Kyoto : la journée des sanctuaires

Etant donné que la nuit tombe tôt et que les lieux d’intérêt ferment à 17 heures, on fait en sorte d’être d’attaque pour 8 heures 30 (et ce avec succès !). Avant de passer aux choses sérieuses, on s’arrête dans un Family Mart pour acheter des makis (les mêmes qu’hier) et de l’eau.

C’est parti pour la journée des sanctuaires ! L’action se passe au sud de Higashiyama. On entre, pour s’échauffer, dans un premier sanctuaire qui ne fait pas partie de la sélection du Lonely Planet.

Le premier « temple majeur » sur notre chemin est le Kiyomizu-dera. Il y a foule (parce qu’on est dimanche ?) !

On visite une sorte de crique pour la modique somme de 100 yens. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne faut ni avoir peur du noir ni être claustrophobe ! On se repère grâce à une sorte de corde fixée au mur à laquelle s’accrochent les visiteurs. A un moment, une pierre apparaît et c’est là qu’il faut faire un vœu.

On achète les billets pour accéder au temple principal.

Entouré d’arbres, le sanctuaire est magnifique. En contre-bas, on voit des gens s’asperger d’eau à l’aide de grandes cuillères pour se purifier (et peut-être aussi pour se rafraîchir car il fait chaud aujourd’hui, le mercure approche les trente degrés).

On déambule ensuite dans de très belles et paisibles ruelles.

On marche (pas longtemps, c’est tout près) vers le temple de Kodai-ji. Les bâtiments tout comme les jardins sont absolument splendides. Une cérémonie s’y déroulant, on a pu profiter de quelques incantations.

On continue vers le parc Maruyama-koen où on admire les grosses carpes qui nagent dans l’étang.

On déjeune au Oshokuji Dokoro Asuka (144 Nishimachi, Higashiyama-ku) où on s’est régalé.

Notre programme sanctuaires se poursuit avec le Yasaka-jinja et le Shoren-in.

J’allais oublier Konchi-in, temple doté d’un très beau jardin.

On passe également devant le temple d’Eikan-do sans pour autant le visiter. On jette notre dévolu sur Nanzen-ji, très impressionnant de par sa taille.

La journée se poursuit avec la célèbre promenade de la philosophie. Cette allée au bord de l’eau est des plus tranquilles. A défaut d’y croiser des philosophes, on y rencontre de nombreux chats.

Pour clore en beauté cette journée des sanctuaires, on visite le sublime Ginkaku-ji. Le jardin est peut-être le plus beau qu’on ait vu jusqu’à présent.

La nuit commençant à tomber, on marche vers le centre-ville dans l’optique de dîner dans un restau spécialisé dans l’okonomiyaki (la fameuse crêpe japonaise) mais nos plans sont contrariés par la disparition de l’établissement conseillé par le Lonely Planet (ou alors c’est qu’il a déménagé). On tombe alors sur une autre filiale de Ootoya, on y mange et c’est aussi bon qu’hier !

Nous n’avons pas visité tous les sanctuaires rencontrés sur notre chemin. Il nous aurait fallu beaucoup plus de temps et je dois avouer qu’à force d’en voir, on a du mal à se souvenir de tous ces lieux. L’entrée est payante dans la plupart des temples. Les billets ne sont pas très chers mais cela incite tout de même à faire des choix.

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Bienvenue à Kyoto

Le lit du Mystay Kanda est très confortable mais l’hôtel donne sur une rue très passante, ce qui trouble quelque peu le sommeil. On déguste les makis achetés hier, ce n’est pas souvent qu’on mange du poisson au petit-déjeuner. Vers 8 heures 30, on se met en marche pour la gare, l’objectif étant de ne pas arriver trop tard à Kyoto. Afin de réserver nos sièges, on entre dans une agence commerciale. Le gars au guichet nous explique que toutes les places réservables ont déjà trouvé preneurs, et ce dans tous les trains jusque dix heures. Tant pis, on accélère le pas pour prendre le train de 09:03 et monter dans un wagon sans réservation où on trouve facilement de la place. Notre voisine, une dame âgée, engage la conversation avec nous mais la barrière linguisitique (elle parle très peu anglais) rend les choses complexes. 2 heures 40 plus tard, nous voici à Kyoto. Notre auberge, la K’s House n’étant pas très loin de la gare, nous nous y rendons à pied.

Après avoir payé et mis les sacs en lieu sûr, on part à la découverte de l’ancienne cité impériale. Les estomacs se creusant, on se pose assez vite dans un restau, Ippudo (Nishikokoji Higashi-iru). Les ramen sont très réussies et au vu de la file d’attente, nous ne sommes pas les seuls à le penser.

On se dirige ensuite vers le palais impérial et son magnifique jardin. Les bâtiments actuels, dont la taille est impressionnante, datent de 1855. S’y déroulent encore aujourd’hui les cérémonies d’intronisation des empereurs.

Le jardin, le premier que nous visitons au Japon, nous enchante.

On marche (et c’est long !) vers le Daitoku-ji, célèbre ensemble de temples bouddhiques. Le problème, c’est que les édifices ferment à 17 heures et nous arrivons à 17 heures 05… Du coup, notre visite s’en trouve amputée et se limite aux allées.

La nuit tombe vite au Japon, tout du moins en cette saison. On reprend la direction du centre-ville (c’est toujours aussi long !) pour dîner dans un restaurant de la chaîne Ootoya. Une des spécialités de Kyoto étant le tofu, je choisis une sorte de soupe composée notamment de ce fromage de soja et de champignons. C’est délicieux !

Fatigués par ces longues heures de marche, nous rentrons à la K’s House. L’auberge est conviviale et dispose d’une cuisine bien équipée.

Nous avons hérité d’un dortoir de six lits (il est relativement grand) et, une chose est sûre, on ne va pas faire long feu ce soir !

 

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