Au musée national d’Ecosse

Le National Museum of Scotland doit être le plus grand musée d’Edimbourg. Il est immense et, pour tout dire, je ne pensais pas que les collections étaient si nombreuses et si variées. Entre les sciences, les animaux, la géologie, les techniques et l’astronomie, il y en a vraiment pour tous les goûts.

On fait une pause déjeuner à la brasserie du musée avant de poursuivre avec les collections consacrées à l’Ecosse. Ce musée est particulièrement intéressant et est, de surcroît, très interactif. Nous avons, je l’avoue, passez beaucoup de temps sur un petit jeu de réflexe (parmi de gros boutons, il faut appuyer sur celui qui s’allume et en toucher un maximum en une minute).

C’est déjà la fin de l’après-midi quand nous sortons du musée. On se promène dans les rues d’Edimbourg.

Je m’achète une robe dans une boutique qui répond au doux nom de Cookie (29 Cockburn Street). Pour ce dernier dîner écossais, on choisit un restau végétarien, le David Bann (56-58 St Mary’s Street), et c’est très bon !

On rentre à la St Christopher’s Inn faire nos sacs car l’avion décolle tôt le lendemain. Une chose est sûre, je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette auberge. Peu conviviale (le seul espace commun est une pièce sombre qui ressemble davantage à une arrière-salle de bar qu’à un salon) et sale (les toilettes de la chambre ont dégagé une odeur peu conventionnelle pendant notre séjour et ce n’était pas beaucoup mieux du côté des sanitaires et douches collectifs…), je ne recommanderai pas cette adresse. Un point positif tout de même, la St Christopher’s Inn est idéalement située.

L’Ecosse, c’est (déjà) fini… Quelque chose me dit que c’est l’heure du bilan !

 

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Edimbourg : du château à la galerie nationale en passant par le musée de l’illusion

On a plutôt bien dormi pour cette première nuit à la St Christopher’s Inn. Le petit-déjeuner n’a rien d’extraordinaire (rien que du basique) mais c’est déjà ça.

Le château d’Edimbourg est un des monuments phare de la ville. L’entrée coûte 15 livres et cela vaut largement le coup.

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Depuis 1861, tous les jours (sauf le dimanche), à 13 heures, est tiré un coup de canon. Le « One o’clock gun » permettait aux marins de régler leurs horloges à une époque où celles-ci étaient peu fiables.

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Le clou de la visite réside sans doute dans cette petite salle, aux murs épais et aux allures de coffre-fort, qui abrite la couronne, l’épée et le sceptre du trône d’Ecosse. Les photographies ne sont pas autorisées.

On visite les prisons de guerre (dans lesquelles furent enfermés des prisonniers français pendant les guerres napoléoniennes), les appartements royaux et le très intéressant « National War Museum ».

L’appétit ouvert par cette matinée de visites, on déjeune au Baked Potatoe Shop (56 Cockburn Street), tout petit restau (une seule table, les clients choisissent plutôt la vente à emporter) qui sert des pommes de terre garnies. Le choix de garnitures étant vaste, vous y trouverez forcément votre bonheur.

La Camera Obscura est une des attractions les plus anciennes de la ville. Il s’agit d’un musée construit autour des illusions d’optique. C’est plutôt drôle (je pense que c’est sympa à faire avec des enfants) surtout le grand cylindre simulateur de vertiges. L’entrée coûte 15 livres.

Edimbourg est riche en musées. L’un des plus célèbres est le « Scottish National Gallery » qui rassemble des œuvres de style baroque (les peintres italiens et français sont bien représentés). Bonne nouvelle, l’entrée est gratuite (les donations sont toutefois bienvenues).

La capitale écossaise a également son lot de magasins. Le nombre de boutiques à vocation touristique sur le Royal Mile est assez impressionnant. Au niveau des grands magasins, Jenners est considéré comme le Harrod’s d’Edimbourg. Je craque pour une écharpe écossaise (prix : 20 livres, soit plus cher que dans les boutiques de souvenirs mais je l’espère de meilleure qualité).

La Saint Giles’ Cathedral est l’une des principales églises d’Edimbourg. Les voûtes gothiques et les vitraux sont magnifiques.

On dit souvent qu’au Royaume-Uni les restaurants indiens sont meilleurs qu’en France, alors pourquoi se priver ? On franchit donc la porte du Namaste Kathmandu (17-19 Forrest Road). Verdict : c’est très bon !

 

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Glencoe, Stirling, retour à Edimbourg

Je n’ai pas très bien dormi dans le dortoir du Glencoe Independent Hostel, la faute aux lits qui grincent et aux portes qui claquent. La météo n’était pas particulièrement optimiste, à raison car il pleut des cordes. Par conséquent, nous choisissons des sentiers abrités par les arbres. On commence avec les Lochan trails avant de se lancer sur le sentier Signal Rock. Ce sont davantage des promenades que des randonnées à proprement parler.

Le « visitor centre » de Glencoe est un passage quasi incontournable pour les (nombreux) touristes. Il abrite une exposition consacrée à la géologie et à l’histoire de Glencoe, marquée par le massacre perpétré le 13 février 1692 (difficile à résumer en quelques lignes mais c’est encore une histoire de Jacobites). L’entrée coûte 6,50 livres et, soyons honnêtes, c’est un peu cher payé par rapport au contenu.

Il est midi, nous n’avons plus qu’une demi-journée devant nous avant de rendre la voiture à l’aéroport d’Edimbourg et les points d’intérêt touristiques entre Glencoe et la capitale écossaise ne manquent pas. On choisit de faire une halte au château de Stirling. L’entrée n’est pas donnée (15 livres, auxquelles il faut ajouter 4 livres pour le stationnement si on vient en voiture) cependant le lieu, chargé d’histoire, vaut largement la visite. Selon les historiens, les premières mentions du château remontent au début du XIIe siècle mais les bâtiments que l’on peut voir aujourd’hui ont majoritairement été construits entre 1490 et 1600. La vue est très jolie du haut des remparts. C’est dans ce château que fut couronnée Marie Ière d’Ecosse le 9 septembre 1543.

La voiture rendue, on prend le tram en direction du centre ville d’Edimbourg. On se présente à l’auberge de jeunesse, que nous avons réservée quelques semaines plus tôt via Booking, j’ai nommé la St Christopher’s Inn. A notre arrivée, nous faisons face à un imbroglio sur une somme qu’il nous resterait à payer. Nous sommes persuadés avoir réglé l’ensemble des trois nuits, toutefois, ce n’est pas l’avis du gars de l’accueil qui nous demande l’équivalent de 15 euros. Pour prouver notre bonne foi, nous montrons le prélèvement sur le compte bancaire grâce à l’application mobile. Le gars a l’air sceptique mais se dit qu’on a peut-être raison. Il nous explique alors le fonctionnement de l’auberge et notamment la possibilité de prendre le petit-déjeuner moyennant 3 livres. Là encore, surprise, car nous pensions avoir déjà payé les petits-déjeuners lors de l’enregistrement sur le site de l’auberge. On insiste si bien que lui et son collègue se rendent finalement compte que ce qu’indique le logiciel est faux… Bref, on n’a rien eu à payer en plus. Je vous conseille donc d’être vigilants si vous réservez cette auberge par l’intermédiaire de Booking. Si vous effectuez votre réservation directement sur le site de St Christopher’s Inn, le petit-déjeuner est gratuit (ce qui, soit dit en passant, est, à mon sens, aberrant). Notre chambre peut accueillir six personnes, elle abrite deux lits superposés de trois étages (attention à la tête, l’espace entre les matelas est restreint !).

Une chose est sûre, les bars et restaurants ne sont pas des denrées rares dans la capitale écossaise (le plus dur est peut-être de faire un choix). Pour ce soir, l’élu est l’Arcade Bar (48 Cockburn Street). Pas mal de haggis à la carte mais pas que ! Le décor du restaurant est très agréable et les plats sont d’un bon rapport qualité prix.

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La journée des châteaux

L’aventure écossaise commence tôt avec un vol Air France prévu à 07 heures 10 du matin. Après une heure et demi de vol, nous voici à Edimbourg. Sitôt atterris, on file vers les loueurs de voiture pour récupérer le char réservé sur Internet, une Toyota Aygo. On tient bon devant le discours de l’employée qui nous vante les mérites d’une assurance couvrant plus complète (donc plus chère) et c’est parti !

Le premier défi (la conduite à gauche mise à part) est de rallier le château de Scone Palace, situé à environ 45 miles (eh oui, au Royaume-Uni, on parle en miles !) en partant de l’aéroport d’Edimbourg (compter quelque chose comme une heure de route). L’arrêt vaut largement le coup car le château, dont les premières pierres ont été posées en 1808, est absolument magnifique.

Le château et ses dépendance sont la propriété des (heureux) comtes de Mansfield. Au programme de la visite (11 livres par personne), une belle collection de porcelaines, du mobilier ancien, une galerie royale qui se transforma, en 1842, en piste de curling devant la reine Victoria et le prince Albert (le curling fut inventé en Ecosse en 1510 !). Ne manquez pas les jardins qui sont encore plus beaux quand le soleil est de la partie !

Un château pouvant en cacher un autre, on met le cap vers Blair Castle, situé à environ trois quarts d’heure de route de Scone Palace. Juste avant la visite, on s’arrête au supermarché Asda de Perth pour acheter de quoi se faire des sandwichs. Blair Castle est, du point de vue architectural, très différent de Scone Palace.

Construit au XIIIe siècle, époque de laquelle ne subsiste plus que la tour de Cumming, le château fut agrandi au XVIe siècle. On peut y admirer d’impressionnantes collections de fusils, de porcelaines et plus étonnamment de tabatières.

Le duc d’Atholl, dont la famille se transmet le château de génération en génération, dispose d’une prérogative bien particulière. Il est, en effet, à la tête d’une armée privée, la seule du genre en Europe ! Les Highlanders défilent chaque année au mois de mai, la parade doit valoir le coup. La visite du château achevée, on se dirige vers les jardins, qui sont d’un tout autre genre que ceux de Scone Palace. En fait, ils ressemblent un peu plus à des jardins à la française (tout du moins, pour les jardins d’Hercule [cherchez la statue du héros grec]) alors qu’à Scone, on est frappé par l’étendue du parc boisé.

On reprend la route en direction de Fort Augustus où nous sommes censés passer notre première nuit écossaise. Pendant les deux heures de route, on s’arrête plusieurs fois admirer le paysage.

On arrive à la Morag’s Lodge en début de soirée. Cette auberge est chaleureuse, le bar au rez-de-chaussé, où les gens se retrouvent le soir, n’y est sans doute pas pour rien ! Le petit-déjeuner est en supplément (£3.5) et on le prend. On dîne au Bothy Bar (à cinq minutes à pied de la Morag’s Lodge) qui sert des petits plats (rien de très original mais les portions sont généreuses). Notre promenade digestive se fait le long du canal parsemé d’écluses.

Un quiz est organisé au bar de l’auberge. Nous y prenons évidemment part et c’est d’autant plus drôle que nous sommes les seuls non-anglophones. Notre équipe sauve l’honneur en terminant avant-dernière. Nous regardons d’un œil envieux la bouteille de champagne remportée par les vainqueurs.

 

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