De Geilo à Eidfjord

La literie du Geilo Hotel (93 euros la nuit) étant des plus confortables, les conditions étaient donc réunies pour passer une bonne nuit. Ce matin, il neige de petits flocons que l’on regarde tomber en dégustant l’excellent petit-déjeuner. Remontés dans la chambre, on veut acheter les tickets de bus pour Eidfjord via l’application Skyss. Les billets ne sont valables que deux heures après leur achat. L’ennui, c’est que le chronomètre s’enclenche immédiatement après le paiement. Or, il est neuf heures et notre bus part à midi… ! Bref, si vous souhaitez acheter un billet de bus via l’appli, faites-le au bon moment ! On refait un petit tour au bord du lac. Il fait certes assez froid mais le soleil est de sortie aujourd’hui.

On passe au Kiwi acheter quelques victuailles (on a l’impression que c’est un peu moins cher qu’au Spar). On attend le bus 991 juste à côté de la gare. Sur les conseils des gérants de l’hôtel, on tente la négociation pour résoudre le problème du ticket expiré. Malheureusement, c’est un échec, la conductrice nous demande de racheter un ticket. On paye donc de nouveau 11 euros de trajet avec l’appli (soit dit en passant, il est aussi possible d’acheter le ticket auprès du conducteur), c’est la vie ! Le trajet entre Geilo et Eidfjord se passe paisiblement. Nous sommes les seuls passagers à Geilo, rejoints un peu plus tard par quatre autres téméraires. A mi-route, on fait une pause, ce qui permet de faire quelques photos car les paysages sont fantastiques.

Par endroits, les lacs sont encore bien gelés, ce qui a sans doute un lien avec le fait que l’air est particulièrement froid. Arrivés à Eidfjord, on va directement à Ingrids Appartement où nous avons réservé une chambre. Le type qui nous accueille semble un peu perdu. Il nous installe dans une chambre avant qu’un autre ne vienne à sa rescousse nous en indiquer une autre. Une chose est sûre, nous ne perdons pas au change ! En effet, on se retrouve dans un appartement conçu pour six personnes, ce qui est une très bonne affaire pour cent euros. La cuisine est très récente et particulièrement bien équipée. Dans le salon trône un grand canapé devant un écran de télévision grâce auquel on regarde Roland Garros sur Eurosport. Du salon, la vue est absolument magnifique.

Ce n’est pas à Eidfjord même que l’éventail d’activités est le plus étendu. S’il y a pas mal de choses à faire, notamment des randonnées, dans les alentours, mieux vaut être motorisé pour atteindre leurs points de départ car les bus ne sont pas très nombreux. La petite bourgade semble rythmée par les allées et venues des bateaux de croisière qui y font escale. L’office de tourisme est d’ailleurs pris d’assaut par un groupe de touristes britanniques fraîchement débarqués.

On se trouve une petite rando de 5,3 kilomètres qui nous emmène sur les hauteurs de la ville et nous permet d’admirer les montagnes et le lac.

De la terrasse de notre luxueux appartement, on peut contempler les manteaux de laine recouvrant les troncs des arbres (originalité municipale, je n’avais encore jamais vu un pareil accoutrement arboricole).

On mange des pâtes au pesto rouge bizarrement pimentées achetées à Geilo, ce qui fait un peu pitié tellement la cuisine est richement appareillée… On aurait bien volontiers gardé les pâtes pour plus tard et acheté d’autres victuailles afin de préparer un repas plus élaboré mais les supermarchés d’Eidfjord sont tous fermés en ce dimanche.

Norvège

Au revoir Oslo, bonjour Geilo

Grâce au matelas du haut posé à même le sol, on dort bien mieux. Le réveil sonne tôt car le rendez-vous est fixé à 08 heures 15 à la gare centrale d’Oslo. Le samedi (et le dimanche), le petit-déjeuner du Saga Hotel est servi à partir de 08 heures au lieu de 07 heures le reste de la semaine. Heureusement, il est possible de commander la veille à la réception une sorte de petit-déjeuner à emporter.  On a un peu de temps devant nous donc on le mange tranquillement dans la pièce où est servi le petit-déjeuner qui commence à être mis en place, ce qui me permet de déguster une tartine de pâte à tartiner d’une marque bien connue.

Vers 07 heures 40, on se met en marche pour la gare qui n’est située qu’à une dizaine de minutes de l’hôtel. En fait, en raison de travaux sur les voies ferrées, ce n’est pas dans un train mais à bord d’un bus de remplacement que nous montons. C’est un peu triste de quitter Oslo car il fait un temps superbe ce matin ! Onze cars emmènent les voyageurs à Nesbyen où le train prend le relai jusqu’à Bergen. Pour notre part, nous descendrons à Geilo. Une chose est sûre, le trajet en car entre Oslo et Nesbyen est très agréable. On contemple le paysage, particulièrement varié puisqu’on y voit des cours d’eau, des montages, des champs et quelques cascades.

A 11 heures 10, le train quitte la gare et atteint Geilo 45 minutes plus tard. Arrivés, on marche vers le Geilo Hotel où nous allons passer la nuit. A vrai dire, on avait réservé un autre hôtel mais on a reçu un message nous indiquant que, pour cause de travaux, nous étions déplacés sur un autre établissement. On laisse les sacs à l’hôtel puis on va s’acheter de quoi faire des sandwichs au Spar. Certes, les denrées alimentaires sont relativement chères mais un tour au supermarché reste beaucoup moins onéreux que l’addition d’un restaurant.

Geilo est une charmante station de sports d’hiver dans laquelle les visiteurs trouveront magasins de sport et remontées mécaniques. D’ailleurs, il y a encore pas mal de neige sur les flancs des montagnes. Les charmants gérants du Geilo Hotel nous ont donné une carte avec les sentiers de randonnée. On décide de monter sur les hauteurs de la ville où on suit le chemin dit Pilvegen (j’ignore s’il s’agit du nom d’un lieu mais cette dénomination apparaît sur tous les panneaux).

On marche à travers les remontées mécaniques, parfois sur la neige manquant de s’y enfoncer par endroits. Plus on s’éloigne des pistes de ski, plus c’est beau !

On passe par Urundberget avant de redescendre à Tuftelia, le tout sous un temps magnifique. On monte à 1 200 mètres d’altitude avec un plus de 400 mètres d’ascension au total. C’est autour du lac de Geilo que s’achèvent ces vingt kilomètres de rando.

De retour à l’hôtel, on prend possession de la chambre. En cette intersaison, la fréquentation de la station semble assez faible, pour preuve certains commerces sont fermés. Ce soir, Fabuleux Détour teste pour vous Peppes Pizza, chaîne norvégienne spécialisée dans les pizzas dites américaines. On trouve des Peppes Pizza un peu partout dans le pays, on en a d’ailleurs remarqué un dès notre arrivée à l’aéroport. Verdict : c’est comestible cependant aucun des ingrédients, dont une bonne partie est sans doute surgelée, n’a beaucoup de goût. Coût du repas : 282 NOK. Avant de se coucher, on tape quelques balles sur la table de ping pong de l’hôtel.

Norvège