naturel. Juste à côté trônent trois restaurants, dont l’un croule sous les plaques Routard, du style crêperie. Le sentier est magnifique dans les environs de Pleubian. Entre la végétation et les vues plongeantes sur la mer, difficile de ne pas se dire que les Bretons sont gâtés.

A défaut de trouver un banc qui ne soit pas exposé en plein soleil, on s’arrête pour déjeuner à l’ombre sur le bas-côté du sentier. L’après-midi de marche est plus difficile que celle d’hier pour les organismes car il fait plus chaud et un certain nombre de portions ne sont pas ombragées. Par ailleurs, notre étape du jour est un peu plus longue que ce que nous pensions.

Nos collègues randonneurs trouveront entre Kermagen et Bilvéro plusieurs gîtes qui jouxtent le sentier. La portion juste avant Tréguier est peut-être la plus difficile du jour. Il faut, en effet, emprunter un chemin en sous-bois pour atteindre la rive droite du Jaudy et y aller prudemment car le sol est particulièrement vaseux.

Heureusement (car mes pieds commencent à crier famine), on en a presque terminé ! Encore quelques portions routières et le port de Tréguier sera en vue. Les parents de Panda 2 nous attendent juste à côté du pont où nous reprendrons donc les négociations la prochaine fois.

Quel bilan tirer de ces deux jours sur le GR 34 ? Une chose est sûre, nous avons été gratifiés d’un temps exceptionnel. Au niveau kilométrique, le livre de comptes indique : 26,25 kilomètres pour le premier jour et 33,10 pour le second. Peut-être aurait-il été plus judicieux de prévoir un plus gros kilométrage le dimanche plutôt que le lundi. Personnellement, j’ai préféré la portion entre Lanmodez et Tréguier à celle entre la pointe de l’Arcouest et Lanmodez pour la simple et bonne raison que le GR 34 longe davantage la côte. Je m’arrête ici, merci d’avoir pris le temps de lire cet article et à bientôt pour de nouvelles aventures !

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GR 2 : du pont Charles de Gaulle au Vert de Maisons

Il est souvent délicat de se motiver pour aller marcher le dimanche matin après un samedi soir un peu arrosé. C’est pourtant le défi qu’on s’est lancé ! Le réveil fut pour le moins tendu et le départ sensiblement plus tardif que d’ordinaire. La salade de pâtes, préparée la veille qui nous attendait patiemment dans le frigo, fut d’un grand soutien moral. On boucle les sacs pour emprunter la ligne J du Transilien puis la ligne 14 du métro pour atteindre la gare de Lyon d’où nous gagnons le pont Charles de Gaulle où nous nous étions arrêtés lors de notre dernière expédition de ce côté-ci du GR 2.

En ce dimanche matin, les débuts sont quelque peu laborieux car on loupe quelques balises (pas toujours facile de les repérer dans Paris) si bien qu’on se retrouve sur des voies perpendiculaires à ce bon vieux GR 2. Cet itinéraire s’avère assez peu concluant étant donné qu’il longe le périphérique… Le GPS nous permet de nous sortir favorablement de ce mauvais pas et de retrouver nos petits. C’est donc du côté du lac Daumesnil que nous cheminons officiellement sur le tracé du GR 2 qui nous emmène ensuite dans le bois de Vincennes.

C’est sur un banc du bois de Vincennes que nous cassons la croûte en subissant le harcèlement constant d’un oiseau téméraire qui n’hésite pas à monter sur nos sacs…

On arrive sur les bords de Marne à Maisons-Alfort (Val-de-Marne, nous voilà !), principal affluent de la Seine. La promenade est tranquille, parfaite même pour un début d’après-midi. A Joinville-le-Pont, des travaux nous empêchent d’atteindre le quai où passe le GR 2, ce qui nous oblige à faire un détour mais pas de panique nous retombons sans grande difficulté sur le précieux marquage. Les bords de Marne ont, par endroits, beaucoup de charme, particulièrement quand les rayons du soleil reflètent sur l’eau. Dans le Val-de-Marne, le GR 2 et le GR 14 se croisent. Pour votre parfaite information, 14e relie Paris à Malmedy (ville située en Belgique, je lève mon verre en l’honneur des GR transfrontières).

A Créteil, le GR 2 nous fait traverser la ville. Ce long passage urbain ne restera pas gravé dans nos mémoires d’autant qu’on essuie une belle averse. On se retrouve devant la gare du Vert de Maisons et, après avoir analysé les prévisions météo assez pessimistes pour la fin de l’après-midi, nous décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui. 19 kilomètres de marche, voilà qui ne constitue guère une performance olympique (on se consolera en se disant que le rythme fut assez soutenu) mais tant pis l’appel du RER D aura été plus fort que la pluie.

Que retenir de cette étape ? Ce n’est sans doute pas la plus belle du GR 2 mais quelques portions méritent le détour, je pense notamment au bois de Vincennes. Aucune difficulté à signaler, le terrain est vraiment plat. A bientôt pour de nouvelles aventures pédestres !

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GR 2 : de Juziers à Vernon

Dimanche et lundi de Pâques ? L’occasion idéale pour poursuivre nos pérégrinations sur le GR 2 et pour la première fois de marcher deux jours durant ! On prend le RER A puis la ligne J du Transilien pour atteindre Juziers où nous nous étions arrêtés la dernière fois que nous avons cheminé sur la partie Ouest du GR 2. De Juziers, il faut marcher au moins trois kilomètres pour tomber sur les premières balises rouges et blanches. Les premières portions sont forestières et d’autant plus agréables que nous sommes gratifiés d’un temps absolument magnifique avec des températures avoisinant les 25 degrés.

On longe ensuite des champs, notamment de colza. Pas grand chose d’autre aux alentours, mis à part quelques voitures qu’on entend de temps à autre au loin sur la route et un agriculteur hissé sur son tracteur. Les estomacs se creusant en cette fin de matinée, on déguste nos sandwichs assis sur un talus.

Le bourg de Fontenay-Saint-Père nous accueille. En ce dimanche de Pâques, on ne peut pas dire que la foule (en même temps, Wikipédia nous apprend que la ville n’est peuplée que de 1001 âmes) ait envahi les rues.

Entre champs et sous-bois, les kilomètres s’enchaînent. On passe notamment devant un poney-club, sans doute est-il envisageable de squatter les tables et chaises disposées sur la terrasse le temps d’une petite pause. On tombe sur une jonction avec le GR 11, il est toujours émouvant de voir deux GR s’entrecroiser. Nous arrivons à Saint-Martin-la-Garenne (le nom ne s’invente pas), localité dans laquelle, toujours selon Wikipédia, vivent deux habitants de plus qu’à Fontenay-Saint-Père (je vous laisse faire le calcul). Toutes ces petites communes du Vexin ont en commun ce même goût pour la tranquillité. On s’assoit sur un banc installé dans les bois à côté d’un minuscule (et étonnant) sanctuaire orné de statues de saints.

En descendant sur Vétheuil, c’est un très beau panorama sur la Seine qui s’offre à nous.

Nous voici donc à Vétheuil, une des plus célèbres communes du Vexin français. Avec ses berges de Seine et ses maisons fleuries, l’endroit évoque tout du lieu de villégiature pour Parisien stressé. Sans doute le village a-t-il influencé Claude Monet qui y vécut plusieurs années.

C’est après Vétheuil  que le dénivelé se fait sentir. Ainsi, pour atteindre le chemin de Chérence, il faut survivre à une bonne montée. Le sentier est ensuite plus plat jusqu’au terrain d’aviation pour planeurs devant lequel nous assistons au décollage d’un de ces fascinants engins. Les chemins se font plus étroits par la suite avec une succession de montées et descentes. L’effort est récompensé par de superbes points de vue sur la Seine.

Lentement mais sûrement, le sentier en sous-bois nous mène vers la Roche-Guyon où nous avons réservé une chambre d’hôte. La ville est célèbre pour son fort médiéval, dont il ne reste aujourd’hui plus que les ruines du donjon. Un château plus moderne a été construit au XIIe siècle en contrebas du donjon. Il fut remanié aux XVIe et XVIIIe siècles par la famille La Rochefoucauld. Son potager, classé parmi les jardins remarquables, se visite (malheureusement, en raison d’une fermeture imminente, nous ne pourrons visiter aujourd’hui ni le château ni le jardin).

Notre chambre d’hôte se situe à quelques encablures du château. J’ai repéré « Les Damiers » sur Internet et réservé en début de semaine dernière. Visiblement, il valait mieux prévenir de son arrivée car on nous apprend que tout est complet. Notre chambre, qui comprend une salle de bain, est d’aspect un peu vieillot mais l’accueil est sympathique. La nuitée dans cette chambre (dans laquelle sont disposés trois lits simples) coûte 75 euros (dont 30 envoyés par chèque au titre des arrhes), petit-déjeuner compris.

Pour reprendre nos esprits après ces presque 29 kilomètres de marche, on se pause un moment dans la chambre avant de mettre le cap sur « Les Bords de Seine », restaurant qui, comme son nom le laisse supposer, donne sur le fleuve. Les plats sont tout à fait corrects pour des prix un peu inférieurs aux standards parisiens (formule diner entrée-plat-dessert à 25 euros). Les assiettes sont arrivées très vite après la commande, nous en étions même surpris. Le restaurant fait également hôtel sous l’enseigne Logis de France. Les prix affichés sont à peu près les mêmes que ceux de notre chambre d’hôte mais le petit-déjeuner est en sus.

On pensait tomber rapidement dans les bras de Morphée cependant la nuit fut assez agitée. Entre les voitures (la chambre donne sur une route assez passante, du double vitrage ne serait pas un luxe…) et les lits qui grincent, trouver le sommeil n’a pas été un long fleuve tranquille. Si vous avez le choix, ruez-vous sur une chambre qui donne sur le jardin ou n’oubliez pas vos bouchons d’oreilles… Par ailleurs, prendre une douche sans inonder le rebord des toilettes est une gageure. Bref, si c’était à refaire, j’opterais pour l’hôtel Logis de France.

Le petit-déjeuner est « à la française », c’est-à-dire composé de pain, brioche, croissants et confitures. Cela manque, selon moi, de céréales et de fromage mais il me semble que c’est souvent ainsi en France (je ne séjourne que très rarement à l’hôtel sur le territoire national). La rando reprend sur les hauteurs de La Roche-Guyon d’où on admire la Seine.

On entre ensuite dans cette bonne ville de Gommecourt, pas très animée en ce lundi de Pâques. Petit coup de cœur pour Sainte-Geneviève-lès-Gasny avec son petit moulin en bord de rivière.

On arrive à Giverny, ville chère aux Impressionnistes, avant d’arpenter la dernière portion montante descendante du parcours.

Vernon en vue, la rando touche à sa fin ! Après avoir traversé les Yvelines et le Val d’Oise, nous voici dans l’Eure et donc en Normandie ! Un peu plus de 15 kilomètres parcourus en ce deuxième jour. A Vernon, on admire le Vieux Moulin, une des rares bâtisses juchées sur un pont en France.

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Nous avions un instant envisagé de prendre le train de 12 heures 51 reliant Vernon à la gare Saint-Lazare mais nous avons préféré ne pas nous presser et ralentir le pas afin de prendre le suivant deux heures plus tard. On déjeune à La Mie Câline (le pain des sandwichs était un peu meilleur dans mon souvenir), un des seuls endroits ouverts en ce lundi de Pâques.

On n’y a pensé qu’une fois les billets de TER achetés mais il y avait une solution moins onéreuse et plus rapide (car en raison de travaux, les trains Paris/Vernon mettent beaucoup plus de temps aujourd’hui) pour rentrer au bercail, à savoir prendre le train pour Mantes-la-Jolie et y rattraper la ligne J puis le RER A à Conflans-fin-d’Oise. En plus, le train qu’on a pris était blindé de chez blindé, tous les passagers n’avaient pas de place assise, loin de là…

Que retenir de ces deux jours sur le GR 2 ? De belles vues sur la Seine, un temps magnifique, des falaises, le château de La Roche-Guyon. Si c’était à refaire, sans doute prendrais-je le temps de visiter la fondation Claude Monet située à Giverny. Une chose est sûre, cette étape donne envie de continuer sur la partie normande du GR 2 !

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GR 2 : de Chaville au pont Charles de Gaulle

Le retour des beaux jours est propice à la randonnée. Avec une température maximale annoncée à vingt degrés, l’occasion est trop belle pour reprendre les pérégrinations sur le GR 2. En raison du changement d’heure, le départ n’est pas très matinal mais qu’importe, la gare de Chaville-Rive-Droite n’est pas le point le plus éloigné de notre domicile. Retour donc là où nous nous étions arrêtés à l’issue de l’épisode précédent. L’essentiel du dénivelé est à mettre au crédit de la forêt domaniale de Meudon. Ses petits sentiers ombragés sont très agréables en cette fin de matinée.

On retrouve ensuite la Seine que l’on va longer pendant un bon moment parce qu’on va bientôt entamer la partie parisienne du parcours. Nombreuses sont les péniches qui ont élu domicile sur le fleuve.

Une des portions les plus sympathiques de cette étape est peut-être celle qui traverse l’île Saint-Germain. Je ne la connaissais que de nom et je ne regrette pas de l’avoir enfin découverte.

Issy-les-Moulineaux nous accueille dans ses petits jardins publics (le GR 2 aime faire passer les randonneurs par les îlots de verdure des villes). La portion parisienne amorcée, fini le dénivelé ! Le sentier nous fait passer entre autres par le jardin André Citroën, le pont de l’Alma, le pont Alexandre III.

Les bateaux mouches font le plein et nous sommes loin d’être les seuls à cheminer sur les berges. Il faut dire que le tracé du GR 2 dans Paris mène sur des lieux particulièrement touristiques tels le Louvre ou Notre Dame.

Marcher sur le bitume est, à mon sens, plus douloureux pour les pieds et les genoux, comparativement à un terrain plus mou, mais cette portion dans Paris intra-muros est tout à fait recommandable. A cause de la haute fréquentation des quais de Seine en ce dimanche après-midi, les balises rouges et blanches ne sont pas toujours très visibles. C’est là que le « GR Access » de la fédération française de randonnée produit tout son effet en ce qu’il permet de retrouver facilement son chemin grâce aux points GPS rentrés dans le téléphone.

La sortie du jour prend fin au niveau du pont Charles de Gaulle. On reprend le RER à la gare de Lyon située tout près. 22,98 kilomètres au total sous un temps magnifique, à refaire !

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GR 2 : de Sartrouville à Chaville

GR 2, c’est reparti ! Le plan arrêté pour aujourd’hui est de reprendre le sentier à Sartrouville pour mettre le cap vers l’Est avec Chaville dans le viseur. Sartrouville est le point de passage du GR 2 le plus proche de notre logis, c’est de là que nous étions partis pour notre première étape, qui nous avait menée jusqu’à Triel-sur-Seine, sur ce GR. On s’y rend à pied pour s’échauffer, ce qui nous fait déjà trois kilomètres au compteur. Les premières balises rouges et blanches nous font longer les berges de Seine en direction de Montesson. Le chemin, légèrement boisé qui donne sur le fleuve, est des plus agréables.

Pendant la première partie de la rando, on suit l’avenue verte Paris Londres qui est en fait un itinéraire cyclable permettant d’atteindre la capitale britannique. Conditions de marche admirables pour la saison : il doit faire quinze degrés et nous sommes, de temps à autre, gratifiés d’un rayon de soleil. Les cyclistes, coureurs et marcheurs sont nombreux en ce samedi matin.

On passe par Le Pecq et ensuite par Croissy-sur-Seine, toujours en longeant les berges. On traverse le centre-ville de Bougival puis le parc forestier de la Jonchère qui offre de surcroît une belle vue sur la Seine.

Une chose est sûre, le dénivelé est plus important que sur la première partie du parcours mais nul besoin d’une énorme condition physique pour en venir à bout ! Après avoir rasé les berges, nous enchaînons maintenant les portions forestières, ce qui n’est pas pour nous déplaire. On pénètre ainsi dans la forêt domaniale de la Malmaison chère à l’impératrice Joséphine.

Nos chères balises nous entraînent dans un quartier très résidentiel de la commune de Vaucresson : belles maisons et grosses cylindrées en vue. Un peu plus loin, l’étang de Villeneuve est magnifique avec les rayons du soleil qui reflètent sur l’eau. On entrevoit le monument érigé en hommage à l’escadrille la Fayette composée d’aviateurs américains engagés volontaires durant la première guerre mondiale (je regrette de ne m’en être pas davantage rapprochée).

Le sentier nous fait faire un petit tour par le domaine national de Saint-Cloud puis nous emmène à Marnes-la-Coquette. Comme beaucoup de Français, je n’avais jamais entendu parler de cette bonne ville avant que notre Johnny national y décède. C’est le cas de le dire, le centre-ville est tout ce qu’il y a de plus coquet.

Ça y est, on arrive à Chaville, fin de notre périple ! On prend le train à la gare de Chaville-Rive-Droite. Bilan : un peu plus de 22 kilomètres parcourus sur le GR 2 (un peu plus si on compte la distance entre notre domicile et Sartrouville + celle comprise entre la station de tram Pont de Bezons et notre lieu de résidence). Pas mal de vent sur le parcours mais aucune goutte de pluie à signaler alors que les giboulées ont été particulièrement actives pendant la semaine. Comme lors de notre dernière sortie sur le GR 34, nous avons utilisé notre abonnement GR Access (en plus du guide édité par la fédération française de randonnée) pour cette rando. Cet abonnement, grâce auquel on peut générer un fichier GPX lisible depuis un portable, permet de préparer au mieux son parcours et de retomber sur ses pattes en cas de perte du balisage. Pour conclure, cette portion entre Sartrouville et Chaville est peut-être celle qui m’a le plus enchantée depuis nos débuts sur le GR 2. Entre les berges de Seine et les passages en forêt, je ne peux que la recommander.

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GR 34 : du Légué à Jospinet

GR 34 : c’est reparti ! Quelques jours de congés en terres bretonnes, voilà l’occasion rêvée de reprendre le fil du sacro-saint sentier au Légué, là où nous nous étions arrêtés lors de l’épisode précédent (on avait en fait continué jusqu’à Saint-Brieuc mais ce n’était plus le GR 34 à proprement parler). Un peu avant 08 heures 30, nous arrivons en voiture au Légué. Qui dit randonnée, dit pique-nique alors on achète des sandwichs à la très bonne boulangerie Portland.

On a vite fait de retrouver une balise pour nous remettre sur le droit chemin. Le sentier nous fait longer le port du Légué, on passe entre autres devant l’atelier de réparation des bateaux.

Ensuite, ça monte un peu et c’est là que je me retrouve les fesses par terre sur le bas-coté, la faute à mon pied qui a glissé sur une marche en bois glissante. Plus de peur que de mal, l’aventure peut reprendre son cours ! Le sentier nous offre quelques belles vues plongeantes sur la mer.

Après un peu moins d’une heure de marche, les grèves de Langueux se dressent devant nous. Elles ont accueilli par le passé des courses hippiques mais aussi (et c’est moins glorieux) une décharge. Aujourd’hui, un chemin très agréable donne sur la réserve naturelle de la baie de Saint-Brieuc réputée pour abriter de nombreux oiseaux.

La Briqueterie est un écomusée situé le long des grèves dans une ancienne usine de briques. Elle accueille plusieurs expositions, notamment une consacrée au petit train des Côtes du Nord (c’est ainsi que s’appelait le département des Côtes d’Armor avant 1990 ; je suis donc née dans les Côtes du Nord). Je n’ai à ce jour jamais pénétré dans la Briqueterie (honte à moi !) mais il paraît que la visite vaut le coup. Tout près du musée se trouve la Crêperie des grèves (23 rue des grèves à Langueux) que je vous recommande chaleureusement car les crêpes et les galettes y sont délicieuses.

La rando se poursuit avec les grèves d’Hillion. Le sentier est très plat, ce qui permet de marcher à bon rythme (notre kilomètre le plus rapide a été parcouru sur cette portion).

La Maison de la baie donne directement sur la mer. Cet endroit me rappelle de lointains souvenirs car j’y étais allée en classe de mer quand j’étais en grande section ! Biens sûr, ce n’est pas très loin de Pordic mais je crois que c’était, pour la plupart d’entre nous, notre première nuit hors cadre familial. La Maison de la baie est un musée qui met à l’honneur les poissons et mammifères présents dans la baie de Saint-Brieuc. On déjeune sur une table de pique-nique juste à côté de la fameuse maison. La marée est basse, on distingue bien les oiseaux sur les bancs de sable.

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Les douaniers surveillent-ils encore la côte à partir du sentier qui porte leur nom ? J’étais jusqu’à aujourd’hui dans l’incapacité de répondre à cette question mais, après avoir croisé quatre douaniers en uniforme sur le sentier, la réponse est peut-être positive, qui sait ? On passe par la pointe des Guettes puis par la petite plage de Lermot. Force est de constater que depuis la pause déjeuner, le dénivelé est bien plus conséquent. Les montées ne sont certes guère très longues néanmoins certaines sont assez intenses.

L’anse de Morieux offre un beau panorama sur le Gouessant, fleuve côtier de 40,9 kilomètres se jetant dans la Manche.

Située sur la commune de Morieux, la chapelle Saint-Maurice domine la plage du même nom. Construit au XIXe siècle, le petit édifice a subi d’importants dégâts lors de la seconde guerre mondiale avant d’être remis en état à la fin du siècle dernier. Sans doute à cause de la marée basse, les parcs à moules sont particulièrement visibles aujourd’hui. Il faut dire qu’en baie de Saint-Brieuc, le parc mytilicole s’étend sur plus de 500 hectares et contribue à 10% de la production française.

Notre promenade du jour s’achève sur la plage de Jospinet (à ma connaissance, aucun rapport avec un ancien premier ministre). C’est à cet endroit qu’on vient chercher deux randonneurs un peu fatigués par sept heures d’efforts, certes plus ou moins intenses. Bilan : 29,93 kilomètres sur le GR 34 avec un temps superbe pour la saison (près de 16 degrés l’après-midi) !

Pour préparer cette rando, nous nous sommes abonnées à la formule « GR Access » proposée par la fédération française de randonnée pédestre sur son site Internet. En effet, nous avions investi dans un guide de la fédération pour le GR 34 sauf que celui-ci ne va pas plus loin que Saint-Brieuc. Il existe certes un volume pour la partie entre le Mont-Saint-Michel et Saint-Brieuc mais nous avons choisi d’opter pour la formule Internet. Pour 25 euros par an, elle permet de composer son propre parcours avec en bonus des informations sur les lieux traversés et quelques adresses d’hébergements. En somme, c’est un peu comme les guides édités par la fédé avec un peu moins de détails cependant. La création d’un parcours sur le « GR Access » génère un fichier GPX. Pour le lire sur un portable, il faut une application comme par exemple « GPX Viewer » qui coûte un euro. Verdict : le « GR Access » semble être un outil plutôt intéressant d’autant qu’il couvre tous les GR de France. Il reprendra, à coup sûr, du service lors d’une prochaine rando !

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GR 2 : de Triel-sur-Seine à Juziers

GR 2, épisode 2 (au cas où vous l’auriez manqué, voici l’épisode 1) ! Afin de reprendre là où on s’était arrêté il y a de cela quinze jours, on prend le train pour Triel-sur-Seine. Il n’était pas censé faire un temps magnifique, loin de là, mais il pleuvine alors que la météo (je suis du genre à suivre tous les jours l’évolution des conditions climatiques pour planifier une rando…) prévoyait une journée dépourvue de pluie. Si averses il devait y avoir, croisons les doigts pour qu’elles ne soient que passagères !

Arrivés à Triel-sur-Seine, on retrouve notre bien-aimé GR 2. L’adjectif « bien-aimé » est peut-être tout relatif car peu de temps après avoir commencé à marcher, on se trompe de route et il nous faut un peu de temps ainsi que l’analyse combinée du livre GR 2 et de Google Map pour rentrer dans le droit chemin. Loin de moi d’excuser cette erreur mais il faut dire que le balisage n’est pas toujours très visible.

On passe par Vaux-sur-Seine puis Evecquemont, sans doute le plus beau village sur notre parcours d’aujourd’hui. Les petites rues autour de l’église sont, en effet, très paisibles.

Le GR 2 traverse une partie du parc naturel régional du Vexin français. C’est dans ce parc qu’on se trompe (encore) dans le balisage et qu’on suit celui permettant d’accéder à la gare de Meulan-Hardricourt. Conséquence fâcheuse : nous ne sommes plus vraiment sur le tracé du GR 2.

On retrouve le GR 2 à Oinville-sur-Montcient où le sentier, qui nous emmène de nouveau dans le Vexin, est particulièrement gadouilleux. Il faut faire attention à ne pas tomber car c’est très glissant par endroits.

Comme prévu, on quitte le sentier pour reprendre le train à la gare de Juziers. Bilan : 25,3 kilomètres de randonnée boueuse (l’état de propreté de nos pantalons et chaussures en témoigne) sans le moindre rayon de soleil sous une température maximale de quatre degrés. Avec un peu plus de luminosité, je suppose que les paysages ont encore plus à offrir. Par rapport à l’étape entre Sartrouville et Triel-sur-Seine, les portions en forêt sont plus nombreuses. A noter que le GR 2 s’éloigne de la Seine qu’on aura aujourd’hui à peine vue.

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GR 2 : de Sartrouville à Triel-sur-Seine

Absorbée devant la carte de France des GR, j’ai récemment découvert le GR 2 qui relie Dijon au Havre. Le GR 2, parfois appelé Sentier de la Seine, suit le cours de ce long fleuve. Il permet notamment aux randonneurs de traverser l’Ile-de-France à pied sur plus de 260 kilomètres. Cette grande randonnée n’est cependant pas si bien documentée sur Internet, d’où l’investissement dans le guide intitulé la « Seine en Ile-de-France » édité par la fédération française de randonnée pédestre. Celui-ci est pratique car il donne des indications sur les directions à prendre, si les marcheurs venaient à perdre de vue les précieuses balises rouges et blanches, et fournit des informations sur les curiosités naturelles ou patrimoniales.

Pour cette première fois sur le GR 2, on décide de partir de Sartrouville, commune située à une station de RER de notre humble demeure. De la gare de Sartrouville, il faut trouver la Seine, ce qui est chose faite après quelques minutes de marche. Les premiers kilomètres ne sont pas les plus intéressants car on marche en bordure de route mais cela s’arrange à partir de la Frette-sur-Seine où le sentier nous emmène en sous-bois.

Nombreux sont les coureurs et vététistes en ce premier dimanche de janvier. Mieux vaut être bien couvert car la température ne dépasse pas les six degrés. Le soleil n’est pas franchement au rendez-vous, d’où la faible luminosité. On passe par les hauteurs de la Frette-sur-Seine où de très belles maisons bordent de paisibles ruelles.

La Seine n’est jamais loin même si le tracé du GR 2 n’est pas constamment accolé aux quais de Seine. J’apprends l’existence du mot « sente » qui signifie petit chemin ou sentier. A la Frette comme à Herblay, les sentes s’enchaînent !

Passé Herblay, nous voici à Conflans-Sainte-Honorine où le sentier continue le long de la Seine sur laquelle flottent de nombreuses péniches habitées. C’est d’ailleurs devant des péniches que nous mangeons nos sandwichs (faits maison, s’il vous plaît). Il faut dire que Conflans-Sainte-Honorine fut considérée comme une des capitales de la batellerie au XIXe siècle.

Parmi ces péniches, celle baptisée « Je sers » attire l’attention des badauds. Il s’agit, en effet, d’une chapelle fluviale ornée de croix et de panneaux informant sur les horaires des messes.

On arrive au confluent de l’Oise et de la Seine. La zone fait assez industrielle.

Le pont de Conflans sur l’Oise traversé, on arrive à Andrésy. On continue un peu trop loin sur les quais si bien qu’il nous faut faire demi-tour pour rejoindre le GR à côté de l’église d’Andrésy. Chanteloup-les-Vignes en vue, on prend la bien-nommé rue de Pissefontaine (que j’aime ce nom !) qui nous amène sur les hauteurs de la ville. On redescend sur Triel-sur-Seine où on tombe sur un marquage matérialisant la jonction de deux GR : le GR 1 (randonnée pédestre autour de Paris par les Yvelines et le Val-d’Oise de Porte Maillot à Nesles-la-Vallée) et le GR 2. La rue qui donne sur l’église Saint-Martin semble particulièrement calme, comme quoi même en Ile-de-France…

Après 25 kilomètres de randonnée (soit cinq heures passées à déambuler le long de la Seine), il est temps pour nous de mettre le clignotant et de nous garer sur le bas côté. Comme prévu, nous prenons le train à Triel-sur-Seine. Après un changement à Conflans-Fin-d’Oise, nous sommes de retour à la maison. Bilan : une portion somme toute agréable. Certes, ce n’est pas si beau que le GR 34 (je préfère la mer à la Seine) mais cela donne envie de poursuivre l’aventure !

Grandes Randonnées

GR 34 : de Pordic à Saint-Brieuc

GR 34 : l’aventure continue !

De retour en Bretagne le temps des fêtes, quoi de mieux que de mettre à profit une journée pour arpenter les sentiers de ce bon vieux GR 34 ? Pour cette étape d’une journée, on choisit de partir de Pordic et non de l’embarcadère pour l’île de Bréhat devant lequel nous nous étions arrêtés lors de l’épisode précédent (GR 34 : de Bréhec à l’Arcouest).

Le point de départ de cette sortie hivernale est donc le domicile parental situé à Pordic. Figurez-vous que, cette fois-ci, nous sommes trois ! A force de parler du GR 34 en des termes laudateurs, on est parvenu à convaincre une amie de se joindre à nous. Ainsi, le groupe de randonneurs est aujourd’hui composé de Panda 1, Panda 2 et Panda 3.

A 8 heures 35, le peloton composé de trois marcheurs s’élance de la rue Chateaubriand. Il fait tout juste jour et, pour tout dire, le froid se fait sentir car le mercure ne dépasse pas cinq degrés. Comme lors du tout premier épisode de la série GR 34 (GR 34 : de Pordic à Bréhec), on emprunte le petit chemin en bas de la rue qui descend vers la plage du Vau Madec. Par endroits, le sol est recouvert de boue, il a dû visiblement pas mal pleuvoir ces derniers temps. La petite plage de galets en vue, on prend le chemin de droite en direction de Plérin. Le ciel est enveloppé d’une légère brume matinale.

Il faut une demi-heure de marche pour rallier la plage du Petit Havre, bien connue des Pordicais pour sa descente assez abrupte depuis le parc de stationnement, en partant de la plage du Vau Madec.

Il est très agréable de marcher ce matin d’autant que les rayons du soleil commencent à percer. On arrive sur la plage de Tournemine et son école de voile. Encore un peu de marche pour atteindre les Rosaires, la grande plage de Plérin. Le sentier nous mène sur la digue où les promeneurs et coureurs sont nombreux en cette fin de matinée. On déboule ensuite sur Martin Plage avant d’attaquer la montée, peut-être la plus raide jusqu’à maintenant, pour déjeuner sur le parc de stationnement qui permet d’accéder à la pointe du Roselier. Après 3 heures 18 de marche est donc venue l’heure du casse-croûte. Il y a certes des bancs mais on préfère manger debout car ils sont toujours recouverts par la rosée du matin.

La pointe du Roselier offre un magnifique point de vue sur la baie de Saint-Brieuc. Le Roher-Martin, ornée de sa croix, y trône en contrebas. Sa surface semble être peinte en blanc, peut-être pour prévenir tout risque de collision avec les bateaux.

On redescend pour arriver droit sur la plage de Saint-Laurent parsemée d’une multitude de coquillages (c’est sans doute la raison pour laquelle elle ne fait pas partie des plus fréquentées du coin).

Le port du Légué est en vue ! Soyons francs, le chemin qui y mène n’est pas la portion la plus agréable du parcours car le sentier suit la route. Quoi qu’il en soit, le Légué est devenu, ces dernières années, un lieu assez branché grâce aux bars (le QG, le Mar’mousse) et restaurants ( la Vieille Tour, la Cantine Éphémère) qui y sont implantés. Il y a même une boite de nuit, le Magnifik.

C’est au sortir du Légué qu’on se trompe de chemin. Il faut dire que le marquage n’est pas des plus clairs. Il n’est pas évident de distinguer à cet endroit les balises blanches et rouges de leurs confrères jaunes et rouges. Le marquage jaune et rouge nous conduit donc dans la vallée de Saint-Brieuc. C’est dans cette ville, où j’ai passé mes années de collège et de lycée puis trois ans à la fac de droit, que nous nous arrêtons aujourd’hui. En effet, la portion du GR 34 à l’Est de Saint-Brieuc n’est, selon nous, pas des plus excitantes. On se demande si on ne va pas « tricher » et reprendre vers Pléneuf-Val-André la fois prochaine, à moins qu’on décide de continuer le GR direction Ouest, à l’embarcadère pour l’île de Bréhat où nous nous étions interrompus la dernière fois.

Bilan de séance : on aura marché 21 kilomètres aujourd’hui entre 08 heures 35 et 14 heures 48 (c’est précis) avec une demi-heure de pause déjeuner et quelques petits arrêts boissons et en-cas.

Avant de clore cet article, je voudrais partager ici une adresse au cas où des randonneurs, désireux de cheminer le long du GR 34, chercheraient un hébergement. Entre les chambres d’hôte, hôtels et annonces Airbnb, les offres de service ne manquent assurément pas néanmoins, si mon avis vous intéresse, je recommande chaleureusement cette annonce Airbnb : https://www.airbnb.fr/rooms/17601078?location=Pordic&adults=1&guests=1&s=fBPYAyvT. La maison, qui appartient à des amis de ma famille, est en effet facilement accessible depuis le GR 34 (vos hôtes vous expliqueront à merveille comment rejoindre le sentier). La chambre est agréable et le petit-déjeuner copieux !

Jeu : saurez-vous repérer les balises ?

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GR 34 : de Bréhec à l’Arcouest

Trois jours de vacances en Bretagne, voilà une occasion trop belle de poursuivre notre périple GR 34 ! Le départ est donné à 8 heures mais encore faut-il rouler 35 minutes pour atteindre le point où nous nous étions arrêtés la fois dernière. On retrouve facilement ce fameux endroit à la sortie de Bréhec. Il fait un temps absolument magnifique en ce jour de fête nationale et de veille de finale de coupe du monde. On ne croise pas grand monde sur le sentier mis à part quelques coureurs.

On arrive assez vite à la pointe de Minard et les vues sur la mer sont splendides; il faut dire que les rayons du soleil magnifient la couleur de l’eau. On fait une petite pause à Port Lazo, havre de paix pourvu de toilettes, très propres de surcroît.

Le sentier est très bien balisé mais, à un moment donné, on a dû visiblement louper les bandes blanches et rouges car on se retrouve en pleine forêt (heureusement que je porte un collant de rando car les ronces et les orties, ça pique !).

Pas de panique, on retrouve rapidement le chemin sacré. On déjeune entre Kervor et Sainte-Barbe sur une table de pique-nique intelligemment posée face à la mer avec une petite plage en contrebas. Que demander de plus ?

Après cette pauses salutaire, cap sur la très belle abbaye de Beauport. Fondée en 1202, cette bâtisse est un témoin majeur de l’architecture religieuse du nord de la Bretagne. Il est possible de la visiter moyennant six euros mais, si vous n’en avez ni le temps ni l’envie, la vue depuis le sentier associée à un tour de l’extérieur du bâtiment donne déjà un bel aperçu. Je l’ai déjà visitée par le passé, il faudrait que j’y retourne car je n’ai plus qu’un vague souvenir des espaces intérieurs. L’abbaye est célèbre pour être le point de départ d’un chemin menant à Saint-Jacques de Compostelle (une idée pour un futur trek ?).

On longe ensuite des endroits assez marécageux. La mer est basse, ce qui donne parfois un aspect lunaire aux paysages.

Paimpol et son port se profilent. Beaucoup de monde en ce 14 juillet sur les terrasses des bars et restaurants.

Le sentier se poursuit entre forêt et côte. La mer est vraiment loin, elle ne devrait pas être pleine avant 21 heures. 34e nous emmène ensuite à Ploubazlanec puis à Porz Even. Finalement, on met un peu moins de temps pour y arriver qu’indiqué sur le guide. Notre bible est un petit livre édité par la fédération française de randonnée qui suit, étape après étape, une partie du GR 34 entre les Côtes d’Armor et le Finistère. Ce livre est très bien fait et donne de nombreux conseils pour l’hébergement et les transports.

Les amateurs d’hortensias seront servis car ces belles fleurs parsèment les chemins.

Lentement mais sûrement on arrive à l’Arcouest, notre objectif du jour. Il est 17 heures et nous touchons au but après 32,4 kilomètres parcourus. L’Arcouest est célèbre dans le département pour être l’embarcadère pour l’île de Bréhat dont je vous recommande chaudement la visite. Les parents de Panda 2 viennent nous chercher et nous déposent à Bréhec où nous récupérons la voiture.

Que retenir de cette étape du GR 34 ? Le parcours est assez roulant et donc pas des plus ardus. Les 32,4 kilomètres se sont faits sans encombre. En comparaison, notre première étape Pordic / Plouha était plus difficile. Les points de vue sont certes superbes mais le parcours est un peu moins agréable que lors de nos première et deuxième étapes car les portions sur le bitume sont plus nombreuses. Nous avons été gratifiés par un temps optimal : aucun nuage dans le ciel, on ne pouvait rêver mieux ! Question équipement, j’ai remisé au placard les chaussures portées la dernières fois qui m’avaient fait très mal aux pieds et opté pour une antique paire de moyenne montagne (qui a connu ses heures de gloire en Alsace). Pari gagnant, aucune gêne à signaler. Pour le sac à dos, j’ai sorti le bon vieux Millet de 30 litres des familles qui m’a une nouvelle fois apporté entière satisfaction. Vivement la suite de l’aventure sur le GR !

Jeu : à vous de repérer les balises !

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