La journée insulaire à Miyajima

Après avoir avalé un yaourt et des biscuits, on prend la direction de la gare d’Hiroshima pour prendre le train en direction de Miyajimaguchi (compter une demi-heure de trajet). De là, on monte dans le ferry JR (compris dans le JR Pass) effectuant la liaison avec l’île de Miyajima. La traversée dure une dizaine de minutes.

A l’approche de l’île, une des premières choses que les visiteurs distinguent est la grande porte rouge (torii) plantée en pleine mer.

Une fois débarqués, on salue les daims (comme à Nara, ils se promènent tranquillement dans les allées) puis on marche vers le célèbre Itsukushima-jinja, remarquable sanctuaire shintoïste. Sa principale originalité est d’être construit comme une jetée. Mieux vaut le visiter à marée haute lorsqu’il est entouré d’eau.

On continue avec le temple bouddhiste Daisho-in. Avec ses icônes, ses escaliers de pierre jalonnés de petites statues, je l’ai trouvé absolument sublime. Il est, par ailleurs, bordé par une cascade au bruit très reposant. L’entrée est gratuite (libre à vous de donner quelques pièces pour participer à l’entretien du site).

On déjeune dans un petit restau situé tout près du rivage. Les udon sont délicieux. L’établissement propose également des huître grillées (une des spécialités de l’île) qui sont apparemment succulentes.

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Rassasiés, on entreprend l’ascension du mont Misen qui culmine à 530 mètres. Des marches en pierre et des panneaux, mettant en garde les randonneurs contre un (affreux) serpent venimeux, balisent le parcours. Pour arriver au sommet, il faut marcher une bonne heure.

On emprunte un autre sentier qui nous mène jusqu’au téléphérique. On ne souhaitait pas particulièrement le prendre mais on ne voyait pas très bien par où redescendre (il faut dire que la dernière carte que nous avions consultée n’était pas très explicite). Bref, on pourra dire qu’on est monté dans un téléphérique au Japon !

On arpente ensuite les petites rues du centre de l’île. On achète un sachet de marrons en guise de goûter. A 16 heures 40, on reprend le bateau puis le train pour Hiroshima.

On dîne au Bakundaya de la gare où nous goûtons aux ramen d’Hiroshima. Le bouillon est plus épicé que d’habitude mais c’est très bon. On achète des yaourts et de makis au supermarché installé au sous-sol de la gare en prévision du petit-déjeuner du lendemain.

 

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L’excursion chez les daims à Nara

Lieux de rencontre par excellence, les auberges de jeunesse sont de formidables machines à souvenirs. Quand j’ai trié mes photos du Japon, j’ai eu une pensée émue en relisant ce petit mot laissé par un de nos co-locataires de dortoir (j’ignore, qui des Australiens ou Malaisiennes l’a écrit). Les rencontres dans les auberges de jeunesse sont certes souvent éphémères mais, une chose est sûre, les souvenirs qu’elles rappellent ont une saveur toute particulière !

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On décide de prendre le petit-déjeuner de la K’s House. Pour un peu moins de 800 yens, on a accès à un buffet composé de pain, œufs brouillés, céréales, petites saucisses, nouilles et salade de fruits. Rassasiés, nous prenons le chemin de la gare où nous montons dans le train pour Nara. Le train s’arrête assez souvent, ce qui allonge un peu le trajet, qui dure une heure au total, mais cela n’a pas grande importance car le temps passe toujours plus vite lorsqu’on discute avec un charmant Japonais assis à côte de nous. Il est étudiant en architecture et se rend à Nara pour assister à un séminaire.

Arrivés à destination, on marche vers le Nara-koen (ou parc de Nara) qui abrite les sites touristiques majeurs de la ville. On commence par le Kofuku-ji, ensemble de temples célèbre pour sa pagode.

On fait la connaissance des fameux daims qui sont un peu chez eux à Nara. Ils s’approchent volontiers des nombreux visiteurs pour quémander des friandises (on peut d’ailleurs acheter des biscuits pour daims moyennant 150 yens). Parfois, on les retrouve sur la route. Avec un flegme tout japonais, les conducteurs s’arrêtent pour les laisser passer. Accompagnés de nos nouveaux amis poilus, on avance vers le Todai-ji, temple accueillant dans son bâtiment principal, le Daibutsu-den, un immense Bouddha.

On passe par le Nigatsu-do et le Sangatsu-do, deux temples annexes au Todai-ji. L’accès au premier se fait par un escalier jalonné de lanternes. La promenade est très agréable.

On déjeune dans le centre-ville dans un restaurant proposant un certain nombre de spécialités chinoises avant de mettre le cap sur un magnifique jardin japonais, l’Isui-en (l’entrée coûte 850 yens).

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Un petit musée, accolé au jardin, expose des vêtements anciens. Juste à côté de l’Isui-en se trouve un autre très beau jardin, le Yoshiki-en qui a la particularité d’être gratuit pour les étrangers.

On refait un petit tour dans le centre-ville et c’est ainsi que se termine notre journée à Nara. De retour à Kyoto, on franchit la porte du centre commercial situé tout près de la gare. Les rayons appareils photo et valises sont impressionnants par leur taille. Celui consacré aux figurines de mangas n’a pas grand chose à leur envier.

On dîne au dernier étage de ce centre commercial où sont installés plusieurs restaurants. Celui qui remporte nos suffrages s’appelle Olive Chao. Je suis, pour ma part, quelque peu déçue par mon riz au tofu.

Une fois rentrés à la K’s House on fait nos sacs histoire de ne pas réveiller tout le dortoir car le départ pour Hiroshima promet d’être matinal.

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