Tour du Mont-Blanc : quelques conseils pour les novices (matériel, niveau de difficulté…)

  • Est-ce difficile ?

Évidemment, pour se lancer dans une randonnée itinérante, il vaut mieux aimer marcher ! Certains cols (je pense à la Croix du Bonhomme, à Balme et au Ferret) sont assez physiques. La chaleur ou la pluie peuvent venir compliquer un peu plus les choses. A mon sens, le TMB est accessible à toute personne plutôt sportive ayant un petit faible pour la marche à pied (quel que soit son âge) même sans avoir une grande expérience de la randonnée itinérante, ce qui était notre cas.

  • A quoi ressemble le parcours ?

Dans sa version classique (c’est-à-dire sans prendre en compte les variantes), le parcours du TMB s’étend sur 170 kilomètres en France, en Italie et en Suisse pour 10 000 mètres de dénivelé positif. Si la dominante est clairement montagnarde, le TMB emmène également le randonneur en plaine et en forêt.

  • Où dort-on ?

Dans des refuges (ou hôtels dans les villes) ou bien sous la tente en mode bivouac pour les plus courageux. Les refuges, incontournables en montagne parce qu’il n’y a pas grand chose d’autre autour, n’offrent pas tous le même niveau de confort (température dans les dortoirs, état des installations, qualité des repas…). Forcément, il ne faut pas s’attendre à des prestations comparables à celles des hôtels classiques. Tu dormiras dans des lits superposés et ton temps de douche sera souvent limité. Par ailleurs, les prises électriques dans les dortoirs étant une denrée rare, c’est généralement du côté de la salle de restauration qu’il faut recharger son téléphone. Les refuges fonctionnent sur le système de la demi-pension, ce qui signifie que le dîner est inclus dans le prix, tout comme le petit-déjeuner. Moyennant une dizaine d’euros, un pique-nique pour le lendemain peut être acheté. Là aussi la qualité et la quantité sont variables selon les établissements. Pour une nuit en refuge avec demi-pension, il faut débourser entre 45 et 65 euros.

  • Quel matériel emporter ?

Comme pour toute randonnée itinérante, il faut être correctement équipé. Pour ma part, j’ai emmené les choses suivantes :

– un sac à dos de 60 litres = mon bon vieux Décathlon qui est de bonne facture même si les lanières du haut ont la fâcheuse habitude de grincer et que, par moment, il me fait mal aux épaules. Ce sac est équipé d’une housse de pluie, toutefois elle ne fait plus vraiment le taf après une heure de précipitations. On trouve dans certains magasins de sport des housses de pluie renforcées, peut-être cet investissement est-il pertinent. Si on dort en refuge, un sac de 40 litres peut, à mon sens, s’avérer suffisant.

– deux sacs de rangement imperméables (un de 15 litres, l’autre de 7) pour compenser la faible efficacité de la housse de pluie et mieux ranger le sac à dos

– des bâtons de randonnée Décathlon

– une paire de chaussures de randonnée = des Asolo montantes que j’ai depuis sept ans. Dotées d’un revêtement dit Goretex, elles ne prennent pas facilement l’eau. Les garçons ont opté pour des chaussures basses.

– une paire de tongs pour faire reposer les pieds après une longue journée de randonnée

– cinq paires de chaussettes de randonnée, ce qui est trop, je pense que trois suffisent

– cinq culottes

– deux polaires légères = une Décathlon et une Patagonia

– quatre t-shirts de randonnée = un Patagonia, un Marmot, deux Décathlon, ce qui est trop, trois doivent suffire

– un sous-pull mérinos à manches longues Décathlon (porté les jours de pluie)

– un collant de course à pied Nike (je suis plus à l’aise dans des collants qu’en pantalon de randonnée ; quand il pleut, je suis certes mouillée mais les collants sèchent vite)

– deux jupes de trail = une Craft et une Décathlon

– une veste imperméable Décathlon

– un poncho Décathlon (non utilisé, la veste imperméable a suffi à me garder au sec)

– une paire de gants (portée une journée)

– un pyjama

– deux gourdes en inox = une petite et une plus grande

– une trousse de toilette = shampoing et savon solides, brosse à dents, crème solide pour le corps, baume pour les lèvres, crème pour le visage, déodorant, coton-tige réutilisable, brosse à cheveux

– un équipement spécial COVID-19 = masques jetables (j’utilise d’ordinaire des lavables ; pour le TMB, c’est la question du poids qui a pesé dans la balance), gel hydroalcoolique, duvet et oreiller gonflable (je ne sais pas si ces deux derniers articles sont nécessaires en temps normal mais en raison du COVID la plupart des refuges ne mettaient pas à disposition des clients des couvertures et des oreillers)

– trois tours de cou, ce qui est trop mais je voulais être en mesure de les assortir à mes vêtements

– deux bandeaux pour que mes cheveux ressemblent à quelque chose

– quelques médicaments et des pansements

– un livre (que j’ai peu lu)

– ma carte bancaire et du liquide

– mes papiers d’identité

– un carnet et un crayon

– mon chargeur de téléphone

– de la crème solaire

– une couverture de survie (non utilisée, heureusement)

– un couteau suisse (non utilisé)

– des barres de céréales faites maison

– des bouchons d’oreilles, très utiles dans les refuges quand sévissent des tronçonneuses (comprendre des ronfleurs)

– une serviette microfibre Décathlon

– mes lunettes de soleil

– le topo-guide de la fédération française de randonnée consacré au TMB

Les refuges de montagne ne mettent pas de machines à laver à disposition de leurs clients. S’il est possible de laver quelques affaires à la main dans l’eau souvent glacée des lavabos, la question qui se pose est celle du séchage. Certes, la plupart des refuges sont dotés de fils à linge mais la vitesse de séchage dépendra en grande partie des conditions météo…

  • Comment se rendre sur le tracé du TMB ?

En train en s’arrêtant à la gare des Houches, départ officiel du TMB. En voiture, en se garant au parc de stationnement gratuit longue durée spécial TMB, celui du Prarion. En ce qui nous concerne, nous étions censés partir en train. Je dis censés car tout ne s’est pas passé comme prévu étant donné que le RER qui devait nous emmener à la gare de Lyon n’est jamais parti, la faute à une fin tardive de chantier. En ce qu’il devenait évident que nous allions louper notre TGV, nous avons profité de la possibilité (spéciale COVID-19) d’annulation des billets de train sans frais avant le départ. Les billets annulés, cela signifiait que nous allions devoir gagner les Houches en voiture. Nous sommes donc repassés chez nous chercher les clés du char. Dans la foulée, nous avons également annulé les billets de retour sachant que nous allions rentrer par la route.

  • A quelle période de l’année se lancer ?

La haute saison du TMB s’étale entre les mois de juillet et août, période durant laquelle le sentier est parfois qualifié d’autoroute. Les refuges sont ouverts de mi-juin à mi-septembre, ce qui laisse la possibilité de se lancer en début ou en fin de saison. Si l’on souhaite entreprendre le TMB durant l’été, il faut réserver les hébergements plusieurs mois à l’avance. On a entendu dire que les réservations ouvraient dès septembre – octobre pour l’été suivant et que certaines dates étaient rapidement prises d’assaut.

  • Seul ou à plusieurs ?

Cela dépend du tempérament de chacun ! Marcher à plusieurs, c’est passer de bons moment entre amis ou en famille et cela permet aussi de mutualiser certaines affaires (je pense par exemple au dentifrice ou à la crème solaire). Néanmoins, randonner en solo va de pair avec de belles rencontres car, sur les sentiers comme dans les refuges, l’ambiance est généralement chaleureuse. Pour notre part, nous étions un groupe de trois, un copain du badminton, Panda 3, a accompagné (et supporté) les traditionnels Panda 1 et Panda 2.

Grandes Randonnées

Tour du Mont-Blanc (ou TMB pour les intimes) : les dix commandements

1. Contre l’idée d’abandonner, parfois tu lutteras

Certes, le TMB n’est pas la randonnée itinérante la plus ardue des Alpes, cependant il ne faudrait pas non plus le sous-estimer. Peut-être les 170 kilomètres et leurs quelques 10 000 mètres de dénivelé ou les conditions météorologiques te donneront à un moment ou l’autre un coup de mou mais sache qu’une bonne part de cette rando se joue au mental. Si la pluie aura eu raison de quelques collègues marcheurs (et je ne les blâme pas car on a connu des journées particulièrement arrosées), sache que tu seras encore plus fier de toi si tu surmontes des conditions difficiles ou d’atroces courbatures !

2. Dans des refuges, les nuits tu passeras…

De nombreux refuges jalonnent le parcours du TMB. Le site officiel permettant de réserver des nuitées deviendra à coup sûr un de tes outils favoris pour planifier tes journées de marche. Certaines portions du TMB sont moins bien dotées que d’autres en hébergements donc il ne faut pas hésiter à procéder à plusieurs simulations afin de trouver le parcours idéal.

3. Ou si tu es du genre dur à cuire, sous la tente tu t’endormiras

Évidemment, la solution de l’hébergement en refuges n’est pas la plus économique. Si tu es bien équipé, pas trop frileux ou que tu veux te sentir encore un peu plus en communion avec la montagne, le bivouac est fait pour toi ! Alors oui, cela demande une certaine organisation (matériel, savoir où on peut planter sa tente, repas) mais nombreux sont ceux qui optent pour cette possibilité et qui en reviennent absolument ravis ! Si comme nous, il s’agit de ta première randonnée itinérante de plus d’une semaine, peut-être opteras-tu plutôt pour les refuges quoique…

4. La carte du TMB, par cœur tu connaîtras

Un peu partout sur le TMB, tu verras affichée cette fameuse carte à fond vert qui décrit le parcours de la randonnée. Néanmoins, si tu as bien potassé tes étapes, tu constateras assez vite que tu connais cette carte sur le bout des doigts. Par ailleurs, comme tout bon TMBiste, tu auras à portée de main dans une des poches de ton sac le célèbre topo-guide édité par la fédération française de randonnée pédestre (qui doit être, pour la fédé, un sacré succès d’édition), véritable Bible du randonneur sur le Tour du Mont-Blanc.

5. Toujours les mêmes têtes, tu croiseras

Le TMB est une aventure propice aux rencontres d’autant que tu croiseras régulièrement les mêmes têtes sur les sentiers ou dans les refuges. Rapidement des liens se créeront et c’est avec plaisir que tu retrouveras tes compagnons de TMB aux côtés de qui tu formeras, qui sait, un groupe de marcheurs.

6. Le poids de ton sac, tu optimiseras

Sur une randonnée itinérante, ton sac à dos, c’est un peu ta maison. Cependant, tu comprendras qu’il ne faut pas non plus emmener toute ta maison car tout ce poids, tu l’auras sur ton dos. D’où l’optimisation de la charge ! J’aurai l’occasion d’y revenir, j’ai empaqueté un peu trop d’affaires. Si c’était à refaire, je partirais donc plus légère.

7. Trois pays, tu traverseras

Le TMB permet de voyager dans trois pays, ce qui n’est pas négligeable en cette période marquée par le COVID-19. Le Tour du Mont-Blanc te fera donc passer par les Alpes françaises, italiennes et suisses. Pas de postes frontières en haut des cols mais pense à te munir de ta carte d’identité ou de ton passeport. La France, l’Italie et la Suisse offrent des paysages qui leur sont propres et également des spécialités culinaires toutes plus appétissantes les unes que les autres.

8. Perdre un de tes bâtons, ta hantise deviendra

Tu le constateras par toi-même, l’immense majorité des randonneurs sur le TMB est munie de bâtons. Il est d’ailleurs fort probable que tu t’en sois procuré avant le début de ta longue marche ! Les bâtons sont utiles aussi bien dans les montées que dans les descentes et, très vite, il te deviendra difficile de t’en passer. Perdre tes bâtons pourrait donc te placer dans une position délicate…

9. Que les douleurs aux pieds apparaissent après la neuvième heure de marche, tu apprendras

Un kilomètre à pied, ça use, ça use ; un kilomètre à pied, ça use les souliers. Bien qu’il soit tout compte fait peu entonné sur les sentiers, ce célèbre refrain peut être considéré comme l’hymne des randonneurs. Si marcher use les souliers, marcher fait aussi (et surtout) mal aux pieds. Au bout de deux jours sur le TMB, tu finiras par t’habituer à sentir tes pieds un peu plus gonflés que d’ordinaire mais tu comprendras vite que les « grosses » journées, c’est-à-dire celles davantage chargées en kilométrage et en dénivelé, se ressentent au niveau des pieds. Personnellement, c’est au bout de la neuvième heure de marche en montagne que je commence à souffrir « podologiquement » parlant.

10. A ton retour, à côte de ta douche, un monnayeur à jetons, tu installeras

Dans certains refuges, la douche est payante et limitée à quatre minutes. Pas le temps donc de rester regarder couler l’eau pour attendre la température optimale. La douche du refuge Bertone m’a joué un vilain tour. J’avais cru comprendre qu’on pouvait arrêter l’eau pour se savonner à sa guise et que ce temps d’arrêt n’était pas décompté des quatre minutes. Or, l’eau s’est arrêtée avant que j’aie eu le temps de me rincer le corps (opération terminée à l’eau froide du lavabo). La même mésaventure est arrivée à une autre fille. En souvenir de ces douches pas comme les autres, tu feras poser dans ta salle de bain un monnayeur à jetons qui fera fureur auprès de tes invités !

Grandes Randonnées

Haute-Savoie : suggestions touristiques

Parce qu’il n’y a pas que la randonnée dans la vie, nous avons profité de notre séjour en Haute-Savoie pour visiter les environs de Seytroux où nous logions.

1. Le lac de Montriond

Situé dans la ville du même nom, le lac de Montriond est un des plus grands de Haute-Savoie. On peut en faire le tour à pied (compter une quarantaine de minutes) mais aussi s’y baigner. Malheureusement, la météo n’était pas au beau fixe le jour où nous l’avons découvert. Quand le soleil est de sortie, le reflet des montagnes dans cette eau légèrement verdoyante doit être splendide.

2. Le cirque du Fer-à-Cheval

Le cirque du Fer-à-Cheval tient son nom de la forme de ses falaises qui dessinent un demi-cercle. Équivalent du Gavarnie pyrénéen, il s’agit du plus grand cirque montagneux alpin. De nombreuses cascades jaillissent de ses parois. Malheureusement, le ciel était bouché le jour où nous y sommes allés si bien que nous n’avons pas pu profiter de la plus belle vue. Pour accéder au site, il faut payer cinq euros de stationnement.

3. Les gorges du Pont-du-Diable

Nées sous un glacier, les Gorges du Pont du Diable se situent dans la Vallée d’Aulps et sont traversées par la Dranse de Morzine. Le droit d’accès coûte 18 euros, ce qui est, à mon sens, un peu cher. On nous explique que la visite prend une heure et quart mais soit on a loupé une partie soit on a été très rapides car en trente minutes nous en avions terminé. Certes, la vue sur les gorges est splendide cependant ce ne sont pas non plus les gorges les plus impressionnantes que j’ai eu la chance de découvrir.

4. Avoriaz

Le nom d’Avoriaz vous dit sans doute quelque chose ! Pourtant, Avoriaz n’est pas le nom d’une ville mais d’une station de ski située sur le territoire de la commune de Morzine. Nichée à 1800 mètres d’altitude, la station a été ouverte en 1967. Les grandes barres d’immeubles, dans lesquelles séjournent les amateurs de glisse, sont visibles depuis la route menant à Avoriaz. Sans doute cette année 2020 est-elle particulière mais on sent bien que l’été n’est pas la saison la plus animée. Les appartements et les rues sonnent bien vides, on est loin de l’effervescence de l’hiver.

5. Le rafting

Activité classique en montagne, le rafting est proposé par un certain nombre de prestataires. Huit d’entre nous s’y sont risqués et ont survécu aux remous de la Dranse de Mozine. Pour une heure et demi de descente, il faut compter une cinquantaine d’euros.

6. Le plus important : la ripaille !

La bande des dix aime les bonnes choses et, bonne nouvelle, ce n’est pas ce qui manque en Haute-Savoie ! La première victime de notre faim presque insatiable a été la ferme du Caly à Saint-Jean-d’Aulps. Nous y avons acheté du formage pour notre raclette estivale (le fromage à raclette fumé est indubitablement un des meilleurs de ma vie) ainsi que de l’Abondance qui est délicieuse (j’aurais d’ailleurs dû m’en procurer davantage). La petite tomme de chèvre vaut le coup d’être goûtée et ramenée. A la ferme du Caly, j’ai également investi dans de la confiture de myrtilles et du miel.

Un soir de la semaine, nous avons dîné au restaurant. C’est « Le Clin d’œil » situé à Morzine qui a remporté la mise. Au menu, des spécialités du Sud-Ouest et savoyardes. Pour ma part, ce fut tartiflette, choix que je n’ai pas regretté car elle fut excellente. Mis à part les filets de bœuf qui sont un peu chers, les plats coûtent entre 15 et 20 euros. Petit bémol pour le moelleux au chocolat qui avait comme un arrière-goût de brûlé.

France

Haute-Savoie : randonnées

1. L’avant-match : la Pointe du Clocher

Dénivelé : 593 mètres ; distance : 9,83 kilomètres ; durée : 3 heures 27

Notre toute première randonnée haut-savoyarde ! On part à pied du chalet pour rejoindre, en longeant la route, les Replats sur les hauteurs de Seytroux. Le sentier forestier nous mène jusqu’à la Pointe du Clocher, matérialisée par une croix, qui culmine à 1492 mètres. Bilan : rien de très difficile mais une bonne mise en jambes.

2. L’échauffement : le col de Coux

Le point de départ de cette randonnée est le lac des mines d’or à Samoëns. Le début du parcours est marqué par un dénivelé assez important. Nous marchons à travers les alpages où l’on croise des vaches équipées de cloches (avoir en permanence ce bruit de carillon dans les oreilles doit être horrible), des moutons et des chevaux. Après une heure quarante cinq minutes de marche, le col de Coux, qui culmine à 1920 mètres d’altitude, est en vue. Les randonneurs connectés y trouveront une borne de rechargement pour téléphones fonctionnant à l’énergie solaire. Une borne nous indiquant que nous sommes en Suisse, nous saluons avec emphase nos amis helvètes. Le col de Coux passé, nous continuons l’ascension jusqu’au Vanet, haut de 2137 mètres. La descente est marquée par la rencontre avec un troupeau de moutons escorté d’un brave chien qui éloigne pour nous les ovins.

Dénivelé : 721 mètres ; distance : 9,03 kilomètres ; durée : 4 heures

3. Le match : le lac d’Anterne

La plus grosse rando du séjour ! Le départ est donné du Lignon sur la commune de Sixt-Fer-à-Cheval d’où l’on rejoint le GR5 et ses balises rouges et blanches. Dès le début de la rando, le dénivelé est palpable. Le ciel est couvert et nous sommes humidifiés par une fine brume. Le sentier est parsemé de gadoue, il faut prendre garde à ne pas glisser. On arrive au refuge Alfred Wills (nommé ainsi d’après un juge et alpiniste britannique) situé à 1810 mètres d’altitude où les randonneurs peuvent dormir et se restaurer. Je vous recommande chaleureusement la délicieuse tarte aux myrtilles. Encore un peu d’effort sur le territoire de nos amies les marmottes avant d’atteindre le lac d’Anterne haut de 2063 mètres. La vue est un peu plus dégagée et c’est tant mieux car il est magnifique. Avec une petite laine sur les épaules, c’est l’endroit parfait pour pique-niquer. La descente, parsemée de cailloux et de passages étroits, n’est pas des plus évidentes à aborder. Le brouillard s’était évaporé, on profite d’une très belle vue sur les cascades de la Pleureuse et de la Sauffaz que beaucoup de gens viennent admirer.

Dénivelé : 1112 mètres ; distance : 16 kilomètres ; durée : 6 heures

4. Les arrêts de jeu : le mont Ouzon

Pour cette dernière rando, nous partons du col de Corbier situé à cheval entre les communes du Biot et de Bonnevau. L’objectif est de gravir le mont Ouzon à 1880 mètres d’altitude. La montée est assez intense mais pas très difficile, le passage critique est celui qui mène au sommet car il faut gravir la paroi rocheuse à l’aide d’une chaîne et surtout pouvoir en redescendre.

Dénivelé : 600 mètres ; distance : 7 kilomètres ; durée : 3 heures 30

France

Haute-Savoie : prologue

Une semaine de vacances en Haute-Savoie en six questions …

1. Qui ?

Neuf badistes (dont vos fidèles Panda 1 et Panda 2) et une athlète. Le beau sexe (trois contre sept) n’est pas majoritaire.

2. Où ?

A Seytroux (à une dizaine de kilomètres de Morzine), en Haute-Savoie dans un magnifique chalet fastueusement doté d’un sauna, d’un spa et d’une belle vue sur la montagne.

3. Pour quoi faire ?

Officiellement, de la randonnée (officieusement, de bons gueuletons : croissants et pains au chocolat faits maison, bières, burgers, raclette, tartiflette, pizzas, pâtes carbo, barbecue, portions généreuses de tome de Savoie et d’Abondance; je vous passe les détails…).

4. Combien ça coûte ?

A dix, la location du chalet pour une semaine revient à 300 euros par tête, somme à laquelle il faut ajouter les courses, le carburant (parce que nous y sommes allés à trois voitures) et les péages. La bonne vieille Casio indique environ 500 euros par convive en tout et pour tout.

5. Qu’ai-je emporté avec moi ?

  • Un sac de randonnée (pour des randos à la journée, un sac de vingt ou trente litres est suffisant)
  • Trois foulards « tour de cou »
  • Un collant de course à pied
  • Deux jupes de rando-trail
  • Quatre t-shirts de rando
  • Cinq paires de chaussettes de randonnée
  • Une paire de chaussures montantes de randonnée
  • De la crème solaire
  • Deux gourdes en inox
  • Une paire de lunettes de soleil
  • Un imperméable
  • Une paire de tongs
  • Quelques vêtements « de ville »
  • Des masques en tissu, Covid-19 oblige

6. Que ramener de Haute-Savoie ?

Du fromage bien évidemment (de la tomme, qu’elle soit de vache, de brebis ou de chèvre, de l’Abondance, du formage à raclette et j’en passe), de la confiture de myrtilles, du miel en plus du traditionnel magnet pour le frigo.

France

Parc naturel régional du Vexin français : le toit du Vexin

Dernier entraînement avant le grand départ pour les Alpes ! Avec une partie du groupe des futurs alpinistes, nous avons choisi de nous tester sur une rando un peu plus longue, à savoir un parcours d’une vingtaine de kilomètres à travers le parc naturel régional du Vexin français. Pour cette nouvelle incursion dans le Vexin, nous nous attaquons à du lourd, j’ai nommé les buttes de Rosne, massif qui abriterait le point culminant d’Ile-de-France, haut de 214 mètres. Cependant, selon les sources, ce n’est pas le même sommet qui occupe la tête du classement des plus hautes collines d’Ile-de-France, peut-être parce que certains considèrent que les buttes de Rosne ne sont pas situées dans le Val d’Oise mais dans l’Oise donc en Picardie. Tout ça pour dire que notre rando du jour nous emmène quelque part entre le Val d’Oise et l’Oise et, mine de rien, cela faisait un bail que je n’avais pas mis les pieds chez nos amis picards.

Le départ est donné de l’église de Bréançon (à ne pas confondre avec Briançon, ce n’est pas le même type de relief). Le ciel est certes un peu menaçant mais il en faut plus pour nous arrêter. Le sentier nous fait passer à travers champs et par de nombreux sous-bois. On rencontre de belles vaches et de sympathiques chevaux tout en dégustant quelques mûres un peu en avance sur la saison néanmoins plutôt goûtues.

A l’heure du déjeuner, on se trouve une table de pique-nique (cf. photo ci-dessus) un peu bancale qui fait néanmoins l’affaire à condition que chacun des convives soit prudent en se relevant. Alors que le repas est déjà bien avancé, les premières gouttes de pluie font leur apparition. Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas embarqué mon imperméable… Heureusement, les arbres des forêts nous protègent des gouttes, ainsi je ne regrette pas amèrement le choix de la jupe-short. Nous traversons un certain nombre de communes, parmi lesquelles Marines, le Heaulme, Neuville-Bosc et Chavençon. Le dénivelé est un peu plus important que lors de nos précédentes sorties dans le Vexin, rien d’insurmontable cependant, loin de là. Je ne suis pas sûre qu’il s’agisse de l’entraînement le plus complet en vue de la Haute-Savoie mais, faute de mieux, on s’en contentera !

La pluie cesse et c’est donc sereinement que nous regagnons notre base de départ. Au total, on aura marché environ 22 kilomètres pour 485 mètres de dénivelé. A bientôt pour de nouvelles aventures pédestres !

France

GR34 : d’Erquy au cap Fréhel

En raison du confinement, cela faisait plus de quatre mois que nous n’avions pas foulé le sol de notre région natale. Pour fêter ce retour en Bretagne, quoi de mieux qu’une étape sur le GR34 ? Le départ est donné du port d’Erquy où nous nous étions arrêtés la dernière fois que nous avions arpenté le sentier des douaniers à l’Est de Saint-Brieuc. Le frère de Panda 2, en provenance directe d’Acigné (près de Rennes), nous accompagne. On laisse une voiture à Erquy et une autre au cap Fréhel où nous sommes censés arriver à l’issue de l’épreuve du jour.

Le mercure va frôler les trente degrés aujourd’hui et la météo annonce un risque d’orage en fin d’après-midi. Erquy offre de nombreuses possibilités de randonnées, des panneaux explicatifs détaillent d’ailleurs différents itinéraires. On commence à marcher vers 10 heures 15 sous un grand soleil. On emprunte un escalier assez raide pour monter sur les hauteurs du port d’Erquy, d’où la vue sur la mer est magnifique. Très vite, on arrive sur les premières plages. On ne se lasse pas de regarder les vagues se fracasser sur les rochers depuis la falaise. Les couleurs sont superbes, particulièrement au niveau du cap d’Erquy.

Nous ne sommes pas les seuls sur le GR34 en ce jeudi, loin de là. On croise de nombreux randonneurs sur le chemin en plus de tous ceux qui profitent de la plage. C’est justement sur une plage que l’on s’arrête pour déjeuner. On y trouve un peu d’ombre, ce qui toujours salutaire les jours de forte chaleur. En effet, il fait vraiment chaud aujourd’hui, la crème solaire et les lunettes ne sont pas de trop, bien au contraire. Je crois que c’est la première fois que je bois de l’eau en bouteille si chaude. Heureusement que j’ai aussi la gourde en inox qui conserve bien mieux la fraîcheur. A cause de la chaleur, notre vitesse de marche en prend un coup.

Je ne me rendais pas compte de l’étendue de la commune d’Erquy. On a l’impression d’avoir déjà parcouru une quinzaine de kilomètres sur son territoire et ce n’est pas encore fini. Les landes du cap d’Erquy sont classés parmi les milieux naturels les plus remarquables des Côtes d’Armor. Au mois de juin, la lande se teinte de violet et nous traversons donc de grandes étendues de cette couleur donnant sur la mer.

Bien que peu ombragée, notre portion du jour est très variée : entre falaises, forêts de pins, sous-bois et landes, pas le temps de s’ennuyer. Les randonneurs désireux de camper trouveront sur le parcours de nombreux hôtels de plein air. On est également passé devant quelques chambres d’hôte. Le GR nous emmène à Sables d’Or les Pins, station balnéaire célèbre pour sa longue plage de sable fin. Il nous faut encore marcher pour atteindre le cap Fréhel. Son phare en vue, on admire ses falaises et son relief tourmenté où les oiseaux aiment se nicher.

A quelques kilomètres au loin, on distingue Fort-la-Latte dont la visite fait partie des incontournables. Notre randonnée s’achève un peu après le cap Fréhel car stationner au plus près de celui-ci est limité à trois heures. C’est par conséquent un peu plus loin que nous avons dû laisser la voiture. Au total, nous avons parcouru 28,63 kilomètres ponctués par 542 mètres de dénivelé en sept heures et cinq minutes. L’imperméable sera resté dans le sac mais on a échappé de peu à un bel orage. Les jambes sont plutôt lourdes (la chaleur n’aide pas) néanmoins on est bien content d’avoir continué l’aventure GR34. A bientôt pour de nouvelles randos !

Grandes Randonnées Non classé

Parc naturel régional du Vexin français : le haut de Champagne

C’est reparti pour une nouvelle rando et une fois encore, c’est le parc naturel régional du Vexin français qui sera notre terrain de jeux. Cette fois, nous jetons notre dévolu sur le parcours dit du haut de Champagne décrit dans le topoguide intitulé « Le parc naturel régional du Vexin français à pied ». Treize kilomètres au programme, rien d’insurmontable ! C’est la météo, plutôt incertaine, qui nous a fait nous décider pour une sortie plutôt courte (car le randonneur avisé n’aime pas se faire saucer). On se donne rendez-vous place de Verdun à Champagne-sur-Oise, commune du Val-d’Oise desservie par la ligne H du Transilien (la gare est toute proche de la place de Verdun). Nous sommes huit valeureux, six garçons et deux filles, à prendre le départ de cette boucle.

On marche à travers les champs de blé et dans les sous-bois, endroits paisibles où on ne croise pas grand monde.

On déjeune sur l’herbe au milieu des oiseaux qui chantent. Il y a du vent aujourd’hui, de ce fait la petite polaire n’est pas de trop surtout pendant la pause repas. La promenade suit son cours entre champs et forêts avec un petit détour, la faute à une erreur de guidage. On marche quelques kilomètres sur le GR1, un des plus anciens sentiers de grande randonnée de France, qui fait le tour de Paris (mais dont le tracé dépasse largement les frontières de la capitale). On découvre les berges de l’Oise qui sont très paisibles du côté de Champagne-sur-Oise avant de remonter vers la place de Verdun.

Au total, on aura marché 16,08 kilomètres en 3 heures 15, pause repas non incluse, soit un peu plus qu’indiqué sur le guide. Le dénivelé est tout à fait modéré (278 mètres). Finalement, on n’aura essuyé aucune goutte de pluie. Ce fut donc une randonnée tranquille dans le Vexin où l’on projette de retourner pour un parcours un peu plus long d’ici le mois de juillet. A bientôt sur les chemins !

France

GR11 : de Villiers-Neauphle-Pontchartrain à Oregus-Behoust

Jour férié + fin du confinement + température estivale = randonnée ! C’est de nouveau sur le GR11 que nous nous élançons à partir de la gare de Villiers-Neauphle-Pontchartrain en direction de celle de Orgerus-Béhoust. Le descriptif de ce parcours d’une vingtaine de kilomètres est consultable sur le site du comité de la randonnée pédestre d’Ile-de-France. Comme lors de l’épisode précédent sur le GR11 (pour lequel on était également parti de Villiers-Neauphle-Pontchartrain, faut croire qu’on aime bien), on passe devant un site Renault avant de retrouver les balises blanches et rouges à travers des champs bordés de coquelicots.

Coquelicots

Peu après le lieu-dit de Cressay, on admire un beau lavoir entouré de ruisseaux.

Lavoir

Le sentier est plutôt montant en ce début de randonnée. On atteint assez vite la forêt domaniale de Beynes dans laquelle on chemine un bon moment. Ce n’est pas une « autoroute de forêt » à l’image des bois traversés la fois dernière. En effet, les voies sont plutôt étroites et pas en ligne droite. Par endroits, elles sont même assez broussailleuses, d’où les marques laissées par divers végétaux sur mes jambes. On ne croise pas grand monde hormis quelques cyclistes, c’est vraiment tranquille. Le GR, alternant entre sous-bois et champs, nous fait passer tout près du zoo de Thoiry.

On s’avale la salade de quinoa sous un bel arbre que mes faibles connaissances arboricoles ne parviennent malheureusement pas à identifier. On en a presque terminé avec notre sortie du jour. Encore faut-il sillonner la petite ville de Flexanville pour continuer ensuite vers Orgerus. On marche de nouveau à travers champs, en plein soleil certes. C’est alors qu’on bifurque sur le GR22 (qui relie Notre-Dame de Paris au Mont-Saint-Michel, en voilà une belle idée de rando !) qui nous amène jusqu’à la gare. Il n’y pas des masses de train les jours fériés sur la ligne N (un toutes les deux heures) donc on accélère le rythme dans les derniers kilomètres pour assurer le coup. Finalement, on aura une bonne vingtaine de minutes d’avance.

Au total, 23,27 kilomètres parcourus en 4 heures 41 sur une portion très agréable. Le dénivelé (217 mètres) se concentre au début de la rando. A bientôt pour de nouvelles aventures pédestres !

Grandes Randonnées

Parc naturel régional du Vexin français : autour de la Bernon

Tout juste rétablis de notre remise en jambes sur le GR11, nous voici trois jours plus tard de retour sur les sentiers, cette fois avec les copains du badminton toujours prêts à en découdre sur les terrains comme sur les chemins ! Nous sommes onze motivés, quatre filles et sept garçons (vous avez bien lu, nous dépassons d’une unité le nombre autorisé et sommes donc dans l’illégalité), sur la ligne de départ du château de Jambville (qu’il est tellement tentant d’appeler Jambonville), fief des scouts et guides de France.

Le château de Jambville

Les hostilités commencent peu après onze heures sous les ordres de notre éclaireur Vincent muni d’un précieux topo-guide sur le Vexin (question épineuse : qu’est-ce qui est le plus grave entre perdre Vincent et égarer le topo-guide ?). Nous suivons essentiellement un PR, défini par la fédération française de randonnée pédestre comme un « itinéraire linéaire ou en boucle d’une durée égale ou inférieure à la journée ». La rando commence paisiblement à travers champs et le long de petites routes. Comme le laisse supposer le nom de la randonnée, on fait connaissance avec une rivière, la Bernon (pour votre culture comme pour la mienne, il s’agit d’un affluent de la Montcient, que je ne connais cependant pas plus) visible notamment depuis un moulin. Seule difficulté, une petite montée avant d’atteindre la ferme de Maigremont d’où on distingue le quartier d’affaires de La Défense et la tour Eiffel.

La ferme de Maigremont (dans laquelle il est possible de louer des salles)

C’est cet endroit bucolique qui a l’honneur d’accueillir notre pique-nique. A cet égard, deux d’entre nous se sont particulièrement distingués en offrant généreusement au groupe de délicieux gâteaux de crêpes et croissants aux amandes faits maison. Leur altruisme et leur dévouement laissent à penser qu’ils ne seront pas éliminés lors du prochain conseil de la tribu réunifiée. A l’unanimité, un Label aussi Rouge que la robe du Père Noël a été décerné aux deux valeureux cuisiniers du jour !

L’aventure se poursuit au milieu des champs de coquelicots et d’agréables jardins dans lesquels poussent framboises et artichauts et peut-être, sait-on jamais, quelques cucurbitacées. A Lainville-en-Vexin, on admire un lavoir (un panneau nous apprend qu’il ne peut actuellement être entretenu en raison de la reproduction des grenouilles) et l’église, qui pour votre gouverne date du XIIe siècle.

Dans la portion forestière, certains arbres sont ornés d’avertissements assez énigmatiques, à savoir « attention zone piégée » sans comprendre pour autant en quoi consistaient les fameux pièges (mines antipersonnel ou tapettes à souris géantes, j’en appelle à votre imagination). Étonnamment, on croise des 4×4 qui dégagent un bon paquet de poussière. Il semble, en effet, se dérouler aujourd’hui une sorte de rassemblement d’amateurs de véhicules à quatre roues motrices. Après une dernière montée dans les bois, notre randonnée s’achève. On aura marché douze kilomètres pour 250 mètres de dénivelé. Rien de très compliqué donc, l’effort n’aura duré que trois heures en y allant tranquillement.

Le parc naturel régional du Vexin français devrait prochainement redevenir notre terrain de jeu avec une nouvelle randonnée (un peu plus longue cette fois, tout le monde étant désormais échauffé) prévue dans quelques semaines. Ce n’est donc qu’un au revoir, Vexin !

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