Islande : bilan

Assurément, l’Islande est un pays qui ravira les amateurs d’évasion et de grands espaces ! Il n’y a pas à dire, ce pays offre des paysages sublimes que vous ne verrez nulle part ailleurs. Les randonneurs y prendront évidemment leur pied tellement les sentiers y sont nombreux.

L’Islande n’est cependant pas mon plus beau voyage. Il m’a fallu plusieurs semaines pour savoir ce qu’il m’avait manqué dans cette île de l’Atlantique nord, et il s’agit de la chaleur humaine. Je n’entends pas par là que les Islandais ne sont pas sympathiques (quoique pas très souriants et souvent froids, tout du moins au premier abord) mais nos contacts avec eux ont été plutôt limités. En effet, étant donné que les deux tiers de la population vit dans la région de Reykjavik, on ne croise pas grand monde dans le reste du pays… Les gens que nous avons rencontrés étaient en écrasante majorité des touristes étrangers.

L’Islande est, en effet, une destination très prisée. On y croise des visiteurs venus du monde entier (beaucoup d’Asiatiques notamment), et ce même au mois de mai alors que la haute saison n’est pas encore commencée. Sur certains sites, la forte concentration de touristes est assez déroutante. D’après les récits de voyageurs rencontrés au cours de notre séjour, le Nord de l’île est aussi magnifique que le Sud et surtout beaucoup moins touristique. Par ailleurs, si je retourne un jour en Islande, je ne manquerai sous aucun prétexte les fjords de l’Ouest !

Le coût de la vie peut à l’évidence décourager de se rendre en Islande. Car, une fois encore, la destination est tout sauf bon marché… Pour ne pas trop craquer niveau budget, mieux vaut privilégier la tente car les nuitées en hôtel ne sont vraiment pas données.

Au niveau du parcours, que dire ? Il est certain qu’avec quelques jours de plus, nous aurions pu faire tout le tour de l’île. L’île de Heimaey offre, certes, de beaux paysages mais, si c’était à refaire, nous y serions probablement restés moins de temps (il me semble qu’y passer une nuit n’est pas forcément nécessaire). Partir en été nous aurait évidemment permis de faire davantage de treks, notamment celui menant de Þórsmörk (de tout le voyage, c’est ce site que nous avons préféré) à Landmannalaugar. Bref, ce n’est sans doute pas pour tout de suite mais j’espère pouvoir retourner un jour en Islande !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

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Le trajet retour (parce que les bonnes choses ont une fin)

C’est déjà notre dernier jour en Islande ! Conséquence : il nous faut rallier Keflavik pour y reprendre l’avion.

Avant de faire définitivement machine arrière, on roule encore un peu plus vers l’Est pour atteindre Stafafell. La côte est magnifique et, comble de chance, il fait soleil.

Etant donné que nous avons sept heures de route devant nous, nous ne pouvons malheureusement pas continuer plus loin. Il est venu le temps de faire machine arrière. Défilent devant nous les villes et les sites que nous avons visités pendant ces dix jours. Le thermomètre de la voiture indique 18 degrés, niveau qui nous était jusqu’ici inconnu en Islande.

On mange les sandwichs, achetés le matin au Netto de Höfn, devant le lac de Jökulsárlón et ses icebergs. Avec le soleil, c’est encore plus beau (voir la photo en haut de l’article) !

On s’arrête dans une station-service pour refaire le plein et laver la voiture (des jets d’eau sont disponibles gratuitement dans la plupart des stations) avant de la rendre. La voiture rendue, le gars de Geysir nous ramène à l’aéroport. On est bien en avance mais qu’importe. L’aventure islandaise étant terminée, il est venu le temps du bilan !

 

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La journée des glaciers et des icebergs 

Le petit-déjeuner servi à l’hôtel Laki n’est pas mauvais et ce n’est pas un mal au vu du prix de la chambre.

C’est donc le ventre bien rempli que nous prenons la direction du plus grand parc naturel d’Europe, j’ai nommé le le parc national de Skaftafell. On commence par suivre un sentier qui nous mène au plus grand glacier islandais, le Vatnajökull. L’endroit où on s’arrête pour pique-niquer offre une vue plongeante sur le glacier.

On prend ensuite un autre chemin qui nous fait passer devant une très belle cascade.

En fin d’après-midi, on reprend la route pour nous rendre au lac de Jökulsárlón, célèbre pour ses blocs de glace aux reflets noirs et bleus. Le site est absolument magnifique (et donc particulièrement fréquenté). En plus, on a la chance d’assister à plusieurs retournements d’icebergs.

Nous faisons route vers Höfn et la guesthouse Hvammur. Notre chambre est située dans une maison dotée d’une cuisine super bien équipée. C’est une bonne surprise car, à la lecture des commentaires sur Internet, je ne pensais pas qu’il serait possible de se faire à manger (mais l’auberge est en fait composée de deux maisons et je crois que l’autre bâtiment ne dispose d’aucune cuisine). Pour une nuit, on paye 81 euros auxquels il faut rajouter 28 euros (pour deux) pour le petit-déjeuner (qui est cependant loin d’être le meilleur du séjour).

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Où l’on approche la carcasse d’un avion

Le petit-déjeuner étant en supplément à l’hôtel Welcome Edinborg, nous mangeons du Skyr, des fruits et du pain dans la chambre.

Première étape de la journée : la Skógafoss (ou chute de Skógar).

Le débit de cette chute d’eau est impressionnant. Ca fait du bruit et ça mouille ! Un escalier permet aux visiteurs d’observer la cascade d’en haut. De là, on voit le sentier emprunté par les randonneurs marchant vers Landmannalaugar. J’aimerais pouvoir un jour faire ce trek !

On continue notre route vers l’Est. On s’arrête pour admirer de plus près le Sólheimajökull (c’est un glacier !). On entend la glace fondre dans la rivière mais contrairement à l’idée que l’on pourrait s’en faire, la couleur dominante n’est pas le blanc immaculé.

J’en arrive à ce qui est peut-être la parenthèse la plus originale du séjour. Nous sommes, en effet, allés voir la carlingue d’un avion accidenté. Aucun panneau n’indique la présence de l’engin (ou plutôt de ce qu’il en reste) mais je suppose, au vu du nombre de badauds, que sa localisation est précisée par certains guides touristiques (mais pas par le Routard).

D’après ce que j’ai lu (on a appris l’existence de l’épave par la lecture de blogs), il s’agit d’un avion de l’armée américaine qui s’est échoué en 1973 sur cette plage islandaise. L’accident, dû à une panne sèche, n’a heureusement pas fait de victime. Pour y accéder, il faut marcher pas moins de quatre kilomètres (la promenade, toute en ligne droite, semble interminable). Comme je le disais, cette carcasse d’avion est certes singulière mais ce n’est pas, à mon sens, un site incontournable.

On reprend la route direction Dyrhólaey, petite péninsule de 120 mètres de haut, située sur la côte sud de l’Islande à proximité de Vík. Avec ses imposantes falaises et sa plage de sable noir, l’endroit est magnifique.  Les oiseaux y sont particulièrement nombreux.

On poursuit ensuite notre chemin vers Reynishverfi et sa vaste plage de sable noir.

On roule une heure avant d’atteindre Kirkjubæjarklaustur (rassurez-vous, on peut dire Klaustur). On suit un sentier de randonnée menant aux hauteurs du village.

C’est à Klaustur que se trouve notre hôtel du soir, l’hôtel Laki. La chambre est très impersonnelle et aurait, en outre, besoin d’un bon coup de peinture. La ventilation dans la salle de bain fait un bruit d’enfer, le jet de la douche est tout sauf agréable, il y a des trous dans les draps. Le tout pour 130 euros la nuit, ce qui fait de cet hôtel le plus cher de notre séjour. Vous l’aurez compris, je ne vous recommande pas cet établissement.

 

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Heimaey, île volcanique

Après une bonne demi-heure de traversée depuis Landeyjahöfn, nous arrivons sur l’île de Heimaey. Heimaey fait partie de l’archipel des îles Vestmann, composé d’une quinzaine d’îles et d’une trentaine d’îlots qui doivent leur origine à des éruptions volcaniques sous-marines.

Dès notre arrivée, on se dirige vers notre hôtel, le B&B Guesthouse Hrafnabjörg.

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Alors, certes, de l’extérieur, ça ne paye pas de mine mais l’intérieur est propre et accueillant. Nous profitons de la cuisine (très bien équipée) pour nous faire des pâtes au pesto. Fatigués par les randos de Þórsmörk, on se met ensuite au lit. Nous sommes seuls dans un dortoir de quatre personnes, les lits grincent un peu mais sont plutôt confortables.

Sitôt levés, nous profitons du petit-déjeuner inclus dans le prix. Il n’est pas mauvais mais loin d’être le plus complet parmi ceux que nous avons testés depuis le début de notre séjour.

On se met tranquillement en route (l’auberge ne disposant que d’une seule salle de bain, l’attente est un peu longue) pour monter au sommet du volcan Eldfell.

La vue est très belle de là-haut (ascension rapide, pas très difficile). Le plus marquant est peut-être le trou dans la roche dans lequel on peut passer la main et sentir la chaleur générée par le volcan. L’éruption de 1973 (la seule de ce volcan) a agrandi l’île de 2,2 km² ! On se promène sur cette annexe et c’est vraiment impressionnant.

Midi approchant, nous nous dirigeons vers le centre-ville. Nous achetons quelques provisions au supermarché Krónan (il y a aussi un Bonus) mais, une fois n’est pas coutume, nous décidons d’aller au restau (soyons fous, on est dimanche !). L’établissement qui recueille nos suffrages est le « Gott » (en même temps, les restaurants ne sont pas bien nombreux). Au menu, burgers et sandwichs chauds d’inspiration mexicaine. C’est plutôt pas mal et, en plus, les prix sont raisonnables.

Notre bateau part à 18 heures 30, ce qui nous laisse encore du temps mais pas assez pour faire le tour de l’île. On choisit donc de suivre quelques sentiers au nord. Comme partout en Islande, on croise des moutons bien laineux et des chevaux.

Alors que nous marchons au bord de la route dans l’espoir de retomber sur un autre sentier (il aurait vraiment fallu qu’on se procure une carte car les sentiers ne sont pas très bien indiqués), une sympathique Islandaise s’arrête et propose de nous emmener en voiture un peu plus loin. Le problème, c’est qu’on ne sait pas exactement où aller… Elle nous dépose à côté d’un sentier mais il se trouve en fait que c’est celui qui mène au volcan Eldfell. Bref, nous ne sommes pas vraiment avancés !

Peu après 19 heures, nous sommes de retour sur le continent (si encore on peut parler de continent pour l’Islande) et nous rendons directement à notre hôtel, le Welcome Edinborg situé à une demi-heure de route de l’embarcadère. Cet hôtel est un peu spécial dans le sens où il n’y a pas de réception, le gérant envoyant par courriel les codes (celui de la porte d’entrée et celui permettant d’ouvrir un petit boitier à côté de la porte de la chambre pour prendre possession de la clé de celle-ci) aux clients. La chambre n’est pas si mal, certes, très impersonnelle mais tout à fait fonctionnelle. Par ailleurs, la vue sur l’Eyjafjallojökull est magnifique.

 

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Þórsmörk ou le paradis des randonneurs

Le petit-déjeuner servi à l’Hôtel Hella est plutôt copieux. C’est donc le ventre bien rempli que nous prenons la route en direction de Seljalandsfoss, qui en plus d’être une splendide chute d’eau, est un arrêts du bus pour Þórsmörk. On admire de loin la cascade avant de prendre place à bord du bus 4*4. Parce qu’il n’est pas possible de se rendre à Þórsmörk avec une voiture de tourisme, nous avions réservé sur Internet les billets de bus. En partant de Seljalandsfoss, on en a eu pour 100 euros environ.

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A 10 heures 45, c’est parti, notre bus file vers la piste ! Après une heure de trajet et le franchissement de plusieurs gués, nous arrivons à destination. On avait réservé deux lits en dortoir (solution la moins chère mais 50 euros par personne tout de même) à la Volcano Huts. Les draps ne sont pas compris dans le prix et vu que nous n’avons pas emmené de sacs de couchage, il nous faut payer un supplément de 3 000  ISK par personne pour en récupérer…

Peu après notre arrivée, nous partons en rando. On mange en chemin des sandwichs achetés hier et c’est la classe car le paysage est magnifique. On en prend plein la vue tout l’après-midi. Cerise sur le gâteau, il ne pleut pas ! Certains passages ne sont pas évidents à négocier à cause des névés. Mieux vaut être chaussé d’une bonne paire de chaussures de rando.

Les jambes un peu lourdes après plus de six heures de marche, nous rentrons à notre dortoir. Contrairement à ce que nous pensions, celui-ci est vide, ce qui signifie que nous avons un chalet pour nous seuls. On mange des sandwichs en guise de dîner car on avait lu sur Internet qu’il n’était pas possible de cuisiner sur place. Or, il y a, dans le chalet, des verres, des assiettes, une poêle et une casserole. Bref, on aurait pu se faire un truc à manger !

On bouge jusqu’au restaurant pour profiter du wifi. Des Californiens croisés sur les sentiers nous proposent de nous joindre à eux pour faire un puzzle, qui est en fait une carte de l’Islande. C’est sacrément difficile (en plus, on n’y voit presque rien) et, mis à part le Sud, nous ne parvenons pas à assembler grand chose.

Le lendemain matin, nous mangeons nos provisions à l’heure du petit-déjeuner (celui proposé par la Volcano Huts n’est pas donné). On part ensuite marcher mais le balisage n’étant pas toujours très clair, on se perd quelque peu sur les sentiers. Il fait très beau, on prend même quelques couleurs.

On mange assis sur une roche tout en admirant le paysage les sandwichs concoctés par la Volacano Huts (2 500  ISK par personne).

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A 16 heures, nous montons dans le bus et faisons nos adieux à Þórsmörk. On s’approche de Seljalandsfoss, cette chute d’eau est très impressionnante. En plus, un petit chemin aménagé permet de passer derrière ; attention, ça mouille !

Un sentier mène à une autre cascade 500 mètres plus loin.

Nous reprenons la voiture pour gagner le port de Landeyjahöfn d’où partent les bateaux pour l’île de Heimaey.

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Le jour où on comprend tout l’intérêt des sièges chauffants

Je ne peux que vous recommander très chaleureusement la Sel Guesthouse. En plus d’un dîner aussi délicieux que copieux, elle offre un petit-déjeuner (inclus dans le prix) inoubliable ! Il y a tellement de choix que je ne sais par où commencer… En plus, les propriétaires sont adorables.

Nous quittons à regret cette belle adresse pour prendre le chemin de Skálholt. Avant 1785 (séisme + éruption volcanique = la poisse), la ville était le centre de la vie culturelle et politique islandaise. On visite la cathédrale (entrée = 300 ISK) puis on se promène aux alentours. C’est mignon mais rien d’extraordinaire non plus.

Sur la route, nous  nous arrêtons au cratère de Kerið. Pour pouvoir l’approcher, il faut s’acquitter d’un droit de passage de 400 ISK par personne (on se demande pourquoi l’accès au cratère est payant alors que les sites composant le cercle d’or sont gratuits). Quoi qu’il en soit, le cratère est absolument magnifique. On ne se lasse pas de cette eau couleur bleu turquoise. Vu d’en haut, c’est vraiment saisissant. Je profite de l’occasion pour choisir quelques petites pierres volcaniques à ramener en guise de souvenir.

On reprend la voiture pour rallier Hveragerði, petite ville construite autour d’une aire géothermique. On commence par faire un tour au supermarché Bonus (le logo de cette chaîne de magasins, un cochon rose, me fait bien marrer) histoire de faire le plein de victuailles pour la journée et celles à venir. Le centre commercial, où a élu domicile notre cochon rose, abrite l’office du tourisme ainsi qu’une expo consacrée au tremblement de terre de 2008. Pour 200 ISK, on teste le simulateur de séisme, qui est en fait une sorte de cabine de chantier entièrement vide. Ca bouge pas mal, c’est assez surprenant (mais très court).

Nous nous rendons ensuite au parc géothermique. L’entrée coûte 200 ISK et, pour être honnête, il n’y a pas grand chose à voir. En effet, depuis ce fameux séisme de 2008, la zone d’activité s’est déplacée. Bref, il faut bien se pencher pour voir l’eau bouillonner. Une serre (chauffée grâce à la géothermie) accueille des pieds de tomates et un bananier.

On continue avec une petite randonnée censée mener à une source d’eau chaude où les gens viennent se baigner. Le truc, c’est qu’on se trompe de sentier… Celui que nous empruntons est bien agréable mais aucune source en vue. On marche une bonne demi-heure avant de rebrousser chemin sous une pluie battante.

On reprend la voiture et c’est là qu’on se rend compte que des véhicules sont garés un peu plus loin. Refusant de rester sur une défaite, on repart de plus belle, toujours sous la pluie, et on ne le regrette pas du tout. Malgré le vent, la couverture nuageuse et les trombes d’eau, le paysage est superbe. Des rivières et des mares d’eau bouillonnante jalonnent le parcours.

Après une bonne heure de marche, nous arrivons au but, à savoir la partie de la rivière qui fait le bonheur des baigneurs. N’ayant emporté ni serviettes ni maillots, nous ne trempons que nos doigts dans ces eaux chaudes. C’est, pour tout dire, fort dommage (j’imagine quand même avec un certain effroi ce que cela doit être de sortir d’une eau à plus de 30 degrés sous une pluie battante avec une température atmosphérique ne dépassant pas les 8 degrés, de se sécher et de devoir remettre ses vêtements trempés et boueux…). Nous revenons à la voiture dégoulinants et c’est là que nous comprenons tout l’intérêt des sièges chauffants !

On met le cap sur Eyrarbakki, un ancien port de pêche que nous traversons, soyons francs, en voiture, peu motivés pour remettre le nez dehors de sitôt. A Selfoss, on s’arrête au supermarché Krónan pour racheter quelques vivres  (car naturellement on a oublié quelques trucs ce matin).

On arrive à Hella où se trouve notre auberge du soir. Au vu des commentaires lus sur Booking, nous ne savons pas trop quoi attendre de l’hôtel Hella et nous sommes assez pessimistes. Alors, certes, l’extérieur fait vieillot et la déco n’est pas exceptionnelle mais l’accueil est tout à fait sympathique. La chambre est spacieuse et le lit confortable (mention spéciale pour le radiateur grâce auquel nous séchons nos vêtements). Si l’ensemble manque de charme, le prix, lui, est raisonnable (62 euros pour une chambre double).

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Où l’on visite le cercle d’or

Au Héraðsskólinn Boutique Hostel, le petit-déjeuner est certes en supplément mais il est délicieux. Il y a même du saumon fumé et le nécessaire pour se faire des gaufres. Vers 9 heures, nous quittons l’hôtel pour nous lancer à l’assaut du cercle d’or.

On commence par le Þingvellir, la célèbre plaine du parlement. Une partie de ce parc national, le site de l’Hémicycle, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ici, la dérive des continents bat son plein avec la plaque nord-américaine et sa collègue eurasienne qui s’écartent inexorablement. C’est drôle de se dire qu’on marche entre ces deux plaques !

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La vue sur le lac de Þingvallavatn est saisissante. Elle doit l’être encore plus quand le ciel est dégagé.

On suit le sentier qui longe le site et débouche sur une chute d’eau. C’est très joli mais cela se fait très rapidement. En fait, contrairement à ce que je pensais, il n’y a pas vraiment de sentiers pour des randos plus longues.

Après un peu plus de deux heures passées à Þingvellir, nous mettons le cap sur le champ géothermique de Geysir. Les touristes affluent pour admirer les éruptions du dénommé Strokkur. Tant mieux pour eux car il entre en action toutes les cinq-dix minutes en propulsant sa colonne d’eau à des hauteurs assez variables. C’est pour tout dire très rigolo. Les appareils photo et téléphone sont évidemment de sortie pour capter la sortie d’eau.

Le geyser que tout le monde vient contempler, c’est donc Strokkur car son copain Geysir (qui pouvait atteindre des hauteurs de 30 à 60 mètres) est plutôt calme depuis un demi siècle. En 2000, à la suite d’un tremblement de terre, il s’est remis au travail mais ses irruptions sont assez irrégulières.

On se promène sur l’aire géothermale, au programme : mares de boue bouillonnante et sources d’eau chaude.

Il pleut, il vente, du coup, on casse la croûte dans la voiture. Prochaine étape : les chutes d’eau de Gullfoss. Mieux vaut se munir d’un manteau équipé d’une capuche pour approcher ces impressionnantes cascades car le débit est du genre puissant !

Nous en avons terminé avec le cercle d’or à proprement parler. Je pense qu’une journée suffit amplement pour visiter les trois principaux sites. En mai, il y a déjà pas mal de touristes, je n’ose même pas imaginer ce que cela doit être en été…

Pour achever cette journée en beauté, nous filons au Gamla Laugin plus connu sous le nom de Secret Lagoon. Ce bassin naturel est une sorte de Blue Lagoon plus authentique et moins touristique (moins cher aussi, environ 20 euros l’entrée). L’eau est encore plus chaude qu’au Blue Lagoon, heureusement on peut aller se chercher gratuitement des verres d’eau au bar. Par endroit, l’eau est même brûlante ! Pour se rafraîchir, rien de tel que la petite promenade qui consiste à faire le tour du bassin en maillot de bain (je vous jure, on n’a pas froid) pour approcher les marres d’eau bouillonnante et les fumerolles.

Nous reprenons la route pour rallier notre gîte du soir, j’ai nommé la Sel Guesthouse. Cet endroit est absolument génial ! C’est en fait une ferme (on entend le coq et les canards) toute tranquille située au milieu de nulle part. Pour une chambre, nous payons dans les 80 euros. Le dîner est en supplément (5 000 ISK par tête). On le prend et on ne regrette pas du tout car il est succulent !

 

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A Reykjavik

Si l’hôtel Kex est très sympa (petite touche islandaise : les douches sont communes, dans le sens où on se douche devant les autres garçons ou filles), les lits le sont moins. Vous l’aurez compris, on n’a pas super bien dormi. Malgré tout, on se lève tôt pour prendre le petit-déjeuner (plutôt copieux) à 8 heures. Je précise qu’une cuisine est à disposition des clients, ce qui est très commode dans un pays où manger au restau n’est pas donné.

La première chose qu’on fait en sortant de l’auberge, c’est d’aller mettre quelques pièces dans le parcmètre car nous sommes garés devant l’hôtel où le stationnement est payant (il y a des places gratuites à Reykjavik mais, sur le coup,on a un peu la flemme de se mettre à leur recherche).

On marche vers le Harpa, grande salle de concerts construite en bord de mer. Sur le chemin, on passe devant ce bateau viking métallique.

On remonte ensuite la principale rue commerçante et on se promène dans la vieille ville. C’est plutôt mignon, des peintures murales ornent les façades.

On se dirige vers le port. On se retrouve nez à nez avec une grande butte de gazon au sommet de laquelle trônent des poissons séchés.

Midi approchant, nos estomacs nous amènent au vieux port. Nous mangeons de délicieuses brochettes de poisson au Seabaron Sægreifinn (Tryggvagata, 101). C’est très bon mais cher (nous payons presque 40 euros pour trois brochettes).

On se promène dans un jardin qui abrite un plan d’eau avant d’entrer au musée national d’Islande. L’entrée coûte 1 500 ISK, ce qui n’est pas très élevé pour un musée qui vaut, à mon sens, largement le coup (on y apprend plein de choses sur l’histoire du pays et ses habitants). Etant donné que les musées ferment à 17 heures, nous renonçons à en visiter un autre. On entre dans un supermarché pour faire quelques emplettes (sandwichs pour le soir, pommes, yaourts aux céréales). Le dit magasin est situé en plein centre-ville, c’est peut-être la raison pour laquelle les prix sont prohibitifs.

Lentement mais sûrement, nous regagnons la voiture car il faut une bonne heure de route pour rallier le prochain lieu de villégiature. Après avoir chargé l’itinéraire sur Google Map grâce au wifi du Kex Hostel, nous mettons le cap vers ce que les Islandais appellent le cercle d’or, plus particulièrement vers l’hôtel que nous avons réservé. L’hôtel, c’est le Héraðsskólinn Boutique Hostel situé à Laugarbraut. Pour deux lits dans un dortoir de douze personnes, nous payons un peu moins de 100 euros. Il faut rajouter douze euros par tête pour prendre le petit-déjeuner sur place. L’auberge est propre et très spacieuse. Par ailleurs, la cuisine est bien équipée (vérifier l’existence de celle-ci avant notre venue nous aurait permis de nous concocter un repas chaud en lieu et place de nos sandwichs). On passe une bonne partie de la soirée à discuter avec deux Français. Ils nous racontent leur voyage qui touche à sa fin (c’est la première nuit qu’ils ne dorment pas sous la tente, chapeau !).

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L’aventure commence par le Blue Lagoon

Départ de Roissy un peu après midi avec la compagnie islandaise à bas coûts Wow Air. Attention, ils pèsent les bagages à main (Ryanair et EasyJet font parfois du zèle pour la taille mais je ne les ai jamais vus contrôler le poids des bagages à main) ! Il ne faut pas que votre sac dépasse les 5 kilos (je viens de vérifier sur leur site et apparemment c’est 10 maintenant mais méfiance, ce serait bête de devoir payer un supplément). Les hôtesses ne sont pas particulièrement souriantes mais on arrive à bon port après 3 heures 15 de vol (et c’est bien là l’essentiel !). Il fait huit degrés et le vent souffle fort, bienvenue en Islande !

On se dirige vers les comptoirs des loueurs de voitures sans pour autant trouver celui de Geysir. On s’est alors rappelé qu’ils devaient nous attendre à la sortie de l’aéroport. Cependant, personne à l’horizon. Après avoir patienté un bon quart d’heure, on se renseigne au point infos où on nous donne un numéro de téléphone. On les appelle et le gars de Geysir arrive dix minutes plus tard. Il nous amène en minibus jusqu’au bureau de la compagnie. On récupère notre char et c’est parti pour le Blue Lagoon situé à une vingtaine de minutes de route de l’aéroport.

Le Blue Lagoon est un haut-lieu du tourisme islandais et attire chaque année des milliers de visiteurs. On se disait qu’au mois de mai il ne serait pas nécessaire de réserver. Erreur ! L’hôtesse d’accueil nous explique que tous les billets sont vendus jusque 19 heures mais nous conseille de regarder sur Internet (grâce au wifi de la cafétéria) s’il ne reste pas des entrées pour 18 heures. En fait, la réservation en ligne doit se faire deux heures en avance par rapport à l’horaire désiré. On choisit donc 19 heures et réglons 40 euros par personne (et dire qu’il s’agit là de la formule la moins chère… Pour ce prix, la serviette n’est pas fournie).

Pour passer le temps, on se promène sur le petit sentier qui longe le Blue Lagoon.  C’est plutôt mignon.

On mange un morceau à la cafétéria (deux sandwichs + un smoothie = 22 euros, ça fait mal quand même !).

Il est très agréable de se baigner dans une eau à 38 degrés, néanmoins, à mon sens, c’est un peu cher. Après, je me dis que je retournerai sans doute pas en Islande de sitôt. De la boue blanche à appliquer sur le visage et les épaules est à disposition des visiteurs (verdict : j’étais sceptique mais je dois bien avouer que ma peau était plus douce après ce masque). Si on veut boire quelque chose pendant la baignade, pas de problème ! Le barman scanne le bracelet qui vous a permis de fermer votre casier et vous paierez vos consos à la sortie.

Après une bonne heure passée au Blue Lagoon, on reprend la voiture pour rallier Reykjavik. Comme il est plus de 21 heures, on se rend directement à l’auberge, le Kex Hostel (à deux, nous payons dans les 90 euros, somme à laquelle il faut rajouter douze euros par tête pour le petit-déjeuner), où nous partageons une chambre avec deux autres personnes. L’endroit est très branché, le premier étage abrite un grand bar. Malheureusement, nous sommes un peu fatigués et conscients du fait que demain sera notre seule journée dans la capitale, nous ne goûtons pas les bières islandaises.

 

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