São Paulo : le centre-ville

Aujourd’hui, il nous faut rendre la voiture alors on se rend au centre commercial Eldorado pour la faire laver. Pendant ce temps, on va à Carrefour faire quelques emplettes. On achète notamment deux bouteilles de cachaça car, selon Pedro, celles que nous avons achetées hier sont de piètre qualité… On fait quelques parties de jeux d’arcade. Les garçons s’en sortent pas trop mal au jeu de basket si bien qu’on se retrouve avec un certain nombre de bons. Grâce aux points ainsi gagnés, on peut choisir entre plusieurs cadeaux parmi lesquels figure Vinicius, mascotte des Jeux Olympiques de Rio. Visiblement, cette peluche est un peu démodée car nous avons assez de points pour en ramener deux !

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C’est donc accompagnés de deux nouveaux amis que nous rentrons à l’appartement. Avec Adèle et Pedro, nous prenons ensuite un Uber direction le centre-ville de São Paulo.

Le mercado municipal est le plus grand marché couvert d’Amérique latine. On y trouve des légumes, des fruits et toutes sortes de denrées.

On peut également s’y restaurer, ce que nous faisons au Elidio Bar. Je choisis un sandwich poulet fromage qui manque, à mon sens, d’assaisonnement. Les sandwichs de ce genre sont souvent faits avec ce que les Brésiliens appellent du pain français (mais ça ne vaut pas une bonne vieille baguette tradition, excusez le chauvinisme !). Le marché municipal est l’endroit idéal pour se laisser tenter par les nombreux fruits produits au Brésil. Un charmant commerçant nous fait goûter plein de fruits de son étal. Ils sont délicieux, ce qui nous incite à lui acheter une mangue, du raison et un atemoia (d’après ce qu’on a lu, il s’agit d’un fruit hybride).

Rassasiés, nous arpentons les rues du centre-ville. C’est assez différent des quartiers que nous avons pu découvrir jusqu’à présent. En effet, la présence de toxicomanes et de marginaux est sensible. Les gens disent qu’à la nuit tombée, il faut éviter de s’y promener. On entre dans la cathédrale de Sé. De style néogothique, elle est relativement récente puisque sa construction a débuté en 1913.

La Farol Santander est considérée comme un de symboles de São Paulo. Anciennement connue sous le nom Edifício Arantes, cette tour de 161 mètres de hauteur a été inaugurée en 1947. L’immeuble était exploité par la banque Bauespa avant que celle-ci ne soit rachetée par l’espagnole Santander.

Le panorama sur la ville du haut de la célèbre tour fait partie des attractions de São Paulo. Malheureusement, tous les billets pour monter avant 17 heures sont déjà écoulés. Pas très motivés pour patienter plus d’une heure et un peu coincés par le fait qu’il nous faut théoriquement rendre la voiture avant 18 heures 30, nous décidons de prendre le large, tant pis pour la belle vue.

La voiture ramenée à bon port, nous marchons vers un magasin d’usine Adidas (Rua Teodoro Sampaio, 954). Je suggère cette escale aux amoureux du ballon rond car la boutique propose des maillots de clubs brésiliens à des prix très intéressants. Une réplique du maillot mythique de Sport Recife de la saison 1987 et une tunique de Palmeiras achetés, nous rentrons dîner à la maison. Bouteille de Bourgogne ramenée de France + fruits exotiques = un régal !

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São Paulo : le jardin botanique

Après une escale à notre QG (à savoir la boulangerie St. Chico), nous prenons un Uber avec Adèle pour nous rendre au jardin botanique. Nous avons de la chance car celui-ci vient de rouvrir après sa fermeture au public à la suite de la découverte de cas de fièvre jaune chez des singes. La promenade est des plus agréables mais mieux vaut se munir d’un répulsif à moustiques car ces sympathiques insectes sont nombreux à planer dans les allées du jardin. Malheureusement, le « parcours en forêt » n’est pas accessible aujourd’hui car, en raison des fortes pluies de la veille, le sol est très glissant.

On déjeune dans un restaurant situé à l’intérieur du parc dans lequel on paye selon le poids de l’assiette qu’on constitue soi-même. Verdict : pas mauvais mais un peu gras.

Ramener de la cachaça du Brésil fait partie des incontournables. Nous ne dérogeons pas à cette règle en en achetant deux bouteilles au supermarché (le choix en la matière est large, difficile de savoir à quelle marque se fier).

On ne compte plus les restaurants japonais à São Paulo. Le Yashiro (Rua Fernão Dias, 525) est situé à deux pas de l’appartement d’Adèle et Pedro et c’est un chance car il est particulièrement bon (il est d’ailleurs considéré comme un des dix meilleurs restaurants japonais de la ville).

Le mercredi est, avec le dimanche, le jour du football au Brésil alors beaucoup de gens se posent devant les matchs qui sont diffusés juste après toute une série de telenovelas (dans l’ordre, celle pour les adolescents, celle à connotation historique, celle destinée aux 30-40 ans, avant celle de 21 heures, la plus prestigieuse). Ce soir, le match diffusé oppose Palmeiras au Grêmio Novorizontino. A notre retour du restaurant, la deuxième mi-temps est commencée depuis quatre minutes et Palmeiras mène déjà 4-0.

 

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L’aventure commence … à Zurich

Pour la première fois de ma vie, je m’apprête à voyager avec Swiss mais force est de constater que mon histoire avec cette compagnie ne débute pas de la meilleure des manières. En effet, la veille du départ, nous recevons un courriel de Swiss nous informant de notre enregistrement automatique sur les vols. Le problème, c’est que le vol Zurich / São Paulo n’est plus le même que celui choisi lors de la réservation… Nous étions censés partir le mardi soir et voilà, sans plus d’explication, le vol reporté au mercredi matin. J’ai essayé de joindre la compagnie pour obtenir plus d’informations mais dix minutes passées à attendre sur le standard ont eu raison de ma patience (inutile de préciser que l’appel est surtaxé). Bref, niveau service client, on aura connu mieux !

A Roissy, on nous annonce que Swiss prendra en charge la nuit d’hôtel. Le vol pour Zurich décolle avec quelques minutes de retard. L’avion un Bombardier C 100/300 (première fois que je monte dans un appareil de l’avionneur canadien) est très récent. On nous sert un petit sandwich au fromage ou au salami ainsi qu’une boisson et, pour finir en beauté, un petit chocolat suisse. Arrivés à Zurich, on récupère les sacs, conformément à ce qu’on nous avait dit à Paris, avant de se diriger vers le comptoir Swiss. Les employés semblent étonnés de nous voir et ne comprennent visiblement pas pourquoi nous n’avons pas été informés plus tôt de l’annulation du vol… Notre situation s’arrange, on nous remet un bon pour une chambre d’hôtel. Le « bus des hôtels » nous dépose devant l’Allegra. Pour le dîner, nous avons droit à 20 francs suisses par tête au restaurant de l’hôtel, autant dire pas grand chose car le plat le moins cher au menu est déjà à ce prix. Nous payons la différence en euros, l’hôtel acceptant cette devise. Au niveau gustatif, les pâtes au pesto et le burger n’ont rien d’exceptionnel. La chambre est impersonnelle, comme souvent dans ce genre d’établissement, mais spacieuse. On regarde la fin du match de Ligue des Champions opposant Manchester United au FC Séville. Trop courte pour visiter Zurich, cette petite escale m’aura cependant permis de parler la langue de Goethe et de me rappeler que les Suisses germanophones ont un accent bien à eux !

Nous nous levons un peu après sept heures après une bonne nuit de sommeil. Le petit-déjeuner est minimaliste (boisson, croissant, pomme) et donc vite avalé. Le même type de minibus qu’hier nous dépose à l’aéroport. La sécurité et la douane passés, nous nous postons devant la porte d’embarquement où nous attend un triple 7. De ma « carrière aéronautique », je n’avais encore jamais voyagé dans un avion si vide ! Visiblement, certains passagers se plaignent du manque d’information sur ce vol. Il s’agit apparemment d’un vol spécial, dans le sens où les Zurich / São Paulo partent d’ordinaire le soir et non le matin.

Comme à chaque voyage, l’heure est venue de la désormais traditionnelle « critique aérienne ». Les plus grands d’entre vous seront plutôt à leur aise en classe économique chez Swiss car la place réservée aux jambes est, à mon sens, très correcte. Les repas sont satisfaisants (j’ai opté pour des pâtes au fromage et aux pommes ; recette helvétique ? accompagnées d’une petite salade, d’un morceau de fromage suisse et d’un gâteau de type germanique). Les hôtesses proposent régulièrement des boissons (on nous a également servi une crème glacée). Cerise sur le gâteau, à côté des toilettes, on trouve des en-cas en libre service (aussi bien des boissons que des pommes, barres chocolatées et même petits sandwichs). L’offre de divertissement n’est pas aussi foisonnante que celle des compagnies du Golfe (par exemple, on ne peut pas écouter d’albums mais seulement des sélections de titres) mais le mieux, sur ce vol, c’est que l’avion est quasi désert, ce qui permet :

  • de ne pas attendre son tour pour aller aux toilettes ;
  • de profiter de toilettes propres en toutes circonstances ;
  • de se lever sans déranger personne ;
  • de s’étaler sur une banquette de trois ou quatre sièges.

Ce qui reste cependant compliqué, c’est de s’occuper pendant un vol de 11 heures 30 (ce qui constitue mon plus long à ce jour !). Pour ma part, si regarder un film me va bien (en l’occurrence, Anna Karénine), j’ai du mal à en enchaîner plusieurs. Vu qu’il n’y a pas grand monde pour taper la discut’, j’écris et je lis la Bible du voyageur francophone, à savoir le guide du Routard, entre deux parties de Tetris, qui reste mon passe-temps favori dans un avion. L’objectif est de ne pas trop dormir pour se caler au plus vite sur le fuseau horaire d’arrivée (car l’avion arrive à São Paulo en fin de journée).

11 heures 27 plus tard, nous foulons le sol brésilien. Les formalités liées à l’immigration sont des plus rapides (avant ça, au sortir de l’avion, on nous pose quelques questions sur notre séjour en vérifiant nos passeports ; le gars qui m’interroge le fait en français, il est Ivoirien !). Le tampon brésilien n’est pas des plus jolis mais qu’importe ! Nous récupérons nos sacs et nous nous dirigeons vers la sortie où nous attendent nos chers amis, Adèle et Pedro, coupe franco-brésilien. Avec Pedro, on s’est connu à Strasbourg il y a de cela (déjà) huit ans. Après sept années passées en France, il est retourné au Brésil accompagné de sa femme française et c’est sur leur invitation que nous avons entrepris ce long voyage.

Nous quittons l’aéroport en voiture, celle que nos amis ont louée pour une dizaine de jours. Le trajet dure une bonne heure et le moins que l’on puisse dire c’est que la circulation est dense. Les deux-roues déboulent de partout et les automobilistes forcent souvent le passage aux intersections. On arrive chez nos amis qui habitent le quartier de  Pinheiros. On se pose un peu avant de sortir dîner dans un restaurant péruvien, le Riconcito Peruano (832, Rua dos Pinheiros). Les portions sont particulièrement généreuses. N’hésitez pas à commander du ceviche, il est excellent. En France, on n’est pas très familier avec la cuisine péruvienne et c’est dommage car elle a plein de bonnes choses à offrir. Revenus du restau, on allume la télé et on tombe sur le match de la coupe Libertadores entre les Corinthians (club de São Paulo) et le Deportivo Lara (je viens d’apprendre qu’il s’agit d’une équipe vénézuélienne). La fatigue commençant à produire ses effets, on ne tarde pas trop à se coucher. J’allais oublier : en ce premier jour brésilien, on aura essuyé un bel orage avec une succession d’éclairs assez impressionnante, le tout sous une pluie battante.

Les péripéties dues à l’annulation du vol Zurich / São Paulo nous auront permis de récolter 600 euros chacun, somme supérieure à celle déboursée pour acheter les billets d’avion (530 euros). Autant dire que ce voyage ne nous aura pas coûté trop cher !

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