Matsumoto, la ville au château

Nos hôtes de la Neko Neko sont vraiment adorables ! Ils nous ont emmené en voiture à la gare de Shin-Osaka. De là, nous prenons à 8 heures 40 le train pour Nagoya où nous changeons pour notre destination finale, Matsumoto, que nous atteignons vers midi. Sitôt arrivés, nous marchons vers la maison d’hôte dans laquelle nous avons réservé deux nuits, la Matsumoto No Yado. Celle-ci est située tout près du château (un quart d’heure de marche depuis la gare). La porte est ouverte mais il n’y a pas un chat. Quelqu’un (mais on n’a pas compris qui) arrive et nous dit de rentrer. Il téléphone à la personne, que nous pensons être la gérante, et nous la passe. Dans un bon anglais, elle nous suggère de déposer nos sacs et de régler les formalités plus tard. Sauf que lorsque nous revenons quelques heures plus tard, nous nous trouvons visiblement face à quelqu’un d’autre qui parle très peu anglais et qui ne comprend rien à ce qu’on lui raconte sur notre première venue à midi. Mais, on ne sait trop comment, tout finit par s’arranger.

La maison d’hôte est de type traditionnel japonais. Les lits sont des futons et ce sera notre première expérience avec ce type de couchage. Le point noir, c’est la salle de bain qui est à peu près tout sauf pratique et qui dégage une odeur pas très conventionnelle (humidité x 10 ?)… On ne voit quasiment rien sur les deux miroirs à notre disposition.

Ce qui marque entre Osaka et Matsumoto, c’est la différence importante de température. Cela est peut-être dû à l’air des montagnes voisines mais on se croirait déjà en hiver ici alors que nous étions en t-shirt à Osaka.

En début d’après-midi, nous visitons le magnifique château de Matsumoto. Classé parmi les trésors nationaux du Japon, il est absolument magistral.

L’attente est longue pour pénétrer dans l’édifice néanmoins on a patienté tout en s’instruisant car un charmant « guide volontaire » est venu nous donner des explications en anglais sur l’histoire du château ! C’est donc bien renseignés que nous entamons notre visite. Le château de Mastumoto est bien plus intéressant que celui d’Osaka car, contrairement à ce dernier, il n’a pas été reconstruit au XXe siècle. Nous sommes frappés par l’étroitesse des escaliers, il faut faire attention à sa tête. Des armes, des armures et d’autres objet sont exposés dans les différentes pièces.

Une fois sortis du château, nous allons manger. On a de la chance : un festival soba se déroule dans les jardins du château ! Le problème, c’est qu’il y a la queue à tous les étals. On patiente dans la file formée devant l’un d’entre eux. Une des cuisinières vient nous dire quelque chose en japonais mais naturellement on ne comprend rien. Elle parle aussi aux gens qui attendent derrière nous et ceux-ci s’en vont de suite. On percute alors qu’elle a sans doute voulu nous dire qu’ils ne servaient plus… Tant pis, on prend le risque de rester et quelques minutes plus tard, on nous remet deux plateaux chargés de cinq petites assiettes de nouilles, d’un œuf cru, d’une petite soupe et de wasabi. On ne sait pas exactement comment ça se mange mais, une chose est sûre, c’est délicieux !

On enchaîne ensuite avec la visite de l’ancienne école Kaichi, le plus ancien établissement primaire du pays. Le musée est sans doute beaucoup plus intéressant si on lit le japonais car les explications en anglais sont assez sporadiques.

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On se pose ensuite une demi-heure à la maison d’hôte. La Taïwanaise de notre chambre (elle étudie à Kyoto) nous donne plein d’infos sur Kamikochi (notre excursion de demain). Vers 18 heures, on prend la direction du centre-ville. On y trouve un supermarché où on achète des victuailles pour demain puis on dîne au Mensho Sakura (1-20-26 Chuo). Evoquer ce restau de ramen me met l’eau à la bouche tellement c’était bon ! Ce sont peut-être là les meilleures nouilles de notre séjour. Le ventre bien rempli, nous rentrons à la maison d’hôte.

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Aquarium et onsen : une journée aquatique à Osaka

On a plutôt bien dormi à Neko Neko. On prend notre temps, on part un peu plus tard que les jours précédents.

L’aquarium d’Osaka est un des plus réputés d’Asie, alors on y va ! On s’est un peu planté avec les transports pour s’y rendre mais, rien de grave, tous les chemins mènent à Rome. Nous avons payé 220 yens par tête, le ticket « Amazing Osaka » offrant 100 yens de réduction. Cet aquarium est très plaisant. Dauphins, requins, otaries, méduses, poissons tropicaux, il y en a pour tous les goûts. Beaucoup de monde cependant dans les allées. Les Chinois, qui ont des vacances à cette époque de l’année, sont nombreux.

On achète des sushis dans un supermarché que l’on mange sur un banc. On prend ensuite la direction du musée d’histoire d’Osaka. Il a non seulement le mérite d’être compris dans notre ticket mais surtout de reconstituer les intérieurs de maisons traditionnelles. Malheureusement les billets incluant la location de kimonos n’étaient plus disponibles. Mes photos étant très floues, je vous invite à solliciter les services de votre moteur de recherche préféré.

On prend un quatre heures dans une des nombreuses cafétérias de la longue rue commerçante située près du musée. Reposés, on va faire un tour dans le quartier de Dotonbori. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de l’animation ! Boutiques, restaurants et panneaux publicitaires lumineux se volent la vedette. Le quartier est, vous vous en douterez, très fréquenté. Notre ticket inclut une petite croisière sur la rivière mais étant donné que les bateaux sont déjà tous complets jusque 20 heures 30, on se promène à pied le long des berges.

On dîne dans les environs (ce soir, c’est ramen et la commande s’effectue via une machine). On reprend ensuite le métro pour terminer la journée par un onsen. Les bains (dont l’entrée est incluse dans le fameux ticket) se situent au huitième étage d’un immeuble. Je n’en suis plus sûre à 100 % mais, d’après mes recherches, il s’agit du « Natural Hot Spring Naniwa no Yu ». Les bains sont nombreux, ils ont tous des températures différentes comprises entre 38 et 41 degrés (à l’exception d’un petit mouton noir à 18 degrés). Certains sont situés à l’extérieur. Hammams et saunas ne sont pas en reste. On se baigne dans son plus simple appareil dans ces bains non-mixtes. Les baigneurs sont venus en nombre, je crois bien que nous sommes les seuls Occidentaux.

Après cette expérience relaxante, on rentre à la maison d’hôte. Sur le chemin, on s’arrête dans un supermarché (intérêt de faire ses emplettes après 20 heures : ménager son dos et profiter de rabais sur les makis et sushis !).

 

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Osaka, ville moderne

Au revoir Hiroshima, bonjour Osaka ! En train, il faut une heure et demi pour rallier les deux villes (trajet qui peut durer bien plus longtemps selon les trains choisis). Dès notre arrivée dans la troisième plus grande ville du Japon, on marche vers notre maison d’hôte, la Neko Neko, ce qui nous prend une bonne demi-heure. L’accueil est particulièrement chaleureux. L’établissement,une « vraie » maison nippone, est tenu par une Japonaise et un Français, sous la direction de leur chat alias l’Empereur. Dès notre arrivée, on nous sert une boisson et on nous donne des renseignements sur les lieux d’intérêt à Osaka.

A la station Higashi-Mikuni, on achète deux tickets deux jours « Amazing Osaka » qui nous permettront d’utiliser les transports publics à volonté (attention, le ticket un jour couvre une zone plus vaste que celui de deux jours). Le porteur du ticket bénéficie également de réductions et d’entrées gratuites.

Nous déjeunons près de la gare dans un restaurant de la chaîne Curry House Coco Ichibanya spécialisée dans le curry japonais. Verdict : c’est pas mauvais et bon marché.

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La Umeda Sky Building est considérée comme un des plus beaux gratte-ciel du monde. L’observatoire, situé au dernier étage, offre une vue panoramique sur la ville. L’accès coûte 700 yens.

On file ensuite vers le château (Osaka-jo pour les intimes). Il a été érigé par le général Toyotomi Hideyoshi en 1583 mais l’édifice actuel est une reconstruction datant de 1931.

Le musée aménagé à l’intérieur du château présente des armures et lettres d’époque. Si des panneaux en anglais donnent des informations sur les pièces exposées, il faut être, à mon sens, un bon connaisseur de l’histoire japonaise pour profiter pleinement du musée.

Le sanctuaire Shitennoji est l’un des plus vieux du pays mais je ne lui ai rien trouvé d’exceptionnel en comparaison des temples de Kyoto. Son bassin regorge de tortues.

La tour Tsutenkaku est un des symboles d’Osaka. Si son dernier étage offre une belle vue du quartier, c’est surtout l’intérieur de la tour qui marque car l’aménagement des étages frise l’improbable : exposition sur les biscuits Mikado (au Japon, ils appellent ça les Pocky), statues du dieu Billiken (dont j’ignorais tout avant de venir à Osaka ; Billiken a été créé par un Américain, c’est aujourd’hui la mascotte de l’université de Saint-Louis).

On dîne au Torikizoku, chaîne de bistrots qui servent de petites brochettes de poulet et de la bière, dans le quartier de Shinsaibashi.

 

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