Rio de Janeiro : Santa Teresa et Ipanema

C’est déjà notre dernier jour à Rio ! Histoire de bien commencer cette ultime journée carioca, on prend le petit-déjeuner dans une adresse très sympa trouvée sur Google Map. L’enseigne s’appelle Pão & Companhia (Rua Raimundo Corrêa, 09) et propose des formules (sauf le samedi et le dimanche) ou un buffet (c’est là que nous nous sommes servis). Mention spéciale pour le tapioca et le gâteau au chocolat.

Le bus 433 nous amène au tram qui dessert le quartier de Santa Teresa. En fait, nous sommes d’abord montés dans le but 426, dont le chauffeur nous a gentiment expliqué qu’il allait nous déposer à un arrêt suivant pour que nous puissions y prendre un autre bus. Tout au long du trajet, nous rencontrons des gens charmants qui nous expliquent comment nous rendre au départ du tramway. Le billet pour monter à Santa Teresa coûte 20 réals. La montée vers ce quartier offre de belles vues sur la ville. Le bâtiment de forme pyramidale, c’est la cathédrale de Rio ! Original, non ?

Arrivés à Santa Teresa, on se promène dans ce quartier bohème. Ces petites rues, aux maisons colorées, ont beaucoup de charme.

Santa Teresa est peut-être l’endroit idéal pour acheter quelques souvenirs, les boutiques d’artisanat local ayant pignon sur rue. On déjeuner au Bar di Mineiro (Rua Paschoal Carlos Magno, 99), sur la carte duquel figurent de nombreuses spécialités de l’Etat de Minas Gerais (réputé pour sa gastronomie). Comme souvent au Brésil, les portions sont généreuses. Les végétariens trouveront quelques alternatives sans viande. L’adresse a l’air particulièrement fréquentée. Anecdote : le patron, qui est également artiste-peintre, connaît le père de Pedro qui exerce la même profession ! Rassasiés, nous quittons, par le tram, le quartier de Santa Teresa. 

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Copacabana et Ipanema sont les plages les plus célèbres de Rio. Si nous avons passé pas mal de temps sur la première, la seconde reste pour une nous une parfaite inconnue. Pour y remédier, nous en faisons notre prochaine et dernière étape de ce séjour carioca. Ce qui marque par rapport à Copacabana, c’est la taille du banc de sable qui est bien plus modeste à Ipanema, ce qui donne l’impression que les gens sont serrés les uns contre les autres sur la plage.

Nous rentrons à l’appartement récupérer nos affaires car il est presque temps pour nous de prendre le chemin de l’aéroport. Dans le hall des départs, nous faisons nos adieux à Adèle et Pedro car, si nous retournons dans leur appart à São Paulo, ce sera sans eux étant donné qu’ils restent, pour raisons professionnelles, deux jours de plus à Rio. Le vol décolle avec quelques minutes de retard et l’atterrissage est du genre sportif (le gars à côté de moi a fait son signe de croix sitôt l’avion posé) mais nous arrivons à bon port et c’est bien là l’essentiel. Nous prenons un taxi pour rentrer. Pour ce faire, il faut s’adresser à un comptoir dédié et donner l’adresse de destination. Un ticket indiquant la somme à payer est remis au client.

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… N’oublie pas de monter là-haut (Christ Rédempteur, Maracana)

Cette première nuit carioca fut des plus reposantes. Les deux lits doubles sont certes dans la même pièce (l’appartement est en fait un grand studio) mais celle-ci est très spacieuse. On prend le petit-déjeuner à Fornalha (Rua Ministro Viveiros de Castro, 33), chaîne qui propose des gâteaux et des petits en-cas salés. Le gâteau à la mousse de fruit de la passion a été jugé délicieux.

On prend le bus 583 (3,60 réals par personne) jusqu’au terminus qui nous amène à l’embarcadère du tramway qui monte au Christ Rédempteur. Sur place, on apprend que tous les billets pour un départ avant midi sont déjà écoulés, ce qui nous laisse plus d’une heure à tuer. Il est possible d’acheter les billets en ligne, ce que nous aurions sans doute dû faire (mais hier soir, nous étions plongés dans les recherches d’hébergement pour trouver un Airbnb de substitution !). Une chose est sûre, les billets ne sont pas donnés (75 réals) et ont, selon Pedro, beaucoup augmenté ces dernières années. Quoi qu’il en soit, la montée en tram vaut le coup. On traverse une forêt et les vues plongeantes sur la ville sont absolument magnifiques.

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Là-haut, il faut se frayer un chemin parmi une foule de visiteurs venus du monde entier pour approcher la célèbre statue. Tout le monde veut faire sa photo avec ce Christ haut de trente mètres donc c’est un peu la cohue. Le panorama sur Rio est splendide.

Le Maracana est peut-être le stade le plus célèbre de la planète. Les amateurs de sport que nous sommes ne pouvaient assurément pas en manquer la visite. Pour entrer dans cette arène mythique, il vous faudra débourser minimum 50 réals (60 si vous optez pour une visite guidée). Au programme : salle de presses, vestiaires, entrée des joueurs. On peut s’assoir sur le banc des remplaçants et monter dans les gradins (mais impossible de fouler la pelouse). Bilan : belle découverte mais si vous n’êtes pas fan de football, la visite n’est, à mon sens, pas forcément indispensable.

En cette fin de journée, des matchs de football se déroulent sur Copacabana. Renseignements pris auprès du gardien de but au moment où un coup-franc est en train d’être tiré de l’autre côté du terrain (coup-franc qui s’est traduit par un goooooooooooooooooool !), il s’agit d’un tournoi amical préliminaire à la saison régulière de football sur plage qui va débuter dans quelques semaines.

On assiste au coucher du soleil depuis la plage qui est malheureusement assez sale, sans doute à cause de la forte fréquentation du samedi (ce qui n’est évidemment pas une excuse pour ne pas ramasser ses déchets). Les courants sont assez forts et l’eau est un peu plus froide que sur les plages de l’Etat de São Paulo. On va ensuite boire un verre au Cantinho Cearense devant la plage.

L’heure du dîner venue, nous arpentons les rues du quartier avant de nous arrêter devant un restaurant italien, La Trattoria (Rua Fernando Mendes, 7), particulièrement fréquenté. Nos plats sont cependant loin d’être à la hauteur ! Pâtes et ravioles baignent dans l’huile et n’ont aucun goût. Par curiosité, nous avons parcouru les avis publiés sur Google et là, c’est la stupeur car ils sont dans leur grande majorité très positifs. Est-ce parce que les Brésiliens ne sont pas vraiment connaisseurs de gastronomie italienne ? En tout cas, la plupart des avis sont rédigés en portugais, ce qui, à première vue, exclurait l’attrape-touristes (dans certains commentaires, les auteurs disent manger dans ce restau à chaque fois qu’ils sont de passage à Rio). Après, les avis sont peut-être faux. La question reste ouverte mais, à mon avis, passez votre chemin !

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Si tu vas à Rio (Copacabana, le Pain de Sucre) …

Ce matin, c’est réveil aux aurores ! En effet, l’avion pour Rio décolle à 08 heures 10. En 25 minutes, nous voilà à l’aéroport Congolas de São Paulo d’où partent essentiellement des vols intérieurs. C’est la compagnie brésilienne Gol qui nous transporte et qui nous offre pendant le vol une boisson et un petit gâteau à la banane. Fait marquant : alors qu’il amorçait sa ligne droite pour décoller, le Boeing 737 s’est subitement arrêté dans son élan, sans doute sur ordre de la tour de contrôle. Moins d’une heure plus tard, nous voici à « Fleuve de janvier ». Un Uber nous amène à l’appartement, loué sur Airbnb, situé dans le quartier de Copacabana. Il est tout petit mais super bien placé (genre à 200 mètres de la plage).

Le quartier de Copacabana, l’un des plus huppés de Rio, est des plus agréables. Juste devant la plage trône le Copacabana Palace, qui est, comme son nom l’indique, un hôtel de luxe.

On entre au Sofá Café (Avenida Nossa Senhora de Copacabana, 300), un café plutôt branché. Le tapioca est bon même s’il n’est apparemment pas aussi goûtu que dans le Nord du Brésil. Le gâteau au chocolat et les jus de fruits sont succulents.

Copacabana est avec Ipanema la plage la plus emblématique de Rio. Nous en foulons le sable chaud. Sur le sable, les marchands de maillots de bain et boissons fraîches abordent les touristes. Les vagues peuvent être relativement fortes, certains endroits sont même considérés comme dangereux.

Fait du jour : Pedro et Panda 2, attristés par le positionnement à l’envers d’un drapeau breton, ont demandé qu’il soit remis à l’endroit, vœu immédiatement exaucé ! On se pose sur la terrasse d’un restaurant, le Rondinella (Avenida Atlântica, 2302) pour picorer quelques morceaux de poisson pané en regardant le match amical opposant le Brésil à la Russie. Après une première mi-temps laborieuse, la Seleção reprend du poil de la bête. Score final : 3-0.

On marche jusqu’au Forte Duque de Caxias qui offre une très belle vue sur Copacabana. Il fait très chaud alors son se prend de l’eau de coco que l’on boit directement dans la noix à l’aide d’une paille.

Afin de profiter de la fin de l’après-midi sur le Pain de Sucre, on prend un Uber pour se rendre sur ce lieu emblématique de Rio. Pour y monter, il faut emprunter un télécabine et débourser pour cela 40 réals. Le panorama est absolument magnifique, surtout celui du deuxième palier (car il y deux télécabines, le second étant le Pain de Sucre à proprement parler).

Le ciel se couvre de nuages et il fait de plus en plus sombre lorsque nous amorçons la descente. On descend sur la plage rouge qui jouxte le Pain de Sucre. Elle est très petite comparativement à Copacabana, ce qui fait d’elle un endroit plus intimiste.

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On rentre à l’appartement et là c’est un peu la douche froide : une odeur de vomi y règne et des cafards parsèment les murs et le sol de la salle de bain. Pour compléter le tableau, l’immeuble semble être un hôtel de passe, les bruits de fond étant assez éloquents. Par ailleurs, on ne parvient pas à mettre la main sur les deux matelas d’appoint (on écrit au loueur qui ne nous répondra que quelques heures plus tard). On se tâte à changer d’appart car on ne se voit pas dormir à quatre dans le même lit… Après de longes minutes de réflexion, nous franchissons le pas et décidons de nous mettre en quête d’un nouveau logement. Nous en trouvons un plus grand sur Airbnb situé à quelques rues de là. C’est un coup de chance car cet appart n’est louable que pour cinq jours minimum et c’est justement la durée de notre séjour (Adèle et Pedro restent deux jours de plus que nous car notre ami a des rendez-vous à Rio). Notre nouveau pied-à-terre nous convient bien mieux !

Pour nous remettre de ces émotions, nous dînons au Cervantes (Avenida Prado Júnior, 335), suivant en cela les conseils du guide du Routard. La spécialité de la maison, ce sont les sandwichs à l’ananas ! Le restaurant en propose avec plein de garnitures différentes. Afin de profiter un maximum de la journée de demain, nous n’enchaînons pas les caïpi ce soir. Avant de rentrer, nous faisons cependant un petit détour par la plage qui est bien éclairée de nuit.

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