Eidfjord: entre fjord et cascades

Dans notre splendide appartement d’un jour, les chambres ne sont pas équipées de volets si bien que les rayons du soleil, qui se lève vers 04 heures 30 du matin, viennent chatouiller les yeux des dormeurs. Après avoir avalé du pain, de la confiture et du jambon en guise de petit-déjeuner, on dépose les sacs à la réception pour pouvoir nous rendre libérés de tout poids à la cascade de Vøringfossen. Le gars qui accueille les locataires (la propriétaire des lieux étant actuellement au Danemark) nous suggère d’emprunter les vélos de la maison pour faire le trajet à coups de pédale. Selon lui, il y en a pour une heure de bicyclette. A la suite d’une brève réflexion, on refuse l’offre et on monte dans le bus de 08 heures 55 comme prévu. En attendant le bus (l’arrêt est situé devant le magasin Joker), on regarde le trajet sur Google Map et c’est là qu’on se rend compte qu’il y a 900 mètres de dénivelé, ce qui pourrait correspondre à un col de deuxième catégorie sur ce bon vieux Tour de France… Je ne vois pas comment on aurait pu mettre une seule heure pour réaliser ce qui aurait été mon plus grand exploit cycliste ! Soit le mec est un as de la petite reine, soit il parlait du temps qu’on met avec un vélo électrique…

Le bus donc (37 NOK par passagers) nous dépose devant la cafétéria. On descend quelque chose comme deux kilomètres pour atteindre le début de la randonnée qui permet de s’approcher du bas des chutes. Le sentier, balisé par des T rouges, s’étend sur 1,7 kilomètre.

 

Étant donné que le terrain est très rocailleux, il faut y aller prudemment. Au bout d’une heure, on arrive sur la passerelle en bois d’où la cascade est particulièrement impressionnante. Ces chutes sont parmi les plus célèbres de Norvège et on comprend mieux pourquoi !

 

Le retour est un peu moins long que l’aller. On remonte vers notre point de départ pour observer la chute d’eau, haute de 183 mètres, d’un autre point de vue.

 

Malheureusement, nous n’avons pas assez de temps pour marcher jusqu’à la passerelle située en haut des chutes. A 13 heures 21, on reprend le bus dans lequel nous sommes à nouveau seuls. D’autres passagers embarquent un peu plus tard et ils font drastiquement chuter la moyenne d’âge puisqu’il s’agit d’un groupe d’enfants dont l’âge ne doit pas excéder cinq ans. A Eidfjord, on se ravitaille au Joker avant de récupérer nos sacs. On casse la croûte devant l’embarcadère puis on monte dans le bateau Norled en direction de Norheimsund. Cette petite croisière d’environ trois heures permet de découvrir le Hardangerfjord. Nous avons acheté les billets sur Internet pour 33 euros par tête. La traversée du fjord est somptueuse. La couleur de l’eau, les montagnes verdoyantes, les sommets enneigés, tout est là pour passer un excellent moment.

 

On peut sortir prendre l’air sur le pont et ainsi prendre des photos. Évidemment, il fait frais là-haut, mieux vaut être bien couvert surtout quand le soleil se cache. Le bateau s’arrête dans plusieurs localités, davantage pour déposer des passagers que pour en embarquer de nouveaux. Nous descendons donc à Norheimsund, terminus de la croisière.

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A l’instar d’un certain nombre de passagers, nous nous dirigeons vers l’arrêt de bus qui se trouve juste en face du quai. Un bus 925 en direction de Bergen arrive suivi d’un deuxième quelques minutes plus tard dans lequel nous sommes les seuls à monter, ce qui deviendrait presque une habitude ! On paye 76 NOK par tête pour s’arrêter aux chutes de Steinsdalsfossen. Hautes de 50 mètres, cette cascade offre aux visiteurs le plaisir de passer derrière le rideau d’eau.

Les chutes sont gardées par une armée de moutons qui broutent joyeusement tout autour du site. On se pose sur la table en pierre juste en face de la cascade en attendant le bus de 18 heures 45 pour Bergen. Le bus arrive et, une fois n’est pas coutume, nous ne sommes pas seuls dedans ! Le paysage est splendide, on ne se lasse pas des lacs et des montagnes.

Arrivés à Bergen, on met le cap sur notre lieu de villégiature pour les trois prochaines nuits. Il nous faut marcher 35 minutes pour l’atteindre car il est situé assez loin du centre ville. C’est la raison pour laquelle il était nettement moins cher que les autres (une quarantaine d’euros la nuit). En fait, il s’agit d’une chambre chez l’habitant, en l’occurrence chez le sympathique Abdi. Les deux lits sont superposés ; bonne nouvelle, ils ne semblent pas trop grincer contrairement à ceux d’Oslo. On fait cuire les pâtes et la sauce bolognaise (appellation largement usurpée car la sauce ne contient pas une once de viande) achetées à Eidfjord avant de conclure cette journée bien remplie.

Norvège

De Geilo à Eidfjord

La literie du Geilo Hotel (93 euros la nuit) étant des plus confortables, les conditions étaient donc réunies pour passer une bonne nuit. Ce matin, il neige de petits flocons que l’on regarde tomber en dégustant l’excellent petit-déjeuner. Remontés dans la chambre, on veut acheter les tickets de bus pour Eidfjord via l’application Skyss. Les billets ne sont valables que deux heures après leur achat. L’ennui, c’est que le chronomètre s’enclenche immédiatement après le paiement. Or, il est neuf heures et notre bus part à midi… ! Bref, si vous souhaitez acheter un billet de bus via l’appli, faites-le au bon moment ! On refait un petit tour au bord du lac. Il fait certes assez froid mais le soleil est de sortie aujourd’hui.

On passe au Kiwi acheter quelques victuailles (on a l’impression que c’est un peu moins cher qu’au Spar). On attend le bus 991 juste à côté de la gare. Sur les conseils des gérants de l’hôtel, on tente la négociation pour résoudre le problème du ticket expiré. Malheureusement, c’est un échec, la conductrice nous demande de racheter un ticket. On paye donc de nouveau 11 euros de trajet avec l’appli (soit dit en passant, il est aussi possible d’acheter le ticket auprès du conducteur), c’est la vie ! Le trajet entre Geilo et Eidfjord se passe paisiblement. Nous sommes les seuls passagers à Geilo, rejoints un peu plus tard par quatre autres téméraires. A mi-route, on fait une pause, ce qui permet de faire quelques photos car les paysages sont fantastiques.

Par endroits, les lacs sont encore bien gelés, ce qui a sans doute un lien avec le fait que l’air est particulièrement froid. Arrivés à Eidfjord, on va directement à Ingrids Appartement où nous avons réservé une chambre. Le type qui nous accueille semble un peu perdu. Il nous installe dans une chambre avant qu’un autre ne vienne à sa rescousse nous en indiquer une autre. Une chose est sûre, nous ne perdons pas au change ! En effet, on se retrouve dans un appartement conçu pour six personnes, ce qui est une très bonne affaire pour cent euros. La cuisine est très récente et particulièrement bien équipée. Dans le salon trône un grand canapé devant un écran de télévision grâce auquel on regarde Roland Garros sur Eurosport. Du salon, la vue est absolument magnifique.

Ce n’est pas à Eidfjord même que l’éventail d’activités est le plus étendu. S’il y a pas mal de choses à faire, notamment des randonnées, dans les alentours, mieux vaut être motorisé pour atteindre leurs points de départ car les bus ne sont pas très nombreux. La petite bourgade semble rythmée par les allées et venues des bateaux de croisière qui y font escale. L’office de tourisme est d’ailleurs pris d’assaut par un groupe de touristes britanniques fraîchement débarqués.

On se trouve une petite rando de 5,3 kilomètres qui nous emmène sur les hauteurs de la ville et nous permet d’admirer les montagnes et le lac.

De la terrasse de notre luxueux appartement, on peut contempler les manteaux de laine recouvrant les troncs des arbres (originalité municipale, je n’avais encore jamais vu un pareil accoutrement arboricole).

On mange des pâtes au pesto rouge bizarrement pimentées achetées à Geilo, ce qui fait un peu pitié tellement la cuisine est richement appareillée… On aurait bien volontiers gardé les pâtes pour plus tard et acheté d’autres victuailles afin de préparer un repas plus élaboré mais les supermarchés d’Eidfjord sont tous fermés en ce dimanche.

Norvège

Au revoir Oslo, bonjour Geilo

Grâce au matelas du haut posé à même le sol, on dort bien mieux. Le réveil sonne tôt car le rendez-vous est fixé à 08 heures 15 à la gare centrale d’Oslo. Le samedi (et le dimanche), le petit-déjeuner du Saga Hotel est servi à partir de 08 heures au lieu de 07 heures le reste de la semaine. Heureusement, il est possible de commander la veille à la réception une sorte de petit-déjeuner à emporter.  On a un peu de temps devant nous donc on le mange tranquillement dans la pièce où est servi le petit-déjeuner qui commence à être mis en place, ce qui me permet de déguster une tartine de pâte à tartiner d’une marque bien connue.

Vers 07 heures 40, on se met en marche pour la gare qui n’est située qu’à une dizaine de minutes de l’hôtel. En fait, en raison de travaux sur les voies ferrées, ce n’est pas dans un train mais à bord d’un bus de remplacement que nous montons. C’est un peu triste de quitter Oslo car il fait un temps superbe ce matin ! Onze cars emmènent les voyageurs à Nesbyen où le train prend le relai jusqu’à Bergen. Pour notre part, nous descendrons à Geilo. Une chose est sûre, le trajet en car entre Oslo et Nesbyen est très agréable. On contemple le paysage, particulièrement varié puisqu’on y voit des cours d’eau, des montages, des champs et quelques cascades.

A 11 heures 10, le train quitte la gare et atteint Geilo 45 minutes plus tard. Arrivés, on marche vers le Geilo Hotel où nous allons passer la nuit. A vrai dire, on avait réservé un autre hôtel mais on a reçu un message nous indiquant que, pour cause de travaux, nous étions déplacés sur un autre établissement. On laisse les sacs à l’hôtel puis on va s’acheter de quoi faire des sandwichs au Spar. Certes, les denrées alimentaires sont relativement chères mais un tour au supermarché reste beaucoup moins onéreux que l’addition d’un restaurant.

Geilo est une charmante station de sports d’hiver dans laquelle les visiteurs trouveront magasins de sport et remontées mécaniques. D’ailleurs, il y a encore pas mal de neige sur les flancs des montagnes. Les charmants gérants du Geilo Hotel nous ont donné une carte avec les sentiers de randonnée. On décide de monter sur les hauteurs de la ville où on suit le chemin dit Pilvegen (j’ignore s’il s’agit du nom d’un lieu mais cette dénomination apparaît sur tous les panneaux).

On marche à travers les remontées mécaniques, parfois sur la neige manquant de s’y enfoncer par endroits. Plus on s’éloigne des pistes de ski, plus c’est beau !

On passe par Urundberget avant de redescendre à Tuftelia, le tout sous un temps magnifique. On monte à 1 200 mètres d’altitude avec un plus de 400 mètres d’ascension au total. C’est autour du lac de Geilo que s’achèvent ces vingt kilomètres de rando.

De retour à l’hôtel, on prend possession de la chambre. En cette intersaison, la fréquentation de la station semble assez faible, pour preuve certains commerces sont fermés. Ce soir, Fabuleux Détour teste pour vous Peppes Pizza, chaîne norvégienne spécialisée dans les pizzas dites américaines. On trouve des Peppes Pizza un peu partout dans le pays, on en a d’ailleurs remarqué un dès notre arrivée à l’aéroport. Verdict : c’est comestible cependant aucun des ingrédients, dont une bonne partie est sans doute surgelée, n’a beaucoup de goût. Coût du repas : 282 NOK. Avant de se coucher, on tape quelques balles sur la table de ping pong de l’hôtel.

Norvège

Dans son quartier du vieux Québec…

Au revoir Montréal, nous partons pour Québec ! On prend le petit-déjeuner et grâce aux ordinateurs installés dans le bar, on fait de la place sur la carte graphique de l’appareil photo. La gare routière se trouve tout près de l’auberge et cela tombe bien car on se rend en car à Québec. Le billet, acheté quelques semaines à l’avance sur Internet, coûte 25 dollars. A dix heures pile, l’engin de la compagnie Orléans Express démarre. Les trois heures de trajet se passent paisiblement ; petit plus, les autocars sont pourvus du wifi. La route, essentiellement une longue ligne droite, est assez monotone.

Une fois arrivés dans le centre-ville de Québec, nous marchons vers l’auberge Maeva (671 rue Saint-François Est) où nous avons réservé pour deux nuits. Petite frayeur quand on lit sur la porte que la réception n’est ouverte qu’entre 15 et 21 heures… Malgré tout, on sonne et, miracle, la porte s’ouvre, ce qui nous permet de déposer nos sacs.

On mange à la Boîte à pain (289 rue Saint-Joseph Est), boulangerie proposant pains, sandwichs et pâtisseries. C’est pas mauvais, moins cher et aussi plus rapide qu’un restaurant traditionnel. On traverse ensuite la haute ville parsemée de jolies maisons.

On entre dans un magasin de vieux disques et de livres installé dans ce qui semble être une église désacralisée. Notre région natale n’étant jamais bien loin, on tombe sur un guide touristique consacré à la Bretagne paru aux éditions Ouest-France.

Le parc des Champs-de-Bataille fait partie des plus grands espaces verts urbains au monde. Ce dimanche doit être un jour spécial car des gens habillés en costumes d’époque sillonnent le parc. On assiste à une séance de tir au fusil et à des démonstrations de vieux métiers.

Nos déambulations se poursuivent avec la promenade des gouverneurs, ainsi nommée en hommage à ces administrateurs en chef du Canada. La promenade prend fin sur le parvis du célèbre château Frontenac, construit en l’honneur de Louis de Buade (1622-1698), comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France. Sachez que vous pouvez dormir dans cet imposant édifice inauguré en 1893 car il s’agit d’un hôtel !

La rue Saint-Jean est l’artère principale du vieux Québec. Très animée, elle regorge de boutiques en tous genres.

On entre dans la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec mais notre progression dans l’édifice est mise à mal par la messe qui s’y déroule. On marche le long des remparts cependant, en raison de travaux sur certaines portions, nous ne pouvons pas aller très loin. On se promène dans la vieille ville passant notamment par le quartier du petit Champlain qui est très mignon mais très touristique.

On se promène le long des berges du Saint-Laurent, particulièrement agréables en cette fin d’après-midi. Pour remonter vers le parc des Champs-de-Bataille, on emprunte un grand escalier de bois qui doit frôler les 300 marches. Après nous être inclinés devant la statue du Général de Gaulle (« Vive le Québec libre ! »), nous regagnons l’auberge Maeva. Notre chambre est un dortoir de six lits plutôt bien décoré mais, une chose est sûre, l’extérieur de l’auberge ne paye pas de mine. On dîne chez Sapristi (1001 rue Saint-Jean), restaurant d’inspiration italienne où les pâtes et pizzas sont reines. La petite taille de ces dernières peut surprendre, néanmoins leur pâte épaisse est vraiment bonne.

Québec

L’Andalousie pour les novices

  • Comment s’y rendre ?

A l’heure des compagnies à bas coûts, la manière la plus simple et la plus rapide de poser le pied sur le sol andalous est sans doute de prendre l’avion. Nous (c’est à dire, une copine et moi = voyage entre filles) avons acheté nos billets environ deux mois avant de partir, pour environ cent euros. A l’aller, c’est EasyJet qui a eu l’honneur de nous voir embarquer direction Malaga. Pour le retour, il s’est avéré que Ryanair était la compagnie la moins chère au départ de Séville.

  • Quand y aller ?

A mon sens, l’été est à éviter en raison des fortes chaleurs et de l’afflux de touristes. Partir en basse saison (de novembre à février) permet de bénéficier de prix plus bas et de températures bien plus élevées que dans le reste de l’Europe (l’Andalousie est de ces régions où il fait beau toute l’année). En ce qui nous concerne, nous sommes parties en mai, qui est, de l’avis de beaucoup, la période idéale pour voyager dans le sud de l’Espagne (climat chaud mais pas trop non plus).

  • Comment circuler

Train, bus ou voiture, c’est à vous de choisir ! Les cars de la compagnie Alsa ont assuré tous nos déplacements. Les billets ne sont pas chers et la fréquence est excellente. Il paraît que le réseau ferroviaire est également très efficace en Andalousie. Louer un voiture est sans doute intéressant pour se rendre dans des régions plus rurales (dans les grandes villes, le stationnement est, d’après ce que nous avons entendu dire, loin d’être aisé).

  • Où loger ?

Entre les auberges de jeunesse, les hôtels et les appartements, les solutions d’hébergement ne manquent pas. Pour un séjour à petit prix (comme le nôtre), les premières seront privilégiées. Les « paradores », hôtels de luxe installés sur des sites d’exception, auront la faveur des porte-feuilles les mieux garnis.

 

Andalousie