L’hiver canadien : les dix commandements

1. Bien couvert, tu sortiras

Pas besoin d’avoir écrit une thèse de doctorat pour comprendre qu’on ne sort pas par moins 20 degrés en tongs et veste en jean. Le temps consacré à l’habillage et au déshabillage peut sembler très long mais, au bout de quelques jours, tu seras déjà plus efficient. Inutile de préciser que la parka, les bottes, la polaire et la sous-couche seront tes plus fidèles alliés.

2. Égarer un gant, ton pire cauchemar deviendra

Sache-le, les extrémités du corps sont les plus sensibles au froid. A ce titre, l’investissement dans une bonne paire de gants (ou encore mieux de moufles) est indispensable. Elle te sera si utile que ta plus grande hantise deviendra vite d’en perdre un et de devoir compter sur ta simple poche pour prévenir la triste perspective d’un doigt gelé.

3. Dans des bottes de neige, tu investiras

On continue sur les extrémités avec les pieds ! Le principe est le même que pour les mains, il faut les maintenir au chaud. Tu vois sans doute où je veux en venir mais une bonne paire de chaussures s’impose ! Le port de grosses chaussettes est également fortement recommandé.

4. Ta capuche, ta meilleure alliée deviendra

Déjà, quand les températures descendent en dessous de zéro, tes oreilles en prennent un coup alors quand en plus le vent se lève… Les jours de grand froid, il est même pertinent de porter un bonnet ou un cache-oreilles en dessous de sa capuche.

5. A des activités hivernales, tu t’adonneras

La neige permet une multitude d’activités. Tu auras donc l’embarras du choix entre ski, randonnée en raquettes, traîneau à chiens, motoneige, patin à glace, nuit dans un igloo. Bref, une fois que tu auras compris comment lutter contre le froid, plein de possibilités s’offrent à toi.

6. La dextérité des Québécois pour déneiger les routes et les avenues, tu admireras

Quand il tombe un mètre de neige, il faut bien en enlever un peu pour que les gens et les véhicules puissent passer. Étant donné qu’il neige en masse tous les hivers, les Québécois sont particulièrement bien équipés en machines en tout genre pour déneiger efficacement les voies de circulation. Bref, ce ne sont pas dix pauvres centimètres de neige qui vont paralyser la belle province !

7. De frites, d’œufs Bénédicte et de poutine, ton estomac tu rempliras

Au Québec, ce ne sont évidemment pas les restaurants qui manquent. Tu pourras y manger des frites, qui semblent être le mets phare de la gastronomie locale. Dans de nombreuses tavernes, tu redécouvriras à coup sûr des œufs Bénédicte. Tu feras également en sorte de ne pas échapper à la poutine, spécialité québécoise par excellence.

8. Le pourboire, tu n’oublieras pas

Que serait l’Amérique du Nord sans les pourboires tellement ceux-ci sont ancrés dans la culture de ces lointaines contrées. Il faut dire que la générosité des clients tient une part importante dans le salaire des serveurs, c’est la raison pour laquelle ceux-ci se montrent particulièrement amicaux, quitte parfois à en faire un peu trop. Le pourboire suggéré (entre 15 et 25% de l’addition) est souvent indiqué sur le ticket de caisse afin que le client ne s’emmêle pas les pinceaux avec le calcul.

9. Les taxes aux prix affichés, tu ajouteras

Au Canada, les prix affichés ne correspondent pas à la somme que tu vas payer arrivé à la caisse. En effet, contrairement au modèle français, les prix ne sont pas TTC. Dans le calcul de la somme que tu vas devoir sortir, il faut ajouter environ 10% du prix des produits ou de la prestation de service au total pour obtenir le prix final.

10. De la bière, tu boiras

Je ne sais pas si la bière pourrait être qualifiée de boisson nationale canadienne mais elle semble en tout cas constituer le breuvage le plus populaire. On en trouve bien sûr dans les bars ainsi que dans les supermarchés et chez les dépanneurs. Si la marque la plus populaire semble être la célèbre Boréale, un certain nombre de bars à Montréal brassent leur propre bière. A la tienne !

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Montréal en hiver

Neige, froid, arbres dénudés, Montréal en hiver offre un visage bien différent qu’à la belle saison mais n’ayez crainte, la ville et ses alentours vous réservent une kyrielle d’activités !

  1. Patiner dans les parcs

A Montréal en hiver, ce ne sont pas les patinoires qui manquent ! Au parc La Fontaine, au parc Jarry, au Vieux-Port ou au Mont-Royal, les patineurs affluent pour profiter des joies de la glisse. Si vous ne disposez pas de votre paire de patins, pas de panique, il est souvent possible d’en louer.

2. Se promener dans les allées du célèbre parc du Mont-Royal

Ce parc offre un grand nombre d’activités quelle que soit la saison alors foncez-y ! Patinage, ski de fond, promenade en raquette, on trouve toujours quelque chose à y faire. Pour notre part, nous nous y sommes rendus à pied en partant du parc Jarry, ce qui fait une belle trotte. Pour atteindre le parc, nous avons traversé le cimetière Notre-Dame-des-Neiges qui porte si bien son nom en hiver (le seul bémol, c’est qu’on a eu un mal de chien à en trouver la sortie à notre retour du parc du Mont-Royal). Le belvédère du Mont-Royal et son chalet sont nettement moins fréquentés qu’en été. En ce qu’il est doté de bancs, du wifi et de toilettes, le chalet est l’endroit idéal pour faire une petite pause au chaud.

3. Se gaver de bagels et de cookies

On trouve en Amérique du Nord d’excellents bagels. C’est toujours pour moi l’occasion d’en acheter pour les garnir ensuite avec de la confiture ou du Philadelphia. Saint-Viateur est une des boutiques les plus réputées pour les bagels. L’enseigne dispose de plusieurs boulangeries dont une ouverte jour et nuit (celle du 263, rue Saint-Viateur Ouest). Il y a d’autres revendeurs de bagels à Montréal néanmoins je n’ai pas goûté leurs produits.

Un séjour en Amérique du Nord rime également avec dégustation de cookies. On en trouve dans de nombreuses boulangeries (je pense notamment à celle du marché Jean Talon), cafés et supermarchés (ceux de Métro sont, de l’avis de beaucoup, les meilleurs parmi les cookies des grandes surfaces). Au supermarché, je me ravitaille en pépites de chocolat car celles que l’on trouve au Canada et aux États-Unis sont meilleures que leurs homologues européennes. En effet, elles sont bien plus grosses et il existe plusieurs parfums, à savoir chocolat noir, chocolat au lait et mon préféré légèrement sucré (semi-sweet).

4. Manger au restaurant (pour continuer dans le même registre)

Comme toutes les grandes métropoles, Montréal regorge d’endroits où manger. Si vous voulez goûter à la grande spécialité locale, il faudra vous diriger vers un restaurant de poutine. Cette fois, nous avons mis le cap sur Poutineville, enseigne qui dispose de plusieurs succursales à Montréal. A Poutineville, il y a certes, majoritairement de la poutine, néanmoins ceux qui trouvent peu ragoûtant cet incontournable de la gastronomie canadienne pourront choisir un des sandwichs chauds présentés sur la carte.

Parmi les restaurants dont nous avons franchi la porte figure le Saint-Viateur Bagel & Café (1127 avenue du Mont-Royal Est) qui sert ces célèbres petits pains ronds délicieusement garnis de saumon, poulet, bœuf et j’en passe. A chaque fois, je me régale ! Les Québécois semblent beaucoup apprécier les œufs et une chaîne de restaurants, répondant au doux nom de l’Oeufrier, semble l’avoir bien compris. A l’Oeufrier, les œufs bénédictines occupent évidemment une place de choix. Plusieurs jus de fruits ou légumes, dont le Déculpabilisateur (ainsi nommé car il contient des épinards) sont à la carte.

5. Se promener dans les différents quartiers de Montréal

Je ne vais pas faire ici un descriptif de chaque quartier de la plus grande ville du Québec mais sachez que le Plateau Mont-Royal, où vivent de nombreux Français, est très agréable.

Le Vieux-Port de Montréal est peut-être le quartier historique par excellence de Montréal. Certes, il est éminemment touristique, ce qui explique que ses bars et restaurants ne sont pas particulièrement bon marché. La basilique Notre-Dame de Montréal est un des édifices les plus remarquables du quartier. Le spectacle son et lumière Aura illumine le chœur de la basilique sous son plus beau jour. La représentation est jolie et impressionnante mais relativement chère (29 dollars).

6. Découvrir le parc national du Mont-Saint-Bruno, situé tout près de Montréal

Localisé dans la région administrative de la Montérégie, le parc national du Mont-Saint-Bruno est un haut lieu de ski, luge et randonnée. On peut aussi y louer des vélos à pneus surdimensionnés. Géré par la Sépaq, ce parc n’est certes pas très grand mais constitue une agréable mise au vert.

 

NB : cette liste n’est absolument pas exhaustive !

 

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L’hiver canadien : guide de survie

Neige, températures négatives, vent glacial… L’hiver canadien a de quoi effrayer les plus frileux ! Certes, le mois de février au Canada n’a rien de tropical mais dédramatisons ! Pour vous donner une idée de ce que j’ai emporté, voici un inventaire à la Prévert du contenu de mon sac à dos :

  • Ce que j’avais déjà dans les placards (parfois depuis des années) et que j’ai emmené:
  1. Une polaire Décathlon de randonnée d’hiver
  2. Un pantalon Décathlon de randonnée neige
  3. Un sous-pantalon Décathlon en laine mérinos
  4. Des chaussures de randonnée (modèle haute montagne)
  5. Des chaussons (pour ne pas avoir froid aux pieds dans les appartements)
  6. Trois paires de chaussettes de randonnée
  7. Deux sous-pulls de randonnée, l’un en polaire, l’autre en laine mérinos
  8. Une paire de collants polaires
  9. L’incontournable gourde en inox
  • Ce que je n’avais pas dans les placards et que j’ai dû me procurer :
  1. Une grosse parka Décathlon (110 euros) : coup de chance, elle m’a gentiment été prêtée par une amie (allez faire un tour sur son blog de voyage, il est très réussi !)
  2. Une paire de moufles de ski Ellesse (35 euros chez Go Sport) réputées tenir plus chaud que les gants
  3. Une paire de sous-gants (10 euros chez Décathlon ; pas terribles, plusieurs trous se sont formés à la main droite)
  4. Deux paires de chaussettes Décathlon dites grand froid (environ 15 euros)
  5. Un sous-pantalon en synthétique Odlo (35 euros au Vieux Campeur)
  6. Une polaire Ragwear (50 euros au Vieux Campeur) plus chaude que respirante ; j’avais certes d’autres polaires de rando mais j’avais peur qu’elles ne soient pas assez épaisses
  7. Un sous-pull de randonnée Décathlon en laine mérinos à col montant (35 euros)
  8. Des bottes de neige Sorel. Il s’agit de mon plus gros investissement. La frileuse des pieds que je suis craignait plus que tout pour la survie de ses chers orteils et a aligné 140 euros pour une paire de bottes au Vieux Campeur. Quoiqu’un peu lourdes, elles ont parfaitement fait l’affaire, en ville comme dans les sentiers enneigés. Panda 2 avait, lui, opté pour une paire de bottes Décathlon à 35 euros, achat peu concluant car ses pieds furent souvent mouillés…

C’est à peu près tout (loin de moi l’idée de détailler le nombre de culottes ou le contenu de la trousse de toilette) car je n’avais pas de bagage en soute. Voyager avec un bagage cabine pour seul compagnon permet de partir plus léger, ce qui est d’autant plus facile quand on loue des appartements équipés d’une machine à laver et d’un sèche-linge.

Alors, ai-je survécu ? La rédaction de cet article permet de trancher par l’affirmative ! La température au Québec l’hiver est en fait très variable selon les jours. On aura ainsi expérimenté du -24 au +5. Quand il faisait vraiment froid, je portais mon pantalon de randonnée neige assorti d’un sous-pantalon. Alors que le pantalon était au lavage, j’ai porté un sous-pantalon avec le collant polaire par dessus sans sentir tant que ça le froid montréalais. Sortir en jupe à Montréal n’a donc rien d’impossible, il suffit d’avoir les bons vêtements. J’aurais même pu apporter une robe supplémentaire (moi qui ne porte presque jamais de pantalons) !

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Québec : bilan

Une fois n’est pas coutume, commençons par faire la liste de ce que j’aurais pu emporter et ce de que j’ai transporté dans mon sac mais qui, tout compte fait, m’a été inutile !

Ce que j’aurais pu emporter :

  • des tongs car c’est toujours pratique dans les auberges et au sortir de la douche au camping ;
  • un sous-pull à manches longues parce qu’en Gaspésie, il a fait froid ;
  • un pyjama plus chaud, pour la même raison.

Ce que j’ai emporté mais dont je ne me suis au final pas servi :

  • les répulsifs anti-moustiques (peut-être ces bestioles sont-elles moins présentes en septembre ?) ;
  • le rouleau de papier toilette (les sanitaires des hôtels de plein air en sont pourvus) ;
  • mon short en jean (températures trop froides pour le porter) ;
  • les médicaments (pas de malades heureusement, mais on ne sait jamais, mieux vaut avoir quelques trucs avec soi) ;
  • le masque de sommeil (la tente était suffisamment opaque et, réflexion faite, je ne suis pas certaine de pouvoir supporter cet accessoire autour de ma tête).

Passons au bilan à proprement parler !

Cette petite virée dans la belle province fut fort sympathique. Comme d’autres avant moi, j’ai été marquée par la gentillesse et la spontanéité des Québécois. J’en oublierais presque leur accent et leurs expressions du type « c’est mon plaisir », « présentement » et j’en passe.

Si Montréal est sans doute une métropole agréable à vivre, je ne pense pas que ce soit vraiment mon style de ville. En tant que touriste, je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup de choses à y voir. Riche en histoire, Québec est une cité, à mon sens, plus intéressante.

Bien plus que les villes, les parcs nationaux m’ont enchantée. Les trois que nous avons visités sont absolument splendides avec peut-être une petite préférence pour celui de la Gaspésie où je serais volontiers restée un jour supplémentaire. Camper dans ces parcs fut une superbe expérience que je recommande vivement. En effet, les emplacements sont très bien aménagés, ce qui est idéal pour des novices en la matière. La Gaspésie m’a beaucoup plu, découvrir cette partie du Québec vaut vraiment le coup. Mon cœur préfère néanmoins le nord de cette région, la Baie des Chaleurs et la vallée de la Matapédia étant, selon moi, un peu moins attrayantes.

Entre les taxes et les pourboires, manger au restaurant est assez onéreux pour une qualité pas toujours au rendez-vous. Les cuisines équipées des auberges de jeunesse (et de certains motels, paraît-il) permettent de se concocter son repas et de réduire ainsi les frais.

Québec, de tes paysages, je me souviens ! J’espère te retrouver un jour, pourquoi pas en hiver pour te voir revêtu de ton manteau blanc même si, dans le cas où je serais amenée à retourner au Canada dans les années à venir, un de mes souhaits les plus chers serait de découvrir la Colombie Britannique.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

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Montréal : le Mont-Royal

Nous ne sommes pas encore allées au Mont-Royal alors en cette dernière matinée montréalaise, c’est le moment où jamais ! Avant de partir, on fait nos sacs et force est de constater qu’ils sont bien plus lourds qu’à l’aller. Il a fallu bien tasser pour faire rentrer les deux pots de pâtes d’arachide !

Un certain nombre de rues sont bloquées ce matin en raison du marathon qui sera couru demain. Le nouveau Mexicain, arrivé tard hier soir dans notre dortoir s’élancera sur le semi. Direction donc le parc du Mont-Royal où il est très agréable de s’y promener surtout quand il fait beau comme aujourd’hui.

De gros écureuils, qu’il faut se garder de nourrir, courent dans les allées. Ils sont cependant bien enveloppés, ce qui les empêche apparemment de monter aux arbres et provoque leur décès prématuré. On s’arrête au belvédère avant de faire une pause au chalet du Mont-Royal inauguré en 1932. La vue sur les gratte-ciels fait le bonheur des photographes.

On passe ensuite par le lac aux castors où les oiseaux sont rois. L’hiver, l’endroit se transforme en patinoire.

C’est une fois encore la rue Sainte-Catherine qui nus accueille. On déjeune tardivement dans une des nombreuses succursales des Trois Brasseurs. La brasserie est immense et parsemée d’écrans qui diffusent du baseball. La carte est un peu pléthorique, je choisis, pour ma part, un burger. Verdict : pas mauvais mais je trouve que l’ensemble manque de sauce pour compenser la cuisson très à point (c’est toujours ainsi au Canada) de la viande. Les Trois Brasseurs se présentent comme une micro-brasserie et il faut bien reconnaître que leur bière n’est pas mauvaise.

Après un dernier petit tour dans Montréal, il est temps de retourner à l’auberge chercher nos sacs. Comme lors de notre arrivée, on emprunte le bus 747. On met un peu plus de temps que prévu à cause des bouchons mais, pas de panique, on avait prévu large. L’Airbus A330 d’Air Transat atterrit à Roissy avec 55 minutes d’avance, les vents aidant. La belle province, c’est fini ! Il est temps de faire le bilan !

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Montréal : le musée des beaux arts

Les lits superposés de l’auberge M Montréal sont plutôt bien conçus. Ils sont, en effet, dotés de rideaux, d’une lumière individuelle, d’un dossier permettant de s’adosser contre le mur et de plusieurs rangements, ce qui compense la petite taille de notre dortoir de quatre couchages. Malgré ces équipements, on ne dort pas si bien, la faute à une tronçonneuse mexicaine très constante dans son effort de ronflement. On profite du petit-déjeuner inclus dans le prix (composé de céréales, œufs, pain de mie et bagels) avant de mettre le cap sur le musée des beaux arts.

On comptait s’y rendre à pied sauf qu’il pleut des cordes si bien qu’on prend finalement le métro à mi-chemin. Le musée des beaux arts est particulièrement intéressant, c’est peut-être LE musée à visiter en priorité à Montréal. Les collections impressionnent par leur variété : peinture européenne (à partir du XIXe siècle), art moderne, art africain, Antiquité, design industriel. Après cette visite plutôt intense, on déjeune dans un restau de nouilles asiatiques situé à proximité du musée. Les nouilles ne sont pas mauvaises mais ce ne sont pas non plus les meilleures de ma vie.

On marche ensuite jusqu’au centre canadien d’architecture dont l’exposition est en ce moment intitulée « Utopie Radicali ». Rarement une exposition ne m’avait semblé si peu accessible. Je n’ai rien compris ni aux textes explicatifs ni aux œuvres en elles-mêmes… J’en ai discuté avec la jeune fille de l’accueil du centre qui a admis comprendre mon point de vue tout en rappelant que le CCA était principalement dédié à la recherche. Cependant, je ne vois pas trop l’intérêt d’ouvrir des expos au public si elles ne sont compréhensibles que pour une infime minorité.

On se promène le long de la rue Sainte-Catherine qui est très commerçante. On entre dans plusieurs boutiques, dont Roots, marque canadienne au style plutôt urbain (rien de très original selon moi).

Ce soir, on retrouve Frère pour manger des bagels. Avant de le rejoindre, on monte sur le toit du M Montréal où trône un spa sans lequel les clients peuvent gratuitement patauger. Il n’y a pas à dire, cette auberge de jeunesse offre un niveau de confort supérieur à bon nombre d’établissements du même type. La propreté est impeccable et, chose peu commune pour une auberge de jeunesse, les serviettes de toilette sont fournies et changées tous les jours. Mais revenons-en aux bagels ! Le rendez-vous est donné au Saint-Viateur, boulangerie spécialisée dans ces petits pains ronds à trou. On commande tous les trois le même bagel, à savoir le « traditionnel » garni de fromage frais et de saumon fumé. Il est absolument délicieux ! Pour terminer sur une note sucrée, on déguste tous à l’unisson un bagel au Nutella (je précise que la dose de pâte à tartiner est plus qu’honorable). Nous prenons un peu de temps à quitter le Saint-Viateur car il pleut à seaux. On choisit donc de rentrer en métro mais on se fait bien tremper le temps d’atteindre la station.

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Retour à Montréal et découverte de la poutine

Ce matin, on avale les restes de pain et de confiture en guise de petit-déjeuner. Pas trop le temps de traîner car la voiture doit être rendue pour dix heures dans le vieux Québec. Après avoir réglé (124,95 dollars, ce qui fait de ce studio notre hébergement le plus cher), on file donc vers Québec. Une heure quinze plus tard, nous y sommes et, non sans avoir refait le plein d’essence, on ramène le char à bon port. Les formalités réalisées, on marche en direction de la gare routière de Québec. Nous avons un peu de temps devant nous car le bus part à 11 heures 30. Le trajet prend un peu plus de temps qu’à l’aller en raison des bouchons et d’un arrêt supplémentaire.

Arrivés à Montréal, on rejoint à pied notre auberge, la M Montréal (1245 rue Saint-André). Grande, branchée et proposant de multiples activités, elle semble faire partie de ces endroits où la jeunesse voyageuse du monde entier se donne rendez-vous. Le Mac, le portable dernier cri et les vêtements à la mode sont de rigueur. Après une petite visite des lieux, notre premier objectif est de faire une lessive, ce qui est facilité par le fait que l’auberge abrite en son sein plusieurs machines à laver et séchoirs.

On se rend ensuite à l’IGA situé tout près de l’auberge pour acheter du beurre d’arachide, de la levure (celle qu’on trouve en Amérique du Nord est un peu différente de celle disponible en Europe), des pépites de chocolat et du sirop d’érable. On retrouve ensuite mon frère en bas de l’auberge pour aller se manger une bonne vieille poutine des familles. Si la poutine est le passage obligé d’un voyage au Québec, j’appréhendais quelque peu cette dégustation, la faute à la réputation grasse et bourrative de ce monument de la gastronomie canadienne. L’endroit où Frère nous emmène s’appelle Poutine Centrale (3971 rue Hochelaga). Ce n’est pas dans l’hyper-centre de Montréal, ce qui explique peut-être pourquoi le restaurant n’est pas très fréquenté ce soir. Je choisis la poutine « Petite Italie » composée de frites, de fromage et de sauce bolognaise. Verdict : je m’attendais à pire ! Je parviens presque à finir ma portion (je précise avoir commandé une petite et non une grande). C’est la peau du ventre bien tendue que nous rentrons au bercail.

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Montréal : du vieux port au parc olympique

Les lits superposés de l’auberge Samesun grincent un peu et une vieille odeur d’humidité ne semble pas vouloir quitter la chambre. Afin de ne pas troubler le sommeil de nos compagnons de chambrée, on va prendre nos douches dans une petite salle de bain située près de la cuisine. Le petit-déjeuner, inclus dans le prix, se compose de pain de mie, jus d’orange, muffins à la myrtille et au chocolat (sans doute issus d’une préparation genre Alsa mais loin d’être mauvais).

On sort de l’auberge un peu avant neuf heures pour aller faire un tour du côté du vieux port, très prisé des coureurs matinaux. Les plus fous pourront tenter le tour de grande roue ou de tyrolienne.

Le vieux Montréal est assurément un des quartiers les plus touristiques de la plus grande ville du Québec. L’une des principales attractions semble être la basilique Notre-Dame. Pour pénétrer à l’intérieur de cet imposant édifice achevé en 1829, il faut débourser 6 dollars. Cela vaut le coup car le décor de bois richement sculpté est impressionnant. Il donne au lieu une atmosphère chaleureuse peu commune pour une église. En écoutant les intéressantes explications données par une guide à un groupe de touristes français, on apprend que c’est dans cette basilique que Céline Dion s’est mariée et qu’un dernier hommage a été rendu à René Angélil.

 A l’heure du déjeuner, on se rend chez Olive et Gourmando (351 rue Saint-Paul Ouest) mais, étant donné que l’endroit est bondé, nous devons attendre 45 minutes à l’extérieur avant de pouvoir y entrer. Pendant cet intervalle de temps, on marche vers le square Victoria et on entre au centre de commerce international, qui se distingue par sa très faible fréquentation par rapport au reste du quartier.

Une fois attablés dans le restaurant, on commande deux sandwichs tartinés de poulet, guacamole et mangue, le tout relevé d’une sauce assez épicée. Un large choix de dessert s’offre aux convives !

En 1976, Montréal accueillit les Jeux Olympiques d’été. Les passionnés de sport que nous sommes ne pouvaient raisonnablement pas manquer la visite du parc olympique ! On s’y rend en métro, un passage coûte 3,25 dollars. En cette fin de semaine, une importante compétition de jeux vidéo, la DreamHack, a lieu au stade olympique. Il n’est donc pas possible de visiter le lieu dans les conditions normales. Pas de stade donc mais on se console avec le centre sportif québécois basé dans ce qui fut la piscine olympique (le bassin est toujours visible).

Un peu plus loin, une exposition retrace l’avant et le pendant JO. On y retrouve Nadia Comaneci (à jamais la petite fée de Montréal), la torche olympique mais aussi la poupée officielle.

Dans l’auditorium, on rencontre deux Français, dont l’un est installé à Montréal depuis quatre ans. Après une intéressante et sympathique conversation, on prend au guichet deux billets pour la tour de Montréal (23,25 dollars par tête). Il s’agit, ni plus ni moins, de la plus haute tour inclinée au monde. Il faut emprunter un funiculaire pour atteindre la plate-forme d’observation qui offre un beau panorama sur la ville.

Le jardin botanique est situé tout près du parc olympique. Pour 20,50 dollars, on peut se promener dans des jardins d’inspiration japonaise, des serres et même toiser des plantes toxiques.

On dîne au Saint-Houblon (1567 rue Saint-Denis) avec Frère et une de ses amies. Cette micro-brasserie serait celle qui propose le plus de sortes de bières à la pression parmi tous les établissements de Montréal ! On choisit chacun quatre bières différentes qu’on nous apporte sur un petit plateau en bois. On se mange également un bol avec du riz et du saumon fumé qui est plutôt pas mal.

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Québec : c’est tipar !

Québec, prépare-toi, on arrive ! On se met en route un peu avant huit heures pour prendre ces bons vieux RER A et B en direction de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. C’est le terminal 3 qui nous accueille aujourd’hui et force est de constater que ce n’est ni le plus moderne ni le plus agréable. Peut-être parce que presque toutes les compagnies qui l’utilisent sont des compagnies à bas prix ? Nos deux gros sacs à dos enregistrés, on passe avec succès la police aux frontières, formalités qui nous auront pris très peu de temps. Nous voilà dans la salle d’embarquement prêts à en découdre ! Alors, certes , on embarque mais le décollage, initialement prévu à 11 heures 30, n’aura pas lieu avant 12 heures en raison d’une « congestion » pour reprendre le terme employé par notre commandant de bord, dont l’accent indique que nous avons affaire à un natif de la belle province. On a d’ailleurs droit à du Roch Voisine pour se mettre dans l’ambiance !

Chez Air Transat, l’espace disponible pour les jambes est assez réduit. Conseil d’ami, n’oubliez pas vos oreillettes pour profiter de l’écran de divertissement car celles-ci sont payantes, tout comme la couverture (pour ma part, mon manteau et mon coussin pour le cou me tiendront compagnie pendant le vol). Justement, puisque j’en suis au divertissement, pas grand chose à se mettre sous la dent tant en films qu’en musique. Après, on ne va pas non plus trop se plaindre, Air Transat étant sans doute la compagnie la mois chère pour se rendre au Canada. Le déjeuner n’est pas mauvais, j’ai connu vraiment pire. Par contre, l’équipage a rencontré un problème de four, ce qui fait que certains passagers ont dû s’armer de patience avant d’être servis. Une heure avant de nous poser à Montréal, nous sommes gratifiés d’un petit sandwich chaud garni aux légumes et au fromage. Les plus gourmands pourront opter pour des repas plus haut de gamme et des en-cas plus nombreux mais évidemment il faut sortir la carte bancaire. Finalement, je n’ai pas eu froid dans l’avion et j’ai dormi au moins trois heures (pour compenser avec ma traditionnelle courte nuit de sommeil post départ).

L’Airbus A330 se pose fièrement à l’aéroport Trudeau. Les bagages récupérés, on se dirige vers les services de l’immigration. C’est très moderne, tout ou presque est dématérialisé (si bien que les puristes regretteront l’absence de tampon sur le passeport). La machine prend une photo de chaque arrivant, cliché pas toujours à leur avantage… On me demande si je n’ai rien à déclarer. Effrayée par la menace de 1300 dollars d’amende, me voici contrainte de déclarer un brave morceau de comté et une boîte de pâtes de fruits. Heureusement le passage à la douane se passe sans encombre.

Pour se rendre dans le centre-ville de Montréal, le plus simple et le moins dispendieux est de prendre le bus 747 (allusion au célèbre Boeing ?) dont le billet coûte 10 dollars. On attend le bus une vingtaine de minutes et il nous faut une heure pour atteindre la station de métro Berri-UQAM près de laquelle se trouve l’auberge de jeunesse Samesun (1586 rue Saint-Hubert) où nous avons réservé deux nuitées. Nous réglons le montant du séjour avant de déposer nos affaires dans le dortoir de quatre lits.

Il est grand temps de commencer à visiter Montréal ! On traverse le parc Lafontaine, royaume des écureuils. Les bancs sont si nombreux qu’il est difficile de ne pas trouver un endroit où s’asseoir !

Le Plateau-Mont-Royal est un des quartiers les plus emblématiques de Montréal. Il est le fief de nombreux Français installés dans la ville. Les rues sont parsemées de bars, boutiques de vêtements et disquaires, ce qui en fait un quartier très branché.

Je ne l’ai pas encore dit mais si nous avons élu le Canada comme destination de vacances cette année, c’est parce que mon frère vit à Montréal depuis plus d’un an. Muni d’un visa PVT, il a trouvé du travail là-bas. Je ne l’ai pas revu depuis qu’il a quitté la France en juin 2017 alors il y a un peu d’excitation ! On retrouve donc Frère avec qui on dîne au Hachoir (4175 rue Saint-Denis), restaurant qui, comme son nom l’indique, sert essentiellement de la viande. Amateurs de viande saignante, le Canada n’est pas un pays pour vous car la réglementation impose que les pièces soient bien cuites. Je n’ai malheureusement pas pu finir mon burger, tellement la viande était compacte.

Un peu fatigués par le voyage, on décide de rentrer à l’auberge. On descend la rue Saint-Denis, célèbre pour accueillir des concerts et toutes sortes de performances artistiques.

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