Chine : les dix commandements

  1. Un VPN sur ton téléphone, tu installeras

Utilisateur acharné des réseaux sociaux, la Chine n’est, à première vue, pas un pays pour toi ! En effet, Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram et consorts sont bloqués, sans oublier l’incontournable Google. Ton salut viendra de l’installation d’un VPN sur ton téléphone portable afin de contourner les restrictions géographiques. Prévoyant tu seras car ledit VPN doit être installé avant ton arrivée sur le sol chinois. Il en existe des gratuits comme des payants (l’abonnement peut être limité à un mois) et globalement, ça fonctionne plutôt bien.

2.  Un rouleau de papier toilette dans ton sac, tu glisseras

Les toilettes chinoises resteront gravées dans ma mémoire de voyageuse. La faute à l’hygiène qui n’est pas toujours au rendez-vous. Si dans les grandes villes, l’inconfort se limite à la mauvaise odeur, il n’en va pas de même dans les régions rurales où il n’y a ni chasses d’eau ni portes (de simples cloisons séparent les trônes) et où ton odorat risque d’être soumis à rude épreuve… Une constante cependant : les toilettes sont le plus souvent à la turque et le papier est rarement mis à la disposition des usagers. Alors, quand tu fais ton sac, pense à embarquer un rouleau, ça ne prend pas trop de place.

3. A communiquer par les gestes, tu apprendras

Ce n’est pas une légende urbaine, les Chinois ne parlent, pour la plupart, pas très bien anglais. Si tu ne parles pas chinois, tu feras donc en sorte de te débrouiller avec les autres canaux de communication, à savoir l’écrit (mieux vaut montrer les caractères chinois que le pinyin [système de romanisation du mandarin]) et parfois les gestes. Si tu demandes quelque chose à quelqu’un en anglais, évite de faire de longues phrases et concentre-toi sur les mots importants car il y a de fortes chances que ton interlocuteur soit vite noyé. Si tu cherches l’adresse d’un hôtel ou d’un restaurant, il est préférable de la présenter écrite en caractères chinois.

4. Des regards interrogateurs des jeunes enfants, tu t’amuseras

Les petits Chinois restent souvent sans voix lorsqu’ils se retrouvent face à des Occidentaux. Ils te dévisagent et c’est plutôt mignon.

5. Devant les portraits du camarade Mao, les marteaux et faucilles, dubitatif tu seras

En Chine, le parti communiste est tout puissant. Les affiches ornées de marteaux et faucilles sont là pour te le rappeler. Elles font tellement partie du décor que tu finiras par ne plus les remarquer.

6. Aux bousculades et à la promiscuité dans les lieux publics, tu t’habitueras

« Sept cent millions de Chinois et moi, et moi, et moi » chantait Jacques Dutronc en 1966. Si le nombre d’habitants de l’Empire du Milieu a depuis largement franchi la barre du milliard, l’ami Jacques avait cependant raison : les Chinois sont plus nombreux que les citoyens de n’importe quelle autre nation. Evidemment, cela a pour conséquence une forte promiscuité, nettement plus importante que ce que l’on connaît en Europe. Tu auras l’impression que les gens sont toujours les uns sur les autres (surtout dans les grandes villes) et que cela n’est pas sans entraîner quelques désagréments, type poussettes ou bousculades, auxquels les Chinois, contrairement aux étrangers, ne prêtent pas attention tellement ils font partie de leur quotidien. De même, les dépassements dans les files d’attente sont monnaie courante.

7.  Des rabatteurs, tu te méfieras

Aux abords des gares, restaurants et lieux touristiques, tu seras démarché par des rabatteurs désireux de te voir monter dans leur faux taxi, t’attabler dans leur établissement ou acheter leur marchandise diverse et variée. En bon voyageur, tu passeras ton chemin.

8. Dans tes rames de métro et des trains grande vitesse flambant neufs, tu monteras

Dans les grandes villes chinoises, les lignes de métro poussent comme des champignons. Elles se construisent si rapidement qu’il faut régulièrement se mettre à jour (le Lonely Planet ne l’est pas toujours). Tu seras en admiration devant les belles rames toutes neuves (dans lesquelles les noms des arrêts sont aussi écrits en caractères latins). Si tu as l’occasion de prendre le train, sache que le réseau ferroviaire à grande vitesse a connu un développement impressionnant ces dix dernières années et que là aussi le matériel roulant est très récent.

9. Devant des panneaux écrits dans un anglais hésitant, tu t’esclafferas

Globalement, les Chinois parlent assez peu l’anglais. Cela s’entend et se voit, comme en témoignent les panneaux rédigés dans une langue qui ferait se retourner Shakespeare dans sa tombe.

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10. Du riz, tu mangeras

Alors, oui, on mange beaucoup de riz en Chine. Pour ma part, j’ai adoré ces plats tout simples de riz sauté aux légumes. Tu constateras cependant que la gastronomie chinoise ne se limite pas à cette céréale, loin de là ! Les nouilles, sautées ou dans des soupes, sont également de la partie, tout comme les dumplings que j’adore. Et je ne te parle même pas des spécialités de chaque province !

Chine

L’Islande pour les novices

  • Y aller : Le plus simple est évidemment de prendre l’avion. Plusieurs compagnies assurent des vols entre Paris et Keflavik (l’aéroport international situé à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavik). Si j’ai bien suivi, en partant de France, vous avez le choix entre Icelandair (la compagnie nationale islandaise), Wow Air (compagnie islandaise à bas coûts) et Transavia (filiale à bas coûts d’Air France – KLM). En ce qui nous concerne, nous avions opté pour Wow Air à l’aller et Transavia au retour. Transavia proposait certes les meilleurs prix mais l’horaire d’arrivée n’était pas terrible (minuit). Wow Air et Transavia étant des compagnies à bas coûts, le bagage en soute est en supplément (nous en avions pris un pour deux). Sachez qu’il est également possible de vous rendre en Islande en bateau en partant du Danemark !
  • Climat : Je ne vous apprends rien, l’Islande n’est pas réputée pour son climat tropical. Au mois de mai, les températures dépassent rarement les quinze degrés. Pour faire de la randonnée et profiter de longues journées, les mois les plus agréables s’étalent de mai à septembre. La saison phare, c’est juillet-août (les pistes intérieures sont alors ouvertes) mais l’activité touristique bat son plein. Nous sommes partis en Islande en mai. Si la pluie a régulièrement fait son apparition, le soleil a globalement été de la partie. Quant à l’hiver, c’est la saison idéale pour voir des aurores boréales, l’inconvénient étant cependant la très faible durée du jour.
  • Argent : L’Islande est (malheureusement pour les touristes) un pays très cher… Pour réduire les coûts, l’idéal est de camper et d’acheter toutes ses victuailles dans les supermarchés. Pas de nuits sous la tente pour nous mais des visites régulières au supermarché pour nous procurer des sandwichs ou de quoi les faire. Avant de partir, nous avions changé l’équivalent de 600 euros en couronnes islandaises par l’intermédiaire de CEN CHANGE. Le taux n’était cependant pas si intéressant.
  • Hébergement : Comme je le disais, la solution la plus économique est la tente. Pour une chambre double en hôtel ou en « guesthouse », il faut compter minimum 80 euros (le petit-déjeuner n’est pas toujours inclus dans le prix). Pour un lit dans un dortoir, les prix descendent rarement en dessous de 50 euros. Certains établissements offrent la possibilité aux voyageurs de dormir dans leur sac de couchage en échange d’une réduction de 20 %. Quand il est en supplément, le petit-déjeuner coûte généralement entre 12 et 14 euros (dans les hôtels les moins chers). Sa qualité est variable mais, une chose est sûre, vous ne mourez pas de faim car il est servi sous la forme d’un buffet. D’après ce que j’ai compris, mieux vaut réserver les hôtels en avance pour tout séjour estival.
  • Transports : Des bus desservent les principaux points touristiques mais leur fréquence n’est pas optimale au mois de mai. C’est la raison pour laquelle nous avons loué une voiture. Sur Internet, le prix le plus avantageux était celui proposé par le loueur islandais Geysir : 342 euros pour une Hyundai i10 pendant dix jours (si vous souhaitez ajouter un deuxième conducteur, il vous faudra payer un supplément). Ce type de véhicule ne permet pas d’emprunter toutes les routes, le 4*4 étant nécessaire pour rouler sur les pistes. Pour un litre d’essence, il faut compter 1,50 euro. Quelques temps avant notre départ, nous avions acheté une carte routière de l’Islande pour éviter de louer un GPS. On s’en est pour ainsi dire pas servi. Les routes et les directions sont, en effet, très bien indiquées. Par ailleurs, si, comme nous, vous n’avez pas de GPS, il vous suffit d’utiliser votre portable et l’application Google Maps (le pré-requis étant de profiter du réseau wifi disponible dans les hôtels et restaurants pour charger la carte) pour savoir où vous êtes.
  • Gastronomie : En Islande, on mange bien évidemment du poisson. Il est super bon, dommage que les restaurants soient si chers. Vous constaterez vite qu’il y a plus de moutons que d’habitants, rien d’étonnant donc à ce que certaines bestioles finissent dans les assiettes… Les restaus et bars proposent souvent des burgers et du fish and chips.
Islande

Premiers pas sur le sol coréen et découverte de Chuncheon

Sitôt sortis de l’aéroport (le passage à la douane fut des plus rapides), nous nous dirigeons vers le terminal des bus qui jouxte l’aéroport d’Incheon. On y achète deux billets pour Chuncheon (hourra, la dame du guichet parle anglais !), notre première étape, et on dépense du coup nos premiers wons (le trajet a dû nous coûter dans les 13 000 wons par tête).

Le bus arrive pile à l’heure. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est particulièrement confortable. Les sièges sont super larges, inclinables et il y a énormément de places pour les jambes (quand tu as passé plus de douze heures dans l’avion en classe économique, ça fait rêver !), idéal pour dormir !

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La Corée du Sud est peut-être le pays du matin calme mais, au volant, c’est plutôt le pays du matin nerveux. L’usage du klaxon est, en effet, intempestif et le respect des règles de priorité intermittent. Quoi qu’il en soit, nous arrivons à destination après deux heures de trajet.

Notre premier objectif est de trouver l’hôtel (le « Goodstay Grand Motel Chuncheon ») que nous avons réservé via Internet il y a de cela quelques semaines. Le truc, c’est que le plan du Lonely Planet n’est pas des plus clairs… On demande notre chemin à des passants qui ne nous comprennent pas. Il faut savoir qu’en Corée l’anglais est assez peu pratiqué, sauf à Séoul, donc il faut s’attendre à être très peu compris voire pas du tout ! En désespoir de cause, on monte dans un taxi et c’est sans doute mieux ainsi car l’hôtel est, au final, assez éloigné de la gare routière.

A l’hôtel, le personnel, qui ne parle pas anglais, semble un peu perdu. Alors, la dame de l’accueil sort son téléphone (un Samsung évidemment), appelle le patron puis nous passe le portable. Le gars parle un peu anglais, tout se règle, on peut récupérer la clé de la chambre. Celle-ci est certes petite mais très fonctionnelle avec télévision, PC, réfrigérateur, bouilloire, sèche-cheveux (le plus drôle restant la petite trousse contenant notamment du gel de massage, du nettoyant intime et des préservatifs !).

Dès son retour, le patron nous appelle sur le téléphone de la chambre et nous donne des renseignements sur la ville. Sur ses conseils, on part à pied vers le mémorial de la guerre de Corée. On passe notamment devant la statue de la sirène de la rivière Soyang. Nous longeons une agréable piste cyclable mais il fait malheureusement un peu sombre pour louer des vélos (il faut dire qu’en octobre la nuit tombe genre à 17 heures 30…).

On finit par entrer dans un restau car la faim commence à se faire sentir. Dans l’établissement en question, il faut se déchausser à l’entrée (comme dans beaucoup de restaurants en Corée). Les clients mangent à même le sol chauffé (le fameux ondol) sur des coussins plats. Le restau propose essentiellement du barbecue. Le hic, c’est que le menu n’est disponible qu’en coréen et que la serveuse, qui ne s’attendait visiblement pas à recevoir des étrangers, ne s’exprime que dans cette langue. Du coup, elle appelle sa fille, qui parle un peu anglais, et nous passe le téléphone ! J’arrive à lui faire comprendre qu’on voudrait du boeuf ou du poulet plutôt que du porc. On nous sert (et c’est du boeuf !) et on essaie, tant bien que mal, de se familiariser avec le barbecue coréen. Le fait de devoir découper la viande avec un ciseau et d’avoir plein de petits plats qu’on ne sait pas trop comment manger est un peu déroutant mais c’est super bon et vraiment pas cher pour en tout un kilo de viande (11 euros par personne). C’est avec la peau du ventre bien tendue que nous rentrons à l’hôtel pour notre première nuit coréenne.

Corée du Sud

La Corée du Sud pour les novices

  • nombre d’habitants : 49 millions
  • superficie : 49 994 km²
  • langue : coréen
  • monnaie : won de Corée du Sud (la Corée du Nord a aussi son won). 1 euro = 1 280 wons

La Corée pratique :

– argent : mieux vaut être prévoyant et faire du change avant de partir car si, dans les grandes villes, on trouve des distributeurs acceptant les cartes étrangères, c’est loin d’être le cas dans le reste du pays. La bonne nouvelle, c’est qu’en Corée, la vie est nettement moins chère qu’en France. Pour quinze jours, et pour deux, on a eu besoin de l’équivalent de 1400 euros, ce qui fait quelque chose comme 1 700 000  wons. Avec cette somme, on a pu tout payer sauf les vols ;

– hôtels : à moins de partir en haute saison (en Corée, cela doit correspondre aux mois de juillet-août), la réservation plusieurs mois à l’avance n’est en rien impérative. Les solutions d’hébergement sont, en effet, nombreuses. Les hôtels bon marché n’offrent pas le petit-déjeuner. Dans les « guesthouses », il est souvent compris dans le prix mais est de qualité très variable selon les établissements. Pour un lit en dortoir dans une « guesthouse » avec toilettes et douches communes, il faut compter 15 000 wons. Dans la plupart des établissements, shampoing, gel douche, serviettes et sèche-cheveux sont à disposition ;

– restaurants : la cuisine coréenne est aussi dépaysante qu’excellente. Elle est aussi épicée (palais sensibles, prenez garde à tout ce qui est rouge !). On se régale pour pas cher si on mange local. Les Coréens ne sont pas très branchés desserts, boissons non plus car, si une carafe d’eau est généralement placée sur la table, on ne vient généralement pas vous proposer d’autres breuvages. En Corée, on mange avec des baguettes et une cuillère à soupe mais, la plupart du temps, les serveurs apportent des fourchettes aux Occidentaux pas doués (parfois, ils nous montraient même comment assortir les mets) ;

– transports : le réseau de bus est excellent et permet de voyager dans tout le pays pour pas cher. Conseil : quand on arrive dans une ville par le bus, mieux vaut se renseigner, à la gare routière, sur les horaires des cars pour organiser la suite de son voyage (normalement, tout est affiché) et limiter ainsi les temps morts en mode « je ne savais pas qu’il n’y avait que deux bus dans la journée ». En effet, si on ne parle pas le coréen, la recherche des horaires des bus sur Internet est loin d’être évidente. Les trains sont nombreux (mais on n’en a pas pris) et les métros parcourent les plus grandes villes. Pour rallier l’île de Jeju, nous avons pris l’avion (on peut aussi y aller en ferry) ;

– quand partir : en été, il fait très chaud et en hiver, les températures peuvent descendre très bas. La meilleure période pour visiter le pays est sans doute septembre-octobre car le mercure ne monte pas trop haut (lors de notre voyage, au mois d’octobre, il a fait au maximum 25 degrés) et les couleurs, notamment dans les parcs naturels, sont magnifiques.

Corée du Sud