Norvège : épilogue et bilan

Adieu cabane au fond du jardin ! On quitte Seljord avec le bus Nor-Way de 08 heures 15 qui nous amène à la gare centrale d’Oslo. A la gare, on mange un sandwich d’inspiration italienne chez Deli de Luca. Pour nous rendre à l’aéroport, on privilégie le train NSB en lieu et place du « Fly to get » parce que c’est nettement moins cher (105 NOK par voyageur contre 196, quasiment le même temps de transport pour moitié moins cher). On se présente inhabituellement tôt à l’aéroport mais prendre le bus d’après nous aurait fait arriver trop tard. Nous n’avons plus que 18 NOK en poche, les derniers paiements ont dû s’effectuer par carte bancaire.

Ce que nous avons ramené de Norvège :

  • un magnet (au rythme d’un magnet par voyage, le frigo commence à être bien décoré) ;
  • du Nugatti (équivalent norvégien du Nutella) ;
  • le reste d’un paquet de Digestives classiques (c’est-à-dire sans chocolat).

Ce que j’ai bien fait d’emmener :

  • la paire de gants ;
  • les sous-pulls à manches longues ;
  • les polaires ;
  • l’imperméable.

Ce que j’ai emmené en trop :

  • des t-shirts (j’en ai porté seulement deux alors que j’en avais apporté bien plus) ;
  • le gros pantalon de rando d’hiver (qui m’a sauvé la vie en Islande et en Écosse), je n’ai pas eu assez froid pour le sortir du sac ;
  • la serviette (il y en avait à disposition dans tous les hébergements).

Ce que j’aurais pu emmener :

  • des chaussettes plus hautes (en plus des chaussettes de rando) car à Bergen j’ai eu froid dans l’espace compris entre le bas du legging et la chaussette basse ;
  • un parapluie ;
  • des guêtres de randonnée pour protéger les chaussures les jours de pluie.

 

Le point d’orgue du séjour :  Preikestolen ! Le beau temps, dont nous avons été gratifiés lors de cette magnifique randonnée, y est sans doute pour beaucoup !

Le moins bien : Bergen sous la pluie et cette deuxième journée passée dans les musées, à mon sens, pas des plus intéressants. S’il avait fait beau, on aurait largement préféré partir en rando sur une des montagnes qui entourent la ville.

Bilan en vrac :

  • Dans la famille des pays nordiques, la Norvège est un pays plus chaleureux que l’Islande (il faut dire aussi que les Norvégiens sont bien plus nombreux que les Islandais)
  • Pays sublime mais malheureusement pas accessible à toutes les bourses
  • Météo particulièrement imprévisible (prévoir plusieurs types de vêtements pour pouvoir sortir quel que soit le temps)
  • On a très bien mangé, mention spéciale aux soupes de poisson !
  • Un séjour sans location de voiture (ce que nous avons fait) ne pose pas de difficulté majeure car les réseaux de transports publics sont très développés. Louer une voiture est assez onéreux mais le carburant coûte à peu près le même prix qu’en France. La voiture offre sans doute plus de liberté et peut permettre de réduire certains temps de parcours néanmoins vive le « voyage lent » ! Voyager avec les transports publics demande un peu d’organisation mais il est aisé de trouver les horaires des trains et bus sur Internet.
  • Les hôtels étant très chers, loger chez l’habitant permet de réduire la facture. Camper peut constituer une belle alternative en été.
  • Un prochain voyage dans le Nord du pays ? Avec grand plaisir !
Norvège

En train puis en bus : de Stavanger à Seljord

Stavanger, on te quitte ! Avant de faire nos adieux à cette agréable cité portuaire, on profite bien comme il faut du délicieux petit-déjeuner du Radisson Blu, incontestablement le meilleur du séjour (plein de choses à manger, on ne sait plus où donner de la tête) ! L’autre avantage de cet hôtel, c’est qu’il est situé tout près de la gare, et justement, nous prenons le train de 08 heures 47 pour Bø. A l’heure précise, le train démarre. Son terminus est Oslo, autant dire qu’il traverse une bonne partie du pays. Il ne va pas très vite sans doute parce que ses arrêts sont fréquents. Le billet coûte environ 80 euros par passager.

Après une paisible traversée du Sud de la Norvège, on arrive à Bø un peu avant 14 heures 30. De là, nous devons prendre un bus pour Seljord. Sur la ville de Bø, je serai brève car celle-ci n’a pas le privilège d’être référencée par le Lonely Planet. Le supermarché Rama, situé en face de la gare, est fermé en ce dimanche. De l’autre côté, trône une boutique de toilettes et robinets (spéciale dédicace aux rouleaux de p-cul aux couleurs vives en vitrine). L’exploration s’arrête là car malheureusement il pleut… Nous avons pourtant un peu de temps à meubler car notre bus arrive à 16 heures 20. La gare et sa petite échoppe de burgers et autres mets diététiques semblent être le centre névralgique de Bø en ce dimanche. Certaines voitures y passent même plusieurs fois la musique à fond.

Enfin, on monte dans le bus ! Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons à destination. Il nous faut marcher une quinzaine de minutes pour atteindre « Hovstø hytter og rom » où nous avons réservé une sorte de cabine (100 euros les deux nuits). Nous y sommes accueillis par un Polonais qui nous offre des biscottes Vesa car le supermarché Rema, situé à un petit kilomètre de marche, est fermé aujourd’hui. Il ne nous reste, en effet, que du fromage, un peu de jambon, deux tranches de pain et quelques biscuits. Les réserves de nourriture s’amenuisant, un passage par le supermarché est programmé pour le lendemain matin.

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On paye 200 NOK pour pouvoir revêtir  les lits de draps, ceux-ci n’étant pas inclus dans le prix. Pour les toilettes et la salle de bain, il faut entrer dans la maison située en face de notre chalet. Il y a de quoi cuisiner dans la cabine mais une cuisine un peu plus conséquente est à la disposition des clients dans la maison.

Malgré la pluie et le ciel très couvert, les montagnes et le lac paraissent splendides.

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Au revoir Oslo, bonjour Geilo

Grâce au matelas du haut posé à même le sol, on dort bien mieux. Le réveil sonne tôt car le rendez-vous est fixé à 08 heures 15 à la gare centrale d’Oslo. Le samedi (et le dimanche), le petit-déjeuner du Saga Hotel est servi à partir de 08 heures au lieu de 07 heures le reste de la semaine. Heureusement, il est possible de commander la veille à la réception une sorte de petit-déjeuner à emporter.  On a un peu de temps devant nous donc on le mange tranquillement dans la pièce où est servi le petit-déjeuner qui commence à être mis en place, ce qui me permet de déguster une tartine de pâte à tartiner d’une marque bien connue.

Vers 07 heures 40, on se met en marche pour la gare qui n’est située qu’à une dizaine de minutes de l’hôtel. En fait, en raison de travaux sur les voies ferrées, ce n’est pas dans un train mais à bord d’un bus de remplacement que nous montons. C’est un peu triste de quitter Oslo car il fait un temps superbe ce matin ! Onze cars emmènent les voyageurs à Nesbyen où le train prend le relai jusqu’à Bergen. Pour notre part, nous descendrons à Geilo. Une chose est sûre, le trajet en car entre Oslo et Nesbyen est très agréable. On contemple le paysage, particulièrement varié puisqu’on y voit des cours d’eau, des montages, des champs et quelques cascades.

A 11 heures 10, le train quitte la gare et atteint Geilo 45 minutes plus tard. Arrivés, on marche vers le Geilo Hotel où nous allons passer la nuit. A vrai dire, on avait réservé un autre hôtel mais on a reçu un message nous indiquant que, pour cause de travaux, nous étions déplacés sur un autre établissement. On laisse les sacs à l’hôtel puis on va s’acheter de quoi faire des sandwichs au Spar. Certes, les denrées alimentaires sont relativement chères mais un tour au supermarché reste beaucoup moins onéreux que l’addition d’un restaurant.

Geilo est une charmante station de sports d’hiver dans laquelle les visiteurs trouveront magasins de sport et remontées mécaniques. D’ailleurs, il y a encore pas mal de neige sur les flancs des montagnes. Les charmants gérants du Geilo Hotel nous ont donné une carte avec les sentiers de randonnée. On décide de monter sur les hauteurs de la ville où on suit le chemin dit Pilvegen (j’ignore s’il s’agit du nom d’un lieu mais cette dénomination apparaît sur tous les panneaux).

On marche à travers les remontées mécaniques, parfois sur la neige manquant de s’y enfoncer par endroits. Plus on s’éloigne des pistes de ski, plus c’est beau !

On passe par Urundberget avant de redescendre à Tuftelia, le tout sous un temps magnifique. On monte à 1 200 mètres d’altitude avec un plus de 400 mètres d’ascension au total. C’est autour du lac de Geilo que s’achèvent ces vingt kilomètres de rando.

De retour à l’hôtel, on prend possession de la chambre. En cette intersaison, la fréquentation de la station semble assez faible, pour preuve certains commerces sont fermés. Ce soir, Fabuleux Détour teste pour vous Peppes Pizza, chaîne norvégienne spécialisée dans les pizzas dites américaines. On trouve des Peppes Pizza un peu partout dans le pays, on en a d’ailleurs remarqué un dès notre arrivée à l’aéroport. Verdict : c’est comestible cependant aucun des ingrédients, dont une bonne partie est sans doute surgelée, n’a beaucoup de goût. Coût du repas : 282 NOK. Avant de se coucher, on tape quelques balles sur la table de ping pong de l’hôtel.

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Oslo : premiers pas

En 2019, Fabuleux Détour vous emmène en Norvège ! Après un séjour mémorable en Islande, l’appel du grand Nord s’est de nouveau fait sentir. En cette matinée de mai, il est grand temps de mettre le cap sur l’aéroport Roissy – Charles de Gaulle, grâce à ces bons vieux RER A et B, pour s’envoler vers Oslo avec la compagnie Norwegian.

Rien à signaler à ce stade mise à part peut-être la présence d’une équipe de jeunes footballeurs du PSG, habillés de la tête aux pieds aux couleurs du club, qui attendent un vol pour Stockholm.

Notre avion décolle avec un bon quart d’heure de retard, rien de très fâcheux. Norwegian étant une compagnie à bas coût, il ne faut pas s’attendre à se voir offrir un rafraîchissement. On a prévu le coup en dégustant un sandwich « La Brioche Dorée » dans la salle d’embarquement (pas sûr cependant que « déguster » soit le terme le plus approprié au vu de la piètre qualité du pain). Malgré le retard pris au décollage, l’avion se pose à l’heure à Oslo où l’aéroport n’est guère très fréquenté en ce début d’après-midi.

Pour rejoindre le centre-ville, on emprunte le train express « Fly to get » direction la gare centrale. Le trajet dure 19 minutes à bord d’un matériel roulant très moderne fuselé comme un TGV. Nous sommes presque les seuls dans la voiture où nous avons pris place. Le train offre écrans, wifi et prises de courant mais ce confort a un prix (196 NOK par personne quand même).

Depuis la gare, on marche vers le Saga Hotel Central, établissement à cheval entre l’auberge de jeunesse et l’hôtel traditionnel, situé à un quart d’heure à pied. Notre chambre est équipée de deux lits simples superposés ainsi que d’un lavabo (toilettes et douches sont dans le couloir). Si cet agencement peut sembler spartiate, la nuit coûte tout de même 113 euros. Le point noir semble être la structure des lits qui n’en finit pas de trembler…

Après une petite pause, les choses sérieuses commencent avec la forteresse d’Akershus située à quelques minutes de marche de l’hôtel. L’accès est gratuit, c’est sans doute la raison pour laquelle nombreux sont les touristes à venir y admirer la vue plongeante sur le port.

Le château adossé à la forteresse peut se visiter cependant nous arrivons un peu tard pour envisager cette activité. On continue nos déambulations vers le Palais Royal et plus particulièrement son parc, très agréable en cette fin d’après-midi.

On se promène dans le centre-ville avant d’aller dîner dans un restaurant répondant au doux nom de « Illegal Burger » (Møllergata 23) dont vous devinerez aisément la spécialité. Il est 18 heures 15 et visiblement c’est l’heure de pointe car on doit attendre un peu avant de pouvoir s’installer sur une table (il faut dire aussi que l’endroit n’est guère très grand). La viande et les frites sont cuites au feu de bois et ça se sent au goût ! Avec deux bières en sus, on s’en tire pour un peu moins de 50 euros. En guise de promenade digestive, on marche du côté de la forteresse puis on regagne l’hôtel quelque peu émoussés par le réveil matinal.

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GR 2 : du pont Charles de Gaulle au Vert de Maisons

Il est souvent délicat de se motiver pour aller marcher le dimanche matin après un samedi soir un peu arrosé. C’est pourtant le défi qu’on s’est lancé ! Le réveil fut pour le moins tendu et le départ sensiblement plus tardif que d’ordinaire. La salade de pâtes, préparée la veille qui nous attendait patiemment dans le frigo, fut d’un grand soutien moral. On boucle les sacs pour emprunter la ligne J du Transilien puis la ligne 14 du métro pour atteindre la gare de Lyon d’où nous gagnons le pont Charles de Gaulle où nous nous étions arrêtés lors de notre dernière expédition de ce côté-ci du GR 2.

En ce dimanche matin, les débuts sont quelque peu laborieux car on loupe quelques balises (pas toujours facile de les repérer dans Paris) si bien qu’on se retrouve sur des voies perpendiculaires à ce bon vieux GR 2. Cet itinéraire s’avère assez peu concluant étant donné qu’il longe le périphérique… Le GPS nous permet de nous sortir favorablement de ce mauvais pas et de retrouver nos petits. C’est donc du côté du lac Daumesnil que nous cheminons officiellement sur le tracé du GR 2 qui nous emmène ensuite dans le bois de Vincennes.

C’est sur un banc du bois de Vincennes que nous cassons la croûte en subissant le harcèlement constant d’un oiseau téméraire qui n’hésite pas à monter sur nos sacs…

On arrive sur les bords de Marne à Maisons-Alfort (Val-de-Marne, nous voilà !), principal affluent de la Seine. La promenade est tranquille, parfaite même pour un début d’après-midi. A Joinville-le-Pont, des travaux nous empêchent d’atteindre le quai où passe le GR 2, ce qui nous oblige à faire un détour mais pas de panique nous retombons sans grande difficulté sur le précieux marquage. Les bords de Marne ont, par endroits, beaucoup de charme, particulièrement quand les rayons du soleil reflètent sur l’eau. Dans le Val-de-Marne, le GR 2 et le GR 14 se croisent. Pour votre parfaite information, 14e relie Paris à Malmedy (ville située en Belgique, je lève mon verre en l’honneur des GR transfrontières).

A Créteil, le GR 2 nous fait traverser la ville. Ce long passage urbain ne restera pas gravé dans nos mémoires d’autant qu’on essuie une belle averse. On se retrouve devant la gare du Vert de Maisons et, après avoir analysé les prévisions météo assez pessimistes pour la fin de l’après-midi, nous décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui. 19 kilomètres de marche, voilà qui ne constitue guère une performance olympique (on se consolera en se disant que le rythme fut assez soutenu) mais tant pis l’appel du RER D aura été plus fort que la pluie.

Que retenir de cette étape ? Ce n’est sans doute pas la plus belle du GR 2 mais quelques portions méritent le détour, je pense notamment au bois de Vincennes. Aucune difficulté à signaler, le terrain est vraiment plat. A bientôt pour de nouvelles aventures pédestres !

Grandes Randonnées

GR 2 : de Juziers à Vernon

Dimanche et lundi de Pâques ? L’occasion idéale pour poursuivre nos pérégrinations sur le GR 2 et pour la première fois de marcher deux jours durant ! On prend le RER A puis la ligne J du Transilien pour atteindre Juziers où nous nous étions arrêtés la dernière fois que nous avons cheminé sur la partie Ouest du GR 2. De Juziers, il faut marcher au moins trois kilomètres pour tomber sur les premières balises rouges et blanches. Les premières portions sont forestières et d’autant plus agréables que nous sommes gratifiés d’un temps absolument magnifique avec des températures avoisinant les 25 degrés.

On longe ensuite des champs, notamment de colza. Pas grand chose d’autre aux alentours, mis à part quelques voitures qu’on entend de temps à autre au loin sur la route et un agriculteur hissé sur son tracteur. Les estomacs se creusant en cette fin de matinée, on déguste nos sandwichs assis sur un talus.

Le bourg de Fontenay-Saint-Père nous accueille. En ce dimanche de Pâques, on ne peut pas dire que la foule (en même temps, Wikipédia nous apprend que la ville n’est peuplée que de 1001 âmes) ait envahi les rues.

Entre champs et sous-bois, les kilomètres s’enchaînent. On passe notamment devant un poney-club, sans doute est-il envisageable de squatter les tables et chaises disposées sur la terrasse le temps d’une petite pause. On tombe sur une jonction avec le GR 11, il est toujours émouvant de voir deux GR s’entrecroiser. Nous arrivons à Saint-Martin-la-Garenne (le nom ne s’invente pas), localité dans laquelle, toujours selon Wikipédia, vivent deux habitants de plus qu’à Fontenay-Saint-Père (je vous laisse faire le calcul). Toutes ces petites communes du Vexin ont en commun ce même goût pour la tranquillité. On s’assoit sur un banc installé dans les bois à côté d’un minuscule (et étonnant) sanctuaire orné de statues de saints.

En descendant sur Vétheuil, c’est un très beau panorama sur la Seine qui s’offre à nous.

Nous voici donc à Vétheuil, une des plus célèbres communes du Vexin français. Avec ses berges de Seine et ses maisons fleuries, l’endroit évoque tout du lieu de villégiature pour Parisien stressé. Sans doute le village a-t-il influencé Claude Monet qui y vécut plusieurs années.

C’est après Vétheuil  que le dénivelé se fait sentir. Ainsi, pour atteindre le chemin de Chérence, il faut survivre à une bonne montée. Le sentier est ensuite plus plat jusqu’au terrain d’aviation pour planeurs devant lequel nous assistons au décollage d’un de ces fascinants engins. Les chemins se font plus étroits par la suite avec une succession de montées et descentes. L’effort est récompensé par de superbes points de vue sur la Seine.

Lentement mais sûrement, le sentier en sous-bois nous mène vers la Roche-Guyon où nous avons réservé une chambre d’hôte. La ville est célèbre pour son fort médiéval, dont il ne reste aujourd’hui plus que les ruines du donjon. Un château plus moderne a été construit au XIIe siècle en contrebas du donjon. Il fut remanié aux XVIe et XVIIIe siècles par la famille La Rochefoucauld. Son potager, classé parmi les jardins remarquables, se visite (malheureusement, en raison d’une fermeture imminente, nous ne pourrons visiter aujourd’hui ni le château ni le jardin).

Notre chambre d’hôte se situe à quelques encablures du château. J’ai repéré « Les Damiers » sur Internet et réservé en début de semaine dernière. Visiblement, il valait mieux prévenir de son arrivée car on nous apprend que tout est complet. Notre chambre, qui comprend une salle de bain, est d’aspect un peu vieillot mais l’accueil est sympathique. La nuitée dans cette chambre (dans laquelle sont disposés trois lits simples) coûte 75 euros (dont 30 envoyés par chèque au titre des arrhes), petit-déjeuner compris.

Pour reprendre nos esprits après ces presque 29 kilomètres de marche, on se pause un moment dans la chambre avant de mettre le cap sur « Les Bords de Seine », restaurant qui, comme son nom le laisse supposer, donne sur le fleuve. Les plats sont tout à fait corrects pour des prix un peu inférieurs aux standards parisiens (formule diner entrée-plat-dessert à 25 euros). Les assiettes sont arrivées très vite après la commande, nous en étions même surpris. Le restaurant fait également hôtel sous l’enseigne Logis de France. Les prix affichés sont à peu près les mêmes que ceux de notre chambre d’hôte mais le petit-déjeuner est en sus.

On pensait tomber rapidement dans les bras de Morphée cependant la nuit fut assez agitée. Entre les voitures (la chambre donne sur une route assez passante, du double vitrage ne serait pas un luxe…) et les lits qui grincent, trouver le sommeil n’a pas été un long fleuve tranquille. Si vous avez le choix, ruez-vous sur une chambre qui donne sur le jardin ou n’oubliez pas vos bouchons d’oreilles… Par ailleurs, prendre une douche sans inonder le rebord des toilettes est une gageure. Bref, si c’était à refaire, j’opterais pour l’hôtel Logis de France.

Le petit-déjeuner est « à la française », c’est-à-dire composé de pain, brioche, croissants et confitures. Cela manque, selon moi, de céréales et de fromage mais il me semble que c’est souvent ainsi en France (je ne séjourne que très rarement à l’hôtel sur le territoire national). La rando reprend sur les hauteurs de La Roche-Guyon d’où on admire la Seine.

On entre ensuite dans cette bonne ville de Gommecourt, pas très animée en ce lundi de Pâques. Petit coup de cœur pour Sainte-Geneviève-lès-Gasny avec son petit moulin en bord de rivière.

On arrive à Giverny, ville chère aux Impressionnistes, avant d’arpenter la dernière portion montante descendante du parcours.

Vernon en vue, la rando touche à sa fin ! Après avoir traversé les Yvelines et le Val d’Oise, nous voici dans l’Eure et donc en Normandie ! Un peu plus de 15 kilomètres parcourus en ce deuxième jour. A Vernon, on admire le Vieux Moulin, une des rares bâtisses juchées sur un pont en France.

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Nous avions un instant envisagé de prendre le train de 12 heures 51 reliant Vernon à la gare Saint-Lazare mais nous avons préféré ne pas nous presser et ralentir le pas afin de prendre le suivant deux heures plus tard. On déjeune à La Mie Câline (le pain des sandwichs était un peu meilleur dans mon souvenir), un des seuls endroits ouverts en ce lundi de Pâques.

On n’y a pensé qu’une fois les billets de TER achetés mais il y avait une solution moins onéreuse et plus rapide (car en raison de travaux, les trains Paris/Vernon mettent beaucoup plus de temps aujourd’hui) pour rentrer au bercail, à savoir prendre le train pour Mantes-la-Jolie et y rattraper la ligne J puis le RER A à Conflans-fin-d’Oise. En plus, le train qu’on a pris était blindé de chez blindé, tous les passagers n’avaient pas de place assise, loin de là…

Que retenir de ces deux jours sur le GR 2 ? De belles vues sur la Seine, un temps magnifique, des falaises, le château de La Roche-Guyon. Si c’était à refaire, sans doute prendrais-je le temps de visiter la fondation Claude Monet située à Giverny. Une chose est sûre, cette étape donne envie de continuer sur la partie normande du GR 2 !

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GR 2 : de Chaville au pont Charles de Gaulle

Le retour des beaux jours est propice à la randonnée. Avec une température maximale annoncée à vingt degrés, l’occasion est trop belle pour reprendre les pérégrinations sur le GR 2. En raison du changement d’heure, le départ n’est pas très matinal mais qu’importe, la gare de Chaville-Rive-Droite n’est pas le point le plus éloigné de notre domicile. Retour donc là où nous nous étions arrêtés à l’issue de l’épisode précédent. L’essentiel du dénivelé est à mettre au crédit de la forêt domaniale de Meudon. Ses petits sentiers ombragés sont très agréables en cette fin de matinée.

On retrouve ensuite la Seine que l’on va longer pendant un bon moment parce qu’on va bientôt entamer la partie parisienne du parcours. Nombreuses sont les péniches qui ont élu domicile sur le fleuve.

Une des portions les plus sympathiques de cette étape est peut-être celle qui traverse l’île Saint-Germain. Je ne la connaissais que de nom et je ne regrette pas de l’avoir enfin découverte.

Issy-les-Moulineaux nous accueille dans ses petits jardins publics (le GR 2 aime faire passer les randonneurs par les îlots de verdure des villes). La portion parisienne amorcée, fini le dénivelé ! Le sentier nous fait passer entre autres par le jardin André Citroën, le pont de l’Alma, le pont Alexandre III.

Les bateaux mouches font le plein et nous sommes loin d’être les seuls à cheminer sur les berges. Il faut dire que le tracé du GR 2 dans Paris mène sur des lieux particulièrement touristiques tels le Louvre ou Notre Dame.

Marcher sur le bitume est, à mon sens, plus douloureux pour les pieds et les genoux, comparativement à un terrain plus mou, mais cette portion dans Paris intra-muros est tout à fait recommandable. A cause de la haute fréquentation des quais de Seine en ce dimanche après-midi, les balises rouges et blanches ne sont pas toujours très visibles. C’est là que le « GR Access » de la fédération française de randonnée produit tout son effet en ce qu’il permet de retrouver facilement son chemin grâce aux points GPS rentrés dans le téléphone.

La sortie du jour prend fin au niveau du pont Charles de Gaulle. On reprend le RER à la gare de Lyon située tout près. 22,98 kilomètres au total sous un temps magnifique, à refaire !

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