Les Laurentides en hiver

Située au Nord de Montréal, la région des Laurentides constitue une belle idée de lieu de villégiature en été comme en hiver. Évidemment, les activités diffèrent selon la saison mais, quelle que soit la période de l’année, vous ne devriez pas trop vous ennuyer.

1. Hébergement

S’il est très populaire de camper l’été partout au Québec, cette solution d’hébergement, certes bon marché, n’est pas celle qui a le plus la cote en hiver. En vous y prenant assez tôt, vous ne devriez pas rencontrer trop de difficultés pour trouver un chalet. Le nôtre (déniché sur Airbnb) était sur la commune de Lac-Supérieur, petite localité située à une dizaine de minutes de voiture de Mont-Tremblant. Disposant de quatre chambres, d’un spa et d’un sauna, ce chalet, qui fait partie d’un large complexe immobilier, a parfaitement répondu à nos attentes. Son seul défaut était peut-être la température relativement froide qui y régnait malgré le chauffage (il semble que les grandes baies vitrées, qui apportent certes de la luminosité, ne facilitent pas le travail des radiateurs).

2. Location d’un char

Pour se rendre à Lac-Supérieur, il n’y a pas vraiment d’autre solution que celle de louer un véhicule. Nous avons donc loué deux voitures (car nous étions huit à être de la partie) dans une agence Enterprise à Montréal. La bonne nouvelle, c’est que les tarifs étaient très abordables. Ainsi, la location d’une Kia Soul pour cinq jours nous a coûté à peine plus de cent euros (ce qui est assez bizarre, c’est que le gars nous a accordé des rabais alors que nous n’avons absolument rien négocié). Tous les véhicules loués en hiver sont équipés de pneus neige.

3. Traîneau à chiens

Parmi les activités hivernales plébiscitées par les touristes, le traîneau à chiens figure en bonne position. Nous nous y sommes essayés chez Laurel Nature Aventure, prestataire implanté sur la commune de Wentworth-Nord (à environ une heure de route de Mont-Tremblant). Si l’activité est largement proposée au Québec, il ne faut pas hésiter à réserver quelques jours en avance car les places partent vite. Chez Laurel, les chiens ne sont pas tous de la même race mais ils sont tous adorables. Apparemment, certains ont été recueillis. Concrètement, comment ça se passe, le traîneau à chiens ?

      1. Formation au pilotage et aux règles de sécurité : c’est assez long et ça fait un peu peur car on pourrait penser qu’il faut avoir fait Polytechnique pour conduire un traîneau…
      2. Entraînement sur un traîneau avec une âme charitable humaine dans le rôle du toutou
      3. Rencontre avec l’attelage. Les chiens qui vont avoir le privilège ou le malheur de traîner ma carcasse s’appellent Apache, Link et Archie
      4. Préparation de l’attelage : un peu stressant car les chiens n’en finissent plus d’aboyer (surtout Apache)
      5. Départ des attelages : le guide part en tête, les touristes suivent tant bien que mal (pas de souci à se faire cependant, le grand manitou regarde régulièrement dans le rétro pour voir si tout le monde suit)
      6. Rythme de croisière : après le stress des premières minutes, les apprentis pilotes prennent de l’assurance, y compris dans les descentes. En montée, il faut aider les chiens en poussant le traîneau.
      7. Pause thé ou chocolat chaud
      8. Reprise des négociations : on lâche de nouveau les chiens
      9. Retour au port après une heure et demi de promenade : on libère les chiens des traîneaux et harnais, on félicite les toutous et on remet un diplôme aux apprentis conducteurs

Bilan : conduire un traîneau à chiens n’a rien de complexe, des enfants de douze ans y parviennent. Aucune chute à signaler même si on a tous eu peur, un moment ou à l’autre, de tomber. Expérience positive (mais qui a un coût, environ 150 dollars par personne) néanmoins mon cœur se serre à la vue des cages dans lesquelles les chiens sont installés car elles ne sont pas très spacieuses. C’est sans doute la raison pour laquelle les animaux ont l’air heureux de sortir. D’après ce qu’on nous a dit, les chiens ne sortent pas en attelage l’été car ils ont beaucoup de mal à supporter la chaleur. J’espère cependant qu’ils ne restent pas tout le temps dans leurs chenils !

4. Motoneige

A l’image du traîneau à chiens, la motoneige figure parmi les activités d’hiver les plus populaires au Québec. Laurel Nature Aventure proposant également une initiation à la conduite de ces engins, c’est ici qu’une partie d’entre nous apprend les rudiments du pilotage de motoneige. Je n’étais pas de la partie donc je ne pourrais pas en dire beaucoup plus mais, d’après des témoignages concordants, les paysages traversés étaient magnifiques. Pour faire de la motoneige en duo, il faut débourser dans les 200 dollars pour deux heures de conduite.

5. Ski

Même si les sommets des Laurentides ne sont pas si élevés, ils offrent de belles possibilités aux skieurs. La station de Mont-Tremblant est peut-être la plus célèbre, tout du moins pour le ski de descente. Les forfaits, tout comme la location du matériel, sont très chers. La station de Mont-Blanc propose des prix un peu plus avantageux avec un forfait journalier à 69 dollars et des locations de skis, masques et casques à partir de 70 dollars.

6. Parc national du Mont-Tremblant

Le parc national du Mont-Tremblant est, d’après l’ami Wikipédia, le deuxième plus grand du Québec. Situé à seulement quelques minutes de voiture de notre chalet de Lac-Supérieur, l’occasion était trop belle ! L’accès au parc, géré par la Sépaq (comme un certain nombre de parcs québécois) coûte 8,75 dollars par personne. Pour 18 dollars, on peut louer des raquettes et c’est pour cette activité que nous optons. On jette notre dévolu sur les sentiers de la Roche, la Coulée et la Corniche, qui forment une boucle de 8,2 kilomètres. Rien de très difficile, 255 mètres de dénivelé, et surtout de très jolies vues sur le lac Monroe entièrement gelé. Les raquettes sont appréciables sur les portions où le manteau neigeux est profond. Il est également possible de faire du ski de fond au parc national du Mont-Tremblant.

7. La Montfortaine et le corridor aérobique

Situé à une heure de route de Montréal et de Lac-Supérieur, le village de Montfort propose un certain nombre d’activités hivernales. Au pavillon Montfort, qui en plus d’être un office du tourisme est aussi une église, nous sommes chaleureusement accueillis. Nous louons des crampons en échange de 10 dollars, car selon les dames du pavillon, la neige est déjà bien tapée donc les raquettes ne sont pas forcément indispensables. Les randonnées bleue, verte et jaune nous font découvrir le parc régional des Pays d’en Haut. Elles ne sont pas très compliquées même s’il y a un peu de dénivelé. On marche ensuite quelques kilomètres le long du corridor aérobique qui est aménagé le long d’une ancienne voie ferrée. L’endroit est très prisé pour la pratique du ski de fond.

8. Où manger ?

Nous avons cassé la croûte à deux reprises à Saint-Sauveur :

  • Café White et Compagnie (31 avenue de la Gare) : tartines, bons petits plats, pâtisseries. Excellente adresse !
  • Allô ! Mon coco (66 avenue de la Gare) : jus de fruits, œufs, bagels, burgers et j’en passe. Un bon rapport qualité prix mais un peu « cochon » (comprendre gras)

Québec

Ottawa, Ontario

Après plusieurs jours passés à Montréal, ville que nous connaissons déjà pour l’avoir visitée en septembre 2018, nous profitons de ce deuxième séjour au Canada pour mettre le cap sur l’Ontario, province où l’on ne parle pas français, tabernacle !

Les bus étant relativement chers et le trafic ferroviaire tournant au ralenti en raison de manifestations contre la construction d’un gazoduc, c’est pour le covoiturage que nous optons. Le Blablacar local s’appelle Amigo Express, plateforme sur laquelle nous trouvons un aller et un retour pour Ottawa en quelques clics. Le rendez-vous est fixé à onze heures au métro Namur d’où nous partons avec cinq minutes d’avance. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le trajet n’est pas marqué par la convivialité. En effet, nos deux compagnes de voyage parlent tout bas entre elles et notre conducteur, sans doute d’origine indienne ou pakistanaise, ne parle pas très bien anglais et apparemment pas français. Bref, cette voiture confortable est l’endroit idéal pour terminer sa nuit. On arrive à Ottawa en une heure trente cinq minutes, ce qui constitue une belle performance. On donne 40 dollars au chauffeur, en plus des 20 déjà payés en ligne.

On se rend directement à l’hôtel situé à quelques minutes de marche de l’endroit où on nous a déposés. L’établissement, réservé via Booking, est le Carleton Suite Hotel. Une nuit coûte une bonne centaine de dollars ; c’était pourtant l’un des moins chers. On y laisse nos sacs pour pouvoir nous lancer plus légers dans l’exploration des environs. L’après-midi étant déjà bien entamé, la priorité est de ravitailler les estomacs. On avait repéré, grâce au wifi de l’hôtel, un restaurant de falafels particulièrement bien noté sur Google. Pas un chat cependant à l’intérieur de cet établissement, ce qui rend un brin sceptique Panda 2 d’autant que la totalité des avis culmine à 5/5. Sur le chemin, on est passé devant un café plein à craquer répondant au doux nom de Mazarine (282 Kent Street). Il n’en fallait pas moins pour qu’on y jette notre dévolu. Le souci, c’est qu’il n’y a pas de table disponible dans l’immédiat. On nous en promet une dans quinze – vingt minutes, cependant le temps d’attente s’avère plus long que prévu. La carte est très minimaliste, ce qui est souvent un gage de fraîcheur des produits. Le sandwich fourré à la courgette et au houmous est très réussi (mais l’accompagnement par des frites, certes très bonnes, aurait pu être avantageusement remplacé par une salade) tout comme les pancakes bien épaisses comme on les aime. L’addition s’élève à 38,99 dollars avant pourboire.

Rassasiés, on file au musée canadien de la nature situé à quelques minutes de marche. L’entrée coûte 15 dollars sans les taxes. Je vous conseille chaleureusement cette visite qui est absolument passionnante. On y apprend une foule de choses sur la faune et la flore canadienne, des plus gros mammifères aux plus petits insectes.

Le musée est tout à fait adapté aux enfants qui sont d’ailleurs nombreux à être de la partie en ce dimanche. Le clou du spectacle est peut-être le squelette de baleine superbement mis en valeur. On fait la fermeture du musée puis on rentre se poser à l’hôtel. Notre chambre est très spacieuse mais un peu vieillotte (ce qui ne devrait plus être le cas pour longtemps car l’établissement est en pleine rénovation). Elle comprend une petite cuisine équipée de quelques ustensiles.

Il ne fait pas très froid aujourd’hui à Ottawa comme à Montréal. Les températures sont, en effet, légèrement positives si bien que, pour la première fois depuis notre arrivée, je n’ai pas revêtu de sous-pantalon, de cache-cou et de sous-gants. Il y a sensiblement moins de neige à Ottawa qu’à Montréal et, en raison de ces températures relativement douces, le manteau blanc commence à fondre (conséquence : les rues se gorgent d’eau).

A l’heure du dîner, on se promène dans le quartier du marché By où les restaurants sont nombreux. On choisit Ahora (307 Dalhousie Street), établissement mexicain très fréquenté ce soir. L’établissement aurait reçu un certain nombre de prix néanmoins nous ne l’avons pas trouvé extraordinaire. En effet, les enchiladas (surtout celles au bœuf et au poulet) sont plutôt fades. Je suis loin d’être une experte de la cuisine mexicaine mais ce restaurant n’est le meilleur de ceux où j’ai mis les pieds. On fait une pause devant la petite échoppe qui vend des queues de castor. Panda 2 opte pour le parfum banane chocolat. Verdict : c’est (très) gras, si tu ne veux pas bousiller ton régime, passe ton chemin !

Rendons à César ce qui est à César, le lit du Carleton Suite Hotel est très confortable. On descend prendre le petit-déjeuner et c’est un peu la cohue tellement qu’il y a de monde si bien que le personnel a du mal à suivre pour ravitailler les paniers de pain et marmites d’œufs brouillés. Ce petit-déjeuner a le mérite d’exister mais n’est pas non plus prodigieux. Les bagels ne valent pas ceux de Saint-Viateur, loin de là !

On se promène du côté de la célèbre colline du Parlement, haut lieu de la confédération canadienne.

Le chemin qu’on emprunte pour y aller nous mène dans une large avenue où sont exposées des sculptures de glace.

Le musée canadien de l’histoire est au programme de cette deuxième journée ottavienne. L’entrée coûte 20 dollars auxquels il faut ajouter les taxes. Une partie de l’exposition est consacrée aux premières nations et présente de nombreux objets d’art et outils. Le musée retrace l’histoire du Canada, depuis la colonisation française et britannique à des époques beaucoup plus contemporaines. On aura passé pas loin de trois heures dans ce très intéressant musée.

Il est plus de 14 heures quand nous franchissons la porte du Coqlicorne (59 rue Laval), sympathique bistrot établi dans cette bonne ville de Gatineau donc au Québec, tabernacle ! Et, en effet, les panneaux sont dans la langue de Molière. Il paraît que l’hébergement est moins cher à Gatineau qu’à Ottawa. Étant donné qu’un simple pont sépare les deux villes, y loger peut s’avérer intéressant. Mais revenons-en au Coqlicorne, excellente adresse où les frites maison sont absolument délicieuses !

La ville de Gatineau est célèbre pour son parc Jacques Cartier dans lequel l’effervescence bat son plein en hiver. En effet, des pistes de luge, une tyrolienne et j’en passe y sont installées. C’est aujourd’hui le dernier jour pour profiter des animations et c’est peut-être la raison pour laquelle la fréquentation est au beau fixe. On passe ensuite par l’hôtel de ville devant lequel se tient une grande patinoire. L’habilité de certains enfants sur la glace est impressionnante.

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Le canal Rideau, lui aussi, est patinable. Malheureusement, nous n’avons pas le temps de briser la glace étant donné qu’il nous faut bientôt retourner chercher les sacs à l’hôtel pour ensuite gagner le point de rendez-vous de notre covoiturage pour Montréal. Le trajet est un peu plus long qu’à l’aller mais moins impersonnel car notre conducteur discute volontiers de sujets divers et variés.

Québec

Montréal en hiver

Neige, froid, arbres dénudés, Montréal en hiver offre un visage bien différent qu’à la belle saison mais n’ayez crainte, la ville et ses alentours vous réservent une kyrielle d’activités !

  1. Patiner dans les parcs

A Montréal en hiver, ce ne sont pas les patinoires qui manquent ! Au parc La Fontaine, au parc Jarry, au Vieux-Port ou au Mont-Royal, les patineurs affluent pour profiter des joies de la glisse. Si vous ne disposez pas de votre paire de patins, pas de panique, il est souvent possible d’en louer.

2. Se promener dans les allées du célèbre parc du Mont-Royal

Ce parc offre un grand nombre d’activités quelle que soit la saison alors foncez-y ! Patinage, ski de fond, promenade en raquette, on trouve toujours quelque chose à y faire. Pour notre part, nous nous y sommes rendus à pied en partant du parc Jarry, ce qui fait une belle trotte. Pour atteindre le parc, nous avons traversé le cimetière Notre-Dame-des-Neiges qui porte si bien son nom en hiver (le seul bémol, c’est qu’on a eu un mal de chien à en trouver la sortie à notre retour du parc du Mont-Royal). Le belvédère du Mont-Royal et son chalet sont nettement moins fréquentés qu’en été. En ce qu’il est doté de bancs, du wifi et de toilettes, le chalet est l’endroit idéal pour faire une petite pause au chaud.

3. Se gaver de bagels et de cookies

On trouve en Amérique du Nord d’excellents bagels. C’est toujours pour moi l’occasion d’en acheter pour les garnir ensuite avec de la confiture ou du Philadelphia. Saint-Viateur est une des boutiques les plus réputées pour les bagels. L’enseigne dispose de plusieurs boulangeries dont une ouverte jour et nuit (celle du 263, rue Saint-Viateur Ouest). Il y a d’autres revendeurs de bagels à Montréal néanmoins je n’ai pas goûté leurs produits.

Un séjour en Amérique du Nord rime également avec dégustation de cookies. On en trouve dans de nombreuses boulangeries (je pense notamment à celle du marché Jean Talon), cafés et supermarchés (ceux de Métro sont, de l’avis de beaucoup, les meilleurs parmi les cookies des grandes surfaces). Au supermarché, je me ravitaille en pépites de chocolat car celles que l’on trouve au Canada et aux États-Unis sont meilleures que leurs homologues européennes. En effet, elles sont bien plus grosses et il existe plusieurs parfums, à savoir chocolat noir, chocolat au lait et mon préféré légèrement sucré (semi-sweet).

4. Manger au restaurant (pour continuer dans le même registre)

Comme toutes les grandes métropoles, Montréal regorge d’endroits où manger. Si vous voulez goûter à la grande spécialité locale, il faudra vous diriger vers un restaurant de poutine. Cette fois, nous avons mis le cap sur Poutineville, enseigne qui dispose de plusieurs succursales à Montréal. A Poutineville, il y a certes, majoritairement de la poutine, néanmoins ceux qui trouvent peu ragoûtant cet incontournable de la gastronomie canadienne pourront choisir un des sandwichs chauds présentés sur la carte.

Parmi les restaurants dont nous avons franchi la porte figure le Saint-Viateur Bagel & Café (1127 avenue du Mont-Royal Est) qui sert ces célèbres petits pains ronds délicieusement garnis de saumon, poulet, bœuf et j’en passe. A chaque fois, je me régale ! Les Québécois semblent beaucoup apprécier les œufs et une chaîne de restaurants, répondant au doux nom de l’Oeufrier, semble l’avoir bien compris. A l’Oeufrier, les œufs bénédictines occupent évidemment une place de choix. Plusieurs jus de fruits ou légumes, dont le Déculpabilisateur (ainsi nommé car il contient des épinards) sont à la carte.

5. Se promener dans les différents quartiers de Montréal

Je ne vais pas faire ici un descriptif de chaque quartier de la plus grande ville du Québec mais sachez que le Plateau Mont-Royal, où vivent de nombreux Français, est très agréable.

Le Vieux-Port de Montréal est peut-être le quartier historique par excellence de Montréal. Certes, il est éminemment touristique, ce qui explique que ses bars et restaurants ne sont pas particulièrement bon marché. La basilique Notre-Dame de Montréal est un des édifices les plus remarquables du quartier. Le spectacle son et lumière Aura illumine le chœur de la basilique sous son plus beau jour. La représentation est jolie et impressionnante mais relativement chère (29 dollars).

6. Découvrir le parc national du Mont-Saint-Bruno, situé tout près de Montréal

Localisé dans la région administrative de la Montérégie, le parc national du Mont-Saint-Bruno est un haut lieu de ski, luge et randonnée. On peut aussi y louer des vélos à pneus surdimensionnés. Géré par la Sépaq, ce parc n’est certes pas très grand mais constitue une agréable mise au vert.

 

NB : cette liste n’est absolument pas exhaustive !

 

Québec

L’hiver canadien : guide de survie

Neige, températures négatives, vent glacial… L’hiver canadien a de quoi effrayer les plus frileux ! Certes, le mois de février au Canada n’a rien de tropical mais dédramatisons ! Pour vous donner une idée de ce que j’ai emporté, voici un inventaire à la Prévert du contenu de mon sac à dos :

  • Ce que j’avais déjà dans les placards (parfois depuis des années) et que j’ai emmené:
  1. Une polaire Décathlon de randonnée d’hiver
  2. Un pantalon Décathlon de randonnée neige
  3. Un sous-pantalon Décathlon en laine mérinos
  4. Des chaussures de randonnée (modèle haute montagne)
  5. Des chaussons (pour ne pas avoir froid aux pieds dans les appartements)
  6. Trois paires de chaussettes de randonnée
  7. Deux sous-pulls de randonnée, l’un en polaire, l’autre en laine mérinos
  8. Une paire de collants polaires
  9. L’incontournable gourde en inox
  • Ce que je n’avais pas dans les placards et que j’ai dû me procurer :
  1. Une grosse parka Décathlon (110 euros) : coup de chance, elle m’a gentiment été prêtée par une amie (allez faire un tour sur son blog de voyage, il est très réussi !)
  2. Une paire de moufles de ski Ellesse (35 euros chez Go Sport) réputées tenir plus chaud que les gants
  3. Une paire de sous-gants (10 euros chez Décathlon ; pas terribles, plusieurs trous se sont formés à la main droite)
  4. Deux paires de chaussettes Décathlon dites grand froid (environ 15 euros)
  5. Un sous-pantalon en synthétique Odlo (35 euros au Vieux Campeur)
  6. Une polaire Ragwear (50 euros au Vieux Campeur) plus chaude que respirante ; j’avais certes d’autres polaires de rando mais j’avais peur qu’elles ne soient pas assez épaisses
  7. Un sous-pull de randonnée Décathlon en laine mérinos à col montant (35 euros)
  8. Des bottes de neige Sorel. Il s’agit de mon plus gros investissement. La frileuse des pieds que je suis craignait plus que tout pour la survie de ses chers orteils et a aligné 140 euros pour une paire de bottes au Vieux Campeur. Quoiqu’un peu lourdes, elles ont parfaitement fait l’affaire, en ville comme dans les sentiers enneigés. Panda 2 avait, lui, opté pour une paire de bottes Décathlon à 35 euros, achat peu concluant car ses pieds furent souvent mouillés…

C’est à peu près tout (loin de moi l’idée de détailler le nombre de culottes ou le contenu de la trousse de toilette) car je n’avais pas de bagage en soute. Voyager avec un bagage cabine pour seul compagnon permet de partir plus léger, ce qui est d’autant plus facile quand on loue des appartements équipés d’une machine à laver et d’un sèche-linge.

Alors, ai-je survécu ? La rédaction de cet article permet de trancher par l’affirmative ! La température au Québec l’hiver est en fait très variable selon les jours. On aura ainsi expérimenté du -24 au +5. Quand il faisait vraiment froid, je portais mon pantalon de randonnée neige assorti d’un sous-pantalon. Alors que le pantalon était au lavage, j’ai porté un sous-pantalon avec le collant polaire par dessus sans sentir tant que ça le froid montréalais. Sortir en jupe à Montréal n’a donc rien d’impossible, il suffit d’avoir les bons vêtements. J’aurais même pu apporter une robe supplémentaire (moi qui ne porte presque jamais de pantalons) !

Québec

GR 34 : de Jospinet à Erquy

Les fêtes de fin d’année, le foie gras, la bûche, la dinde… Quoi de mieux qu’une petite randonnée intercalée entre le réveillon de Noël et celui du 31 pour digérer toutes ces bonnes choses ? Et qui dit fêtes en Bretagne, dit GR 34 ! La dernière fois que nous avions emprunté le sentier des douaniers à l’Est de Saint-Brieuc, nous nous étions arrêtés à la plage du Jospinet située sur la commune de Planguenoual. On nous y amène gentiment en voiture (il faut dire que l’endroit est difficilement accessible autrement) et c’est parti ! Le thermomètre indique dix degrés ce matin. Si le ciel est plutôt couvert, il ne fait absolument pas froid.

Les balises rouges et blanches nous mènent au Port Morvan. La vue sur la mer et les plages et très jolie même s’il manque quelques rayons de soleil. Le chemin n’est pas tout plat en cette matinée, ça monte et ça descend mais cela fait aussi partie du charme de la Bretagne.

On déjeune sur un banc devant le port du Dahouët (sur la commune de Pléneuf-Val-André), très paisible en ce 27 décembre. A notre gauche se trouve un bar, l’Echouage. Ce n’est pas le seul établissement implanté sur le port du Dahouët, ce qui nous fait dire que la prochaine fois on mangera au restau en lieu et place de nos sandwichs.

A la halle du Dahouët, le randonneur pourra acheter du fromage, prendre un café ou déguster une part de gâteau. On croit se trouver face à une déviation sur le sentier au niveau de l’oratoire Notre-Dame-de-la-Garde mais finalement, que nenni, nous ne sommes pas contraints de contourner le tracé.

On arrive à Pléneuf-Val-André à proprement parler. Les maisons sur la digue ressemblent à s’y méprendre à des résidences secondaires. Une chose est sûre, ce ne sont pas les toilettes qui manquent sur cette portion, c’est, je crois, la première fois que j’en vois autant sur le GR 34. Au large de Pléneuf, on profite d’une vue magnifique sur l’île du Verdelet, devenu une réserve ornithologique en 1973.

On arrive sur la plage des vallées que les golfeurs peuvent admirer tout en tapant des balles. Place ensuite à la plage de Saint-Pabu puis à celle de Caroual.

Nous arrivons à Erquy, station balnéaire qui abrite plusieurs hôtels de plein air et crêperies. C’est juste après la place du bourg, non loin de l’office du tourisme, que notre randonnée du jour prend fin. Un peu plus de vingt kilomètres au total sous une météo clémente malgré un ciel de plus en plus brumeux au fur et à mesure de l’après-midi. Environ 500 mètres de dénivelé positif, ce qui est pas mal mais pas non plus exceptionnel sur le GR 34. On insiste pour venir nous chercher à Erquy mais sachez que la ligne 2 du Tibus est susceptible de nous ramener à Saint-Brieuc. C’est ici que j’en termine avec cette dernière randonnée de 2019, rendez-vous en 2020 pour de nouvelles aventures !

Bretagne

Taïwan : les dix commandements

  1. Devant le nombre de scooters, tu hallucineras

« Scoot toujours ! », telle pourrait être la devise de Taïwan tellement ces engins à deux roues font partie du paysage. Je ne m’attendais pas à trouver autant de scooters à Taïwan, ces moyens de locomotion étant plutôt associés à l’Asie du Sud-Est. J’ai l’impression que par rapport à la Chine les scooters sont moins nombreux à être électriques.

2. Dans des trains Hello Kitty, tu monteras

Fan d’Hello Kitty, Taïwan est un pays pour toi ! La petite chatte (ne voyez rien de tendancieux dans l’emploi de ce groupe nominal) « kawaï », qui nous vient du Japon, jouit d’une immense popularité à Taïwan. Elle est très présente dans les magasins, sur des affiches et de manière plus surprenante sur des trains !

3. La musique du camion poubelles, tu fredonneras

A Taïwan, le camion poubelles ne passe pas inaperçu dans les rues. Son arrivée est pour le moins musicale car ses haut-parleurs diffusent la chansonnette que voici. Ce même refrain est joué dans plusieurs villes du pays. Une chose est certaine, il reste dans la tête !

4. A la vue du bonhomme du feu piéton qui court, tu presseras le pas

A Taïwan, les piétons sont incités à traverser quand le petit bonhomme est vert. Pour qu’ils se rendent compte de l’imminence du passage au rouge, le petit bonhomme se met à courir lorsque sonne le décompte des dix dernières secondes de vert.

5. Des machines à pinces pour gagner tout et n’importe quoi, partout tu trouveras

Les Taïwanais sont des fous des machines à pinces. Il y en a absolument dans toutes les rues. On en trouve dans les laveries automatiques et dans un certain nombre de magasins, c’est à se demander s’il n’y en a pas aussi dans les salles d’attente des médecins ! Grâce à ces machines, on peut gagner tout et n’importe quoi, genre des peluches, des figurines de manga, des friandises, des sacs, des chaussures, des accessoires pour portables et j’en passe…

6. Devant les vitrines des salons de massages des pieds, tu t’arrêteras

Si l’on en croit le nombre de salons de massage spécialisés dans le pied, les Taïwanais sont de grands amateurs de réflexologie plantaire. On n’a pas osé tester mais, sois-en sûr, si une envie soudaine d’un massage de pied te prend à Taïwan, tu es dans le bon pays !

7. Des poubelles, tu chercheras

Taïwan est un pays particulièrement propre, pourtant on ne trouve pas de poubelles à tous les coins de rues ! Conclusion : les gens gardent bien sagement leurs déchets avec eux jusqu’à tomber sur une poubelle, ce qui me fait dire que certains d’entre nous devraient en prendre de la graine !

8. Des points communs avec le Japon et la Chine, tu recenseras

Si tu es déjà allé au Japon ou en Chine avant de te rendre à Taïwan, tu pourras faire la liste des points communs avec l’Empire du Soleil levant ou celui du Milieu. Ainsi, dans ces trois contrées, les porteurs de masques sont très nombreux. De même, la culture manga est omniprésente. A Taïwan, tu goûteras une délicieuse cuisine fusion dans laquelle tu retrouveras des saveurs chinoises et japonaises.

9. Ton chinois, tu perfectionneras

Séjourner à Taïwan, c’est une occasion de perfectionner son chinois ou tout du moins d’apprendre quelques mots. La plupart des panneaux sont bilingues anglais chinois, ce qui simplifie la vie des touristes étrangers.

10. Des restaurants à tous les coins de rue, tu trouveras

Les Taïwanais sont très fiers de leur gastronomie, à juste titre car elle est succulente. Les villes regorgent de restaurants ou de petites échoppes qui vendent de bons petits plats. Leur nombre est vraiment impressionnant. On a cru comprendre que les Taïwanais sortaient volontiers pour manger, ce qui est sans doute vrai car, dans le cas contraire, un certain nombre d’établissements auraient mis la clé sous la porte.

Taïwan

Taïwan : bilan

Pour commencer, passons en revue les affaires que j’ai bien fait de placer dans mon sac avant de partir :

  • la serviette (car celles des hébergements étaient parfois très petites ou en papier)
  • la crème solaire
  • les lunettes de soleil
  • des vêtements d’été

Ce que j’aurais pu apporter :

  • un porte-monnaie (ardemment réclamé par Panda 2 pendant le voyage) pour rassembler toute la bigaille qu’on nous a rendue
  • de la crème pour soulager les piqûres de moustiques, ceux-ci étant particulièrement actifs

Ce que j’ai apporté mais qui ne m’a pas servi :

  • les trois paires de chaussettes de randonnée (deux auraient largement suffi)
  • le Lonely Planet (le volume consacré à Taïwan, qui n’est par ailleurs pas disponible en français, n’est pas extraordinaire ; on aurait quasiment pu s’en passer)

Venons-en au bilan à proprement parler ! Taïwan ne fait pas partie de ces pays qui viennent tout de suite à l’idée quand on cherche une destination pour ses vacances. En effet, Taïwan évoque avant tout un pays industriel coincé quelque part entre la Chine et le Japon. Pourtant, si, sur le plan touristique, ce petit territoire reste essentiellement prisé par les groupes de Chinois, les charmes de celle qu’on appelait autrefois Formose font désormais également des émules dans nos contrées.

Il faut dire que Taïwan possède des atouts indéniables. Ainsi, cette relative petite île a su conserver, malgré sa modernité et son ouverture sur le monde, son authenticité. Les gens y sont très accueillants et toujours prêts à aider les étrangers même quand ils ne maîtrisent pas très bien l’anglais. Voyager à Taïwan m’a ainsi semblé plus facile qu’en Chine. Les paysages taïwanais impressionnent par leur verdure. Aux quatre coins du pays, on a l’impression d’être entouré de vertes collines. Sans oublier la mer qui n’est jamais loin à Taïwan. Les amateurs de plongée y trouveront leur bonheur, particulièrement sur les îles.

Les îles, justement ! nous n’en avons visité qu’une, l’île verte, néanmoins elle restera dans nos mémoires tellement ses plages nous ont enchantés. Le parc d’Alishan est tout à fait remarquable avec ses arbres millénaires et les hautes montagnes qui l’entourent. Nous avons trouvé splendides les gorges de Taroko, cependant, en ce que des permis (pas évidents à obtenir) sont indispensables pour emprunter les sentiers d’un kilométrage plus conséquent et que les navettes en bus entre les différents points d’intérêt ne sont pas très nombreuses, ce site n’est pas notre plus beau souvenir. On était à la base un peu sceptique par rapport au lac Soleil Lune en ce qu’il apparaissait comme éminemment touristique. Au final, il nous a beaucoup plu et on vous recommande chaudement d’en entreprendre le tour à vélo. La journée la moins intéressante du séjour fut, à mon sens, l’étape à Taitung. Alors, c’est vrai, nous nous sommes focalisés sur le quartier du port où nous logions dans l’optique de prendre le bateau le lendemain matin pour l’île verte. Peut-être aurions-nous dû opter pour un hôtel dans le centre-ville (que nous n’avons pas visité) afin de profiter d’un quartier plus animé ?

S’il y a une chose à propos de laquelle il est impossible d’être déçu à Taïwan, c’est bien la gastronomie ! Mention spéciale à Tainan, capitale culinaire nationale, où l’on mange admirablement bien. Poisson, porc, bœuf, tofu, nouilles, riz, fruits, tout donne envie ! Les déambulations sur les marchés de nuit sont indispensables pour goûter la cuisine de rue locale.

Le coût de la vie à Taïwan n’est pas très élevé du point de vue européen. Vols compris, le voyage de quinze jours nous est revenu à 1085 euros par tête. Nous ne nous sommes pas spécialement serrés la ceinture, mangeant la plupart du temps au restaurant et n’ayant dormi que cinq nuits en dortoir. Taïwan est donc, selon moi, une destination relativement bon marché. Voici le récapitulatif de nos dépenses (il manque la catégorie « autres » qui représente cependant pas grand chose) que nous avons comptabilisées grâce à l’application Budgi :

Dépenses avec avion

Taïwan, et si c’était à refaire ? Des randonnées en montagne (ce qui impliquerait évidemment de s’organiser pour obtenir des permis), se rendre sur une autre île ? S’il est fort peu probable que je retourne dans l’immédiat à Taïwan, une chose est sûre, je porterai toujours ce pays dans mon cœur ! A bientôt pour de nouvelles aventures dans des contrées enneigées !

 

Taïwan

Beitou et ses sources chaudes

Pour ce dernier jour sur le sol taïwanais, nous décidons de mettre le cap sur Beitou, célèbre ville d’eau située au Nord de Taipei. L’endroit est facilement accessible en métro, ce qui en fait une destination privilégiée des touristes. Arrivés sur place, on visite le très intéressant musée des sources chaudes qui est de surcroît gratuit. L’exposition retrace l’histoire du lieu qui a commencé en 1896 sous l’occupation japonaise. L’interdiction de la prostitution en 1979 a porté un coup sérieux à l’industrie des bains. Il faudra attendre la fin des années 1990 pour que les bâtiments soient réhabilités. Pour entrer dans le musée, il faut ôter ses chaussures et les déposer dans un petit casier dans lequel reposent des chaussons (qu’il faut enfiler à la place).

On suit ensuite le petit chemin pavé menant à l’impressionnante source chaude dont la température oscille entre 60 et 100 degrés. Les vapeurs dégagées sont bien visibles et réchauffent considérablement l’atmosphère (la température extérieure avoisine aujourd’hui les 27 degrés). L’odeur de souffre est palpable mais pas au point d’être désagréable.

On achète deux timbres au 7 Eleven (décidément, ce commerçant vend de tout !) pour des cartes postales avant de se poser dans un restaurant qui semble répondre au nom de « To Go ». Les currys, spécialités maison, sont bons, néanmoins les portions ne sont pas très grosses par rapport au prix (540 dollars pour deux). L’établissement, visiblement influencé par la culture occidentale (on y mange avec fourchette et cuillère) est très fréquenté.

Évidemment, à Beitou, la principale attraction, ce sont les bains publics où les baigneurs profitent d’une eau (très) chaude qui aurait pour vertu d’apaiser les corps et les esprits. Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps d’y faire trempette car c’est dans quelques heures seulement que nous prenons l’avion. On fait un dernier petit tour dans Taipei avant de récupérer nos sacs à l’auberge. Nous en profiter pour nous changer car il ne devrait pas faire un temps à se promener en short en Ile-de-France.

Pour nous rendre à l’aéroport, on reprend le même train express qu’à l’aller en payant au moyen de nos Easy Cards. C’est en enregistrant les sacs qu’on apprend qu’il nous faudra les récupérer et les réenregistrer car, contrairement à d’autres aéroports chinois, celui de Chengdu ne dispose pas de transfert automatique… Les témoignages lus sur internet soulignent la durée incompressible de ces opérations, ce qui n’est pas pour nous rassurer car nous n’avons que deux heures entre les deux vols.

Nous vidons nos Easy Cards au Mac Do (toutes les filiales taïwanaises les acceptent) puis nous filons vers la porte d’embarquement. A noter qu’entre quelques boutiques de luxe, l’aéroport de Taipei abrite une sympathique bibliothèque avec plein de livres et, en plus, des ordinateurs, où il fait bon lire ou travailler.

Le vol entre Taipei et Chengdu est loin d’afficher complet. Ni écran ni musique à bord de cet Airbus A321. S’il a le mérite d’exister (car nombreuses sont désormais les compagnies qui ne servent plus de repas sur les vols de moins de quatre heures), le dîner n’est pas extraordinaire. Finalement, tout se passe bien à Chengdu. Une employée d’Air China nous attend et nous aide dans les formalités, ce qui nous permet d’embarquer en temps et en heure pour Paris. Seul point noir, je n’ai pas pu remplir ma gourde car la fontaine ne distribuait que de l’eau chaude. Le repas du soir n’est pas terrible et la collection de films n’a guère évolué depuis le vol aller. La nuit ne fut pas des plus agréables. Ne me sentant pas très bien, j’ai demandé à une hôtesse si je pouvais changer de siège car j’avais souvent besoin d’aller au petit coin, action rendue compliquée par mon positionnement entre deux passagers endormis… Dans un premier temps, on a accepté ma requête avant de me faire ensuite savoir que les sièges libres étaient des sièges payés. Des sièges payés alors que personne n’est assis dessus ? Faudra qu’ils m’expliquent Air China… On peut plutôt penser qu’il s’agit de sièges dits « économie plus » pour lesquels il faut payer un supplément lors de la réservation car ils offrent plus de place pour les jambes. Enfin, là, visiblement personne ne l’avait payé, leur supplément, mais leur politique semble être « on ne va pas offrir un service payant ». Bref, Air China n’est pas remonté dans mon estime !

Tout ça pour dire, que c’est la fin du voyage et qu’il est venu le temps d’en tirer un bilan !

Taïwan

Taipei : mise au vert, gastronomie et gratte-ciel

Nouvelle nuit pénible à la Bouti Capsule Inn en raison d’une tronçonneuse très bruyante localisée dans le lit en face du mien. Heureusement que j’avais des bouchons d’oreilles à porté de main ! Le petit-déjeuner est un peu meilleur qu’hier. Aujourd’hui, on décide d’aller faire un tour dans les environs de Taipei pour prendre un peu de recul sur le bruit et l’agitation. Pour cela, on emprunte le métro jusqu’à Neihu pour entreprendre une petite randonnée repérée sur internet. En fait, de nombreux sentiers de randonnée attendent les marcheurs au Nord de Taipei. Contre toute attente par rapport à la faible pratique de la marche à pied constatée jusqu’ici, ces chemins sont particulièrement fréquentés en ce samedi. Le sentier, qui comprend, comme souvent à Taïwan, de nombreuses marches, nous fait passer par une cascade dans laquelle les jeunes enfants trempent leurs pieds, de jolies portions forestières et par des champs de fraises. On voit Taipei au loin, notamment la tour 101.

C’est au niveau des champs de fraises que nous nous arrêtons au Fufu Coffee pour boire un frappé aux fraises (120 dollars, ce qui n’est pas donné pour Taïwan). Deux temples se dressent sur notre chemin. Ils offrent un beau panorama sur Taipei et ses vertes collines. Le « Taipei Grand Trail » est un sentier de 92 kilomètres essentiellement sur les hauteurs de la ville. S’il semble difficile de le parcourir en entier lors d’un court séjour, ceux qui aiment marcher pourront se lancer sur quelques portions. Notre rando de quelques heures emprunte ainsi quelques kilomètres de cette espèce de GR à la mode taïwanaise.

La descente s’effectue par un escalier de 1250 marches qui est sans doute plus agréable dans ce sens qu’en montée. On déboule sur Neihu, notre point de départ, où nous mangeons sur le coup de 14 heures 30, une délicieuse soupe de vermicelles dans un petit restaurant pour la modeste somme de 120 dollars, ce qui en fait un de nos repas les moins chers. Les gens du restau sont adorables. Il n’y a pas de carte en anglais alors on leur montre ce qu’on souhaite dans nos soupes. Neihu n’est pas un quartier très touristique, on est loin de l’hyper centre de la capitale taïwanaise.

On passe à l’auberge changer de chaussures pour prendre la direction d’un des nombreux marchés de nuit de Taipei (le mot nuit est assez relatif car l’animation commence à partir de 17 heures mais c’est vrai qu’en novembre il fait quasiment nuit à cette heure), celui de la rue Raohe. Ici, la spécialité semble être un petit pain garni de viande cuit au feu de bois à 55 dollars pièce. Il y a évidemment bien d’autres mets, je pense à l’odorant tofu fermenté (dont les vapeurs m’insupportent plus que tout !), aux dumplings, aux jus de fruits, aux glaces. Ce qui est sympa à Taipei, c’est que les marchés de nuit sont piétons, contrairement à Tainan où il faut se frayer un chemin parmi les scooters, ce qui n’est pas une mince affaire.

On embarque ensuite pour une nouvelle aventure culinaire, à savoir le marché au poisson. Si vous connaissez celui de Tokyo, vous serez forcément un peu déçus car son homologue de Taipei est d’une taille beaucoup plus modeste. Plusieurs restaurants y sont installés mais nombreux sont les clients qui préfèrent les « bentos » présentés dans les rayons. C’est d’ailleurs pour cette formule que nous optons. Nous dégustons sushis et sashimis sur une des tables dressées à l’extérieur. Certes, ils sont bons mais ce ne sont pas non plus les meilleurs de notre vie.

On reprend ensuite le métro pour aller visiter la tour Taipei 101, imposant gratte-ciel classé à la dixième place du palmarès des plus hauts bâtiments du monde avec ses 509,2 mètres. Achevée en 2004, cette tour de 101 étages (d’où son nom) est le symbole du Taïwan moderne. Les premiers étages sont occupés par un centre commercial où s’entassent les boutiques de marques de luxe occidentales. Pour monter en haut de la tour, il faut débourser l’équivalent de 20 euros. L’ascenseur menant au pont d’observation est présenté comme un des plus rapides au monde. Si la vue sur Taipei est impressionnante (encore plus de nuit et quand le ciel est dégagé), la boule de stabilisation de l’édifice, qui pèse le poids de treize éléphants, l’est tout autant.

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Taipei : entre temples, parcs et badminton

Je ne suis pas vraiment séduite par le Bouti Capsule Inn. Le nombre de douches et de toilettes est nettement insuffisant. A notre étage, il n’y en a que deux de chaque alors que les deux dortoirs accueillent chacun dix lits. En plus, douche et toilette sont dans la même pièce, ce qui doit occasionner des files d’attente quand l’auberge fait le plein. Par ailleurs, le sèche-cheveux branché en permanence dans une pièce aussi humide, c’est un peu dangereux. Le fait qu’ils soient constamment sous tension ne doit pas allonger le cycle de vie de ces appareils (celui dont je me suis servie semblait en fin de vie). Les chambres sont mal insonorisées (on entend tout ce qui se dit dans le dortoir d’à côté). Quant au petit-déjeuner, c’est le minimum syndical. On peut payer un supplément pour profiter d’une assiette garnie dont je ne vous garantis pas la valeur gustative. Aucune serviette de bain n’est fournie mais il est possible d’en louer pour 50 dollars. Bref, pour une auberge qui se targue d’accueillir la jeunesse branchée du monde entier, il y a encore des pistes d’amélioration. Par contre, la situation géographique de l’établissement est excellente !

Nous avons mal dormi à cause du boucan de nos colocataires assez peu soucieux des autres. La machine et le sèche-linge étant installés juste à côté de la salle à manger, on lance une lessive pendant qu’on prend le petit-déjeuner (10 dollars pour la lessive, 50 dollars pour la machine, la même chose pour le séchoir).

Peu avant 10 heures, on quitte l’auberge en marchant vers le Sud. On passe tout d’abord par une rue où trônent plusieurs grands cinémas devant lesquels on peut admirer des figurines géantes des tortues Ninja. La rue historique Bopiliao est piétonne et accueille de petites expositions temporaires. L’une d’elles, qui fait allusion aux manifestations hongkongaises, n’est à coup sûr pas la forme d’expression artistique qui recevrait l’aval du puissant voisin chinois…

Le temple Longshan est réputé être le plus beau de Taipei. Son architecture est, en effet, remarquable. Sans doute s’y déroule-t-il un office en ce vendredi matin car l’assistance, essentiellement composée de femmes, chante et prie. Je me demande toujours ce que deviennent les offrandes à la fin de la journée car il y a de quoi tenir un festin !

Les estomacs se creusant, on entre chez Lao Shan Dong, restaurant de nouilles situé au rez-de-chaussée d’un centre commercial un peu désuet. L’établissement recueille les faveurs du Lonely Planet et du guide Michelin. Les nouilles au sésame et la soupe de nouilles au bœuf (un des plats taïwanais les plus célèbres) sont délicieuses.

On prend la décision (audacieuse ou originale, c’est à vous de voir) de mettre le cap sur le musée de l’eau potable implanté au cœur du parc de l’eau. Ce n’est pas tout près alors on y va en métro. L’entrée coûte 50 dollars. Si le parc est plutôt agréable (des panneaux recommandent aux visiteurs la plus grande prudence quant aux serpents mais on n’en a pas vus), le musée n’est pas très grand. Y sont exposées d’anciennes pompes qui ont autrefois servi dans la station d’épuration construite sous l’occupation japonaise. J’ai posé une question à une charmante employée, qui parlait un peu anglais, à savoir si l’eau du robinet était potable à Taïwan. Il faut dire qu’on trouve dans presque tous les lieux publics des fontaines filtrantes. Alors, qu’en est-il ? Figurez-vous que je n’ai pas bien saisi le sens de la réponse…

A quelques encablures du musée se trouve un magasin spécialisé dans la distribution d’articles Yonex et Victor. Si vous ne jouez pas au badminton, sans doute le nom de cette dernière marque (parce que Yonex produit également des articles de tennis) ne vous évoque rien. Les prix, surtout des sacs et des raquettes, sont sensiblement moins élevés qu’en France. C’est justement dans ces deux équipements que Panda 2 décide d’investir. Pour ceux que cela intéresserait, le magasin est .

On rentre poser les emplettes à l’auberge puis on se dirige vers le Huashan 1914 Creative Park. On y trouve un parcours sportif, deux couloirs pour s’entraîner au sprint ainsi que des structures pour enfants. Ce qui semble être d’anciens entrepôts accueille des expositions temporaires. On n’a pas très faim ce soir alors on se prend respectivement des fruits (Panda 1) et une grosse glace (Panda 2) histoire d’avoir quelque chose dans le ventre. A l’auberge, on constate qu’un petit nouveau est arrivé dans le dortoir. Il s’agit d’un Belge qui prendra d’ailleurs les mêmes vols que nous avant de monter dans un car qui le ramènera à Bruxelles.

Taïwan