Sur l’île de Skye

On a très bien dormi dans le petit chalet. Il faut dire que nous étions les seuls dans le dortoir (donc pas de ronfleurs). On prend le petit-déjeuner dans la cuisine avant de mettre le cap sur la célèbre île de Skye.

Que faire sur la plus grande île des Hébrides intérieures ? Point of Sleat (à l’extrémité Sud de l’île) offre une belle promenade : après une heure de marche, on débouche sur une paisible plage.

Le « Clan Mac Donald Centre » est une parfaite idée de visite pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Ecosse et plus particulièrement des Hébrides. Un musée relate, en effet, l’histoire du clan Mac Donald, une des familles les plus puissantes de l’île de Skye. Par ailleurs, le jardin est superbe. Il abrite les impressionnantes ruines du château d’Armadale.

Amateurs de whisky, sachez-le, l’île de Skye est la terre natale de la distillerie Talisker. N’ayant encore jamais pénétré dans un tel lieu, nous nous voyions déjà contempler les alambics mais c’était sans compter sur la forte fréquentation du lieu le samedi (il n’y avait plus aucune place pour les visites guidées de l’après-midi…). Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, on achète deux bouteilles à la boutique.

Je ne pourrais décemment terminer cet article sans parler des splendides Fairy Pools, ensemble de chutes d’eau qui impressionnent par leur nombre (mais elles ne sont pas très grandes) et par la magnifique couleur de l’eau. L’ennui, c’est qu’il pleut de plus en plus fort et que nous rentrons trempés de cette petite excursion, mais qu’importe, le jeu en valait vraiment la chandelle !

Nous dormons au Portree Independenat Hostel, auberge de jeunesse au cadre très chaleureux. Pour quatre livres (+ une livre pour le séchoir), la « laundrette » permet de laver ses vêtements (ce qu’on fait bien volontiers avec toute la flotte qu’on vient de se prendre).

Principale ville de l’île de Skye, Portree offre un certain nombre de restaurants. On opte pour le Caledonian Cafe (Wentworth Street). Il ne me semble pas avoir vu autre chose que des burgers sur la carte du soir. Pour ma part, je choisis celui d’inspiration mexicaine que j’ai trouvé tout à fait correct.

 

 

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Où l’on visite un beau jardin

L’auberge de jeunesse SYHA de Ullapool est plutôt agréable et son personnel particulièrement sympathique. Nous dormons dans deux chambres distinctes (visiblement pas de dortoirs mixtes). Le souci, c’est que dans nos deux chambres ont sévi des tronçonneuses (= ronfleurs intempestifs) à cause desquelles la nuit n’a pas été très réparatrice. Nous prenons le petit-déjeuner de l’auberge (nous l’avions pré-commandé), qui est de type continental (et qui n’a rien d’exceptionnel).

Nous visitons le jardin botanique d’Inverewe que j’ai trouvé magnifique. L’entrée n’est cependant pas donnée (10,50 livres + 1 livre pour le stationnement).

 

On déjeune à la cafétéria attenante aux jardins : les soupes et les scones sont délicieux.

On met ensuite le cap sur Gairloch et le splendide Loch Maree. C’est en descendant de la voiture pour aller admirer ce loch que je découvre une tique accrochée en haut de ma cheville. Heureusement, j’ai dans ma trousse de toilette un tire-tique, outil grâce auquel le retrait de l’animal est relativement aisé. Je suppose que la bestiole et moi avons fait connaissance au jardin botanique. On a récemment beaucoup parlé de la maladie de Lyme, qui se transmet par l’intermédiaire d’une piqûre de tique infectée, ce qui m’a incitée à glisser ce brave tire-tique (que j’ai depuis des années et dont je ne m’étais encore jamais servie) dans mon sac. Si, après une piqûre, on ressent des maux de tête, des poussés de fièvre, des douleurs articulaires et musculaires, mieux vaut consulter et signaler la rencontre fortuite avec ladite tique.

 

La route entre Torridon et Shieldaig est très impressionnante. Entre les montagnes et les lochs, on a parfois l’impression d’être au milieu de nulle part. Néanmoins, à force de rouler, la jauge de carburant a baissé d’un seul coup, ou presque, de manière drastique et le problème, c’est que les stations service ne courent pas les rues. On arrive à Plockton à la Station Bunkhouse, où nous avons réservé deux lits, et on demande à la propriétaire où se trouve la station la plus proche. Il s’avère qu’elle se situe à Kyle of Lochalsh, c’est-à-dire à six miles de Plockton… On s’y rend en tentant d’adopter la conduite la plus économique possible. On rallie Kyle tant bien que mal mais là, en arrivant à la station, on se rend compte que celle-ci ferme à 19 heures et que, pas de chance, il est 19 heures passé de cinq minutes ! Heureusement, un gars qui répare sa voiture derrière la station nous dit que le gérant n’est pas encore parti car sa voiture est toujours garée quelques mètres plus loin. On frappe et il vient nous ouvrir. Il nous laisse gentiment faire le plein et heureusement, parce qu’après calcul, il ne restait qu’un demi litre d’essence dans le réservoir ! Bref, mieux vaut garder à l’esprit que l’approvisionnement en carburant dans les Highlands n’est pas toujours optimal et que trop attendre pour faire le plein peut réserver quelques surprises.

On achète des victuailles dans un supermarché à Kyle pour cuisiner dans notre lieu de villégiature. La Station Bunkhouse (ainsi nommée car elle donne sur la gare) est une sorte de chalet avec plusieurs chambres de lits superposés. La cuisine est bien équipée et, cerise sur le gâteau, il y a le wifi.

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