Bergen: Bryggen, KODE 4 et Mont Fløyen

Le jour est déjà levé depuis plusieurs heures sur Bergen quand nous nous mettons en route en ce début de matinée non sans avoir avalé quelques tartines. A la base, il n’était pas censé pleuvoir mais nous ne pouvons que constater que des gouttes tombent du ciel. Pas de quoi nous arrêter cependant ! Nos premières déambulations nous permettent de découvrir quelques beaux endroits.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le quartier historique de Bryggen est sans doute l’endroit le plus célèbre de Bergen avec ses maisons colorées autour du port.

Après un passage par la tour Rosenkrantz et par la salle de cérémonie du roi Hakon, on s’installe sur une table d’une échoppe au marché du poisson car la pluie redouble d’intensité. Tous les commerçants proposent à peu près les mêmes types de produits, c’est à celui qui interpellera le plus fort le chaland. De nombreux vendeurs sont originaires du Sud de l’Europe, Espagne en tête. On prend un sandwich et une tartine, le tout pour 190 NOK (pas donné mais c’est la Norvège et, de surcroît, un lieu éminemment touristique). Certes, ce n’est pas mauvais mais rien d’exceptionnel non plus. Au loin, on aperçoit le paquebot Viking Sun qui visiblement nous suit car il était comme nous hier en escale à Eidfjord.

Étant donné qu’il ne fait pas très beau, on cherche un musée à visiter. On jette notre dévolu sur celui du Bryggen ou sur le musée hanséatique mais, manque de bol, les deux sont fermés pour travaux. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, on prend la direction du musée KODE 1 mais force est de constater que lui non plus ne pourra être l’heureux élu car il n’est ouvert que le samedi. Heureusement, il y a trois autres KODE et ils sont tous ouverts.

On choisit KODE 4, à savoir celui estampillé art moderne. La première partie de l’exposition est consacrée au peintre norvégien Nikolaï Astrup. On y admire également des toiles de Georges Braque et Pablo Picasso. Au sortir du musée, on profite d’une météo plus clémente pour arpenter le mont Fløyen, une des sept montagnes entourant Bergen. L’ascension dure une petite heure et n’a rien de difficile. Elle offre de très belles vues sur la ville.

Au sommet, les touristes prennent des photos sur l’esplanade spécialement aménagée. On y voit également les téléphériques se croiser (car si vous n’avez pas envie de monter à pied, cet engin vous y mène en quelques minutes).

On poursuit la promenade jusqu’au lac puis on redescend tranquillement vers le centre ville. Petite originalité, un grand toboggan trône au milieu du chemin qu’on a pris au retour. Retrouvant notre âme d’enfant, on l’emprunte et figurez-vous qu’il est assez rapide !

Il est 18 heures passées et les estomacs commencent à se creuser (il faut dire que le déjeuner n’a pas été très copieux) alors on se met en quête d’un restau, si possible norvégien. Sur les conseils du Lonely Planet, on choisit le Pingvinen (Vaskerelven 14), ce qui s’avère judicieux car nos plats sont absolument délicieux. La carte est minimaliste, ce qui, selon moi, garantit davantage de mets faits maison. On tente même le gâteau au chocolat qui est très réussi. L’addition s’élève à 54 euros. Encore une demi-heure de marche pour faciliter la digestion et nous sommes de retour à notre logis. 25,71 kilomètres au total pour cette première journée à Bergen.

Norvège

Eidfjord: entre fjord et cascades

Dans notre splendide appartement d’un jour, les chambres ne sont pas équipées de volets si bien que les rayons du soleil, qui se lève vers 04 heures 30 du matin, viennent chatouiller les yeux des dormeurs. Après avoir avalé du pain, de la confiture et du jambon en guise de petit-déjeuner, on dépose les sacs à la réception pour pouvoir nous rendre libérés de tout poids à la cascade de Vøringfossen. Le gars qui accueille les locataires (la propriétaire des lieux étant actuellement au Danemark) nous suggère d’emprunter les vélos de la maison pour faire le trajet à coups de pédale. Selon lui, il y en a pour une heure de bicyclette. A la suite d’une brève réflexion, on refuse l’offre et on monte dans le bus de 08 heures 55 comme prévu. En attendant le bus (l’arrêt est situé devant le magasin Joker), on regarde le trajet sur Google Map et c’est là qu’on se rend compte qu’il y a 900 mètres de dénivelé, ce qui pourrait correspondre à un col de deuxième catégorie sur ce bon vieux Tour de France… Je ne vois pas comment on aurait pu mettre une seule heure pour réaliser ce qui aurait été mon plus grand exploit cycliste ! Soit le mec est un as de la petite reine, soit il parlait du temps qu’on met avec un vélo électrique…

Le bus donc (37 NOK par passagers) nous dépose devant la cafétéria. On descend quelque chose comme deux kilomètres pour atteindre le début de la randonnée qui permet de s’approcher du bas des chutes. Le sentier, balisé par des T rouges, s’étend sur 1,7 kilomètre.

 

Étant donné que le terrain est très rocailleux, il faut y aller prudemment. Au bout d’une heure, on arrive sur la passerelle en bois d’où la cascade est particulièrement impressionnante. Ces chutes sont parmi les plus célèbres de Norvège et on comprend mieux pourquoi !

 

Le retour est un peu moins long que l’aller. On remonte vers notre point de départ pour observer la chute d’eau, haute de 183 mètres, d’un autre point de vue.

 

Malheureusement, nous n’avons pas assez de temps pour marcher jusqu’à la passerelle située en haut des chutes. A 13 heures 21, on reprend le bus dans lequel nous sommes à nouveau seuls. D’autres passagers embarquent un peu plus tard et ils font drastiquement chuter la moyenne d’âge puisqu’il s’agit d’un groupe d’enfants dont l’âge ne doit pas excéder cinq ans. A Eidfjord, on se ravitaille au Joker avant de récupérer nos sacs. On casse la croûte devant l’embarcadère puis on monte dans le bateau Norled en direction de Norheimsund. Cette petite croisière d’environ trois heures permet de découvrir le Hardangerfjord. Nous avons acheté les billets sur Internet pour 33 euros par tête. La traversée du fjord est somptueuse. La couleur de l’eau, les montagnes verdoyantes, les sommets enneigés, tout est là pour passer un excellent moment.

 

On peut sortir prendre l’air sur le pont et ainsi prendre des photos. Évidemment, il fait frais là-haut, mieux vaut être bien couvert surtout quand le soleil se cache. Le bateau s’arrête dans plusieurs localités, davantage pour déposer des passagers que pour en embarquer de nouveaux. Nous descendons donc à Norheimsund, terminus de la croisière.

DSC05770

A l’instar d’un certain nombre de passagers, nous nous dirigeons vers l’arrêt de bus qui se trouve juste en face du quai. Un bus 925 en direction de Bergen arrive suivi d’un deuxième quelques minutes plus tard dans lequel nous sommes les seuls à monter, ce qui deviendrait presque une habitude ! On paye 76 NOK par tête pour s’arrêter aux chutes de Steinsdalsfossen. Hautes de 50 mètres, cette cascade offre aux visiteurs le plaisir de passer derrière le rideau d’eau.

Les chutes sont gardées par une armée de moutons qui broutent joyeusement tout autour du site. On se pose sur la table en pierre juste en face de la cascade en attendant le bus de 18 heures 45 pour Bergen. Le bus arrive et, une fois n’est pas coutume, nous ne sommes pas seuls dedans ! Le paysage est splendide, on ne se lasse pas des lacs et des montagnes.

Arrivés à Bergen, on met le cap sur notre lieu de villégiature pour les trois prochaines nuits. Il nous faut marcher 35 minutes pour l’atteindre car il est situé assez loin du centre ville. C’est la raison pour laquelle il était nettement moins cher que les autres (une quarantaine d’euros la nuit). En fait, il s’agit d’une chambre chez l’habitant, en l’occurrence chez le sympathique Abdi. Les deux lits sont superposés ; bonne nouvelle, ils ne semblent pas trop grincer contrairement à ceux d’Oslo. On fait cuire les pâtes et la sauce bolognaise (appellation largement usurpée car la sauce ne contient pas une once de viande) achetées à Eidfjord avant de conclure cette journée bien remplie.

Norvège

De Geilo à Eidfjord

La literie du Geilo Hotel (93 euros la nuit) étant des plus confortables, les conditions étaient donc réunies pour passer une bonne nuit. Ce matin, il neige de petits flocons que l’on regarde tomber en dégustant l’excellent petit-déjeuner. Remontés dans la chambre, on veut acheter les tickets de bus pour Eidfjord via l’application Skyss. Les billets ne sont valables que deux heures après leur achat. L’ennui, c’est que le chronomètre s’enclenche immédiatement après le paiement. Or, il est neuf heures et notre bus part à midi… ! Bref, si vous souhaitez acheter un billet de bus via l’appli, faites-le au bon moment ! On refait un petit tour au bord du lac. Il fait certes assez froid mais le soleil est de sortie aujourd’hui.

On passe au Kiwi acheter quelques victuailles (on a l’impression que c’est un peu moins cher qu’au Spar). On attend le bus 991 juste à côté de la gare. Sur les conseils des gérants de l’hôtel, on tente la négociation pour résoudre le problème du ticket expiré. Malheureusement, c’est un échec, la conductrice nous demande de racheter un ticket. On paye donc de nouveau 11 euros de trajet avec l’appli (soit dit en passant, il est aussi possible d’acheter le ticket auprès du conducteur), c’est la vie ! Le trajet entre Geilo et Eidfjord se passe paisiblement. Nous sommes les seuls passagers à Geilo, rejoints un peu plus tard par quatre autres téméraires. A mi-route, on fait une pause, ce qui permet de faire quelques photos car les paysages sont fantastiques.

Par endroits, les lacs sont encore bien gelés, ce qui a sans doute un lien avec le fait que l’air est particulièrement froid. Arrivés à Eidfjord, on va directement à Ingrids Appartement où nous avons réservé une chambre. Le type qui nous accueille semble un peu perdu. Il nous installe dans une chambre avant qu’un autre ne vienne à sa rescousse nous en indiquer une autre. Une chose est sûre, nous ne perdons pas au change ! En effet, on se retrouve dans un appartement conçu pour six personnes, ce qui est une très bonne affaire pour cent euros. La cuisine est très récente et particulièrement bien équipée. Dans le salon trône un grand canapé devant un écran de télévision grâce auquel on regarde Roland Garros sur Eurosport. Du salon, la vue est absolument magnifique.

Ce n’est pas à Eidfjord même que l’éventail d’activités est le plus étendu. S’il y a pas mal de choses à faire, notamment des randonnées, dans les alentours, mieux vaut être motorisé pour atteindre leurs points de départ car les bus ne sont pas très nombreux. La petite bourgade semble rythmée par les allées et venues des bateaux de croisière qui y font escale. L’office de tourisme est d’ailleurs pris d’assaut par un groupe de touristes britanniques fraîchement débarqués.

On se trouve une petite rando de 5,3 kilomètres qui nous emmène sur les hauteurs de la ville et nous permet d’admirer les montagnes et le lac.

De la terrasse de notre luxueux appartement, on peut contempler les manteaux de laine recouvrant les troncs des arbres (originalité municipale, je n’avais encore jamais vu un pareil accoutrement arboricole).

On mange des pâtes au pesto rouge bizarrement pimentées achetées à Geilo, ce qui fait un peu pitié tellement la cuisine est richement appareillée… On aurait bien volontiers gardé les pâtes pour plus tard et acheté d’autres victuailles afin de préparer un repas plus élaboré mais les supermarchés d’Eidfjord sont tous fermés en ce dimanche.

Norvège

Au revoir Oslo, bonjour Geilo

Grâce au matelas du haut posé à même le sol, on dort bien mieux. Le réveil sonne tôt car le rendez-vous est fixé à 08 heures 15 à la gare centrale d’Oslo. Le samedi (et le dimanche), le petit-déjeuner du Saga Hotel est servi à partir de 08 heures au lieu de 07 heures le reste de la semaine. Heureusement, il est possible de commander la veille à la réception une sorte de petit-déjeuner à emporter.  On a un peu de temps devant nous donc on le mange tranquillement dans la pièce où est servi le petit-déjeuner qui commence à être mis en place, ce qui me permet de déguster une tartine de pâte à tartiner d’une marque bien connue.

Vers 07 heures 40, on se met en marche pour la gare qui n’est située qu’à une dizaine de minutes de l’hôtel. En fait, en raison de travaux sur les voies ferrées, ce n’est pas dans un train mais à bord d’un bus de remplacement que nous montons. C’est un peu triste de quitter Oslo car il fait un temps superbe ce matin ! Onze cars emmènent les voyageurs à Nesbyen où le train prend le relai jusqu’à Bergen. Pour notre part, nous descendrons à Geilo. Une chose est sûre, le trajet en car entre Oslo et Nesbyen est très agréable. On contemple le paysage, particulièrement varié puisqu’on y voit des cours d’eau, des montages, des champs et quelques cascades.

A 11 heures 10, le train quitte la gare et atteint Geilo 45 minutes plus tard. Arrivés, on marche vers le Geilo Hotel où nous allons passer la nuit. A vrai dire, on avait réservé un autre hôtel mais on a reçu un message nous indiquant que, pour cause de travaux, nous étions déplacés sur un autre établissement. On laisse les sacs à l’hôtel puis on va s’acheter de quoi faire des sandwichs au Spar. Certes, les denrées alimentaires sont relativement chères mais un tour au supermarché reste beaucoup moins onéreux que l’addition d’un restaurant.

Geilo est une charmante station de sports d’hiver dans laquelle les visiteurs trouveront magasins de sport et remontées mécaniques. D’ailleurs, il y a encore pas mal de neige sur les flancs des montagnes. Les charmants gérants du Geilo Hotel nous ont donné une carte avec les sentiers de randonnée. On décide de monter sur les hauteurs de la ville où on suit le chemin dit Pilvegen (j’ignore s’il s’agit du nom d’un lieu mais cette dénomination apparaît sur tous les panneaux).

On marche à travers les remontées mécaniques, parfois sur la neige manquant de s’y enfoncer par endroits. Plus on s’éloigne des pistes de ski, plus c’est beau !

On passe par Urundberget avant de redescendre à Tuftelia, le tout sous un temps magnifique. On monte à 1 200 mètres d’altitude avec un plus de 400 mètres d’ascension au total. C’est autour du lac de Geilo que s’achèvent ces vingt kilomètres de rando.

De retour à l’hôtel, on prend possession de la chambre. En cette intersaison, la fréquentation de la station semble assez faible, pour preuve certains commerces sont fermés. Ce soir, Fabuleux Détour teste pour vous Peppes Pizza, chaîne norvégienne spécialisée dans les pizzas dites américaines. On trouve des Peppes Pizza un peu partout dans le pays, on en a d’ailleurs remarqué un dès notre arrivée à l’aéroport. Verdict : c’est comestible cependant aucun des ingrédients, dont une bonne partie est sans doute surgelée, n’a beaucoup de goût. Coût du repas : 282 NOK. Avant de se coucher, on tape quelques balles sur la table de ping pong de l’hôtel.

Norvège

Oslo sous la pluie : entre prix Nobel et parc Frogner

Chose promise, chose due ! En raison du grincement incessant de nos lits superposés, la nuit fut particulièrement sportive. Je n’ose même pas imaginer le tintamarre dans un dortoir de douze personnes si les lits y grincent autant que les nôtres… Solution envisagée : poser le matelas du haut à même le sol parce que c’est de là que les grincements sont les plus intenses. Après cette mauvaise nuit, il faut un bon petit-déjeuner pour se remettre d’aplomb. Heureusement, celui du Saga Hotel Oslo Central est à la hauteur de nos espérances. Le choix est, en effet, vaste ; mention spéciale aux petits verres de frappés de fruits faits maison. Du salé, du sucré, chacun peut trouver son bonheur dans ce joli buffet. Voilà qui relève la note de l’hôtel, établissement par ailleurs équipé d’un beau salon, d’une cuisine à disposition des clients et d’une laverie.

L’ennui aujourd’hui, c’est qu’il pleut et que c’est parti pour durer une bonne partie de la journée qui sera donc consacrée aux musées. A la base, on avait jeté notre dévolu sur la galerie nationale sauf que celle-ci est actuellement fermée. On met donc le cap sur le centre Nobel de la paix. Le musée, dont l’entrée coûte 120 NOK, revient sur la vie d’Alfred Nobel et sur les personnalités qui se sont vues décerner le prestigieux prix. Étant donné que les autres prix Nobel sont attribués à Stockholm, le musée ne s’intéresse qu’au prix Nobel de la paix.

Il pleut toujours à la sortie du centre Nobel alors on enchaîne avec la visite du musée d’histoire. Pour cause de travaux, un certain nombre de salles sont fermées au public. Résumé des déambulations : Antiquité égyptienne, art des Indiens d’Amérique, pièces de monnaie vikings, films d’art et d’essai dont l’interprétation est propre à chacun. L’entrée coûte 100 NOK. Soyons honnêtes, nous n’avons pas été vraiment convaincus par ces deux musées.

Il est 13 heures et il commence à faire faim, ce qui nous pousse à franchir la porte du Elias Mat & Sånt (Kristian Augusts gate 14), restaurant proposant principalement poissons et fruits de mer. Verdict : la tartine de saumon fumé et la soupe de poisson sont excellentes.

Bravant la pluie, on prend la direction du parc Frogner. On voulait y aller en tram mais, contrairement aux informations délivrées par le Lonely Planet, il n’est pas possible d’acheter des billets à bord des rames même si la station est dépourvue de distributeur. La pluie étant un peu moins intense que ce matin, décision est prise de s’y rendre à pied. Ces trente minutes de marche à travers Oslo nous font découvrir d’autres quartiers de la ville. Plus on s’approche du parc, plus on voit de coquettes maisons avec jardin.

Le parc Frogner est un des endroits les plus visités de la capitale norvégienne. Il est célèbre pour abriter les œuvres du sculpteur Gustav Vigeland. Malgré la pluie, le parc est magnifique.

Les visiteurs soumis à des envies pressantes regretteront cependant le prix prohibitif des toilettes pour lesquels il faut débourser l’équivalent de un euro cinquante. Sur le chemin du retour, on passe par le port qui est très agréable en cette fin d’après-midi.

On rentre à pied se poser un peu à l’hôtel pour repartir ensuite de plus belle admirer l’opéra d’Oslo, dont l’architecture ne laisse pas indifférent. Nombreux sont les touristes à se promener sur le toit (ce toit piéton est une des originalités du bâtiment).

Histoire de réduire un peu la facture restauration, on entre dans un supermarché Coop acheter des pâtes et du pesto (ce n’est pas encore la politique de rigueur néanmoins il faut reconnaître que les restaurants ne sont pas donnés en Norvège) que l’on fait cuire dans la cuisine de l’hôtel. Sans surprise, il s’agit de notre repas le moins cher depuis notre arrivée. On discute avec un Malaisien puis avec un Américain. La clientèle de l’hôtel est donc internationale mais l’établissement semble loin d’afficher complet (on ne croise quasiment personne à notre étage).

Norvège

Oslo : premiers pas

En 2019, Fabuleux Détour vous emmène en Norvège ! Après un séjour mémorable en Islande, l’appel du grand Nord s’est de nouveau fait sentir. En cette matinée de mai, il est grand temps de mettre le cap sur l’aéroport Roissy – Charles de Gaulle, grâce à ces bons vieux RER A et B, pour s’envoler vers Oslo avec la compagnie Norwegian.

Rien à signaler à ce stade mise à part peut-être la présence d’une équipe de jeunes footballeurs du PSG, habillés de la tête aux pieds aux couleurs du club, qui attendent un vol pour Stockholm.

Notre avion décolle avec un bon quart d’heure de retard, rien de très fâcheux. Norwegian étant une compagnie à bas coût, il ne faut pas s’attendre à se voir offrir un rafraîchissement. On a prévu le coup en dégustant un sandwich « La Brioche Dorée » dans la salle d’embarquement (pas sûr cependant que « déguster » soit le terme le plus approprié au vu de la piètre qualité du pain). Malgré le retard pris au décollage, l’avion se pose à l’heure à Oslo où l’aéroport n’est guère très fréquenté en ce début d’après-midi.

Pour rejoindre le centre-ville, on emprunte le train express « Fly to get » direction la gare centrale. Le trajet dure 19 minutes à bord d’un matériel roulant très moderne fuselé comme un TGV. Nous sommes presque les seuls dans la voiture où nous avons pris place. Le train offre écrans, wifi et prises de courant mais ce confort a un prix (196 NOK par personne quand même).

Depuis la gare, on marche vers le Saga Hotel Central, établissement à cheval entre l’auberge de jeunesse et l’hôtel traditionnel, situé à un quart d’heure à pied. Notre chambre est équipée de deux lits simples superposés ainsi que d’un lavabo (toilettes et douches sont dans le couloir). Si cet agencement peut sembler spartiate, la nuit coûte tout de même 113 euros. Le point noir semble être la structure des lits qui n’en finit pas de trembler…

Après une petite pause, les choses sérieuses commencent avec la forteresse d’Akershus située à quelques minutes de marche de l’hôtel. L’accès est gratuit, c’est sans doute la raison pour laquelle nombreux sont les touristes à venir y admirer la vue plongeante sur le port.

Le château adossé à la forteresse peut se visiter cependant nous arrivons un peu tard pour envisager cette activité. On continue nos déambulations vers le Palais Royal et plus particulièrement son parc, très agréable en cette fin d’après-midi.

On se promène dans le centre-ville avant d’aller dîner dans un restaurant répondant au doux nom de « Illegal Burger » (Møllergata 23) dont vous devinerez aisément la spécialité. Il est 18 heures 15 et visiblement c’est l’heure de pointe car on doit attendre un peu avant de pouvoir s’installer sur une table (il faut dire aussi que l’endroit n’est guère très grand). La viande et les frites sont cuites au feu de bois et ça se sent au goût ! Avec deux bières en sus, on s’en tire pour un peu moins de 50 euros. En guise de promenade digestive, on marche du côté de la forteresse puis on regagne l’hôtel quelque peu émoussés par le réveil matinal.

Norvège

GR 2 : du pont Charles de Gaulle au Vert de Maisons

Il est souvent délicat de se motiver pour aller marcher le dimanche matin après un samedi soir un peu arrosé. C’est pourtant le défi qu’on s’est lancé ! Le réveil fut pour le moins tendu et le départ sensiblement plus tardif que d’ordinaire. La salade de pâtes, préparée la veille qui nous attendait patiemment dans le frigo, fut d’un grand soutien moral. On boucle les sacs pour emprunter la ligne J du Transilien puis la ligne 14 du métro pour atteindre la gare de Lyon d’où nous gagnons le pont Charles de Gaulle où nous nous étions arrêtés lors de notre dernière expédition de ce côté-ci du GR 2.

En ce dimanche matin, les débuts sont quelque peu laborieux car on loupe quelques balises (pas toujours facile de les repérer dans Paris) si bien qu’on se retrouve sur des voies perpendiculaires à ce bon vieux GR 2. Cet itinéraire s’avère assez peu concluant étant donné qu’il longe le périphérique… Le GPS nous permet de nous sortir favorablement de ce mauvais pas et de retrouver nos petits. C’est donc du côté du lac Daumesnil que nous cheminons officiellement sur le tracé du GR 2 qui nous emmène ensuite dans le bois de Vincennes.

C’est sur un banc du bois de Vincennes que nous cassons la croûte en subissant le harcèlement constant d’un oiseau téméraire qui n’hésite pas à monter sur nos sacs…

On arrive sur les bords de Marne à Maisons-Alfort (Val-de-Marne, nous voilà !), principal affluent de la Seine. La promenade est tranquille, parfaite même pour un début d’après-midi. A Joinville-le-Pont, des travaux nous empêchent d’atteindre le quai où passe le GR 2, ce qui nous oblige à faire un détour mais pas de panique nous retombons sans grande difficulté sur le précieux marquage. Les bords de Marne ont, par endroits, beaucoup de charme, particulièrement quand les rayons du soleil reflètent sur l’eau. Dans le Val-de-Marne, le GR 2 et le GR 14 se croisent. Pour votre parfaite information, 14e relie Paris à Malmedy (ville située en Belgique, je lève mon verre en l’honneur des GR transfrontières).

A Créteil, le GR 2 nous fait traverser la ville. Ce long passage urbain ne restera pas gravé dans nos mémoires d’autant qu’on essuie une belle averse. On se retrouve devant la gare du Vert de Maisons et, après avoir analysé les prévisions météo assez pessimistes pour la fin de l’après-midi, nous décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui. 19 kilomètres de marche, voilà qui ne constitue guère une performance olympique (on se consolera en se disant que le rythme fut assez soutenu) mais tant pis l’appel du RER D aura été plus fort que la pluie.

Que retenir de cette étape ? Ce n’est sans doute pas la plus belle du GR 2 mais quelques portions méritent le détour, je pense notamment au bois de Vincennes. Aucune difficulté à signaler, le terrain est vraiment plat. A bientôt pour de nouvelles aventures pédestres !

Grandes Randonnées