Haute-Savoie : suggestions touristiques

Parce qu’il n’y a pas que la randonnée dans la vie, nous avons profité de notre séjour en Haute-Savoie pour visiter les environs de Seytroux où nous logions.

1. Le lac de Montriond

Situé dans la ville du même nom, le lac de Montriond est un des plus grands de Haute-Savoie. On peut en faire le tour à pied (compter une quarantaine de minutes) mais aussi s’y baigner. Malheureusement, la météo n’était pas au beau fixe le jour où nous l’avons découvert. Quand le soleil est de sortie, le reflet des montagnes dans cette eau légèrement verdoyante doit être splendide.

2. Le cirque du Fer-à-Cheval

Le cirque du Fer-à-Cheval tient son nom de la forme de ses falaises qui dessinent un demi-cercle. Équivalent du Gavarnie pyrénéen, il s’agit du plus grand cirque montagneux alpin. De nombreuses cascades jaillissent de ses parois. Malheureusement, le ciel était bouché le jour où nous y sommes allés si bien que nous n’avons pas pu profiter de la plus belle vue. Pour accéder au site, il faut payer cinq euros de stationnement.

3. Les gorges du Pont-du-Diable

Nées sous un glacier, les Gorges du Pont du Diable se situent dans la Vallée d’Aulps et sont traversées par la Dranse de Morzine. Le droit d’accès coûte 18 euros, ce qui est, à mon sens, un peu cher. On nous explique que la visite prend une heure et quart mais soit on a loupé une partie soit on a été très rapides car en trente minutes nous en avions terminé. Certes, la vue sur les gorges est splendide cependant ce ne sont pas non plus les gorges les plus impressionnantes que j’ai eu la chance de découvrir.

4. Avoriaz

Le nom d’Avoriaz vous dit sans doute quelque chose ! Pourtant, Avoriaz n’est pas le nom d’une ville mais d’une station de ski située sur le territoire de la commune de Morzine. Nichée à 1800 mètres d’altitude, la station a été ouverte en 1967. Les grandes barres d’immeubles, dans lesquelles séjournent les amateurs de glisse, sont visibles depuis la route menant à Avoriaz. Sans doute cette année 2020 est-elle particulière mais on sent bien que l’été n’est pas la saison la plus animée. Les appartements et les rues sonnent bien vides, on est loin de l’effervescence de l’hiver.

5. Le rafting

Activité classique en montagne, le rafting est proposé par un certain nombre de prestataires. Huit d’entre nous s’y sont risqués et ont survécu aux remous de la Dranse de Mozine. Pour une heure et demi de descente, il faut compter une cinquantaine d’euros.

6. Le plus important : la ripaille !

La bande des dix aime les bonnes choses et, bonne nouvelle, ce n’est pas ce qui manque en Haute-Savoie ! La première victime de notre faim presque insatiable a été la ferme du Caly à Saint-Jean-d’Aulps. Nous y avons acheté du formage pour notre raclette estivale (le fromage à raclette fumé est indubitablement un des meilleurs de ma vie) ainsi que de l’Abondance qui est délicieuse (j’aurais d’ailleurs dû m’en procurer davantage). La petite tomme de chèvre vaut le coup d’être goûtée et ramenée. A la ferme du Caly, j’ai également investi dans de la confiture de myrtilles et du miel.

Un soir de la semaine, nous avons dîné au restaurant. C’est « Le Clin d’œil » situé à Morzine qui a remporté la mise. Au menu, des spécialités du Sud-Ouest et savoyardes. Pour ma part, ce fut tartiflette, choix que je n’ai pas regretté car elle fut excellente. Mis à part les filets de bœuf qui sont un peu chers, les plats coûtent entre 15 et 20 euros. Petit bémol pour le moelleux au chocolat qui avait comme un arrière-goût de brûlé.

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Haute-Savoie : randonnées

1. L’avant-match : la Pointe du Clocher

Dénivelé : 593 mètres ; distance : 9,83 kilomètres ; durée : 3 heures 27

Notre toute première randonnée haut-savoyarde ! On part à pied du chalet pour rejoindre, en longeant la route, les Replats sur les hauteurs de Seytroux. Le sentier forestier nous mène jusqu’à la Pointe du Clocher, matérialisée par une croix, qui culmine à 1492 mètres. Bilan : rien de très difficile mais une bonne mise en jambes.

2. L’échauffement : le col de Coux

Le point de départ de cette randonnée est le lac des mines d’or à Samoëns. Le début du parcours est marqué par un dénivelé assez important. Nous marchons à travers les alpages où l’on croise des vaches équipées de cloches (avoir en permanence ce bruit de carillon dans les oreilles doit être horrible), des moutons et des chevaux. Après une heure quarante cinq minutes de marche, le col de Coux, qui culmine à 1920 mètres d’altitude, est en vue. Les randonneurs connectés y trouveront une borne de rechargement pour téléphones fonctionnant à l’énergie solaire. Une borne nous indiquant que nous sommes en Suisse, nous saluons avec emphase nos amis helvètes. Le col de Coux passé, nous continuons l’ascension jusqu’au Vanet, haut de 2137 mètres. La descente est marquée par la rencontre avec un troupeau de moutons escorté d’un brave chien qui éloigne pour nous les ovins.

Dénivelé : 721 mètres ; distance : 9,03 kilomètres ; durée : 4 heures

3. Le match : le lac d’Anterne

La plus grosse rando du séjour ! Le départ est donné du Lignon sur la commune de Sixt-Fer-à-Cheval d’où l’on rejoint le GR5 et ses balises rouges et blanches. Dès le début de la rando, le dénivelé est palpable. Le ciel est couvert et nous sommes humidifiés par une fine brume. Le sentier est parsemé de gadoue, il faut prendre garde à ne pas glisser. On arrive au refuge Alfred Wills (nommé ainsi d’après un juge et alpiniste britannique) situé à 1810 mètres d’altitude où les randonneurs peuvent dormir et se restaurer. Je vous recommande chaleureusement la délicieuse tarte aux myrtilles. Encore un peu d’effort sur le territoire de nos amies les marmottes avant d’atteindre le lac d’Anterne haut de 2063 mètres. La vue est un peu plus dégagée et c’est tant mieux car il est magnifique. Avec une petite laine sur les épaules, c’est l’endroit parfait pour pique-niquer. La descente, parsemée de cailloux et de passages étroits, n’est pas des plus évidentes à aborder. Le brouillard s’était évaporé, on profite d’une très belle vue sur les cascades de la Pleureuse et de la Sauffaz que beaucoup de gens viennent admirer.

Dénivelé : 1112 mètres ; distance : 16 kilomètres ; durée : 6 heures

4. Les arrêts de jeu : le mont Ouzon

Pour cette dernière rando, nous partons du col de Corbier situé à cheval entre les communes du Biot et de Bonnevau. L’objectif est de gravir le mont Ouzon à 1880 mètres d’altitude. La montée est assez intense mais pas très difficile, le passage critique est celui qui mène au sommet car il faut gravir la paroi rocheuse à l’aide d’une chaîne et surtout pouvoir en redescendre.

Dénivelé : 600 mètres ; distance : 7 kilomètres ; durée : 3 heures 30

France

Haute-Savoie : prologue

Une semaine de vacances en Haute-Savoie en six questions …

1. Qui ?

Neuf badistes (dont vos fidèles Panda 1 et Panda 2) et une athlète. Le beau sexe (trois contre sept) n’est pas majoritaire.

2. Où ?

A Seytroux (à une dizaine de kilomètres de Morzine), en Haute-Savoie dans un magnifique chalet fastueusement doté d’un sauna, d’un spa et d’une belle vue sur la montagne.

3. Pour quoi faire ?

Officiellement, de la randonnée (officieusement, de bons gueuletons : croissants et pains au chocolat faits maison, bières, burgers, raclette, tartiflette, pizzas, pâtes carbo, barbecue, portions généreuses de tome de Savoie et d’Abondance; je vous passe les détails…).

4. Combien ça coûte ?

A dix, la location du chalet pour une semaine revient à 300 euros par tête, somme à laquelle il faut ajouter les courses, le carburant (parce que nous y sommes allés à trois voitures) et les péages. La bonne vieille Casio indique environ 500 euros par convive en tout et pour tout.

5. Qu’ai-je emporté avec moi ?

  • Un sac de randonnée (pour des randos à la journée, un sac de vingt ou trente litres est suffisant)
  • Trois foulards « tour de cou »
  • Un collant de course à pied
  • Deux jupes de rando-trail
  • Quatre t-shirts de rando
  • Cinq paires de chaussettes de randonnée
  • Une paire de chaussures montantes de randonnée
  • De la crème solaire
  • Deux gourdes en inox
  • Une paire de lunettes de soleil
  • Un imperméable
  • Une paire de tongs
  • Quelques vêtements « de ville »
  • Des masques en tissu, Covid-19 oblige

6. Que ramener de Haute-Savoie ?

Du fromage bien évidemment (de la tomme, qu’elle soit de vache, de brebis ou de chèvre, de l’Abondance, du formage à raclette et j’en passe), de la confiture de myrtilles, du miel en plus du traditionnel magnet pour le frigo.

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