Les Laurentides en hiver

Située au Nord de Montréal, la région des Laurentides constitue une belle idée de lieu de villégiature en été comme en hiver. Évidemment, les activités diffèrent selon la saison mais, quelle que soit la période de l’année, vous ne devriez pas trop vous ennuyer.

1. Hébergement

S’il est très populaire de camper l’été partout au Québec, cette solution d’hébergement, certes bon marché, n’est pas celle qui a le plus la cote en hiver. En vous y prenant assez tôt, vous ne devriez pas rencontrer trop de difficultés pour trouver un chalet. Le nôtre (déniché sur Airbnb) était sur la commune de Lac-Supérieur, petite localité située à une dizaine de minutes de voiture de Mont-Tremblant. Disposant de quatre chambres, d’un spa et d’un sauna, ce chalet, qui fait partie d’un large complexe immobilier, a parfaitement répondu à nos attentes. Son seul défaut était peut-être la température relativement froide qui y régnait malgré le chauffage (il semble que les grandes baies vitrées, qui apportent certes de la luminosité, ne facilitent pas le travail des radiateurs).

2. Location d’un char

Pour se rendre à Lac-Supérieur, il n’y a pas vraiment d’autre solution que celle de louer un véhicule. Nous avons donc loué deux voitures (car nous étions huit à être de la partie) dans une agence Enterprise à Montréal. La bonne nouvelle, c’est que les tarifs étaient très abordables. Ainsi, la location d’une Kia Soul pour cinq jours nous a coûté à peine plus de cent euros (ce qui est assez bizarre, c’est que le gars nous a accordé des rabais alors que nous n’avons absolument rien négocié). Tous les véhicules loués en hiver sont équipés de pneus neige.

3. Traîneau à chiens

Parmi les activités hivernales plébiscitées par les touristes, le traîneau à chiens figure en bonne position. Nous nous y sommes essayés chez Laurel Nature Aventure, prestataire implanté sur la commune de Wentworth-Nord (à environ une heure de route de Mont-Tremblant). Si l’activité est largement proposée au Québec, il ne faut pas hésiter à réserver quelques jours en avance car les places partent vite. Chez Laurel, les chiens ne sont pas tous de la même race mais ils sont tous adorables. Apparemment, certains ont été recueillis. Concrètement, comment ça se passe, le traîneau à chiens ?

      1. Formation au pilotage et aux règles de sécurité : c’est assez long et ça fait un peu peur car on pourrait penser qu’il faut avoir fait Polytechnique pour conduire un traîneau…
      2. Entraînement sur un traîneau avec une âme charitable humaine dans le rôle du toutou
      3. Rencontre avec l’attelage. Les chiens qui vont avoir le privilège ou le malheur de traîner ma carcasse s’appellent Apache, Link et Archie
      4. Préparation de l’attelage : un peu stressant car les chiens n’en finissent plus d’aboyer (surtout Apache)
      5. Départ des attelages : le guide part en tête, les touristes suivent tant bien que mal (pas de souci à se faire cependant, le grand manitou regarde régulièrement dans le rétro pour voir si tout le monde suit)
      6. Rythme de croisière : après le stress des premières minutes, les apprentis pilotes prennent de l’assurance, y compris dans les descentes. En montée, il faut aider les chiens en poussant le traîneau.
      7. Pause thé ou chocolat chaud
      8. Reprise des négociations : on lâche de nouveau les chiens
      9. Retour au port après une heure et demi de promenade : on libère les chiens des traîneaux et harnais, on félicite les toutous et on remet un diplôme aux apprentis conducteurs

Bilan : conduire un traîneau à chiens n’a rien de complexe, des enfants de douze ans y parviennent. Aucune chute à signaler même si on a tous eu peur, un moment ou à l’autre, de tomber. Expérience positive (mais qui a un coût, environ 150 dollars par personne) néanmoins mon cœur se serre à la vue des cages dans lesquelles les chiens sont installés car elles ne sont pas très spacieuses. C’est sans doute la raison pour laquelle les animaux ont l’air heureux de sortir. D’après ce qu’on nous a dit, les chiens ne sortent pas en attelage l’été car ils ont beaucoup de mal à supporter la chaleur. J’espère cependant qu’ils ne restent pas tout le temps dans leurs chenils !

4. Motoneige

A l’image du traîneau à chiens, la motoneige figure parmi les activités d’hiver les plus populaires au Québec. Laurel Nature Aventure proposant également une initiation à la conduite de ces engins, c’est ici qu’une partie d’entre nous apprend les rudiments du pilotage de motoneige. Je n’étais pas de la partie donc je ne pourrais pas en dire beaucoup plus mais, d’après des témoignages concordants, les paysages traversés étaient magnifiques. Pour faire de la motoneige en duo, il faut débourser dans les 200 dollars pour deux heures de conduite.

5. Ski

Même si les sommets des Laurentides ne sont pas si élevés, ils offrent de belles possibilités aux skieurs. La station de Mont-Tremblant est peut-être la plus célèbre, tout du moins pour le ski de descente. Les forfaits, tout comme la location du matériel, sont très chers. La station de Mont-Blanc propose des prix un peu plus avantageux avec un forfait journalier à 69 dollars et des locations de skis, masques et casques à partir de 70 dollars.

6. Parc national du Mont-Tremblant

Le parc national du Mont-Tremblant est, d’après l’ami Wikipédia, le deuxième plus grand du Québec. Situé à seulement quelques minutes de voiture de notre chalet de Lac-Supérieur, l’occasion était trop belle ! L’accès au parc, géré par la Sépaq (comme un certain nombre de parcs québécois) coûte 8,75 dollars par personne. Pour 18 dollars, on peut louer des raquettes et c’est pour cette activité que nous optons. On jette notre dévolu sur les sentiers de la Roche, la Coulée et la Corniche, qui forment une boucle de 8,2 kilomètres. Rien de très difficile, 255 mètres de dénivelé, et surtout de très jolies vues sur le lac Monroe entièrement gelé. Les raquettes sont appréciables sur les portions où le manteau neigeux est profond. Il est également possible de faire du ski de fond au parc national du Mont-Tremblant.

7. La Montfortaine et le corridor aérobique

Situé à une heure de route de Montréal et de Lac-Supérieur, le village de Montfort propose un certain nombre d’activités hivernales. Au pavillon Montfort, qui en plus d’être un office du tourisme est aussi une église, nous sommes chaleureusement accueillis. Nous louons des crampons en échange de 10 dollars, car selon les dames du pavillon, la neige est déjà bien tapée donc les raquettes ne sont pas forcément indispensables. Les randonnées bleue, verte et jaune nous font découvrir le parc régional des Pays d’en Haut. Elles ne sont pas très compliquées même s’il y a un peu de dénivelé. On marche ensuite quelques kilomètres le long du corridor aérobique qui est aménagé le long d’une ancienne voie ferrée. L’endroit est très prisé pour la pratique du ski de fond.

8. Où manger ?

Nous avons cassé la croûte à deux reprises à Saint-Sauveur :

  • Café White et Compagnie (31 avenue de la Gare) : tartines, bons petits plats, pâtisseries. Excellente adresse !
  • Allô ! Mon coco (66 avenue de la Gare) : jus de fruits, œufs, bagels, burgers et j’en passe. Un bon rapport qualité prix mais un peu « cochon » (comprendre gras)

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Ottawa, Ontario

Après plusieurs jours passés à Montréal, ville que nous connaissons déjà pour l’avoir visitée en septembre 2018, nous profitons de ce deuxième séjour au Canada pour mettre le cap sur l’Ontario, province où l’on ne parle pas français, tabernacle !

Les bus étant relativement chers et le trafic ferroviaire tournant au ralenti en raison de manifestations contre la construction d’un gazoduc, c’est pour le covoiturage que nous optons. Le Blablacar local s’appelle Amigo Express, plateforme sur laquelle nous trouvons un aller et un retour pour Ottawa en quelques clics. Le rendez-vous est fixé à onze heures au métro Namur d’où nous partons avec cinq minutes d’avance. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le trajet n’est pas marqué par la convivialité. En effet, nos deux compagnes de voyage parlent tout bas entre elles et notre conducteur, sans doute d’origine indienne ou pakistanaise, ne parle pas très bien anglais et apparemment pas français. Bref, cette voiture confortable est l’endroit idéal pour terminer sa nuit. On arrive à Ottawa en une heure trente cinq minutes, ce qui constitue une belle performance. On donne 40 dollars au chauffeur, en plus des 20 déjà payés en ligne.

On se rend directement à l’hôtel situé à quelques minutes de marche de l’endroit où on nous a déposés. L’établissement, réservé via Booking, est le Carleton Suite Hotel. Une nuit coûte une bonne centaine de dollars ; c’était pourtant l’un des moins chers. On y laisse nos sacs pour pouvoir nous lancer plus légers dans l’exploration des environs. L’après-midi étant déjà bien entamé, la priorité est de ravitailler les estomacs. On avait repéré, grâce au wifi de l’hôtel, un restaurant de falafels particulièrement bien noté sur Google. Pas un chat cependant à l’intérieur de cet établissement, ce qui rend un brin sceptique Panda 2 d’autant que la totalité des avis culmine à 5/5. Sur le chemin, on est passé devant un café plein à craquer répondant au doux nom de Mazarine (282 Kent Street). Il n’en fallait pas moins pour qu’on y jette notre dévolu. Le souci, c’est qu’il n’y a pas de table disponible dans l’immédiat. On nous en promet une dans quinze – vingt minutes, cependant le temps d’attente s’avère plus long que prévu. La carte est très minimaliste, ce qui est souvent un gage de fraîcheur des produits. Le sandwich fourré à la courgette et au houmous est très réussi (mais l’accompagnement par des frites, certes très bonnes, aurait pu être avantageusement remplacé par une salade) tout comme les pancakes bien épaisses comme on les aime. L’addition s’élève à 38,99 dollars avant pourboire.

Rassasiés, on file au musée canadien de la nature situé à quelques minutes de marche. L’entrée coûte 15 dollars sans les taxes. Je vous conseille chaleureusement cette visite qui est absolument passionnante. On y apprend une foule de choses sur la faune et la flore canadienne, des plus gros mammifères aux plus petits insectes.

Le musée est tout à fait adapté aux enfants qui sont d’ailleurs nombreux à être de la partie en ce dimanche. Le clou du spectacle est peut-être le squelette de baleine superbement mis en valeur. On fait la fermeture du musée puis on rentre se poser à l’hôtel. Notre chambre est très spacieuse mais un peu vieillotte (ce qui ne devrait plus être le cas pour longtemps car l’établissement est en pleine rénovation). Elle comprend une petite cuisine équipée de quelques ustensiles.

Il ne fait pas très froid aujourd’hui à Ottawa comme à Montréal. Les températures sont, en effet, légèrement positives si bien que, pour la première fois depuis notre arrivée, je n’ai pas revêtu de sous-pantalon, de cache-cou et de sous-gants. Il y a sensiblement moins de neige à Ottawa qu’à Montréal et, en raison de ces températures relativement douces, le manteau blanc commence à fondre (conséquence : les rues se gorgent d’eau).

A l’heure du dîner, on se promène dans le quartier du marché By où les restaurants sont nombreux. On choisit Ahora (307 Dalhousie Street), établissement mexicain très fréquenté ce soir. L’établissement aurait reçu un certain nombre de prix néanmoins nous ne l’avons pas trouvé extraordinaire. En effet, les enchiladas (surtout celles au bœuf et au poulet) sont plutôt fades. Je suis loin d’être une experte de la cuisine mexicaine mais ce restaurant n’est le meilleur de ceux où j’ai mis les pieds. On fait une pause devant la petite échoppe qui vend des queues de castor. Panda 2 opte pour le parfum banane chocolat. Verdict : c’est (très) gras, si tu ne veux pas bousiller ton régime, passe ton chemin !

Rendons à César ce qui est à César, le lit du Carleton Suite Hotel est très confortable. On descend prendre le petit-déjeuner et c’est un peu la cohue tellement qu’il y a de monde si bien que le personnel a du mal à suivre pour ravitailler les paniers de pain et marmites d’œufs brouillés. Ce petit-déjeuner a le mérite d’exister mais n’est pas non plus prodigieux. Les bagels ne valent pas ceux de Saint-Viateur, loin de là !

On se promène du côté de la célèbre colline du Parlement, haut lieu de la confédération canadienne.

Le chemin qu’on emprunte pour y aller nous mène dans une large avenue où sont exposées des sculptures de glace.

Le musée canadien de l’histoire est au programme de cette deuxième journée ottavienne. L’entrée coûte 20 dollars auxquels il faut ajouter les taxes. Une partie de l’exposition est consacrée aux premières nations et présente de nombreux objets d’art et outils. Le musée retrace l’histoire du Canada, depuis la colonisation française et britannique à des époques beaucoup plus contemporaines. On aura passé pas loin de trois heures dans ce très intéressant musée.

Il est plus de 14 heures quand nous franchissons la porte du Coqlicorne (59 rue Laval), sympathique bistrot établi dans cette bonne ville de Gatineau donc au Québec, tabernacle ! Et, en effet, les panneaux sont dans la langue de Molière. Il paraît que l’hébergement est moins cher à Gatineau qu’à Ottawa. Étant donné qu’un simple pont sépare les deux villes, y loger peut s’avérer intéressant. Mais revenons-en au Coqlicorne, excellente adresse où les frites maison sont absolument délicieuses !

La ville de Gatineau est célèbre pour son parc Jacques Cartier dans lequel l’effervescence bat son plein en hiver. En effet, des pistes de luge, une tyrolienne et j’en passe y sont installées. C’est aujourd’hui le dernier jour pour profiter des animations et c’est peut-être la raison pour laquelle la fréquentation est au beau fixe. On passe ensuite par l’hôtel de ville devant lequel se tient une grande patinoire. L’habilité de certains enfants sur la glace est impressionnante.

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Le canal Rideau, lui aussi, est patinable. Malheureusement, nous n’avons pas le temps de briser la glace étant donné qu’il nous faut bientôt retourner chercher les sacs à l’hôtel pour ensuite gagner le point de rendez-vous de notre covoiturage pour Montréal. Le trajet est un peu plus long qu’à l’aller mais moins impersonnel car notre conducteur discute volontiers de sujets divers et variés.

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Montréal en hiver

Neige, froid, arbres dénudés, Montréal en hiver offre un visage bien différent qu’à la belle saison mais n’ayez crainte, la ville et ses alentours vous réservent une kyrielle d’activités !

  1. Patiner dans les parcs

A Montréal en hiver, ce ne sont pas les patinoires qui manquent ! Au parc La Fontaine, au parc Jarry, au Vieux-Port ou au Mont-Royal, les patineurs affluent pour profiter des joies de la glisse. Si vous ne disposez pas de votre paire de patins, pas de panique, il est souvent possible d’en louer.

2. Se promener dans les allées du célèbre parc du Mont-Royal

Ce parc offre un grand nombre d’activités quelle que soit la saison alors foncez-y ! Patinage, ski de fond, promenade en raquette, on trouve toujours quelque chose à y faire. Pour notre part, nous nous y sommes rendus à pied en partant du parc Jarry, ce qui fait une belle trotte. Pour atteindre le parc, nous avons traversé le cimetière Notre-Dame-des-Neiges qui porte si bien son nom en hiver (le seul bémol, c’est qu’on a eu un mal de chien à en trouver la sortie à notre retour du parc du Mont-Royal). Le belvédère du Mont-Royal et son chalet sont nettement moins fréquentés qu’en été. En ce qu’il est doté de bancs, du wifi et de toilettes, le chalet est l’endroit idéal pour faire une petite pause au chaud.

3. Se gaver de bagels et de cookies

On trouve en Amérique du Nord d’excellents bagels. C’est toujours pour moi l’occasion d’en acheter pour les garnir ensuite avec de la confiture ou du Philadelphia. Saint-Viateur est une des boutiques les plus réputées pour les bagels. L’enseigne dispose de plusieurs boulangeries dont une ouverte jour et nuit (celle du 263, rue Saint-Viateur Ouest). Il y a d’autres revendeurs de bagels à Montréal néanmoins je n’ai pas goûté leurs produits.

Un séjour en Amérique du Nord rime également avec dégustation de cookies. On en trouve dans de nombreuses boulangeries (je pense notamment à celle du marché Jean Talon), cafés et supermarchés (ceux de Métro sont, de l’avis de beaucoup, les meilleurs parmi les cookies des grandes surfaces). Au supermarché, je me ravitaille en pépites de chocolat car celles que l’on trouve au Canada et aux États-Unis sont meilleures que leurs homologues européennes. En effet, elles sont bien plus grosses et il existe plusieurs parfums, à savoir chocolat noir, chocolat au lait et mon préféré légèrement sucré (semi-sweet).

4. Manger au restaurant (pour continuer dans le même registre)

Comme toutes les grandes métropoles, Montréal regorge d’endroits où manger. Si vous voulez goûter à la grande spécialité locale, il faudra vous diriger vers un restaurant de poutine. Cette fois, nous avons mis le cap sur Poutineville, enseigne qui dispose de plusieurs succursales à Montréal. A Poutineville, il y a certes, majoritairement de la poutine, néanmoins ceux qui trouvent peu ragoûtant cet incontournable de la gastronomie canadienne pourront choisir un des sandwichs chauds présentés sur la carte.

Parmi les restaurants dont nous avons franchi la porte figure le Saint-Viateur Bagel & Café (1127 avenue du Mont-Royal Est) qui sert ces célèbres petits pains ronds délicieusement garnis de saumon, poulet, bœuf et j’en passe. A chaque fois, je me régale ! Les Québécois semblent beaucoup apprécier les œufs et une chaîne de restaurants, répondant au doux nom de l’Oeufrier, semble l’avoir bien compris. A l’Oeufrier, les œufs bénédictines occupent évidemment une place de choix. Plusieurs jus de fruits ou légumes, dont le Déculpabilisateur (ainsi nommé car il contient des épinards) sont à la carte.

5. Se promener dans les différents quartiers de Montréal

Je ne vais pas faire ici un descriptif de chaque quartier de la plus grande ville du Québec mais sachez que le Plateau Mont-Royal, où vivent de nombreux Français, est très agréable.

Le Vieux-Port de Montréal est peut-être le quartier historique par excellence de Montréal. Certes, il est éminemment touristique, ce qui explique que ses bars et restaurants ne sont pas particulièrement bon marché. La basilique Notre-Dame de Montréal est un des édifices les plus remarquables du quartier. Le spectacle son et lumière Aura illumine le chœur de la basilique sous son plus beau jour. La représentation est jolie et impressionnante mais relativement chère (29 dollars).

6. Découvrir le parc national du Mont-Saint-Bruno, situé tout près de Montréal

Localisé dans la région administrative de la Montérégie, le parc national du Mont-Saint-Bruno est un haut lieu de ski, luge et randonnée. On peut aussi y louer des vélos à pneus surdimensionnés. Géré par la Sépaq, ce parc n’est certes pas très grand mais constitue une agréable mise au vert.

 

NB : cette liste n’est absolument pas exhaustive !

 

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L’hiver canadien : guide de survie

Neige, températures négatives, vent glacial… L’hiver canadien a de quoi effrayer les plus frileux ! Certes, le mois de février au Canada n’a rien de tropical mais dédramatisons ! Pour vous donner une idée de ce que j’ai emporté, voici un inventaire à la Prévert du contenu de mon sac à dos :

  • Ce que j’avais déjà dans les placards (parfois depuis des années) et que j’ai emmené:
  1. Une polaire Décathlon de randonnée d’hiver
  2. Un pantalon Décathlon de randonnée neige
  3. Un sous-pantalon Décathlon en laine mérinos
  4. Des chaussures de randonnée (modèle haute montagne)
  5. Des chaussons (pour ne pas avoir froid aux pieds dans les appartements)
  6. Trois paires de chaussettes de randonnée
  7. Deux sous-pulls de randonnée, l’un en polaire, l’autre en laine mérinos
  8. Une paire de collants polaires
  9. L’incontournable gourde en inox
  • Ce que je n’avais pas dans les placards et que j’ai dû me procurer :
  1. Une grosse parka Décathlon (110 euros) : coup de chance, elle m’a gentiment été prêtée par une amie (allez faire un tour sur son blog de voyage, il est très réussi !)
  2. Une paire de moufles de ski Ellesse (35 euros chez Go Sport) réputées tenir plus chaud que les gants
  3. Une paire de sous-gants (10 euros chez Décathlon ; pas terribles, plusieurs trous se sont formés à la main droite)
  4. Deux paires de chaussettes Décathlon dites grand froid (environ 15 euros)
  5. Un sous-pantalon en synthétique Odlo (35 euros au Vieux Campeur)
  6. Une polaire Ragwear (50 euros au Vieux Campeur) plus chaude que respirante ; j’avais certes d’autres polaires de rando mais j’avais peur qu’elles ne soient pas assez épaisses
  7. Un sous-pull de randonnée Décathlon en laine mérinos à col montant (35 euros)
  8. Des bottes de neige Sorel. Il s’agit de mon plus gros investissement. La frileuse des pieds que je suis craignait plus que tout pour la survie de ses chers orteils et a aligné 140 euros pour une paire de bottes au Vieux Campeur. Quoiqu’un peu lourdes, elles ont parfaitement fait l’affaire, en ville comme dans les sentiers enneigés. Panda 2 avait, lui, opté pour une paire de bottes Décathlon à 35 euros, achat peu concluant car ses pieds furent souvent mouillés…

C’est à peu près tout (loin de moi l’idée de détailler le nombre de culottes ou le contenu de la trousse de toilette) car je n’avais pas de bagage en soute. Voyager avec un bagage cabine pour seul compagnon permet de partir plus léger, ce qui est d’autant plus facile quand on loue des appartements équipés d’une machine à laver et d’un sèche-linge.

Alors, ai-je survécu ? La rédaction de cet article permet de trancher par l’affirmative ! La température au Québec l’hiver est en fait très variable selon les jours. On aura ainsi expérimenté du -24 au +5. Quand il faisait vraiment froid, je portais mon pantalon de randonnée neige assorti d’un sous-pantalon. Alors que le pantalon était au lavage, j’ai porté un sous-pantalon avec le collant polaire par dessus sans sentir tant que ça le froid montréalais. Sortir en jupe à Montréal n’a donc rien d’impossible, il suffit d’avoir les bons vêtements. J’aurais même pu apporter une robe supplémentaire (moi qui ne porte presque jamais de pantalons) !

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Québec : bilan

Une fois n’est pas coutume, commençons par faire la liste de ce que j’aurais pu emporter et ce de que j’ai transporté dans mon sac mais qui, tout compte fait, m’a été inutile !

Ce que j’aurais pu emporter :

  • des tongs car c’est toujours pratique dans les auberges et au sortir de la douche au camping ;
  • un sous-pull à manches longues parce qu’en Gaspésie, il a fait froid ;
  • un pyjama plus chaud, pour la même raison.

Ce que j’ai emporté mais dont je ne me suis au final pas servi :

  • les répulsifs anti-moustiques (peut-être ces bestioles sont-elles moins présentes en septembre ?) ;
  • le rouleau de papier toilette (les sanitaires des hôtels de plein air en sont pourvus) ;
  • mon short en jean (températures trop froides pour le porter) ;
  • les médicaments (pas de malades heureusement, mais on ne sait jamais, mieux vaut avoir quelques trucs avec soi) ;
  • le masque de sommeil (la tente était suffisamment opaque et, réflexion faite, je ne suis pas certaine de pouvoir supporter cet accessoire autour de ma tête).

Passons au bilan à proprement parler !

Cette petite virée dans la belle province fut fort sympathique. Comme d’autres avant moi, j’ai été marquée par la gentillesse et la spontanéité des Québécois. J’en oublierais presque leur accent et leurs expressions du type « c’est mon plaisir », « présentement » et j’en passe.

Si Montréal est sans doute une métropole agréable à vivre, je ne pense pas que ce soit vraiment mon style de ville. En tant que touriste, je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup de choses à y voir. Riche en histoire, Québec est une cité, à mon sens, plus intéressante.

Bien plus que les villes, les parcs nationaux m’ont enchantée. Les trois que nous avons visités sont absolument splendides avec peut-être une petite préférence pour celui de la Gaspésie où je serais volontiers restée un jour supplémentaire. Camper dans ces parcs fut une superbe expérience que je recommande vivement. En effet, les emplacements sont très bien aménagés, ce qui est idéal pour des novices en la matière. La Gaspésie m’a beaucoup plu, découvrir cette partie du Québec vaut vraiment le coup. Mon cœur préfère néanmoins le nord de cette région, la Baie des Chaleurs et la vallée de la Matapédia étant, selon moi, un peu moins attrayantes.

Entre les taxes et les pourboires, manger au restaurant est assez onéreux pour une qualité pas toujours au rendez-vous. Les cuisines équipées des auberges de jeunesse (et de certains motels, paraît-il) permettent de se concocter son repas et de réduire ainsi les frais.

Québec, de tes paysages, je me souviens ! J’espère te retrouver un jour, pourquoi pas en hiver pour te voir revêtu de ton manteau blanc même si, dans le cas où je serais amenée à retourner au Canada dans les années à venir, un de mes souhaits les plus chers serait de découvrir la Colombie Britannique.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

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Montréal : le Mont-Royal

Nous ne sommes pas encore allées au Mont-Royal alors en cette dernière matinée montréalaise, c’est le moment où jamais ! Avant de partir, on fait nos sacs et force est de constater qu’ils sont bien plus lourds qu’à l’aller. Il a fallu bien tasser pour faire rentrer les deux pots de pâtes d’arachide !

Un certain nombre de rues sont bloquées ce matin en raison du marathon qui sera couru demain. Le nouveau Mexicain, arrivé tard hier soir dans notre dortoir s’élancera sur le semi. Direction donc le parc du Mont-Royal où il est très agréable de s’y promener surtout quand il fait beau comme aujourd’hui.

De gros écureuils, qu’il faut se garder de nourrir, courent dans les allées. Ils sont cependant bien enveloppés, ce qui les empêche apparemment de monter aux arbres et provoque leur décès prématuré. On s’arrête au belvédère avant de faire une pause au chalet du Mont-Royal inauguré en 1932. La vue sur les gratte-ciels fait le bonheur des photographes.

On passe ensuite par le lac aux castors où les oiseaux sont rois. L’hiver, l’endroit se transforme en patinoire.

C’est une fois encore la rue Sainte-Catherine qui nus accueille. On déjeune tardivement dans une des nombreuses succursales des Trois Brasseurs. La brasserie est immense et parsemée d’écrans qui diffusent du baseball. La carte est un peu pléthorique, je choisis, pour ma part, un burger. Verdict : pas mauvais mais je trouve que l’ensemble manque de sauce pour compenser la cuisson très à point (c’est toujours ainsi au Canada) de la viande. Les Trois Brasseurs se présentent comme une micro-brasserie et il faut bien reconnaître que leur bière n’est pas mauvaise.

Après un dernier petit tour dans Montréal, il est temps de retourner à l’auberge chercher nos sacs. Comme lors de notre arrivée, on emprunte le bus 747. On met un peu plus de temps que prévu à cause des bouchons mais, pas de panique, on avait prévu large. L’Airbus A330 d’Air Transat atterrit à Roissy avec 55 minutes d’avance, les vents aidant. La belle province, c’est fini ! Il est temps de faire le bilan !

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Montréal : le musée des beaux arts

Les lits superposés de l’auberge M Montréal sont plutôt bien conçus. Ils sont, en effet, dotés de rideaux, d’une lumière individuelle, d’un dossier permettant de s’adosser contre le mur et de plusieurs rangements, ce qui compense la petite taille de notre dortoir de quatre couchages. Malgré ces équipements, on ne dort pas si bien, la faute à une tronçonneuse mexicaine très constante dans son effort de ronflement. On profite du petit-déjeuner inclus dans le prix (composé de céréales, œufs, pain de mie et bagels) avant de mettre le cap sur le musée des beaux arts.

On comptait s’y rendre à pied sauf qu’il pleut des cordes si bien qu’on prend finalement le métro à mi-chemin. Le musée des beaux arts est particulièrement intéressant, c’est peut-être LE musée à visiter en priorité à Montréal. Les collections impressionnent par leur variété : peinture européenne (à partir du XIXe siècle), art moderne, art africain, Antiquité, design industriel. Après cette visite plutôt intense, on déjeune dans un restau de nouilles asiatiques situé à proximité du musée. Les nouilles ne sont pas mauvaises mais ce ne sont pas non plus les meilleures de ma vie.

On marche ensuite jusqu’au centre canadien d’architecture dont l’exposition est en ce moment intitulée « Utopie Radicali ». Rarement une exposition ne m’avait semblé si peu accessible. Je n’ai rien compris ni aux textes explicatifs ni aux œuvres en elles-mêmes… J’en ai discuté avec la jeune fille de l’accueil du centre qui a admis comprendre mon point de vue tout en rappelant que le CCA était principalement dédié à la recherche. Cependant, je ne vois pas trop l’intérêt d’ouvrir des expos au public si elles ne sont compréhensibles que pour une infime minorité.

On se promène le long de la rue Sainte-Catherine qui est très commerçante. On entre dans plusieurs boutiques, dont Roots, marque canadienne au style plutôt urbain (rien de très original selon moi).

Ce soir, on retrouve Frère pour manger des bagels. Avant de le rejoindre, on monte sur le toit du M Montréal où trône un spa sans lequel les clients peuvent gratuitement patauger. Il n’y a pas à dire, cette auberge de jeunesse offre un niveau de confort supérieur à bon nombre d’établissements du même type. La propreté est impeccable et, chose peu commune pour une auberge de jeunesse, les serviettes de toilette sont fournies et changées tous les jours. Mais revenons-en aux bagels ! Le rendez-vous est donné au Saint-Viateur, boulangerie spécialisée dans ces petits pains ronds à trou. On commande tous les trois le même bagel, à savoir le « traditionnel » garni de fromage frais et de saumon fumé. Il est absolument délicieux ! Pour terminer sur une note sucrée, on déguste tous à l’unisson un bagel au Nutella (je précise que la dose de pâte à tartiner est plus qu’honorable). Nous prenons un peu de temps à quitter le Saint-Viateur car il pleut à seaux. On choisit donc de rentrer en métro mais on se fait bien tremper le temps d’atteindre la station.

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